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	<title>NSAE &#187; Portraits de famille</title>
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	<description>Non pas une autre Eglise, mais une Eglise autre, pour faire de nos vies un chemin de foi</description>
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		<title>Jean-Marie Berthou</title>
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		<pubDate>Wed, 31 Aug 2011 16:06:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucienne Gouguenheim</dc:creator>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[En France]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits de famille]]></category>
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		<description><![CDATA[La nouvelle du décès brusque de Jean-Marie Berthou le 14 août 2011, dû à un AVC, nous a bouleversés. Lorsqu&#8217;il résidait en Bretagne, qu’il quitta en 2009, Jean-Marie était, avec son épouse Françoise, membre du collectif NSAE-Finistère. Pendant plusieurs années, Jean-Marie a participé au Conseil d&#8217;Administration de NSAE. Témoignage d’Annie Grazon, membre du CA de NSAE et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>La nouvelle du décès brusque de Jean-Marie Berthou le 14 août 2011, dû à un AVC, nous a bouleversés. Lorsqu&#8217;il résidait en Bretagne, qu’il quitta en 2009, Jean-Marie était, avec son épouse Françoise, membre du collectif NSAE-Finistère. Pendant plusieurs années, Jean-Marie a participé au Conseil d&#8217;Administration de NSAE.</em></p>
<p style="text-align: center;"><em><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Jean-Marie-Berthou003.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5082" title="Jean-Marie Berthou003" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Jean-Marie-Berthou003-285x300.jpg" alt="" width="228" height="240" /></a><br />
</em></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Témoignage d’Annie Grazon, membre du CA de NSAE et animatrice de la commission « NSAE et Evangile »</strong></p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;était un membre dynamique et vraiment participant, qui nous communiquait ses réflexions personnelles et celles de son groupe de recherche, avec conviction, et souvent beaucoup  d&#8217;humour.</p>
<p style="text-align: justify;">Grand lecteur, s&#8217;inspirant des intuitions des prophètes de notre temps, il proposait des chemins nouveaux pour notre réflexion.</p>
<p style="text-align: justify;">Dernièrement, à la fin d&#8217;un mandat, il a quitté le CA, mais il était partant pour continuer à réfléchir avec la commission &#8220;NSAE et Évangile&#8221;.</p>
<p style="text-align: justify;">Le grand rassemblement de Lyon en novembre 2010 et la dernière assemblée générale de NSAE où il était présent comme chaque fois avec Françoise son épouse auront été ses dernières participations à l&#8217;activité nationale de NSAE.</p>
<p style="text-align: justify;">Jean-Marie, tu nous a précédés sur le chemin, mais nous te savons à notre côté pour continuer à creuser le bout de sillon qui rapproche l&#8217;Église de sa  vérité première, à savoir celle des disciples de Jésus.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Intervention de Michel Deheunynck, membre du CA de NSAE,  lors des obsèques de Jean-Marie</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi donc, Jean Marie, deux mois après ton grand ami et compatriote breton François et comme lui, tu as pris un nouveau chemin d&#8217;éternité.</p>
<p style="text-align: justify;">Au nom de l&#8217;Association <em>Nous sommes aussi l&#8217;Eglise </em>où tu as participé à notre Conseil d&#8217;Administration et à notre commission NSAE et Evangile, je voudrais te dire combien nous avons été sensibles :</p>
<p style="text-align: justify;">- à ton esprit de recherche et de discernement;</p>
<p style="text-align: justify;">- à ta vie et ton engagement de militant syndical, politique et de croyant avec l&#8217;action catholique et avec nous, tout cela au service d&#8217;un monde plus juste et plus fraternel;</p>
<p style="text-align: justify;">- à ta référence à l&#8217;Evangile mais aussi à ton ouverture aux autres courants spirituels qui, disais-tu, ont aussi leur part de lumière et de vérité.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec toi, nous avons partagé ton espérance d&#8217;une Eglise moins fermée sur elle-même, plus ouverte, plus démocratique et même de célébrations eucharistiques où le partage de la vie serait mieux signifié et où la foi serait exprimée et débattue plus librement.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour tout cela, un grand merci à toi, Jean Marie.</p>
<p style="text-align: justify;">En cette étape douloureuse pour tes proches et pour nous, tu rejoins autrement ce Dieu d&#8217;Amour et de justice. Tu nous laisses tristes mais confiants.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>Gaston Guilhaume : l&#8217;espoir qui fait vibrer la foi</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2009/05/09/gaston-guilhaume-lespoir-qui-fait-vibrer-la-foi/</link>
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		<pubDate>Sat, 09 May 2009 15:07:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nsae</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits de famille]]></category>
		<category><![CDATA[QUI SOMMES-NOUS ?]]></category>

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		<description><![CDATA[Gaston Guilhaume fut un acteur de la naissance de « Nous sommes aussi l&#8217;Eglise » (NSAE). Avec son ami Jacques Chatagner, dont il partageait à la fois l&#8217;engagement au sein de DLE (Droits et Libertés dans les Eglises) et la vision lucide des limites du champ d&#8217;action de cette association, il fut l&#8217;un de ceux qui confortèrent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-955" title="photo_gaston" src="http://www.nsae.fr/wp-content/uploads/2009/05/photo_gaston-300x228.jpg" alt="photo_gaston" width="300" height="228" /></p>
<p>Gaston Guilhaume fut un acteur de la naissance de « Nous sommes aussi l&#8217;Eglise » (NSAE). Avec son ami Jacques Chatagner, dont il partageait à la fois l&#8217;engagement au sein de DLE (Droits et Libertés dans les Eglises) et la vision lucide des limites du champ d&#8217;action de cette association, il fut l&#8217;un de ceux qui confortèrent notre mouvement naissant dans son souci d&#8217;aller au-delà d&#8217;un strict projet de réforme institutionnelle de l&#8217;Eglise et à s&#8217;impliquer dans la lutte sociale.</p>
<p>Il fut présent, il fut actif, tout au long des événements liés à l&#8217;implantation en France de la « Requête du Peuple de Dieu », venue d&#8217;Allemagne en 1995, dans la grande vague de contestation et d&#8217;effervescence qui suivit la destitution de Jacques Gaillot, et qui conduisirent à la création de NSAE. Ceux d&#8217;entre nous qui vécurent cette histoire gardent gravée dans leur mémoire la force de ses interventions dans lesquelles il replaçait ce que nous étions en train de vivre dans l&#8217;histoire des résistances d&#8217;un peuple chrétien, sans jamais faire étalage de ce que furent sa propre histoire et son courage personnel.</p>
<p>Gaston n&#8217;a jamais cessé de porter au sein du Conseil d&#8217;Administration de NSAE dont il fut un membre assidu, cette double exigence d&#8217;une foi incarnée et d&#8217;une résistance à tout ce qui détruit l&#8217;être humain. Il s&#8217;investit dans plusieurs de nos projets et présida par exemple le comité d&#8217;organisation d&#8217;un colloque que nous organisâmes à Villeurbanne, en novembre 2001, sur le thème des « Dérives sectaires dans l&#8217;Eglise catholique ».</p>
<p>Les souvenir fort que nous conserverons de Gaston, c&#8217;est d&#8217;abord qu&#8217;il était un « passeur » : il savait remarquablement transmettre à notre groupe qui n&#8217;était pas d&#8217;abord une réunion d&#8217;intellectuels, la force de la pensée d&#8217;un Dietriech Bonhoeffer, d&#8217;un Eugen Drewermann ou d&#8217;une Dona Single, pour ne citer que quelques exemples.</p>
<p>Il savait aussi, avec le même bonheur, tirer du passé ce qui peut éclairer le présent. Aujourd&#8217;hui, alors qu&#8217;il n&#8217;est plus là pour aider notre réflexion, c&#8217;est à ses écrits anciens que j&#8217;ai fait appel. Voilà quelques extraits de ce qu&#8217;il écrivait, dans un éditorial de Golias, datant de 1992 et qui me paraissent éclairer notre présent :</p>
<p><em>« La politique de Vichy, de plus en plus inique avec le temps, n&#8217;a pas dessillé les yeux du grand nombre, ni rompu la fascination. C&#8217;est donc que jouaient profondément des connivences qu&#8217;on pourrait qualifier, sans abus de terme, d&#8217;ordre théologique : une conception du monde, de la nature du religieux, de ses rapports avec le politique qu&#8217;il reste encore à décrypter et à décrire rigoureusement. Notons seulement, sans pouvoir creuser, le culte du « chef » choyé par la « Révolution nationale », réminiscence peut-être du monarque, agent du divin, promoteur et gérant de l&#8217;ordre moral en qui se marient les aspirations de la vie intérieure et de la vie sociale.</em></p>
<p><em>Pourquoi les évêques, toujours les évêques ? Sont-ils toute l&#8217;Eglise ? Assurément non. Toute une partie de la Résistance s&#8217;est formée de soi-même, indépendamment, alimentée à la source évangélique. Témoignage chrétien naquit. Bien d&#8217;autres se levèrent, qui combattirent et moururent inspirés par leur foi. Mais, qu&#8217;on le veuille ou non, les évêques sont les porte-parole : aux yeux de l&#8217;opinion publique, des autres confessions, ils sont la voix de l&#8217;Eglise. [...]</em></p>
<p><em>Ce qui scandalise à juste titre, ce qui démontre dans l&#8217;Eglise d&#8217;hier et dans celle d&#8217;aujourd&#8217;hui l&#8217;incapacité foncière à saisir les enjeux de l&#8217;histoire nous provoque à une remise en cause sans précédent.</em></p>
<p><em>Comment une Eglise, questionnée par le dogme de « l&#8217;incarnation », alors qu&#8217;elle est en quelque sorte évadée de la réalité du monde peut-elle prétendre recréer son « être-au-monde » sans le réinventer, sans opérer une transformation radicale de ce qui la constitue intérieurement ?</em></p>
<p><em>Sa mission est-elle de se précipiter pour apporter la vérité aux autres ou bien d&#8217;abord de se faire vraie elle-même en elle-même ? Vatican II était un commencement. »</em></p>
<p>Pensée de Gaston toujours vivante qui nous aide à rechercher comme il l&#8217;écrivait : « où est l&#8217;espoir qui fait vibrer la foi ? »</p>
<p>Auteur : Lucienne Gouguenheim, secrétaire générale de NSAE<br />
Mai 2009</p>
<p align="right"> </p>
]]></content:encoded>
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		<title>Qui sommes-nous ? Un portrait de Jean-Pierre Macrez</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2008/12/08/qui-sommes-nous-un-portrait-de-jean-pierre-macrez/</link>
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		<pubDate>Mon, 08 Dec 2008 11:43:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Karim Mahmoud-Vintam</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits de famille]]></category>
		<category><![CDATA[QUI SOMMES-NOUS ?]]></category>

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		<description><![CDATA[Jean-Pierre, avant de revenir sur ton parcours et tes engagements, peux-tu te présenter succinctement ? Je suis jeune retraité de l&#8217;Education Nationale, je suis marié et j&#8217;ai 2 enfants. J&#8217;ai eu la chance dans ma famille de côtoyer les deux milieux : laïque et catholique. Après un parcours scolaire secondaire un peu chaotique : Collège d&#8217;Enseignement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3>Jean-Pierre, avant de revenir sur ton parcours et tes engagements, peux-tu te présenter succinctement ?</h3>
<p>Je suis jeune retraité de l&#8217;Education Nationale, je suis marié et j&#8217;ai 2 enfants. J&#8217;ai eu la chance dans ma famille de côtoyer les deux milieux : laïque et catholique.</p>
<p>Après un parcours scolaire secondaire un peu chaotique : Collège d&#8217;Enseignement Général en banlieue parisienne, une année au Centre d&#8217;apprentissage chez Renault, un retour difficile en filière longue lycée technique, le bac Math et Technique, et l&#8217;intégration à l&#8217;Ecole Nationale d&#8217;Ingénieurs de Metz , je suis devenu  professeur sur statut secondaire en Génie Mécanique à l&#8217;université de Lille 1.</p>
<h3 style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/uploads/2008/12/photo_jp_macrez.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-425" title="photo_jp_macrez" src="http://www.nsae.fr/wp-content/uploads/2008/12/photo_jp_macrez-201x300.jpg" alt="" width="201" height="300" /></a></h3>
<h3>Quelles sont les grandes étapes, les temps forts de ton parcours de vie qui ont motivé tes engagements ?</h3>
<p>Je dirais que mes engagements chrétiens ont mûris de manière classique pour l&#8217;époque, par l&#8217;aumônerie scolaire de l&#8217;école laïque et par l&#8217;esprit JEC (Jeunesse Etudiante Catholique). Une particularité, qui sera à l&#8217;origine de la création, avec quelques copains, de ce qui deviendra la mission étudiante à l&#8217;université de Metz alors naissante.</p>
<p>Avec et après 68, j&#8217;ai eu un engagement militant progressif dans le milieu étudiant messin : à l&#8217;Unef et à la Mnef, puis politique à la section locale du PSU. Ce militantisme aura pour conséquence un service militaire en Allemagne malgré l&#8217;obtention d&#8217;un poste de coopérant à Madagascar par l&#8217;intermédiaire de la Coopération Catholique !</p>
<p>J&#8217;ai dès le début eu des difficultés à « comprendre » la structure hiérarchique de l&#8217;église catholique, sa culture « à part » par rapport au monde.</p>
<p>Après une adhésion à la CFDT développant à cette époque le thème de <strong>« l&#8217;autogestion »</strong>, j&#8217;ai eu une phase militante en creux avec l&#8217;entrée dans la vie professionnelle et l&#8217;apprentissage du dur métier d&#8217;enseignant, particulièrement à ses débuts. Mon activité syndicale s&#8217;est poursuivie durant toute ma carrière à l&#8217;Université des Sciences et Technologiques de Lille : j&#8217;ai été trésorier puis secrétaire adjoint de la section SGEN de Lille 1. J&#8217;ai été élu sur liste syndicale aux Service Commun d&#8217;Action Sociale et au CA de l&#8217;université ainsi qu&#8217;au conseil de direction de mon UFR.</p>
<h3>Tu as l&#8217;opportunité dans ton métier d&#8217;enseignant de pouvoir partager avec tes étudiants de l&#8217;Université de Lille ce qui te tiens à cœur dans certains de tes engagements. Peux-tu nous en dire un peu plus sur ces conférences de sensibilisation, animées par tes soins ?</h3>
<p>En effet, plus récemment  je me suis investi dans le domaine culturel, où j&#8217;ai essayé d&#8217;innover par une sorte de « service » culturel engagé. Comment en suis-je arrivé là ? Je dirais, par des lectures (je pense à au journal Témoignage Chrétien), des échanges avec des collègues chrétiens, par une conférence d&#8217;Alain Touraine qui mettait en évidence des difficultés (difficultés ressenties aussi au sein de ma famille) des jeunes à se construire eux-mêmes par manque de repères ( école, Eglise&#8230;) et à cause de l&#8217;individualisme ambiant.</p>
<p>J&#8217;ai tenté par cette expérience une sorte de <strong>« diaconat laïc  » </strong>( bien entendu non reconnu par l&#8217;Eglise )<strong> </strong>pour tenter d&#8217;apporter quelques modestes pierres aux étudiants afin de les aider à se construire. Le moyen a été la mise en place de conférences de sensibilisation (prise de conscience, réflexions, engagements&#8230;) avec deux collègues catholiques membres de « Chrétiens dans l&#8217;enseignement public » vers les étudiants et ceci dans le cadre de l&#8217;Espace Culture de l&#8217;université<strong>. </strong></p>
<p>Les thèmes développés d&#8217;années en années ont été les suivants  : mondialisation, engagement politique de base, laïcité, altermondialisation, non-violence, bien être/mal être, solidarité internationale, utopie et altermondialisme en association avec différents partenariats locaux ou nationaux et dernièrement, les chemins d&#8217;humanisation ainsi que les valeurs universelles. Soit près de 40 conférences et deux journées d&#8217;études mises en place au sein du <a href=" http://ustl1.univ-lille1.fr/culture/agenda/" target="_blank">service culture de l&#8217;université</a>.</p>
<h3>L&#8217;altermondialisme semble constituer une référence majeure de tes espérances. Ce mouvement a-t-il pour toi une cohérence et une force suffisante pour pouvoir apporter des solutions réelles aux crises majeures, écologiques et sociales, que nous commençons à traverser ?</h3>
<p>Cette question est vaste, ma réponse personnelle ne pourra qu&#8217;être partielle et très limitée. Je terminerai par quelques références de personnes plus compétentes que moi qui ont pu s&#8217;exprimer lors de mon invitation à la journée d&#8217;études sur le thème de « l&#8217;utopie et l&#8217;altermondialisme ». </p>
<p>D&#8217;un point de vue chrétien, il me semble que si l&#8217;on prie «  en esprit et en vérité » comme Jésus nous l&#8217;a demandé dans cette phrase qu&#8217;il nous a apprise pour nous adresser à son Père (« Que ton règne vienne, que ta volonté soit faite »), nous devons nous poser la question : qu&#8217;est ce que cela veut bien nous dire aujourd&#8217;hui dans notre contexte et dans l&#8217;esprit du Sermon sur la montagne ?</p>
<p>Si l&#8217;on part du principe que Dieu nous a créé(e)s libres et  responsables et que l&#8217;esprit de Jésus est l&#8217;instauration du Royaume de Dieu qui est justice et paix, alors nous pouvons agir dans la confiance en Dieu.</p>
<p>Nous avons là exhortation à vivre la justice, la promesse d&#8217;un monde à venir qui est à bâtir dans l&#8217;esprit des valeurs définies dans ce royaume. Jésus nous appelle à une espérance inouïe : une foi dans l&#8217;avenir. « Que ton règne vienne » dans notre cœur &#8230; et dans le monde. Cela doit nous aider à participer activement à l&#8217;organisation d&#8217;une vie sur terre avec d&#8217;autres. </p>
<p>Pour ma part, au niveau cohérence, je pense qu&#8217;un parallèle existe entre ce royaume à construire pour nous chrétiens et le mouvement altermondialiste qui m&#8217;apparaît comme « un signe des temps ». Cette utopie (au sens de ce qui peut se réaliser, ce qui est possible) : construire un autre monde plus juste, plus humain est commune aux hommes. « Tout ce qui monte converge », disait Thédore Monod.</p>
<p>La tenue lors du 7<sup>e</sup> forum social et du deuxième forum de la Théologie de la Libération me semble être révélatrice d&#8217;une prise de conscience de ce « signe des temps ». Ce royaume est à construire avec d&#8217;autres, non chrétiens. Nous pouvons y apporter notre participation et notre espérance chrétienne. Le mouvement altermondialiste évolue et se développe mondialement, certes avec ses hauts et ses bas en France notamment, mais son influence s&#8217;accroît de manière positive. Ceci a été mis en évidence lors de la <a href="http://ustl1.univ-lille1.fr/culture/agenda/07/conf/qsd/qsd0708.html" target="_blank">journée d&#8217;études en 2007/2008 sur le thème de &#8221; l&#8217;utopie et l&#8217;altermondialisme&#8221;</a>.</p>
<p>On peut retrouver l&#8217;analyse des difficultés, des forces et des faiblesses en France du mouvement ATTAC avec <a href="http://ustltv.univ-lille1.fr/" target="_blank">l&#8217;intervention du jeune chercheur R. Wintrebert mais aussi les perspectives positives du vieux routier altermondialiste qu&#8217;est Gustave Massiah</a>. </p>
<h3>En référence au thème de notre Assemblée Générale de l&#8217;année 2007 (&#8220;Faire de nos engagement s dans le monde un chemin de foi&#8221;), j&#8217;ai envie de te demander comment pour toi tes engagements dans le monde deviennent un chemin de foi.</h3>
<p>Au fil du déroulement de ma vie, j&#8217;ai le sentiment qu&#8217;une foi évaporée, non incarnée dans le monde fait fausse route. C&#8217;est un <strong>chemin difficile qui est à réinventer</strong> aujourd&#8217;hui. Jésus nous a donné des pistes (le service du prochian à travers l&#8217;image forte du lavement des pieds, le fait souvent difficile d&#8217;aimer son prochain, la priorité de se réconcilier avec son frères avant d&#8217;aller au temple&#8230;), les chemins de foi passent donc par les chemins de vie. Nous sommes libres, responsables et en dialogue dans la prière. L&#8217;Esprit nous appelle à construire un monde nouveau. Sur ce sujet, permettez-moi de renvoyer à l&#8217;article de l&#8217;évêque émérite d&#8217;Amiens Jacques Noyer paru dans TC et présent sur le site de NSAE : <a href="http://www.nsae.fr/hotspot-2/ou-souffle-donc-lesprit-par-jacques-noyer-eveque-emerite-damiens/" target="_blank">« Où souffle donc l&#8217;Esprit ? »</a>.</p>
<h3>Qu&#8217;est ce qui a motivé ton désir de te former en théologie ? A la suite de ton cycle d&#8217;étude, quels regards nouveaux portes-tu sur ta foi ?</h3>
<p>C&#8217;est vrai que j&#8217;aime dire que je suis passé de la technologie à la théologie pour montrer que tout un chacun peut le faire, la plupart des chrétiens ayant fait ce parcours, d&#8217;après une enquête réalisée, en sont très satisfaits. « Un vrai régal » est l&#8217;expression qui me reste à l&#8217;esprit  d&#8217;un membre interviewé.</p>
<p><strong>La recherche de l&#8217;intelligence de la foi</strong> constitue la base recherchée lors de l&#8217;entrée en études de théologie, certes, mais aussi très vite se pose la question <strong>« comment servir aujourd&#8217;hui en théologie ?</strong> ».</p>
<p>Il est possible de se former en théologique universitaire dans une faculté de théologie sur place (Paris, Lille, Lyon, Toulouse, Angers, Strasbourg (faculté d&#8217;état) ) ou par internet (Strasbourg, Lyon) ainsi que les dominicains qui aussi se lancent et sont en attente de reconnaissance du diplôme canonique.</p>
<p>Durant mes études en théologie à Lille, j&#8217;ai adhéré et pris des responsabilité à <strong>l&#8217;Association pour la Formation Théologique Universitaire des Laïcs</strong> (A.For.T.U.L) née en 1978. Un questionnement « existentiel » sur cette association : l&#8217;aujourd&#8217;hui par rapport à ses origines s&#8217;est traduit par un mémoire qui m&#8217;a permis de relater l&#8217;originalité de cette association : <strong>« autogestion de cette formation théologique »,</strong> ce qui montre assez le dynamisme et la responsabilité des fidèles laïcs chrétiens dans l&#8217;esprit de la suite du  Concile Vatican II!</p>
<p>Vis-à-vis de la foi, les études en exégèse historico-critique peuvent être perturbantes mais pour moi c&#8217;est un chemin vers une foi adulte. Cela m&#8217;a permis de décanter, de retrouver l&#8217;essentiel du message biblique, de relativiser certaines formes de la tradition qui ont des origines historiques mais aussi d&#8217;ouvrir de nouvelles questions et de retrouver les paroles fortes du message. Faire de la théologie aujourd&#8217;hui c&#8217;est tenter d&#8217;adapter le message du Christ à notre temps et de relativiser certaines traditions liées aux contextes historiques successifs.</p>
<p>Mais gardons à l&#8217;esprit que la théologie est un outil, même si cette pensée théologique est incontournable, ce n&#8217;est pas la foi. Il faut rester humble. La théologie n&#8217;est qu&#8217;une approximation et elle doit garder en permanence le sens de son inachèvement. Les grandes synthèses du passé sont toutes passées. Il y a donc des théologies et c&#8217;est à nous de <strong>« construire la théologie de nos pratiques »</strong> telle que l&#8217;a exprimée l&#8217;AG 2007 de NSAE .</p>
<h3>Tu as travaillé sur le thème : &#8220;l&#8217;avenir des laïcs formés en théologie universitaire ; vouloir &#8220;servir&#8221; en théologie, une utopie ?&#8221; Comment penses-tu, toi personnellement &#8220;servir&#8221; en théologie ? </h3>
<p>De fil en aiguille : après l&#8217;intelligence de la foi, le deuxième des objectifs de cette association A.For.T.U.L était comme je l&#8217;ai souligné de  « servir en théologie comme laïc ». Cette question : &#8221; <strong>l&#8217;avenir des laïcs formés en théologie universitaire : Vouloir « servir » en théologie une utopie ou une espérance ? &#8221; </strong>était donc ouverte ! Il n&#8217;y a pas une seule réponse mais une multitude de réponses personnelles adaptées au « type » de catholiques que l&#8217;on est. C&#8217;est ce qui ressort de l&#8217;enquête menée : &#8221; Que sont devenus les premiers formés ? &#8220;, ont-ils pu «servir » ? Quels sont les conditions nécessaires à ce service ?</p>
<p>De mon point de vue et encore pour faire court, il y a mise en cause de l&#8217;ecclésiologie actuelle par son inadéquation à répondre aux besoins (signes des temps) et à prendre en compte les mentalités d&#8217;aujourd&#8217;hui. « Servir » en théologie pose la question du type d&#8217;Eglise que nous voulons.</p>
<p>Un long chemin reste à faire pour que la théologie redevienne <strong>un service de tous</strong> vers tous après avoir été confisquée longtemps par ceux qui en ont fait un pouvoir. De nombreux croyants se forment en théologie universitaire ou sur le terrain (Action Catholique), ils sont maintenus dans un <strong>rôle subalterne</strong> mais l&#8217;avenir de l&#8217;Eglise passe par des laïcs formés et adultes.</p>
<p>« Servir »  en théologie c&#8217;est pour moi : devenir adulte dans la foi, ouvrir de nouveaux chantiers de résistance pour envisager et créer des déplacements. Démystifier, tenter de  discerner ce qui est important, relativiser, prendre conscience, comprendre le contexte historique actuel : la stratégie de restauration que nous subissons depuis la fin de Vatican II est associée à cette crainte d&#8217;aller jusqu&#8217;au bout de la réflexion de chrétiens progressistes. La formation théologique, c&#8217;est donc<strong> un bel outil de réflexion sur l&#8217;ecclésiologie </strong>pour<strong> </strong><a href="http://www.nsae.fr/faire-eglise-autrement/que-manque-t-il-a-ces-belles-paroles/" target="_blank">comprendre par exemple pourquoi les belles paroles de Vatican II ne se concrétisent pas !</a></p>
<p>Vaste chantier, mais là les ouvriers sont potentiellement nombreux car la théologie est aujourd&#8217;hui accessible à tous. Ce qui constitue une grande espérance ! </p>
<h3>Qu&#8217;est-ce qui t&#8217;a amené à adhérer à NSAE ?</h3>
<p>Cette adhésion est <strong>le fruit d&#8217;un cheminement : comment dépasser la simple critique non  constructive envers son Eglise ?</strong> J&#8217;ai refusé de « partir sur la pointe des pieds ». C&#8217;est par l&#8217;Eglise que j&#8217;ai reçu la foi et je considère que l&#8217;institution reste nécessaire.</p>
<h3>Comment faire alors ?</h3>
<p>Il est  possible, grâce à NSAE, aux réseaux du Parvis, et au mouvement international « Nous Sommes Eglise » de travailler à l&#8217;avènement  d&#8217;une Eglise « autre »<strong>: c&#8217;est une véritable espérance !</strong></p>
<p>Nos responsables dans l&#8217;Eglise ne nous consultent pas, les structures de dialogue, d&#8217;échanges n&#8217;existent pas, il n&#8217;y a pas appel au « sensus fidelium » (le &#8220;sens des fidèles&#8221;). Ils ne prennent pas leurs responsabilités face à la crise actuelle. La plus grande part de leur énergie est consacrée au maintien du statu quo des structures tridentines de la chrétienté (2) alors que le monde bouge.</p>
<p>Il nous faut <strong>devenir des chrétien(ne)s adultes</strong> dans notre relation à notre Eglise. Notre expérience militante syndicale, politique, associative et culturelle dans notre pluralité nous montre que seul un <strong>engagement collectif</strong> &#8211; ici ecclésial &#8211; peut permettre d&#8217;espérer faire « bouger » et de ne pas tomber dans une forme de désespoir qu&#8217;entraîne une vision individualiste.</p>
<p>Même si la situation ecclésiale actuelle est bloquée à court terme<strong>, nous avons le devoir et la responsabilité de réagir pour tenter de montrer qu&#8217;une Eglise « autre » est possible</strong>. NSAE semble être l&#8217;un des lieux où émerge cette Eglise « d&#8217;en-bas ». Ce courant d&#8217;Eglise, en réseau national et international, me semble porteur d&#8217;espérance et correspond à mon attente en tant que catholique : une Eglise plus évangélique.</p>
<h3>Une autre Eglise est-elle possible pour toi ? Si oui, quel visage lui donnerais-tu ?</h3>
<p>La question se résume à : quelle Eglise voulons-nous ? Prenons conscience de ce que nous vivons une époque de transition : nous allons d&#8217;une manière incontournable vers une Eglise post-tridentine et même post-vaticane, mais aux contours non encore définis. Notre responsabilité consiste à devenir <strong>acteurs de ce passage</strong>, de pouvoir exprimer qu&#8217;une Eglise «  autre » est possible, <strong>recherchant toujours à être plus évangélique</strong>, cela dépend de nous. <strong>Ouvrir des espaces de réinvention, </strong>quel programme ! Notre engagement ne peut se faire qu&#8217;en lien avec sa dimension internationale. &#8221;Nous sommes Eglise&#8221; cité plus haut est une chance à saisir.</p>
<p>Pour finir, reprenons à notre compte les paroles prophétiques suivantes et mettons-les en pratique : <strong>« N&#8217;ayez pas peur »</strong><strong> </strong>(2),<strong> « tous responsables dans l&#8217;Eglise ?  »</strong> (3) pour que cette Eglise « autre », plus évangélique vienne !</p>
<p><strong><em>Propos recueillis par Christophe Breysacher en décembre 2008.</em></strong></p>
<p>(1) Structures héritées du Concile de Trente, le dix-neuvième concile œcuménique reconnu par l&#8217;Église catholique romaine. Convoqué par le pape Paul III en 1542, en réponse aux demandes formulées par Martin Luther dans le cadre de la Réforme protestante, il débute le 13 décembre 1545. Il se déroule en dix-huit ans, sur vingt-cinq sessions, cinq pontificats ( Paul III, Jules III, Marcel II, Paul IV et Pie IV ) et trois villes. En réaction aux progrès de la Réforme protestante, il définit le péché originel, la justification, une autorité de la Bible spécifique au catholicisme romain et confirme les sept sacrements, le culte des saints et des reliques ainsi que le dogme de la transsubstantiation. Sur le plan disciplinaire, il crée les séminaires diocésains, destinés à former les prêtres. Trente est l&#8217;un des conciles les plus importants de l&#8217;histoire du catholicisme ; il est le plus abondamment cité par le concile Vatican II. L&#8217;historienne Régine Pernoud présente ce concile comme la coupure entre l&#8217;Église médiévale et l&#8217;Église des temps classiques</p>
<p>(2) Jean-Paul II en 1978.</p>
<p>(3) Synode des évêques de France en&#8230; 1973 !</p>
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		<title>François TRUBERT : un animateur dans l&#8217;ouest</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2008/07/19/francois-trubert-un-animateur-dans-louest/</link>
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		<pubDate>Sat, 19 Jul 2008 16:44:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Karim Mahmoud-Vintam</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits de famille]]></category>
		<category><![CDATA[QUI SOMMES-NOUS ?]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis une quinzaine d&#8217;année, cet ingénieur de l&#8217;Ecole Nationale Supérieure des Travaux Publics est maintenant en retraite, dans sa Bretagne profonde, à Pont-Aven, bien connue des artistes. Il n&#8217;en reste pas moins en lien (vive le Net !) avec beaucoup de personnes qui cherchent à vivre en vérité. De par sa profession, il a évidemment pas [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis une quinzaine d&#8217;année, cet ingénieur de l&#8217;<em>Ecole Nationale Supérieure des Travaux Publics</em> est maintenant en retraite, dans sa Bretagne profonde, à Pont-Aven, bien connue des artistes. Il n&#8217;en reste pas moins en lien (vive le Net !) avec beaucoup de personnes qui cherchent à vivre en vérité.</p>
<p>De par sa profession, il a évidemment pas mal bourlingué, en France et à l&#8217;étranger, et ses cinq enfants en ont pris de la graine : ils se trouvent dispersés dans toute l&#8217;Europe ! Il avait pourtant démarré dans la vie en bon « catholique de tradition », mais une lente évolution s&#8217;est emparée de sa conscience, jusqu&#8217;au jour ou un professeur (J. Sullivan) lui a « ouvert les yeux » : mais oui,  tout un chacun peut « lire l&#8217;Evangile et en faire son miel ».</p>
<p>Puis ce fut la période de Vatican II dans une paroisse de St Brieuc, très liée à la Mission de France. Une autre étape est alors franchie avec les premiers contacts avec l&#8217;abbaye de Bocquen et son prieur Bernard Besret. Déjà est née pour lui l&#8217;espérance d&#8217;une « Eglise nouvelle ». La « mise au pas » de Bocquen fut donc un choc !</p>
<p>La fidélité à <em>Témoignage Chrétien</em> &#8211; il est abonné presque sans interruption depuis l&#8217;age de 20 ans &#8211; le soutient dans sa recherche d&#8217;une Foi incarnée. Il est donc parfaitement réceptif lorsque paraît « La Requête du peuple de Dieu » et lorqu&#8217;éclate  l&#8217;Affaire Gaillot. Il accepte donc avec chaleur de réunir les sympathisants de NSAE en Finistère avec Albanne Fautrat de Vansay.</p>
<p>Cette petite équipe s&#8217;implique rapidement au niveau national et expérimente aussi les premières tensions : NSAE doit-il s&#8217;impliquer en priorité sur l&#8217;engagement social et vivre la justice et la charité d&#8217;abord sur le terrain, ou consacrer plus de temps à la contestation interne des structures archaïques de L&#8217;Eglise Catholique Romaine ? François prend toute sa place dans ce débat : « Je suis prêt à aller au bout du monde pour rapprocher les points de vue ».</p>
<p>Cette disponibilité lui vaudra de prendre en charge au niveau national l&#8217;épineux dossier des « divorcés remariés ». Il est apparu, lors d&#8217;une Assemblée Générale, que le sort qui leur était réservé par l&#8217;Eglise « était indigne, et qu&#8217;il fallait faire quelque chose ». François accepte donc de lancer une enquête &#8211; aussi bien auprès des gens concernés que des célébrants. Les réponses et leur synthèse sont publiées. Elles génèrent d&#8217;autres questions et des mises en relation sont induites : « Nous n&#8217;avons pas fait avancer les choses de manière définitive, mais quand même, nous avons apporté notre petite pierre ».</p>
<p>Sur le plan finistérien, François prend son bâton de pèlerin et organise des réunions mensuelles à Châteaulin, centre de gravité du département. Sans contraintes de structures, le groupe partage réflexions et engagements, avec le souci de ménager ceux qui continuent de participer à une vie paroissiale aussi bien que ceux qui ne se « sentent pas à l&#8217;aise dans l&#8217;Eglise ». Il regrette cependant que ce groupe chaleureux du « Pen ar Bed », n&#8217;ai jamais pu avoir une réelle action commune, une manifestation externe de cette richesse collective.</p>
<p>Pourtant, il y aura une encyclique de trop ! Avec « Redemptoris Sacramentum », François considère qu&#8217;il ne peut plus adhérer à cette conception rigide de l&#8217;Eucharistie « au-dessus des hommes ». Il continue cependant d&#8217;apporter sa contribution à la construction de « l&#8217;Eglise Nouvelle » qu&#8217;il appelle de tous ses vœux.</p>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-1395" src="http://www.nsae.fr/wp-content/uploads/2008/07/francoisglycine1-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></p>
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		<title>Robert Grenier : portrait d&#8217;un homme discret</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2008/04/12/robert-grenier/</link>
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		<pubDate>Sat, 12 Apr 2008 17:50:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>bj.tricart</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits de famille]]></category>
		<category><![CDATA[QUI SOMMES-NOUS ?]]></category>

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		<description><![CDATA[Ingénieur travaillant en sciences physiques à l&#8217;université de Grenoble, Robert Grenier a pris sa retraite en 1997  mais il a toujours autant de travail sinon plus qu&#8217;avant, reconnait-il. Ce père de cinq enfants, tout comme sa femme Monique, a toujours été engagé. Militant syndical au S.G.E.N, il fut durant trente ans secrétaire de section  à Grenoble [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">Ingénieur travaillant en sciences physiques à l&#8217;université de Grenoble, Robert Grenier a pris sa retraite en 1997  mais il a toujours autant de travail sinon plus qu&#8217;avant, reconnait-il.</p>
<p style="text-align: center"><img src="http://www.nsae.fr/wp-content/uploads/2008/04/robert-grenier.JPG" alt="robert-grenier.JPG" /></p>
<p align="justify">Ce père de cinq enfants, tout comme sa femme Monique, a toujours été engagé. Militant syndical au S.G.E.N, il fut durant trente ans secrétaire de section  à Grenoble et membre du bureau national pendant treize ans. Il ne compte plus les aller-retour entre Grenoble et Paris. Heureusement, il y avait la montagne. Il pratiquait, avec son épouse, le ski, la marche en haute montagne, l&#8217;alpinisme avec le Club alpin français.</p>
<p align="justify">Chrétien convaincu, il n&#8217;a pas compris, comme beaucoup d&#8217;autres,  que Mgr Jacques Gaillot pour lequel il avait beaucoup d&#8217;admiration, soit mis sur la touche par  le pape et la hiérarchie catholique. C&#8217;est ainsi qu&#8217;il créa « Evangile et Modernité », en 1995, à Grenoble, rassemblant une centaine de personnes venues manifester devant l&#8217;évêché contre cette décision.</p>
<p align="justify">Plus tard, fin 1999, il fut appelé à succéder à Lucienne Buton à la tête de « Nous sommes aussi l&#8217;Eglise », alors que  la majorité du bureau était démissionnaire. Il devait assurer l&#8217;intérim, il y resta six ans.</p>
<p align="justify">Aujourd&#8217;hui, président de l&#8217;A.D.M.R. (Association du service à domicile)  pour cinq communes du sud-est de Grenoble, il gère une section de cette association qui compte 32 salariés et qui est venue en aide à 175 personnes ou familles rurales en 2007.</p>
<p align="justify">Délégué départemental de l&#8217;Education Nationale, il visite régulièrement huit écoles.  Il représente la C.F.D.T. à la commission locale d&#8217;insertion.</p>
<p align="justify">Monique, son épouse, n&#8217;est pas moins occupée. Conseillère municipale,  elle  est responsable du C.C.A.S. et de l&#8217;association pour l&#8217;autonomie. Elle est au conseil d&#8217;administration de l&#8217;A.D.M.R. où elle avait entraîné son mari. Tandis qu&#8217;il gère des plannings « mouvants » et courre sur les routes, elle constitue des dossiers et s&#8217;occupe de subventions.</p>
<p align="justify">&#8220;Nous arrivons encore à nous voir&#8221;, dit-il en souriant               </p>
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		<title>Réponse de NSAE à la consultation de Partenia 2000</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2007/11/17/reponse-de-nsae-a-la-consultation-de-partenia-2000/</link>
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		<pubDate>Sat, 17 Nov 2007 21:29:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Karim Mahmoud-Vintam</dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits de famille]]></category>
		<category><![CDATA[QUI SOMMES-NOUS ?]]></category>

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		<description><![CDATA[« Nous sommes aussi l&#8217;Eglise » (NSAE) rassemble des adhérents individuels et une vingtaine de collectifs et groupes locaux, régionaux ou nationaux. Notre association a vu le jour officiellement en 1996 et s&#8217;est organisée dans l&#8217;esprit de la « Requête internationale du peuple chrétien » de 1995, pour l&#8217;égalité entre tous les croyants (femmes et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href='http://www.nsae.fr/wp-content/uploads/2007/11/interogation.jpg' title='Qui sommes nous ?'><img src='http://www.nsae.fr/wp-content/uploads/2007/11/interogation.jpg' alt='Qui sommes nous ?' /></a></p>
<p>« Nous sommes aussi l&#8217;Eglise » (NSAE) rassemble des adhérents individuels et une vingtaine de collectifs et groupes locaux, régionaux ou nationaux. Notre association a vu le jour officiellement en 1996 et s&#8217;est organisée dans l&#8217;esprit de la « Requête internationale du peuple chrétien » de 1995, pour l&#8217;égalité entre tous les croyants (femmes et hommes, laïcs et clercs), une attitude positive sur la sexualité et exigeante sur la justice sociale et économique. Notre orientation est fortement marquée par l&#8217;événement concomitant à la naissance de notre mouvement qu&#8217;a été l&#8217;éviction de Jacques Gaillot : elle se situe dans le sillage de son prophétisme en mettant la priorité dans la lutte contre toutes les formes d&#8217;exclusion que génère notre société.
</p>
<p>Nous voulons expérimenter une vie d&#8217;Eglise en réseau (horizontale) appelée à se substituer à une Eglise verticalisée. Et c&#8217;est sur ce mode « horizontal » que nous avons construit notre réponse à la consultation de Partenia 2000. Dans une première partie, deux d&#8217;entre nous apportent leur témoignage de la façon dont ils ont vécu l&#8217;événement. Puis, dans la seconde partie, nous tentons un bilan, vu par le conseil d&#8217;administration, puis par des groupes adhérents.</p>
<p><strong>I- Je me souviens</strong></p>
<p><strong>1- Bernard </strong> (du groupe de NSAE : « Liberté et Partage »)</p>
<p><strong>Avant Janvier 1995.</strong></p>
<p>Un souffle nouveau. Une expression différente. </p>
<p>Un évêque qui veut être présent auprès des gens éloignés de l&#8217;Eglise !</p>
<p>Oui, en 1994, j&#8217;ai vu l&#8217;émission « Frou-Frou », ce devait être je crois le samedi en fin d&#8217;après midi&#8230; Et j&#8217;ai suivi l&#8217;émission « Transit », un soir, avec les invités, Jacques GAILLOT et Eugène DREWERMAN. Même que je ne comprenais pas très bien alors les richesses et les difficultés de leurs échanges. Sans doute étais-je en recherche de Vérité, pas celle que nous proposait le Magistère dans son expression romaine (actuellement pire encore !), mais une réponse à la quête de sens de notre humanité aujourd&#8217;hui.</p>
<p><strong>Janvier 1995.</strong></p>
<p>Non, ce n&#8217;est pas possible !  Rassemblement spontané de chrétiens qui manifestent le dimanche après midi qui suit sous les fenêtres de l&#8217;évêché à Orléans! Nous sommes nombreux, très nombreux. Du jamais vu ! L&#8217;évêque PICANDET ne veut pas se montrer. Finalement un prêtre « de service » lit une déclaration qui se termine bien sûr par une fin de non recevoir.  Des huées ! Encore du jamais vu !</p>
<p><strong>A Gien, début février 1995.  </strong></p>
<p>Réunion trimestrielle du Conseil Paroissial dont j&#8217;étais alors membre. Une réunion programmée depuis septembre peut-être, tout ce qu&#8217;il y a de plus classique. A la fin, l&#8217;ordre du jour est terminé, quelqu&#8217;un, Madame A. C.,  demande :  <em>-  Et l&#8217;affaire ?</em></p>
<p>R., curé de Gien : &#8211; Quelle affaire ? (avec une vivacité contenue)</p>
<p>Madame A.C. :  <em>-  Eh bien J.Gaillot ? On va quand même en parler, c&#8217;est le plus important&#8230; !</em></p>
<p>R., et  un prêtre de la paroisse, J., répondent :  Il n&#8217;y a rien à dire, c&#8217;est tout !</p>
<p>On était sous le choc et notre clergé nous disait : il n&#8217;y a rien à dire !</p>
<p>Finalement, il a bien fallu en parler.</p>
<p>Mais, à partir de cet instant, j&#8217;ai compris ce que pouvait être la coupure « Clergé/Laïc », qui représente finalement une image des castes.</p>
<p>J&#8217;ai alors cherché autrement. Les « Amis du Père Riobé », puis grâce à DLE Sarthe, j&#8217;ai découvert la Requête de NSAE avec Liberté et Partage de Saint Jean de la Ruelle.</p>
<p>Ce qu&#8217;on a appelé l&#8217;affaire GAILLOT c&#8217;est d&#8217;abord et avant tout ce formidable élan de chrétiens qui ont pris alors conscience qu&#8217;il pouvaient oser exprimer un avis différent, critiquer même les choix et les décisions des autorités ecclésiastiques ; qu&#8217;ils devaient se prendre en main, devenir ce que Jésus attend d&#8217;eux : être des hommes debout.</p>
<p>Et NSAE, pour moi, c&#8217;est aussi : <b>« nous voulons être des hommes debout ! »</b></p>
<p><strong>2- Laure à Paris</strong> (du groupe NSAE Paris-Ile de France)</p>
<p>Chez ceux qui étaient alertés, la condamnation de Jacques Gaillot n&#8217;a pas fait l&#8217;effet d&#8217;une bombe car on sentait venir un mauvais coup à son égard depuis un certain temps déjà.</p>
<p>Au contraire, dans une paroisse comme la nôtre, la plupart ont été surpris : les uns, révoltés ou tout au moins inquiets d&#8217;une telle mesure, en particulier celles et ceux qui, se dévouant personnellement auprès des malades, des prisonniers ou des exclus, avaient été touchés par l&#8217;action de Jacques Gaillot dans ces différents domaines. D&#8217;autres, bien sûr, ont applaudi : il était temps de faire rentrer dans le rang un évêque qui ne se comportait pas comme un évêque traditionnel !</p>
<p>Lorsque nous avons proposé une pétition de soutien envers lui, nous avons vu les fidèles habituellement peu portés à contester les décisions du magistère, signer avec élan. La pétition a recueilli une centaine de signatures.</p>
<p>Le curé nous a laissé intervenir à la messe pour annoncer la manifestation prévue devant l&#8217;évêché. Celle-ci n&#8217;a mobilisé qu&#8217;une quinzaine de personnes de la paroisse, mais il faut y noter la présence de deux incroyants, maris de paroissiennes. Ils avaient tenu à affirmer leur solidarité avec un évêque qui, pour une fois, savait engager un dialogue sans arrogance avec ceux qui ne partageaient pas sa foi.</p>
<p>Qu&#8217;en est-il après dix ans ? Un petit nombre de ceux qui avaient soutenu Jacques Gaillot se sont retrouvés à NSAE. Je ne suis pas sûre qu&#8217;aujourd&#8217;hui une centaine de paroissiens se déclareraient encore solidaires d&#8217;un nouveau Jacques Gaillot. Parce qu&#8217;on n&#8217;attend plus rien de l&#8217;institution et qu&#8217;on vit au ras de sa paroisse ? C&#8217;est sans doute vrai pour les anciens ; les jeunes se recrutent pour la plupart dans les milieux traditionalistes et ne se reconnaîtraient pas en Jacques Gaillot.</p>
<p><strong>II- A NSAE, où en sommes-nous aujourd&#8217;hui ?</strong></p>
<p>Depuis dix ans, nous sommes toujours là !</p>
<p>Nous voulons témoigner auprès des plus jeunes parmi nous d&#8217;une Église qu&#8217;il n&#8217;ont pas connue et qui avait su bouger dans les années 1970 ; nous constatons qu&#8217;elle n&#8217;en est plus capable aujourd&#8217;hui.</p>
<p>Nous voulons donc construire ce qui pourrait naître après elle.</p>
<p>Nous prenons conscience que vis-à-vis de la société économique comme de l&#8217;Église, c&#8217;est le même combat que nous avons à mener. Et ce combat ne peut être qu&#8217;international.</p>
<p>Les points forts pour notre association aujourd&#8217;hui :</p>
<p>- Se réapproprier les questions d&#8217;Eglise et de société dans une optique similaire à celle d&#8217;associations comme ATTAC. Les grands enjeux politiques, sociaux, économiques, ecclésiaux ne doivent pas être abandonnés aux « experts » qu&#8217;ils soient en « humanité » ou en économie. Notre travail de réflexion, de débats doit déboucher sur la réappropriation d&#8217;une parole trop souvent confisquée par les « décideurs » (évêques, politiques, zélateurs du MEDEF). Nous sommes alors appelés à développer une certaine expertise (une contre-expertise ?) sur des sujets tels que la laïcité.</p>
<p>- S&#8217;afficher comme chrétien dans ce contexte échappe aux habituelles ornières de tous les discours identitaires. Ainsi, le travail sur la laïcité est pour nous presque une sorte de mission de « service public » face à tous les discours de « choc des civilisations » qui trouvent leur compte dans les tensions entre communautés religieuses. Il s&#8217;agit de débusquer les véritables enjeux des exclusions générées par le système néolibéral, qui sont masquées par les discours de ceux qui ont tout intérêt à « ethniciser » ces conflits. La foi dans une République assurant un véritable « vivre-ensemble » de toutes les communautés humaines peut alors être réaffirmée.</p>
<p>- Il nous semble profondément juste d&#8217;affirmer que la lutte contre toutes les exclusions n&#8217;est pas un engagement parmi d&#8217;autres pour nous, mais véritablement le cœur de notre action, comme elle est le cœur de l&#8217;Evangile. Le mouvement altermondialiste est le lieu privilégié, incontournable de ce parti-pris.</p>
<p>- Pour ce qui est de « changer les institutions d&#8217;Eglise » nous avons le sentiment que nous n&#8217;obtiendrons jamais de résultat spectaculaire. Néanmoins, nous devons réagir à la rhétorique du magistère sur les questions de dogme et d&#8217;éthique. Il s&#8217;agit surtout de faire entendre d&#8217;autres voix d&#8217;Eglise, toujours pluralistes, face à la « pensée unique » magistérielle. Tout cela ne doit pas cependant prendre trop de nos forces. Ce sera surtout notre façon d&#8217;être et d&#8217;agir qui bâtira l&#8217;Eglise autre que nous voulons. Une Eglise plurielle qui privilégie les structures souples, en réseau, tel que nous essayons de le vivre au sein de NSAE et des « Réseaux du Parvis ».</p>
<p><strong>- Le point de vue du groupe NSAE-Cher</strong></p>
<p>L&#8217;éviction du père Gaillot et le mouvement qu&#8217;elle a provoqué dans l&#8217;Eglise a été pour nous le point de départ d&#8217;une attitude d&#8217;adultes participatifs à la vie de l&#8217;Eglise.</p>
<p>(Nous regrettons que les évêques de France n&#8217;aient pas réagi collectivement à cette mise à l&#8217;écart, et que depuis 10 ans, leur attitude n&#8217;ait pas changé, suivant en cela celle de l&#8217;évêque de Rome.)</p>
<p>D&#8217;enfants qui se laissaient porter, nous sommes devenus peu à peu adultes, plus curieux de la vie de l&#8217;Eglise romaine à qui on n&#8217;accepte plus de donner carte blanche.</p>
<p>En ce sens, dans la mesure de notre possible, nous nous tenons informés et nous réagissons quand nous l&#8217;estimons nécessaire.</p>
<p>L&#8217;esprit critique vis-à-vis de l&#8217;Eglise va de pair avec la volonté de le faire partager par notre entourage. Aussi, nous espérons que peu à peu, le mouvement qui s&#8217;est enclenché « conscientisera » un certain nombre de chrétiens, nous préparant ensemble à vivre une Eglise autre. Nous apprécions beaucoup le fait de la fédération des différents mouvements dans Parvis, parce que cela donne force et crédibilité à l&#8217;ensemble.</p>
<p>Parmi nous, groupe du Cher, un certain nombre continuent à participer activement à la vie de l&#8217;Eglise locale, croyant nécessaire de rester dedans pour la faire évoluer et pour entraîner les gens de bonne foi, reprenant à notre compte la déclaration de Paul Abela, dans son livre, « Je crois mais parfois autrement » : « Je reste dans l&#8217;Eglise, non par soumission ou en faisant abstraction de tout esprit critique, mais par réalisme et miséricorde, et pour contribuer à sa réforme, dans l&#8217;intérêt du bien commun ».</p>
<p>D&#8217;autres ont préféré couper les ponts avec l&#8217;Eglise institution, mais restent demandeurs de lieux de réflexion pour vivre l&#8217;Evangile avec d&#8217;autres chrétiens, sur la même longueur d&#8217;ondes qu&#8217;eux dans leur analyse de l&#8217;Eglise.</p>
<p>La lutte contre toutes les formes d&#8217;exclusion que génère notre société, et qui est dans le prophétisme de Jacques Gaillot, était déjà dans les pratiques de beaucoup d&#8217;entre nous. La reconnaître comme partie intégrante de l&#8217;Evangile également.</p>
<p>Au niveau du discours social officiel, notre Eglise est au top, mais dans le concret quotidien, il en est autrement, et pour bien des chrétiens de nos églises, la lutte contre les exclusions reste un choix facultatif. Il n&#8217;est donc pas vain de travailler sur ce point quand nous nous attelons à rendre l&#8217;Eglise peuple de Dieu, plus proche du projet initial dévoilé dans l&#8217;évangile.</p>
<p><strong>- Trois groupes de Tours : &#8220;Association des lecteurs de TC&#8221;, CEDEC et &#8220;Parole en Liberté&#8221;</strong></p>
<p>Bien sûr, NSAE est née de la Requête, et son lancement a coïncidé en France avec les remous provoqués par l&#8217;éviction de Jacques Gaillot &#8211; lequel, d&#8217;ailleurs, était présent dans les premières Assemblées de NSAE.</p>
<p>Quant à nous, à Tours, l&#8217;appel à soutenir Jacques Gaillot, en Janvier 1995, a spontanément rassemblé plus de 300 personnes dans la cour de l&#8217;Evêché de Tours. Les signatures de chrétiens et de gens en marge de l&#8217;Eglise ont montré l&#8217;écho qu&#8217;avaient les paroles, les comportements et les actions évangéliques de J. Gaillot chez un grand nombre de personnes aux sensibilités très différentes. Ainsi l&#8217;une d&#8217;entre nous, huit jours après cet événement a rencontré une collègue incroyante qui lui a déclaré : « Comment des chrétiens n&#8217;ont-ils pas pu comprendre que cet homme était crédible pour beaucoup de gens de notre époque ? »</p>
<p>A Tours, certes, certains groupes n&#8217;ont pas été outre mesure surpris par cette éviction, tel le groupe « Témoignage Chrétien » d&#8217;alors qui, depuis assez longtemps, prévoyait que la Curie pouvait évincer tout responsable d&#8217;Eglise qui « outrepasserait » le cadre du dogme dans son comportement d&#8217;amour évangélique. Par ailleurs, un Groupe est directement né de cette éviction : « Parole en liberté » créé par des chrétiens scandalisés devant l&#8217;éviction de Jacques Gaillot et devant les méthodes employées.</p>
<p>Depuis dix ans, nous constatons qu&#8217;à partir de l&#8217;événement Gaillot bien des personnes se sont mises en route pour construire une Eglise qui corresponde mieux à ce qu&#8217;elles comprennent aujourd&#8217;hui de l&#8217;Evangile. Plutôt que de désespérer de la possibilité de mettre en place une Eglise autre &#8211; à l&#8217;écoute d&#8217;un monde devenant autre -, où l&#8217;amour évangélique donne sens aux structures, certains, qui avaient rompu avec les institutions d&#8217;Eglise, ont pu à travers des groupes (tel, par exemple, « Parole en Liberté »), reprendre espoir dans une Eglise à bâtir pour l&#8217;avenir &#8211; et qui intègre tout l&#8217;Homme.</p>
<p>Changer l&#8217;institution Eglise, nous n&#8217;y arriverons pas de si tôt : tout au plus pouvons-nous travailler à quelques réformes indispensables ; nous résigner ne sert à rien ! Cependant, cette Eglise d&#8217;avenir que cherchent des jeunes en particulier, sans y trouver leur voie à ce jour, nous ne pouvons pas y travailler encore efficacement. En effet, nous ne parvenons pas à établir un dialogue suivi, et encore moins des débats, avec les ados et les jeunes adultes d&#8217;aujourd&#8217;hui, qui ne sont pas en phase avec les rituels et les dogmes de l&#8217;institution, qui ne correspondent ni aux problèmes sociaux et personnels auxquels ils sont confrontés, ni à leurs attentes. Que la liturgie devienne festive, que la lecture d&#8217;Evangile soit partage de leur vécu et en lien avec le vécu de tous les participants, jeunes et moins jeunes, que les thèmes abordés « en Eglise » interpellent réellement les consciences&#8230; !</p>
<p>Que cette Eglise renonce à chercher à tout prix la visibilité (par des processions dans la rue, des parrainages d&#8217;écoles confessionnelles, etc.). Ce sont là des points sur lesquels faire porter en priorité des réformes, pour permettre de communiquer avec des jeunes et leur donner l&#8217;occasion de mieux se retrouver dans notre souci d&#8217;Evangile.</p>
<p>C&#8217;est ainsi que Jacques Gaillot nous donne l&#8217;exemple avec son site sur internet &#8220;Partenia&#8221;, auquel accèdent certains jeunes qui y trouvent des pistes évangéliques de réponses à leurs propres questions. Jacques Gaillot nous donne toujours l&#8217;exemple d&#8217;un véritable compagnonnage avec les exclus, qui s&#8217;oppose à l&#8217;éloignement de l&#8217;institution à distance des plus démunis.</p>
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