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	<title>NSAE &#187; LE RÉSEAU NSAE</title>
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	<description>Non pas une autre Eglise, mais une Eglise autre, pour faire de nos vies un chemin de foi</description>
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		<title>Chrétiens aujourd’hui Orléans</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2010/07/19/chretiens-aujourd%e2%80%99hui-orleans/</link>
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		<pubDate>Mon, 19 Jul 2010 21:04:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucienne Gouguenheim</dc:creator>
				<category><![CDATA[Collectifs et associations]]></category>
		<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>

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		<description><![CDATA[L’Association, qui vient d’adhérer à NSAE, accueille les différentes formes d’expressions et de célébrations, la diversité des théologies ouvertes sur le monde d’aujourd’hui et la diversité des positions sociales et politiques…
Elle  souhaite que, de plus en plus, les communautés chrétiennes acceptent cette diversité, la participation de chacun, l’expression à partir du vécu, des expériences et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify">L’Association, qui vient d’adhérer à NSAE, accueille les différentes formes d’expressions et de célébrations, la diversité des théologies ouvertes sur le monde d’aujourd’hui et la diversité des positions sociales et politiques…</p>
<p style="text-align: justify">Elle  souhaite que, de plus en plus, les communautés chrétiennes acceptent cette diversité, la participation de chacun, l’expression à partir du vécu, des expériences et des convictions, dans l’écoute, le respect, le partage, la tolérance et la fraternité. Nous sommes convaincus que ces chemins  d&#8217;humanisation divers conduisent vers le divin.</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify"><strong>Ainsi Chrétiens Aujourd’hui à Orléans est un courant (et non une Institution) qui s&#8217;exprime de différentes façons :</strong></p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify">1-    <strong>par des témoignages</strong> d’engagements, de convictions, d’actions dans un dialogue partagé et la recherche de plus d&#8217;humanité.</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify">2-   <strong>dans des groupes de réflexion</strong> :</p>
<p style="text-align: justify">- groupe « langage religieux et monde moderne » : une expression d’aujourd’hui de nos convictions, de nos croyances en référence à l’Esprit de l’Evangile et en lien avec les témoignages au cours des siècles.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>-</strong> des groupes ponctuels sur des thèmes d’actualité.</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify">3-   <strong>dans des célébrations</strong> :</p>
<p style="text-align: justify">- des moments d’expression de nos convictions, de nos croyances à partir du vécu de chacun relié à l’Esprit de l’Evangile, temps de partage signe d’une Présence Toute-Autre.</p>
<p style="text-align: justify">- Des moments pour oser célébrer autrement les événements, fêtes familiales, anniversaires, baptêmes, mariages, obsèques&#8230;</p>
<p style="text-align: justify">Ayons le souci de rassembler écrits et réflexions sur les différentes célébrations vécues.</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify">4-    <strong>par des actions</strong> qui expriment notre solidarité et la recherche d’une vie plus humaine en s&#8217;engageant avec d’autres associations :</p>
<p style="text-align: justify">-  auprès des immigrés, des sans-papiers, dans les cercles de silence.</p>
<p style="text-align: justify">- dans la recherche d’une école plus ouverte : les jeunes des collèges, des lycées ont besoin d’adultes avec qui ils peuvent parler librement (association « Vivre et l’Ecrire »).</p>
<p style="text-align: justify">- en fraternité avec l’Algérie (A.S.L.A. : Association-Solidarité-Loiret-Algérie).</p>
<p style="text-align: justify">- pour une société de non-violence (M.A.N. : Mouvement Alternatif Non-violent).</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify">5-    <strong>dans des éditions</strong> pour la valorisation d’écrits, de témoignages par le livre. Pour ce secteur, il faut des lecteurs, des personnes qui réalisent la frappe et la mise en page, une personne qui soit en lien avec l’éditeur : les éditions du Cygne (collection « Recouvrance »).</p>
<p style="text-align: justify">-  vente des livres,</p>
<p style="text-align: justify">-  rangement des livres et  suivi du stock.</p>
<p style="text-align: justify">- chaque année, à Recouvrance : une journée de présentation     des livres.</p>
<p style="text-align: justify">- présence dans les salons du livre, dans les rencontres nationales comme les « Réseaux du Parvis ».</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify">6-    <strong>dans un petit journal</strong> : « le Cri des Evénements », un journal trimestriel de réflexions, d’analyses, de réactions, d’événements…  d&#8217;interrogations à partir de la vie et des expériences de chacun.</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify">7-    <strong>dans un blog </strong>: <a href="http://chretiensorleans.over-blog.com/">http://chretiensorleans.over-blog.com</a></p>
<p style="text-align: justify">à alimenter, consulter, utiliser, &#8230;</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify">8-    <strong>par la participation active aux « Réseaux du Parvis »<span style="text-decoration: underline"> </span></strong>où 50 associations se sont fédérées au niveau national.</p>
<p style="text-align: justify">Consultez le site : <a href="http://reseaux-parvis.fr/">http://reseaux-parvis.fr</a></p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify">9-    <strong><span style="text-decoration: underline">par la constitution d&#8217;une documentation</span></strong> : de nombreux livres, revues, articles… sont disponibles au Centre Recouvrance.</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify"><strong><em>C</em></strong><em>hrétiens <strong>A</strong></em><em>ujourd’hui <strong>O</strong></em><em>rléans</em></p>
<p><em>12 rue N.D. de Recouvrance</em></p>
<p><em>45000   ORLEANS</em></p>
<p>tél 02 38 54 13 58</p>
<p>annie-maurice.elain@wanadoo.fr</p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>L&#8217;Etat va-t-il  reconnaître les diplômes des universités protestantes ?</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2010/06/10/letat-va-t-il-reconnaitre-les-diplomes-des-universites-protestantes/</link>
		<comments>http://www.nsae.fr/2010/06/10/letat-va-t-il-reconnaitre-les-diplomes-des-universites-protestantes/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 10 Jun 2010 10:23:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucienne Gouguenheim</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'Observatoire Chrétien de la Laïcité (OCL)]]></category>
		<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>
		<category><![CDATA[OPINIONS & DÉBATS]]></category>

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		<description><![CDATA[Lors d’un discours à la Faculté de théologie protestante de Paris, Nicolas Sarkozy a préconisé la reconnaissance par l’État des diplômes de théologie délivrés par l’enseignement supérieur protestant. Cette information est reprise  par Isabelle de Gaulmyn dans la Croix du 31 mai 2010.
l&#8217;Etat et les diplomes d ethéologie des instituts protestants
Nous faisons nôtre l&#8217;idée de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify">Lors d’un discours à la Faculté de théologie protestante de Paris, Nicolas Sarkozy a préconisé la reconnaissance par l’État des diplômes de théologie délivrés par l’enseignement supérieur protestant. Cette information est reprise  par Isabelle de Gaulmyn dans la Croix du 31 mai 2010.</p>
<p style="text-align: justify"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/lEtat-et-les-diplomes-d-ethéologie-des-instituts-protestants.pdf">l&#8217;Etat et les diplomes d ethéologie des instituts protestants</a></p>
<p style="text-align: justify">Nous faisons nôtre l&#8217;idée de Raphaël Picon, doyen de la faculté de théologie protestante de Paris, cité dans cet article, que &laquo;&nbsp;<em>la théologie est un bien public qui empêche les religions de devenir folles&nbsp;&raquo;.</em> La théologie dont parle Raphaël Picon est celle qui a un aspect «scientifique» : méthode d’analyse, rigueur de cette analyse et références sur lesquelles elle est fondée, bibliographie, etc&#8230; Mais elle a  aussi un aspect « religieux » c’est dire fondé sur une foi.  Ces aspects doivent être distingués&#8230;</p>
<p style="text-align: justify">La théologie comme exercice de l&#8217;intelligence libre et de la rationalité critique des croyants peut être un des éléments de la connaissance en sciences humaines et faire partie de la culture. Mais parce qu&#8217;elle repose en définitive sur une Foi religieuse, il n&#8217;appartient pas pour autant à l&#8217;État de reconnaître les diplômes de nature théologique dont la pratique intellectuelle, à la différence des sciences religieuses éventuellement enseignées dans l&#8217;Université publique, suppose une référence nécessaire à des convictions non universelles. C&#8217;est la même position, sur ce point précis, que nous avons déjà prise à l&#8217;égard de l&#8217;accord Vatican/ République Française sur la reconnaissance des diplômes de théologie catholiques, même si l&#8217;argumentation dans cet autre cas reposait aussi sur l&#8217;ambigüité entre « l&#8217;autorité spirituelle » et « le pouvoir politique »  du Vatican &#8211; ce qu&#8217;on ne  retrouve pas  dans le cas du protestantisme.</p>
<p style="text-align: justify">Pourquoi ne pas garder la procédure actuelle : un diplômé en théologie qui veut poursuivre des études dans une université publique fait examiner son travail par un jury d’État qui peut donner une équivalence, ce qui est différent d’une reconnaissance ? Il est difficile d’avoir une reconnaissance automatique puisqu’il n’y a aucun contrôle sur les enseignants.</p>
<p style="text-align: justify">De plus en la matière, il n&#8217;y a pas de garantie du gouvernement sans risque. Il est souhaitable que l&#8217;enseignement supérieur de la théologie reste de la seule responsabilité des croyants, catholiques, protestants, orthodoxes, musulmans&#8230; etc. qui s&#8217;organisent eux mêmes de façon d&#8217;ailleurs diverses pour la recherche et l&#8217;enseignement en ces domaines religieux.</p>
<p style="text-align: justify">De plus Isabelle de Gaulmyn soulève  un lièvre : &laquo;&nbsp;<em>reste à savoir, écrit-elle, si l&#8217;accord (&#8230;) pourrait s&#8217;étendre à d&#8217;autres universités protestantes non pas réformées (&#8230;) mais évangéliques&nbsp;&raquo;,</em> et par delà où s&#8217;arrêter dans cette logique à l&#8217;égard des instituts de formation théologique au sens large qui seraient organisés par des structures et institutions de nature religieuse de toutes  sortes&#8230; voire des intégristes catholiques, musulmans ou juifs&#8230; etc.  Au nom de quel critère l&#8217;État pourrait-il trancher ?</p>
<p style="text-align: justify">L&#8217;idée de théologie &laquo;&nbsp;bien public&nbsp;&raquo; qui dans un premier temps sous la plume de R. Picon peut sembler séduisante si elle vise à &laquo;&nbsp;exorciser rationnellement&nbsp;&raquo; les risques d&#8217;une religion &laquo;&nbsp;de la foi du charbonnier&nbsp;&raquo;,  de type « irrationnel »  voire « passionnel » et en certains cas  « fanatique », prend un autre air vu dans le cadre de la pensée de la laïcité &laquo;&nbsp;ouverte&nbsp;&raquo; tel que l&#8217;entend le président Sarkozy.</p>
<p style="text-align: right">
<p><span style="text-decoration: underline"><span style="text-decoration: none"><strong><em>Jean RIEDINGER</em></strong></span></span><strong><em> ,  secrétaire de l&#8217;</em></strong><span style="text-decoration: underline"><span style="text-decoration: none"><strong><em>Observatoire Chrétien de la Laïcité.</em></strong></span></span></p>
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		<title>Soutien aux sociétés civiles émergentes en Afrique</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2010/04/27/soutien-aux-societes-civiles-emergentes-en-afrique/</link>
		<comments>http://www.nsae.fr/2010/04/27/soutien-aux-societes-civiles-emergentes-en-afrique/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 27 Apr 2010 14:47:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucienne Gouguenheim</dc:creator>
				<category><![CDATA[Au coeur de réseaux actifs]]></category>
		<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>

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		<description><![CDATA[Le hors série n°23 des Réseaux des Parvis vient de paraître.


Avant-propos
L’Atelier Afrique du Réseau Européen Eglises et Libertés (REEL) s’est donné cet objectif : soutenir les sociétés civiles émergentes en Afrique.
En France, la Fédération des Réseaux des Parvis, Nous Sommes Aussi l’Eglise, Droits et Libertés dans les Eglises, Femmes et Hommes en Eglise et Partenia 2000 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le hors série n°23 des </strong><em><strong>Réseaux des Parvis </strong><span style="font-style: normal"><strong>vient de paraître.</strong></span></em></p>
<p style="text-align: center"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/HS-23001.jpeg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2582" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/HS-23001.jpeg" alt="" width="289" height="417" /></a></p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify"><strong><span style="text-decoration: underline">Avant-propos</span></strong></p>
<p style="text-align: justify">L’Atelier Afrique du <em>Réseau Européen Eglises et Libertés </em>(REEL) s’est donné cet objectif : soutenir les sociétés civiles émergentes en Afrique.</p>
<p style="text-align: justify">En France, la <em>Fédération des Réseaux des Parvis, Nous Sommes Aussi l’Eglise, Droits et Libertés dans les Eglises, Femmes et Hommes en Eglise </em>et <em>Partenia 2000</em> font partie de ce Réseau Européen.</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify">Pourquoi un Atelier Afrique au sein de ce Réseau ? Parce qu’européens, nous dépendons de l’Afrique ! Ici en Europe, nous prenons conscience petit à petit, de notre identité européenne. Des événements comme un référendum, comme les élections des députés européens, pour n’en citer que deux, nous rappellent régulièrement que nous sommes européens.</p>
<p style="text-align: justify">Mais européens, avons-nous conscience de dépendre de l’Afrique ?</p>
<p style="text-align: justify">Combien de français savent que l’Afrique est riche ? Combien savent qu’il y a du coltan dans leur téléphone portable ? <a href="#_ftn1">[1]</a></p>
<p style="text-align: justify">L’Afrique est riche, et un peu partout à travers ce continent, des hommes et des femmes relèvent la tête, élèvent la voix et exigent, entre autres, une meilleure répartition des richesses.</p>
<p>Réseau Européen Eglises et Libertés, nous ne pouvons que les soutenir.</p>
<p style="text-align: justify">Pour terminer ce numéro, en guise de conclusion, Henrik Lindell nous explique lui aussi, à sa façon, que l&#8217;Afrique est riche. Mais sa contribution est autant une conclusion qu&#8217;une façon de regarder ce continent. Alors, si je puis me permettre un conseil… commencez par la conclusion et relisez-la une seconde fois quand vous aurez fait le tour de tout ce qui est écrit dans ce Hors Série. Et posez-vous alors la question : mon regard sur l&#8217;Afrique a-t-il changé ?</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: right"><strong>Gérard Warenghem</strong></p>
<p style="text-align: right"><strong>Spiritain</strong></p>
<p style="text-align: right"><strong>Président de Partenia 2000</strong></p>
<p style="text-align: right"><strong>Conseiller ecclésiastique  dans le réseau des Anciens Jécistes d&#8217;Afrique (RAJA)</strong></p>
<p style="text-align: right"><strong>Membre du Groupe Afrique de l&#8217;ACAT-France</strong></p>
<p style="text-align: right"><strong>Membre de l&#8217;Atelier Afrique du REEL</strong></p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Voir sur internet, dans Dailymotion, « Du sang dans nos portables », un film en quatre parties (taper le titre intégralement)</p>
<p><strong>Le numéro est en vente au prix de 6,5 €, port inclus</strong> (chèque à l&#8217;ordre de Temps Présent).</p>
<p>La commande est à adresser à : Temps Présent, 68 rue de Babylone 75007 Paris</p>
<p>tel : 01 45 51 57 13</p>
<p>courriel : temps.present @ wanadoo.fr</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Le n°45 des Réseaux des Parvis est paru</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2010/03/30/le-n%c2%b045-des-reseaux-des-parvis-est-paru/</link>
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		<pubDate>Tue, 30 Mar 2010 10:11:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucienne Gouguenheim</dc:creator>
				<category><![CDATA[Au coeur de réseaux actifs]]></category>
		<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>

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		<description><![CDATA[  
Hommage à Edward Schillebeeckx, théologien du peuple de Dieu  Un incessant combat pour la liberté chrétienne 
Au terme d&#8217;une longue vie passionnée par le service de l&#8217;Évangile, le fr. Schillebeeckx nous lègue l&#8217;exemple d&#8217;une existence pleine de luttes pour promouvoir les libertés fondamentales du peuple de Dieu. A elle seule, la liste de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Parvis-45001.jpeg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2412" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Parvis-45001-217x300.jpg" alt="" width="217" height="300" /></a> <strong> </strong></p>
<p><strong>Hommage</strong> <strong>à</strong> <strong>Edward </strong><strong>Schillebeeckx, théologien du peuple de Dieu </strong> <strong>Un incessant combat pour la liberté chrétienne </strong></p>
<p style="text-align: justify">Au terme d&#8217;une longue vie passionnée par le service de l&#8217;Évangile, le fr. Schillebeeckx nous lègue l&#8217;exemple d&#8217;une existence pleine de luttes pour promouvoir les libertés fondamentales du peuple de Dieu. A elle seule, la liste de ses publications laisse voir la cohérence profonde d&#8217;une recherche vouée à conquérir, à défendre une pratique de la vie en Église qui, dans ses axes fondamentaux, coïncide avec celle pour laquelle nous nous sommes regroupés à <em>Parvis</em>. Il aura été l&#8217;un des très grands théologiens du XXe siècle, et sûrement l&#8217;un des ouvriers majeurs dont le travail aura permis les ouvertures et les avancées réalisées au Concile Vatican II.</p>
<p style="text-align: justify"><em>La force est aux sources et je veux y aller voir</em>, a fièrement écrit le P. Lacordaire. Edward Schillebeeckx a vite compris qu&#8217;une théologie renouvelée au service des communautés chrétiennes exige un accès libre, critique et intelligent aux sources de la foi. Il prend part aux recherches concernant l&#8217;herméneutique : une interprétation des textes de la Bible ne peut être dite « Parole de Dieu » que si elle touche, elle éclaire au plus près la profondeur de l&#8217;existence des croyants d&#8217;aujourd&#8217;hui. Dès ce moment commencent ses ennuis avec Rome, peu soucieux de liberté herméneutique. Mais tout naturellement, mandé au Concile par le cardinal Alfrink, archevêque d&#8217;Utrecht, il coopère activement, avec d&#8217;autres, à la rédaction de la Constitution <em>Dei Verbum</em> sur la Révélation divine, enfin adoptée en mars 1965 à la quasi-unanimité, au terme de cinq rédactions successives&#8230; Semblablement, son apport au Concile Vatican Il fut important pour ce qui regarde l&#8217;exercice de l&#8217;autorité dans les Églises et son fonctionnement institutionnel. Schillebeeckx s&#8217;est attelé à la question cruciale des ministères dans les Églises. Il participe aux rudes débats concernant la collégialité des évêques, qui aboutira à la Constitution sur l&#8217;Église <em>De Ecclesia</em> votée le 21 novembre 1964 et au Décret sur la charge pastorale des évêques <em>Dominus Christus</em> adopté le 6 octobre 1965. Il collabore aussi à la Déclaration sur la liberté religieuse <em>Dignitatis Humanae</em> très difficilement adoptée en novembre 1965.</p>
<p style="text-align: justify">Le Concile clos, reste une tâche gigantesque : le mettre en application, le faire entrer dans les mœurs, surtout celles de l&#8217;autorité pontificale qui va, comme on le sait, mettre tout en œuvre pour en gommer les avancées les plus décisives. C&#8217;est dans cette longue lutte que le frère Schillebeeckx va donner toute sa mesure. Avec ses confrères réformateurs, Y. Congar, M.-D. Chenu, K. Rahner, C. Geffré,&#8230; il fonde la Revue <em>Concilium</em> dont l&#8217;objectif avoué est la fidélité aux décisions du Concile. Il applique les principes critiques de l&#8217;exégèse à l&#8217;élaboration d&#8217;une grande christologie qu&#8217;il publie. en trois tomes. Dès le premier volume, la Congrégation pour la doctrine de la foi le convoque à Rome, et il doit se justifier au sujet de neuf points fondamentaux de la doctrine chrétienne. Les difficultés vont se poursuivre et même s&#8217;aggraver au cours des années qui suivent. C&#8217;est principalement sur la théologie des ministères qu&#8217;elles portent maintenant. Le dominicain a publié <em>Le Ministère dans l&#8217;Église</em>, traduit en français en 1981. Armé d&#8217;un réalisme courageux sur la situation qu&#8217;il constate pour les communautés chrétiennes, il préconise des décisions qui sont à la mesure de la crise : ordinations des hommes mariés, fin des discriminations catholiques vis-à-vis des femmes, ministères nouveaux confiés aux fidèles, etc. La pression du Vatican est telle qu&#8217;il doit une nouvelle fois s&#8217;expliquer sur ses positions ; il le fait dans <em>Plaidoyer pour le Peuple de Dieu</em> (Cerf, 1985), dont le plan révèle clairement ses options: 1. le Christ et ses communautés messianiques ; 2. les communautés chrétiennes anciennes ; 3. le ministère ecclésiastique au cours de l&#8217;histoire ; 4. prêter l&#8217;oreille aux « doléances du Peupie» ; 5. plaidoyer pour un Peuple de Dieu en marche.</p>
<p style="text-align: justify">En 1989, il signe, avec 160 collègues catholiques, la fameuse Déclaration des théologiens, qui révèle le fossé qui s&#8217;est creusé entre Rome et un large secteur de l&#8217;intelligence catholique. Cette Déclaration dénonce les conséquences malsaines et nuisibles du « nouveau centralisme romain » et la mise sous tutelle de toute la recherche théologique.</p>
<p style="text-align: justify">Jusqu&#8217;au bout, notre frère dominicain soutiendra avec intrépidité une théologie des ministères dont nous pouvons, à <em>Parvis</em>, continuer à nous réclamer. En bref, Schillebeeckx la définit ainsi : <em>Le caractère pneumatologique, prophétique et apostolique de la communauté de foi chrétienne dans son ensemble (fondée dans le baptême dans l&#8217;Esprit) est la base première, ontologique, qui porte le ministère [...]. L&#8217;œuvre de l&#8217;Esprit du Christ dans son Église est plus puissante que les règlements canoniques qui, à bon droit et légitimement, déterminent la validité d&#8217;une célébration dans des circonstances normales. L&#8217;absence de ministres qualifiés renvoie la communauté ecclésiale apostolique à elle-même en matière de vie sacramentelle</em> (Plaidoyer pour le Peuple de Dieu, Cerf, 1985, p. 301).</p>
<p style="text-align: right">FR. BERNARD QUELQUEJEU, O.P.</p>
<p style="text-align: left">Beaucoup d&#8217;autres articles intéressants dans ce numéro.</p>
<p style="text-align: left">Pour s&#8217;abonner :</p>
<p style="text-align: center"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Parvis-450041.jpeg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2419" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Parvis-450041.jpeg" alt="" width="528" height="178" /></a></p>
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		<title>La lettre d&#8217;information des réseaux des parvis n°5</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Feb 2010 09:07:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucienne Gouguenheim</dc:creator>
				<category><![CDATA[Au coeur de réseaux actifs]]></category>
		<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>

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		<description><![CDATA[
Sommaire 
LA VIE DES RÉSEAUX
Assemblée Générale de Strasbourg &#8211; Témoignages
Dix ans de Parvis  - Annie Barbay
Dix ans déjà ! Et dans dix ans ? &#8211; Cécile Entremont
Témoignage d&#8217;un militant engagé &#8211; Gerd Wild
Orientations décidées par l&#8217;AG de Strasbourg
Célébration &#8211; Michel Deheunynck
ACTU
La marche pour Gaza &#8211; Jacques Gaillot
Qui est étranger ? &#8211; Dominique Fontaine
Ils ne veulent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center"><strong><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/L50041.jpeg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2259" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/L50041-217x300.jpg" alt="" width="152" height="210" /></a></strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>Sommaire </strong></p>
<p>LA VIE DES RÉSEAUX</p>
<p>Assemblée Générale de Strasbourg &#8211; Témoignages</p>
<p>Dix ans de Parvis  - Annie Barbay</p>
<p>Dix ans déjà ! Et dans dix ans ? &#8211; Cécile Entremont</p>
<p>Témoignage d&#8217;un militant engagé &#8211; Gerd Wild</p>
<p>Orientations décidées par l&#8217;AG de Strasbourg</p>
<p>Célébration &#8211; Michel Deheunynck</p>
<p>ACTU</p>
<p>La marche pour Gaza &#8211; Jacques Gaillot</p>
<p>Qui est étranger ? &#8211; Dominique Fontaine</p>
<p>Ils ne veulent pas de lui &#8211; D&#8217;après un article de Karim Asry pour El Pais</p>
<p>Le numéro : 5 €</p>
<p>Tempe Présent 68 rue de Babylone 75007 Paris</p>
<p style="text-align: center"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/L50051.jpeg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2254" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/L50051.jpeg" alt="" width="402" height="133" /></a></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Rapport dit «Gérin» sur le voile intégral :  la souris burqa accouche d&#8217;une énormité antilaïque, par Catherine Kintzler</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2010/01/31/rapport-dit-%c2%abgerin%c2%bb-sur-le-voile-integral-la-souris-burqa-accouche-dune-enormite-antilaique-par-catherine-kintzler/</link>
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		<pubDate>Sun, 31 Jan 2010 14:30:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucienne Gouguenheim</dc:creator>
				<category><![CDATA[FAIRE SOCIÉTÉ AUTREMENT]]></category>
		<category><![CDATA[L'Observatoire Chrétien de la Laïcité (OCL)]]></category>
		<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>
		<category><![CDATA[Nos combats]]></category>

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		<description><![CDATA[La lecture du rapport de la Mission d&#8217;information dite « Gérin » sur le port du voile intégral (1) révèle une surprise de taille. Une très mauvaise surprise.
 Dans les attendus aboutissant à la proposition n° 7 (« Engager une réflexion quant aux moyens d&#8217;assurer une juste représentation de la diversité spirituelle») au détour d&#8217;une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>La lecture du rapport de la Mission d&#8217;information dite « Gérin » sur le port du voile intégral (1) révèle une surprise de taille. Une très mauvaise surprise.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> Dans les attendus aboutissant à la proposition n° 7 (« Engager une réflexion quant aux moyens d&#8217;assurer une juste représentation de la diversité spirituelle») au détour d&#8217;une phrase, le rapport  reprend à son compte une thèse du rapport Machelon, jugée démonstrative, selon laquelle il est possible d&#8217;autoriser l&#8217;aide financière directe de la puissance publique à la construction de lieux de  cultes. Rien que cela !</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dans un sous- paragraphe intitulé <em>La construction de lieux de cultes</em>, après avoir notamment souligné que « La question de la possibilité de construire des lieux de culte est  particulièrement symbolique aux yeux des musulmans de France », le rapport poursuit  :</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><em>Le rapport de la commission de réflexion juridique sur les relations des cultes avec les pouvoirs publics présidée par M. Jean-Pierre Machelon (2) avait d&#8217;ailleurs  démontré que de réelles marges de manœuvres législatives existaient en ce domaine dans la mesure où l&#8217;article 2 de la loi de 1905, qui prévoit que « la République ne reconnaît, ne salarie et ne  subventionne aucun culte », n&#8217;a pas valeur constitutionnelle. Cette dernière préconisait notamment d&#8217;autoriser l&#8217;aide directe à la construction des lieux de culte.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Ce passage suggère on ne peut plus clairement que la loi de 1905 n&#8217;ayant pas valeur constitutionnelle selon l&#8217;analyse de Machelon, eh bien il n&#8217;y a qu&#8217;à en changer l&#8217;article 2 pour pouvoir  financer la construction de lieux de culte !</p>
<p style="text-align: justify;">Changer la loi de 1905, il fallait y penser, non ?</p>
<p style="text-align: justify;">Tout se passe comme si la Mission voulait compenser ses préconisations contre le port du voile intégral par des mesures de rédemption auprès des religions : au fond, on n&#8217;est pas si méchants  que cela, on vous demande humblement (juste par une résolution solennelle où on fait les gros yeux &#8211; maman j&#8217;ai peur) de ne pas porter de voile intégral ici et là, et en échange on vous propose  des lieux de culte financés par le contribuable.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce n&#8217;est qu&#8217;un petit  toilettage, un donnant-donnant, on en parle à peine.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Sauf qu&#8217;avec une telle proposition, on propose aussi de sacrifier la loi de 1905.</p>
<p style="text-align: justify;">Sauf qu&#8217;avec la loi de 1905, on immolerait aussi la laïcité de la République.</p>
<p style="text-align: justify;">Sauf qu&#8217;avec un tel financement, la République piétinerait la liberté de conscience puisqu&#8217;on ferait payer des contribuables pour des religions qu&#8217;ils ne pratiquent pas ou auxquelles ils ont  (encore) le droit de ne pas croire (3).</p>
<p style="text-align: justify;">Sauf qu&#8217;avec un tel financement, la République abolirait aussi la liberté des cultes puisqu&#8217;il serait impossible de les financer tous, et que, en désignant des bénéficiaires, elle désignerait  aux fidèles d&#8217;une religion quelle autorité ils doivent reconnaître.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme dit la chanson : « tout va très bien, madame la marquise ».</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Sauf que la Cour Européenne des Droits de l&#8217;Homme a affirmé le caractère fondamental de la loi de 1905 en soulignant qu&#8217;elle est la clé de voûte de la laïcité française (laquelle est un  principe constitutionnel). Et cela bien après la publication du rapport Machelon (4).</p>
<p style="text-align: justify;">Sauf que, à supposer que nos parlementaires s&#8217;attaquent à la modification de l&#8217;article 2 de cette loi, il faudrait aussi qu&#8217;ils modifient quelque peu la rédaction de l&#8217;article premier &#8211; mais  savent-ils le français au point de faire la différence entre <em>assurer</em> et <em>garantir</em> ? (5)</p>
<p style="text-align: justify;">Comme dit une autre chanson, « ça, c&#8217;est du lourd ».</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Et on prétend que ce rapport accouche d&#8217;une souris !</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Notes</strong></p>
<p style="text-align: justify;">1- <a href="http://www.assemblee-nationale.fr/13/rap-info/i2262.asp#P3527_1027349">Rapport d&#8217;information fait au nom de la Mission d&#8217;information  sur la pratique du port du voile intégral sur le territoire national</a>, présidée par André Gérin, rapporteur Eric Raoult.</p>
<p style="text-align: justify;">2- Rapport déposé en septembre 2006 et qui déclencha de vives réactions, téléchargeable sur le <a href="http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/064000727/index.shtml?xtor=EPR-526">site de la documentation française</a></p>
<p style="text-align: justify;">3- Voir l&#8217;article <a href="http://www.mezetulle.net/article-17175243.html">Les religions sont-elles d&#8217;intérêt public ?</a></p>
<p style="text-align: justify;">4- Voir <a href="http://www.mezetulle.net/article-28281855.html">l&#8217;article de Charles Arambourou</a> &laquo;&nbsp;La CEDH et le principe de laïcité&nbsp;&raquo; qui  expose ce point en détail.</p>
<p style="text-align: justify;">5- Art. 1 <em>La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l&#8217;intérêt de l&#8217;ordre public.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Début de l&#8217;article 2  : <em>La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte.</em></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">source : http://www.mezetulle.net/article-rapport-dit-gerin-sur-le-voile-integral-la-souris-burqa-accouche-d-une-enormite-antilaique-43778251.html</p>
<p style="text-align: center;"><img class="size-full wp-image-2009 aligncenter" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/republique.jpg" alt="republique" width="162" height="216" /></p>
<p><!--StartFragment--><!--EndFragment--></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
]]></content:encoded>
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		<title>« Chrétiens Sans Frontières 61 »  s’interroge…</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Jan 2010 09:50:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucienne Gouguenheim</dc:creator>
				<category><![CDATA[Collectifs et associations]]></category>
		<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>

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		<description><![CDATA[Lorsque Monseigneur Boulanger annonça par voie de presse, en 2009, qu&#8217;il apportait son soutien à la Marche pour la Vie, Chrétiens Sans Frontières 61 lui fit part de son étonnement dans une lettre ouverte en date du 21 janvier 2009, de voir notre Evêque apporter, de facto, son soutien à certaines organisations participantes à tendance [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Lorsque Monseigneur Boulanger annonça par voie de presse, en 2009, qu&#8217;il apportait son soutien à la Marche pour la Vie, Chrétiens Sans Frontières 61 lui fit part de son étonnement dans une lettre ouverte en date du 21 janvier 2009, de voir notre Evêque apporter, de facto, son soutien à certaines organisations participantes à tendance intégriste et proches de l&#8217;extrême droite qu&#8217;un Chrétien respectueux du Message des Evangiles ne pouvait décemment pas soutenir.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Monseigneur Boulanger nous répondit, dans une lettre très courtoise, (nous citons) : « Je comprends votre réaction&#8230; j&#8217;ai expliqué ma position et je souhaite que les Evêques donnent une autre orientation à ce groupe&#8230; Personnellement je désire qu&#8217;on élargisse à « Choisir la Vie », expression reprise aux premiers chrétiens du 3<sup>ème</sup> siècle alors que l&#8217;Empire Romain supprimait les enfants anormaux, les plus faibles et développait l&#8217;esclavage&#8230; Nous allons en parler à Lourdes. Si ce groupe n&#8217;accepte pas de changer de thème, l&#8217;an prochain je ne signerai pas »</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Monseigneur Boulanger explique ensuite dans cette lettre les raisons, qui pour lui, doivent donner une orientation différente à ce groupe et il conclût : «  Peut-être qu&#8217;un infléchissement pourra se faire ? En tout cas, voilà pourquoi les 15 Evêques (ayant signé) doivent infléchir ce mouvement. De tout cœur avec vous. J.C.Boulanger. » Fin de citation.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Chrétiens Sans Frontières 61, à la suite de la parution dans Ouest France, en date du vendredi 15 Janvier 2010, d&#8217;un article faisant état du soutien de Monseigneur Boulanger à la 6<sup>ème</sup> Marche pour la Vie, manifeste son trouble et son incompréhension devant le geste hautement symbolique de notre Evêque, geste qui semble  supposer que les 15 Evêques aient obtenus cet infléchissement dont il parlait.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Monseigneur Boulanger, dans un souci de transparence (!), n&#8217;a pas jugé utile d&#8217;en tenir au courant les Chrétiens qui l&#8217;avaient interrogés sur ce sujet&#8230;  Et si les Evêques n&#8217;avaient pas obtenu cet infléchissement ?&#8230; Alors ?&#8230; Nous n&#8217;osons comprendre&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Hans Küng interdit d&#8217;enseignement depuis 30 ans</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2009/12/13/hans-kung-interdit-denseignement-depuis-30-ans/</link>
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		<pubDate>Sat, 12 Dec 2009 23:40:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucienne Gouguenheim</dc:creator>
				<category><![CDATA[Archives]]></category>
		<category><![CDATA[Au coeur de réseaux actifs]]></category>
		<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>

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		<description><![CDATA[
« Sa persévérance est pour nous signe d&#8217;encouragement, d&#8217;inspiration et de stimulation ».
 
Pour la 30ème fois, le 18 décembre 2009 rappellera le jour où &#8211; sous le Pape Jean Paul II &#8211; l&#8217;autorisation d&#8217;enseignement « missio canonica » a été retirée au Professeur Hans Küng, en raison de ses thèses pour une réforme de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1822" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/unknown-1.jpeg" alt="unknown-1" width="78" height="78" /></p>
<p><strong>« Sa persévérance est pour nous signe d&#8217;encouragement, d&#8217;inspiration et de stimulation ».</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pour la 30ème fois, le 18 décembre 2009 rappellera le jour où &#8211; sous le Pape Jean Paul II &#8211; l&#8217;autorisation d&#8217;enseignement « missio canonica » a été retirée au Professeur Hans Küng, en raison de ses thèses pour une réforme de l&#8217;Eglise catholique. Dans son ouvrage paru en 1970 « Infaillible ? Une interpellation » Hans Küng avait posé la question de l&#8217;infaillibilité de la doctrine papale après le Concile Vatican II (1962-1965) et à la suite de l&#8217;Encyclique « Humanae Vitae » du 25 juillet 1968 sur la contraception. Ce faisant, Küng a &#8211; comme aucun autre de nos jours &#8211; remis et remet sans cesse en question la vérité dans le christianisme.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce théologien suisse de notoriété internationale, nommé par le Pape Jean XXIII conseiller officiel du Concile Vatican II, a contribué de manière décisive au développement d&#8217;une théologie œcuménique en dépit de sa marginalisation ecclésiale ultérieure. Sa thèse de doctorat « La Justification. La doctrine de Karl Barth et une réflexion catholique », terminée en 1957, avait alors été approuvée par Joseph Ratzinger avec lequel il enseigna à Tubingen jusqu&#8217;en 1968.</p>
<p style="text-align: justify;">Küng a participé de manière déterminante à l&#8217;accord luthérien- catholique de la Justification en 1999. Son « Projet d&#8217;Ethique Planétaire », (www.weltethos.org) lancé en 1990, a fait considérablement fructifier le dialogue interreligieux devenu de plus en plus nécessaire devant la situation mondiale actuelle. Le 6 octobre.2009 il a prononcé sa « Déclaration pour une Ethique Economique Globale » devant l&#8217;ONU.</p>
<p style="text-align: justify;">Après son interdiction d&#8217;enseignement ecclésial, Küng n&#8217;a retiré aucun de ses énoncés, théologiquement fondés, sur le dogme contesté de l&#8217;infaillibilité de 1870 : Il faut résister et non se soumettre si l&#8217;on veut mettre fin aux présomptions romaines. En 1979, Küng a occupé une chaire de théologie œcuménique en dehors de la faculté catholique, chaire dont il est resté titulaire jusqu&#8217;en 1997.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1968, il avait élaboré avec d&#8217;autres théologiens la déclaration « Pour la liberté de la théologie » qui a été finalement signée par 1360 théologiens et théologiennes catholiques du monde entier &#8211; dont aussi Joseph Ratzinger, l&#8217;actuel Pape Benoît XVI.  En 1989, Küng fut cosignataire de la « Déclaration de Cologne » pour un catholicisme ouvert et contre les abus de l&#8217;autorité papale.</p>
<p style="text-align: justify;">Hans Küng est également l&#8217;un des pères spirituels de la « Requête du peuple de l&#8217;Eglise » lancée en 1995 et qui a donné naissance au mouvement Nous sommes aussi l&#8217;Eglise<em>.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Le deuxième tome de ses mémoires « Vérité contestée » donne un fondement historique et systématique aux demandes de <em>Nous sommes aussi l&#8217;Eglise </em>qui se sont cristallisées depuis le concile Vatican II et que Küng avait soutenues dans les années 60 et 70. Avec des oeuvres fondamentales (« L&#8217;Eglise » 1967, « Etre chrétien » 1974 et «Est-ce que Dieu existe ? » 1978) Küng ne tarda pas non seulement à lancer dans le public des idées de réformes, mais aussi à les étayer du point de vue biblique et systématique dans des ouvrages fondamentaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Les questions de Küng concernant la papauté dans sa forme présente restent sans réponse, d&#8217;où les conflits croissants entre Rome et les Eglises locales. Le célibat obligatoire, l&#8217;ordination des femmes et la question eucharistique restent en discussion malgré les interdictions romaines.</p>
<p style="text-align: justify;">Lors de la surprenante rencontre de septembre 2005 avec le Pape Benoît XVI, son ancien collègue à l&#8217;université de Tubingen, les questions concernant les réformes ecclésiales internes avaient été d&#8217;avance éludées, ce qui n&#8217;empêche pas Küng de continuer à soutenir les demandes de réformes qu&#8217;il juge importantes, selon le deuxième volume de sa biographie que « Ce n&#8217;est pas le Concile, mais la trahison envers le Concile qui est responsable de la crise dans l&#8217;Eglise. »</p>
<p>« Sa persévérance dans le renouvellement de l&#8217;Eglise catholique-romaine ainsi que son engagement pour l&#8217;oecuménisme et pour le dialogue des religions mondiales sont pour nous à la fois encouragement, inspiration et stimulation ».</p>
<p style="text-align: right;">Communiqué de Presse du Mouvement international</p>
<p style="text-align: right;"><em>Nous sommes Eglise (IMWAC)</em></p>
<p style="text-align: right;"><em>Traduction: Jacqueline Hegenbarth</em></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Ma lecture de « AUJOURD’HUI L’EVANGILE »</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2009/12/04/ma-lecture-d%e2%80%99aujourd%e2%80%99hui-l%e2%80%99evangile/</link>
		<comments>http://www.nsae.fr/2009/12/04/ma-lecture-d%e2%80%99aujourd%e2%80%99hui-l%e2%80%99evangile/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 03 Dec 2009 22:32:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucienne Gouguenheim</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'Observatoire Chrétien de la Laïcité (OCL)]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce que Claude Dagens &#8211; qui  gagne en écoute par son entrée récente à l&#8217;Académie Française - choisit de dire dans ce livre (éditions Parole et Silence, 2009), représente ses thèmes favoris. Sa promotion épiscopale (d&#8217;abord comme auxiliaire à Poitiers, puis titulaire à Angoulême) lui avait donné l&#8217;occasion de publier plus largement ses réflexions sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Ce que Claude Dagens &#8211; </strong>qui  gagne en écoute par son entrée récente à l&#8217;Académie<strong> </strong>Française <strong>- choisit de dire dans ce livre (</strong>éditions <em>Parole et Silence</em>, 2009)<strong>, représente ses thèmes favoris</strong>. Sa promotion épiscopale (d&#8217;abord comme auxiliaire à Poitiers, puis titulaire à Angoulême) lui avait donné l&#8217;occasion de publier plus largement ses réflexions sur les rapports entre l&#8217;Eglise et la société, sujet sur lequel il insiste encore ici. Ses conférences de 1993, au Colloque de Saint-Florent (Vendée), ou à Paris devant les Supérieurs des ordres monastiques, en donnaient déjà les <strong>grandes orientations</strong>. Elles étaient, dans les années 90, <strong>celles d&#8217;une personnalité qu&#8217;on voyait très libre.</strong> L&#8217;auteur se montrait  d&#8217;abord très attentif aux « prophètes du dedans », ces chrétiens qui accusent avec raison l&#8217;Eglise de « manquer de réelle confiance en l&#8217;homme, d&#8217;avoir peur du monde réel, de ne pas accepter l&#8217;autonomie de celui-ci » et de « lui annoncer un Dieu aliénant, et non un Dieu aimant ». Il y avait aussi chez lui, une recherche permanente &#8211; risquée -, d&#8217;un équilibre entre d&#8217;une part, une grande ouverture nécessaire au monde contemporain réel, avec, en France où cette qualité est constitutive, l&#8217;acceptation claire de la laïcité, sans projet de « reconquête », et d&#8217;autre part un rappel constant des services que l&#8217;Eglise peut rendre à ce monde en crise &#8211; sans plus se croire obligée de cacher ses idéaux proprement religieux-,  en particulier dans le domaine moral, socio-caritatif, éducatif. <strong>Mais on peut penser qu&#8217;il y eu, chez cet évêque, ces dernières années, une évolution déconcertante dans le développement de certains sujets, dans l&#8217;analyse des problèmes et quant aux solutions à envisager, de son point de vue. Les affirmations de loyauté républicaine</strong> sont restées, il est vrai, plus fréquentes que chez la plupart de ses pairs. Il semble bien que ce soit cette attitude affichée dans ses interventions publiques et dans un grand nombre d&#8217;écrits par un évêque (de brillante formation universitaire par ailleurs), qui ait principalement attiré l&#8217;attention du monde éminent des Lettres, humaniste et généralement d&#8217;un solide tissu libéral : dans le discours de réception à l&#8217;Académie, Florence Delay fait l&#8217;éloge, par exemple, de la « tranquillité » avec laquelle il aime dialoguer avec les francs-maçons de Charente malgré les « cris d&#8217;orfraie » des cathos rétrogrades ! Cet aspect de sa pensée, apparaît encore dans le livre d&#8217;aujourd&#8217;hui. Il cite même par exemple les conseils mesurés (mais c&#8217;était avant&#8230;) d&#8217;un certain Joseph Ratzinger : l&#8217;Eglise « ne doit pas s&#8217;élever au rang d&#8217;organe de pouvoir agissant au sein de l&#8217;Etat, sinon elle devient elle-même Etat ». Et surtout il tient à rappeler la <em>Lettre aux catholiques de France </em>(fin 1996) dont il avait été le maître d&#8217;œuvre : « Nous tenons  à être reconnus aussi&#8230; comme des citoyens, qui prennent part à la vie actuelle de la société française, qui en respectent la laïcité constitutive, et qui désirent y manifester la vitalité de leur foi.»</p>
<p style="text-align: justify;">Dans cet élan, <strong>le désir profond de Claude Dagens était,</strong> <strong>semblait-il,</strong> <strong>de faire</strong> <strong>accepter, par l&#8217;ensemble de la communauté catholique</strong> &#8211; il y a toujours eu des réticents pour des motifs socio-politiques -, cette déférence envers <strong>la démocratie républicaine</strong>, jusqu&#8217;à cet esprit de laïcité sans fard qui lui est substantiel. Un sommet sur ce chemin fut l&#8217;aboutissement du long travail collectif de préparation de cette fameuse « <em>Lettre »</em>.  Une<em> </em>proposition allait loin, semblait-il, dans la promotion de la laïcité : il était conseillé à l&#8217;Eglise de se défaire progressivement de ses institutions de services (sociaux et éducatifs généraux) quand la société pluraliste (garantie par la neutralité de l&#8217;Etat) est capable de les assurer dans de bonnes conditions. (3<sup>e</sup> partie, II, 2 : <em>l&#8217;Eglise et le service de la société</em>). Les croyants étaient encouragés à joindre généreusement « leurs efforts à ceux des autres citoyens au sein des institutions publiques », mais, bien entendu, sans craindre, « quand il le faut, de rendre compte de la foi » qui les fait agir avec tous pour le bien commun : une application pratique d&#8217;une laïcité bien assimilée. Sur le ton général de la « <em>Lettre </em>», Claude Dagens rappelle lui-même qu&#8217;il y a eu des grincements de dents du côté des catholiques traditionnels : il ne faut pas « proposer » ; quand on a la foi, il faut affirmer <strong>la</strong> vérité.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans <em>Aujourd&#8217;hui l&#8217;Evangile</em>, Claude Dagens centre une part de <strong>ses réflexions sur l&#8217;essentiel de notre foi  et « la nouveauté chrétienne de Dieu »,</strong> celle qui transparaît dans les paroles et les actes de Jésus-Christ, consignés dans l&#8217;Evangile : « Dans le Fils du Dieu vivant, le Verbe fait chair, c&#8217;est l&#8217;homme, c&#8217;est tout l&#8217;être humain qui se trouve révélé en plénitude, dans l&#8217;amour reçu de Dieu&#8230; C&#8217;est l&#8217;amour de Dieu, révélé (par l&#8217;Esprit) dans l&#8217;humanité du Fils<em>, </em>qui nous appelle à témoigner et <strong>faire de la vérité</strong> dans notre existence humaine&#8230; Le devenir chrétien commence à la fois par la  conscience de la liberté personnelle et par l&#8217;appel à exercer cette liberté selon Dieu&#8230; Chacun de nous a une valeur unique ! Adorer Dieu et défendre la dignité des hommes sont deux démarches inséparables&#8230; La vie de Dieu jaillit de la mort du Christ. Le chemin qu&#8217;il ouvre ne va pas de la vie à la mort, mais de la mort à la vie, à travers le signe de la croix ». Très significatif est le récit des disciples d&#8217;Emmaüs : ils reconnaissent Jésus au pain rompu et à sa parole, une lumière qui se refuse d&#8217;éblouir. Cette ligne spirituelle oriente toute la vie concrète et réciproquement les expériences &#8216;extérieures&#8217; nourrissent  l&#8217; &#8217; intérieur&#8217; de chacun des chrétiens. Beaucoup de chrétiens pensent que ce message est la  tradition : tout le reste est amené à évoluer avec les temps, pour être de plus en plus une vérité.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ces chrétiens sont sans doute tous d&#8217;accord sur le contenu</strong> stimulant du message de Jésus-Christ que Claude Dagens souligne vigoureusement avec raison. Et sur une dynamique naturellement communautaire (sans communautarisme) de l&#8217;évangélisation sur laquelle il insiste. Vouloir transmettre cet « héritage » à notre temps n&#8217;est pas facile, et surtout aux jeunes générations nées dans cet univers flou. <strong>Mais qu&#8217;il leur</strong> <strong>permette de le contredire sur l&#8217;acte de transmission lui-même</strong>, ses moyens, ses méthodes : sur ce plan-là, l&#8217;évêque-auteur, qu&#8217;un esprit scientifique, critique, toujours en recherche, rendait plus équitable et prudent, a rejoint le système de la Nouvelle Evangélisation conçu par Jean-Paul II et repris, avec toutes ses ambiguïtés, par Benoît XVI.</p>
<p style="text-align: justify;">Sans nul doute <strong>Claude Dagens pense</strong>-t-il <strong>que d&#8217;autres</strong>, parce qu&#8217;ils sont croyants d&#8217;autres religions, <strong>se vouent également avec force à la promotion de l&#8217;humanité</strong>. Il  pense la même chose de la part d&#8217;athées convaincus et sincères, avec qui un dialogue constructif est indispensable. Son livre le suggère en rappelant les contacts nombreux qu&#8217;un évêque est amené à prendre de par sa fonction mais peut-être aurait-il fallu le redire comme un préalable. En tout cas, s&#8217;il tient à montrer l&#8217;Evangile comme un riche outil de travail pour l&#8217;humanisation du monde, il ne manque pas d&#8217;afficher son loyalisme envers <strong>son </strong>Eglise, quelles que soient les contradictions de celle-ci dans la pratique : il ne les cache pas toutes mais il ne les dénoncera jamais avec insistance s&#8217;il y a risque de faire apparaître publiquement des divergences internes importantes. On pourra se demander : « Comme haut représentant, peut-il faire autrement ? ».  Mais le loyalisme peut tourner au légalisme.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;auteur recense ce que sont, d&#8217;après lui, <strong>les meilleurs moyens de faire connaître</strong> le message chrétien à ceux qui nous entourent, en tenant compte qu&#8217;en général, « nos sociétés se passent de Dieu » : paradoxe insoluble ? Mais il dramatise, comme le Vatican, pour la « mission », les dangers venant d&#8217;une sécularisation qui s&#8217;accélère et devient une seconde nature chez nos concitoyens. D&#8217;une part, affirme-t-il, le mouvement est si rapide que le « phénomène chrétien » est de moins en moins aperçu par les autres : les initiatives catholiques ont un faible écho médiatique ; l&#8217;opinion publique trouve notre culture respectable (voir nos églises) mais c&#8217;est du passé, dit-on, et il n&#8217;y a pas de raison d&#8217;accorder à l&#8217;Eglise catholique une attention privilégiée par rapport à d&#8217;autres groupes religieux. Résultat : beaucoup de catholiques ont peur de dire une foi désignée comme désuète ; d&#8217;autres, par contre, insistent « sur les engagements sociaux et politiques de l&#8217;Eglise dans le monde, la pratique de la solidarité, la présence aux pauvres », et ils risquent de tenir « l&#8217;intériorité » (vie spirituelle, liturgie, sacrements) comme secondaire, alors que les uns ne vont pas sans les autres. Toutes ces assertions, souvent médiatisées, sont discutables et flattent d&#8217;abord les esprits chagrins, souvent passéistes.</p>
<p style="text-align: justify;">A <strong>trop exalter la « mission-de-l&#8217;Eglise, comme dans ce livre, </strong> <strong>ne risque-t-on</strong> <strong>pas de perdre</strong> en route, quoi que l&#8217;on affirme, <strong>la « nouveauté » que fait éclater la « bonne nouvelle » ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le Verbe avait pourtant mis au monde la religion la plus désacralisée possible, la plus humaine : à ce sujet, Vatican II avait ouvert une porte. L&#8217;équilibre est sans doute subtil entre une communauté fructueuse et le propre engagement du chrétien (ici le catholique) de base. Mai la liberté de chaque personne a une valeur première : la communauté ne vit que si chacun est un vivant,  adhérant librement au mystère de la foi. N&#8217;est-ce pas d&#8217;abord la « mission » de tous (laïcs comme clercs, sans privilège : il y a d&#8217;ailleurs une redéfinition chrétienne à faire du prêtre) dans leur vie courante d&#8217;hommes et de femmes, que de tenir les yeux ouverts sur les « signes des temps », d&#8217;en tirer des conclusions et de décider ensemble des modifications urgentes de la vie symbolique de l&#8217;Eglise et de sa façon d&#8217;être présente au monde ? Le partage des activités pastorales est devenu une réalité qu&#8217;il ne faudrait pas sans cesse faire passer pour un signe remarquable de modernité : ce n&#8217;est que le produit de la nécessité. Claude Dagens n&#8217;évoque plus assez ce qui risque de défigurer la « mission » : il dénonce justement les « fidèles » qui voudraient convertir le monde à force de grandes démonstrations religieuses publiques. Mais rien d&#8217;essentiel n&#8217;a été fait pour assurer couramment un véritable « partage » des décisions. La consultation (exaltée avec excès démagogique) du plus grand nombre des « Conseils », des synodes et des instruments de la collégialité à tous les niveaux reste formelle. Au contraire, pour récupérer des nostalgiques, on choisit de flatter leur soif de sacré et une restauration de l&#8217;« autorité » cléricale. Veut-on faire oublier les « affaires » récentes qui ont soulevé la colère de beaucoup de catholiques mais qui ont aussi terni l&#8217;image que donne l&#8217;Eglise ?</p>
<p style="text-align: justify;">Plus inquiétant encore. <strong>Depuis plus de dix ans, l&#8217;accent est mis à « Rome » sur l&#8217;urgence de retrouver, à tout prix, l&#8217;influence perdue</strong> : cela ne va pas bien vite ; alors, on n&#8217;y va plus de main morte. Pour faciliter la tâche on en est arrivé à vouloir faire reconnaître officiellement la « mission » (au moins sa part socialement engagée) par les institutions publiques. <strong>Claude Dagens</strong> va tout à fait <strong>maintenant</strong> dans ce sens-là, et il <strong>développe</strong> sans vraie nuance -ce qui m&#8217;a beaucoup étonné de sa part-  <strong>les mêmes arguments que le Vatican</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">On s&#8217;acharne à<strong> persuader les autres citoyens que</strong>, « les catholiques ayant assimilé d&#8217;une façon nouvelle le thème de la liberté et des droits de l&#8217;homme », <strong>les républicains, défenseurs de la laïcité n&#8217;ont plus de nos jours, rien à craindre de l&#8217;Eglise</strong> par ailleurs affaiblie (ce qui se voit bien).  On semble croire d&#8217;ailleurs que les « laïques » sont fatigués de lutter. <strong>D&#8217;autre part</strong>, dans un monde incertain, dit-on, le « projet laïque » ne peut plus « se résigner à une absence d&#8217;idéal politique » : à ce sujet on en appelle à des autorités extérieures non croyantes de préférence pour faire plus objectif. L&#8217;auteur fait très souvent référence à Marcel Gauchet : parmi les monothéismes, le christianisme, en sortant des systèmes religieux « hétéronomes » a beaucoup aidé à faire progresser les humains vers l&#8217;autonomie de la personne, qualité éminemment démocratique ; il ne faut donc pas négliger ce que peuvent apporter les chrétiens aux valeurs civiques. Mais on ne peut pas en conclure triomphalement qu&#8217;un<strong> « partenariat », reconnu comme tel, est devenu possible « dans les délibérations publiques »</strong> &#8211; <strong>et même indispensable</strong> dans la crise actuelle -, <strong>entre l&#8217;Etat </strong>garant de la<strong> </strong>société<strong> </strong>sécularisée <strong>et l&#8217;Eglise. </strong>M. Gauchet ne tient certainement pas à donner à celle-ci une tribune privilégiée. Et il est très difficile de ne pas voir la contradiction, en France, entre d&#8217;un côté les affirmations républicaines éclatantes associées au respect affecté de la loi de 1905 et de l&#8217;autre, le chemin délibérément pris aujourd&#8217;hui par l&#8217;Eglise catholique vers un système concordataire prudemment voilé. On a d&#8217;ailleurs vu les républicains de France en alerte ces derniers temps à propos de toute concession dans ce sens par les pouvoirs publics (par exemple : rapport Machelon ; affaire des grades universitaires, des subventions cultuelles déguisées&#8230;). Est-il bon d&#8217;ailleurs pour le « message » que la « reconnaissance » officielle de l&#8217;Eglise ait une « raison » d&#8217;Etat ? Enfin on ne peut pas bien percevoir, de l&#8217;extérieur, que cette Eglise n&#8217;est pas, dans la pratique, sortie de la « religion » : bien au contraire elle y rentre précipitamment dans une politique vaticane identitaire, manifestant ses certitudes éternelles, assoiffée de visibilité et même, si cela « paye », ritualiste à l&#8217;ancienne&#8230; Et pourtant, Claude Dagens cite encore l&#8217;« avancez en eau profonde » (donc risquée) de l&#8217;Evangile !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>De nombreux chapitres du livre</strong> (2<sup>e</sup> partie mais surtout 3<sup>e</sup>) s&#8217;adressent <strong>spécialement</strong> à des enseignants ou des responsables de <strong>l&#8217;école catholique</strong> <strong>: ils sont</strong> <strong>particulièrement décevants</strong>, venant d&#8217;une personnalité que l&#8217;on avait vue plus attentive à la présence au monde réel. Claude Dagens rappelle pourtant qu&#8217;il y a quelques années des congrégations enseignantes s&#8217;étaient lucidement posé des questions sur la valeur évangélique d&#8217;un enseignement privé. Aujourd&#8217;hui, il n&#8217;est plus  question pour l&#8217;Eglise officielle, de se désengager à plus ou moins long terme de cette institution « visible ». Dans la <em>Lettre</em>, parait-il, à ce sujet, on n&#8217;avait pas spécialement pensé à l&#8217;école catholique&#8230; Bien sûr, personne n&#8217;exige l&#8217;abolition des lois de liberté d&#8217;enseignement, et libre à des chrétiens qui s&#8217;affichent comme tels de soutenir, hors Eglise, des écoles privées dites « catholiques ». Mais que notre Eglise laisse entendre qu&#8217;en France par exemple, l&#8217;école nationale est ou risque d&#8217;être l&#8217;école de l&#8217;Etat, nous paraît injurieux. Surtout, qu&#8217;elle cautionne la possibilité de se mettre à part des autres citoyens (ou futurs citoyens), au lieu de s&#8217;engager pour que l&#8217;école de tous développe toutes les qualités qu&#8217;on attend d&#8217;elle, nous a toujours semblé loin de l&#8217;esprit évangélique. <strong>Tout cet</strong> <strong>aspect des choses</strong> est « <strong>oublié »</strong> finalement dans ce livre. Et, c&#8217;est certainement <strong>aux dépens de la « mission ».</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>On peut analyser plus spécialement quelques remarques de Claude Dagens.</strong> On voit bien les contradictions inhérentes à la ligne de l&#8217;Eglise officielle, soutenue maintenant plus résolument par lui, et la façon dont « l&#8217;Institution » les escamote parfois.</p>
<p style="text-align: justify;">**  « <em>Actuellement, les jeunes qui viennent dans l&#8217;enseignement catholique sont pareils à tous les jeunes&#8230; C&#8217;est un</em> <em>haut lieu d&#8217;accueil et de rencontre</em> ». On ne peut pas nier un aller-retour fréquent, pour différentes raisons, mais qui ne concerne qu&#8217;une minorité (plutôt aisée). Les piliers forts sont marqués non seulement par les modes de vie de toute la jeunesse actuelle mais aussi par le choix de leurs parents : il s&#8217;agit encore (et cela peut concerner des populations diverses, y compris sur le plan religieux) d&#8217;échapper aux « mauvaises fréquentations » (ce réflexe existe toujours), mais surtout d&#8217;être plus sûr de « réussir » ; enfin, généralement (sauf en lycées professionnels pour des raisons souvent injustes d&#8217;ailleurs) la composition des classes est loin d&#8217;être le décalque de la société. Et dans les quartiers mêlés où s&#8217;installe une école catholique, elle draine d&#8217;abord ceux (y compris des non-croyants ou des musulmans par exemple) qui attendaient ce moyen de fuir le sort commun, supposé mauvais a priori. Il n&#8217;y a vraiment pas de quoi en être fier.</p>
<p style="text-align: justify;">**<strong> </strong>« <em>Je crois qu&#8217;un établissement scolaire d&#8217;inspiration chrétienne ne peut pas se contenter de la culture d&#8217;entreprise, qui, ajuste sans cesse les moyens et les résultats. Il faut aussi que soit exploitée une autre culture, chrétienne&#8230; (avec) des signes : l&#8217;accueil, la solidarité, l&#8217;écoute ;&#8230; l&#8217;intelligence que l&#8217;on éveille à des savoirs</em> ». Il y a tellement d&#8217;exemples qui font de ces affirmations le côté publicitaire et concurrentiel des écoles catholiques (voir certains articles dans <em>La </em><em>Croix </em>ou<em> La Vie,</em> au moment des choix de scolarité, du genre : venez chez nous, regardez comme nous sommes bons car chrétiens, et innovateurs parce que « libres » ; nous apportons un « plus » ; et voyez nos résultats !) On sous-entend forcément : meilleure conscience professionnelle dans le « privé » catholique que dans le « publique » &#8211; ce qui est calomnieux &#8211; ;  et l&#8217;on sait bien que les succès bruts affichés cachent l&#8217;inégalité des moyens et qu&#8217;à conditions (variées) équivalentes les résultats sont tout au plus les mêmes.</p>
<p style="text-align: justify;">** « <em>Ne pas rêver&#8230; Il faut être accueillant. On ne va pas vérifier le degré de catholicisme et de pratique religieuse des enseignants. (Mais) il y a (parmi ceux-ci) des jeunes qui viennent dans l&#8217;enseignement catholique parce qu&#8217;ils devinent qu&#8217;il y a un lien entre la tradition chrétienne et le travail d&#8217;éducation</em> (supposé évidemment meilleur)&#8230; <em>Je suis convaincu qu&#8217;ils peuvent devenir chrétiens en s&#8217;engageant ainsi</em> ». Les contradictions apparaissent.  Personne ne peut plus s&#8217;étonner que la majorité des enseignants « catholiques » ne le soient pas et surtout ne suivent pas les règles de l&#8217;Eglise : la société ne peut plus fournir. Mais la clientèle majoritaire n&#8217;en a cure. Pas plus d&#8217;ailleurs qu&#8217;elle ne tient vraiment à un enseignement religieux consistant, qui fait perdre du temps. On devine que Claude Dagens reste sceptique au fond sur la « conversion » possible des enseignants eux-mêmes (dire « j&#8217;en suis convaincu » ressemble trop à de l&#8217;autosuggestion). Et la plupart des enseignants titulaires tiennent à garder leur autonomie sur tous les plans, qu&#8217;on ne peut pas leur refuser.</p>
<p style="text-align: justify;">** « <em>Le travail d&#8217;éducation dans l&#8217;école catholique s&#8217;adresse à des jeunes qui n&#8217;ont ni racines, ni mémoire chrétiennes&#8230; On va leur donner la chance de devenir chrétiens et&#8230; peut-être leurs camarades, leur famille. »</em> On retrouve l&#8217;argument missionnaire classique. L&#8217;Eglise, dit-on, ne peut pas se défaire de cette école. L&#8217;auteur rejoint sans réserve (presque mot-à-mot) les Instructions du Vatican (dernière en date, sept.2007) qui avaient déjà obligé les évêques français à y affirmer le caractère catholique de « tout l&#8217;enseignement » donné, dès le Statut de1992 (que certains d&#8217;entre eux d&#8217;ailleurs, ne trouvaient pas encore assez marqué : ex. Avignon, Carqueiranne). Mais on sait bien que l&#8217;on risque d&#8217;attenter à la loi Debré qui n&#8217;accepte le « caractère propre » des établissements conventionnés que sous réserve prévue d&#8217;une certaine discrétion. On a déjà vu que prétendre accueillir tout le monde et faire de l&#8217;école un lieu de « mission » est une gageure, sinon seulement une expression verbale.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>On a d&#8217;ailleurs du mal à comprendre pourquoi l&#8217;Eglise officielle continue, ici et aujourd&#8217;hui, à proclamer qu&#8217;elle a une « mission » (un don de l&#8217;Esprit, une vocation) éducative générale </strong>- pas seulement catéchétique- et confessionnellement marquée : c&#8217;est faire croire que la formation du citoyen n&#8217;est jamais complètement valable sans elle et surtout que la conviction de foi est à mettre dans la même catégorie que l&#8217;esprit scientifique associé à l&#8217;enseignement. Il est toujours dangereux de mélanger les deux lignes : toute conviction philosophique, religieuse ou politique incarnée dans une structure collective risque de se croire au moins un degré au-dessus dans la vérité et de glisser peu à peu vers un exclusivisme paralysant (parfois inconscient ?) : l&#8217;histoire l&#8217;a montré.</p>
<p style="text-align: justify;">Plus communément, notre Eglise doit, me semble-t-il, s&#8217;assimiler vraiment l&#8217;esprit même de la laïcité qui est aussi une vertu évangélique. Il ne suffit pas de ne pas exiger des privilèges, comme l&#8217;assure encore Claude Dagens, mais il faut aussi se refuser tous comportements ou structures communautaristes avec des droits spécifiques ; ne pas solliciter une reconnaissance publique auprès de l&#8217;Etat ; faire confiance à la force de la Parole et aux chrétiens de base : les encourager à vivre et travailler avec les autres, à tous niveaux et à tous les moments de l&#8217;existence, attentifs aux libertés, sans masquer leurs convictions mais sans tapage prosélytiste, comme le suggérait la <em>Lettre.</em> Cette intention est d&#8217;autant moins actuellement celle des officiels ecclésiaux que ceux-ci semblent affolés par la sécularisation accélérée et, en même temps, par l&#8217;empiétement galopant &#8211; avec parfois des moyens trop faciles qu&#8217;il serait indigne d&#8217;imiter &#8211; de groupes religieux « chrétiens » concurrents. Pourtant « la mission » peut être  assurée, si on le veut sans réserve,  dans la clarté,  et l&#8217;Evangile entendu sans ambiguïté.</p>
<p align="right">Jacques Haab</p>
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		<title>Cachez ce minaret que je ne  saurais voir !</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Dec 2009 10:25:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucienne Gouguenheim</dc:creator>
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		<category><![CDATA[L'Observatoire Chrétien de la Laïcité (OCL)]]></category>
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		<description><![CDATA[Le résultat lamentable de la votation de dimanche 29 novembre en Suisse a sans doute des causes sociales multiples. Ce vote est  fondé, entre autres, sur la peur de l&#8217;autre, une peur favorisée par la méconnaissance des réalités de l&#8217;Islam et l&#8217;étroitesse d&#8217;esprit qui crée des réflexes d&#8217;intolérance. Les intégrismes religieux chrétien et musulman portent une part [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le résultat lamentable de la votation de dimanche 29 novembre en Suisse a sans doute des causes sociales multiples. Ce vote est  fondé, entre autres, sur la peur de l&#8217;autre, une peur favorisée par la méconnaissance des réalités de l&#8217;Islam et l&#8217;étroitesse d&#8217;esprit qui crée des réflexes d&#8217;intolérance. Les intégrismes religieux chrétien et musulman portent une part de responsabilité dans cette dérive, et les analyses mensongères et haineuses de l&#8217;extrême droite populiste ont encouragé ces tendances.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L&#8217;Observatoire Chrétien de la Laïcité analyse aussi ce résultat comme une défaite de la laïcité</strong>. Dans nos sociétés pluralistes et sécularisées où vivent ensemble des personnes de convictions et de croyances diverses, religieuses, athées, agnostiques, l&#8217;État démocratique laïque garantit les droits de la personne humaine et notamment la liberté de conscience. Cette dernière est protégée contre toute idéologie officielle ou tout communautarisme clos par cet État laïque qui garantit aussi les libertés d&#8217;association et de culte dans le cadre du  respect de la loi démocratique et des droits humains. L&#8217;État laïque  ne reconnaît aucune religion, aucune conviction et se trouve ainsi dans l&#8217;obligation d&#8217;assurer l&#8217;égalité de traitement des citoyens. Cette obligation joue évidemment en faveur de l&#8217;Islam comme des autres formes de conviction, religieuses ou non.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans cette optique, refuser par principe la construction de minarets, c&#8217;est refuser aux musulmans, s&#8217;ils le désirent, dans le cadre des pratiques légales de l&#8217;urbanisme, de manifester dans l&#8217;architecture de leurs lieux de culte un signe symbolique de leur foi, comme peut l&#8217;être un clocher pour les chrétiens ou tout autre symbole architectural signifiant. Une telle attitude d&#8217;intolérance et de ségrégation religieuse et culturelle contredit les convictions laïques en même temps qu&#8217;elle prouve une dangereuse immobilité culturelle.</p>
<p style="text-align: right;"><!--StartFragment-->
</p>
<p class="MsoNormal"><span>Communiqué de presse de l&#8217;Observatoire Chrétien de la Laïcité</span></p>
<p class="MsoNormal"><span><span>2 décembre 2009</span><!--EndFragment--> </span></p>
<p><!--EndFragment--></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Résister c’est exister</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2009/11/20/resister-c%e2%80%99est-exister/</link>
		<comments>http://www.nsae.fr/2009/11/20/resister-c%e2%80%99est-exister/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 20 Nov 2009 11:10:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucienne Gouguenheim</dc:creator>
				<category><![CDATA[Collectifs et associations]]></category>
		<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>

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		<description><![CDATA[La Lanterne qu’on allume  organise un débat sur ce thème 
 Avec la participation de Christian Terras, 
rédacteur en chef de la revue Golias
 Mardi 1er décembre 2009, de 18heures à 20 heures
 Au Café Le Tonneau de Diogène
Place Notre Dame à Grenoble
(Tram B – arrêt N.D. – Musée)
 Résister, c’est Exister… !

Ce slogan tracé à la peinture [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><strong><em>La Lanterne qu’on allume  <span style="font-style: normal; font-weight: normal;">organise un débat sur ce thème </span></em></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><span> Avec la participation de <strong>Christian Terras, </strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><span><strong><span style="font-weight: normal;">rédacteur en chef de la revue Golias</span></strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><span> <strong>Mardi 1<sup>er</sup> décembre 2009, <span style="font-weight: normal;">d</span><span style="font-weight: normal;">e 18heures à 20 heures</span></strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><span> Au Café <strong>Le Tonneau de Diogène</strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><span><strong>Place Notre Dame à Grenoble</strong></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><span>(Tram B – arrêt N.D. – Musée)</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><span> <strong>Résister, c’est Exister… !</strong></span></p>
<p><!--StartFragment--></p>
<p class="MsoNormal">Ce slogan tracé à la peinture sur un trottoir de la place Verdun à Grenoble me questionne :</p>
<p class="MsoNormal">Moi, citoyen du 21<sup>ème</sup> siècle</p>
<p class="MsoNormal">- qu’est-ce que je fais dans cette société ?</p>
<p class="MsoNormal">- quelle place je prends ?</p>
<p class="MsoNormal">- suis-je un mouton qui se laisse mener ?</p>
<p class="MsoNormal">Ou</p>
<p class="MsoNormal">- est-ce que je réagis ?</p>
<p class="MsoNormal">- est-ce que je m’approprie ce que l’on me propose ?</p>
<p class="MsoNormal">- sur qui et sur quoi je m’appuie ?</p>
<p class="MsoNormal">- comment je me forme pour résister ?</p>
<p><!--EndFragment--></p>
<p class="MsoNormal" align="center"><span>_______________________ </span></p>
<div class="MsoNormal"><span><strong>« La Lanterne qu’on allume » </strong></span><span><strong>est animée par :</strong></span></div>
<div class="MsoNormal"><span><strong> </strong></span></div>
<div class="MsoNormal"><span><strong>- Nous sommes aussi l’Eglise</strong></span></div>
<div class="MsoNormal"><span><strong> </strong></span></div>
<div class="MsoNormal"><span><strong>- Le groupe « Galilée »</strong></span></div>
<div class="MsoNormal"><span><strong> </strong></span></div>
<div class="MsoNormal"><span><strong>- Des lecteurs de Golias</strong></span></div>
<div class="MsoNormal"><span><strong> </strong></span></div>
<div class="MsoNormal"><span><strong>- Evangile et Modernité</strong></span></div>
<div class="MsoNormal"><span><strong> </strong></span></div>
<div class="MsoNormal"><span><strong>- Des chrétiens en recherche…</strong></span></div>
<div class="MsoNormal"><span><strong> </strong></span></div>
<div class="MsoNormal"><span><strong>Adresse : 10 avenue Maréchal Leclerc 38000 Grenoble</strong></span></div>
<div><strong><br />
</strong></div>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Le dernier bulletin d&#8217;Espérance 54 est arrivé&#8230;</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2009/11/15/le-dernier-bulletin-desperance-54-est-arrive/</link>
		<comments>http://www.nsae.fr/2009/11/15/le-dernier-bulletin-desperance-54-est-arrive/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 15 Nov 2009 12:10:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Karim Mahmoud-Vintam</dc:creator>
				<category><![CDATA[Collectifs et associations]]></category>
		<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nsae.fr/?p=1690</guid>
		<description><![CDATA[Le dernier bulletin (lien de communication) d&#8217;Espérance 54 est arrivé. Merci à Jean Riedinger de nous l&#8217;avoir fait parvenir. Au sommaire de ce numéro : Image(s) pieuse(s) ? / A G des Réseaux du Parvis à Strasbourg ( 27-29 Novembre) / Hommage à Jean Cardonnel / Hommage à Soeur Emmanuelle / La philosophie de Dom Hélder Camara / À propos [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le dernier bulletin (lien de communication) d&#8217;Espérance 54 est arrivé. Merci à Jean Riedinger de nous l&#8217;avoir fait parvenir. Au sommaire de ce numéro : Image(s) pieuse(s) ? / A G des Réseaux du Parvis à Strasbourg ( 27-29 Novembre) / Hommage à Jean Cardonnel / Hommage à Soeur Emmanuelle / La philosophie de Dom Hélder Camara / À propos de bioéthique / Égalité des femmes et des hommes dans les Eglises chrétiennes / La rencontre avec les exclus / Au quartier femme de la prison de Nancy / Pour une « Grande Randonnée » &#8211; Lyon 2010 / « les chrétiens doivent arrêter de trahir leurs propres valeurs » / Annonce de l&#8217;AG d&#8217;Éspérance 54 / Quel avenir pour l&#8217;Église catholique ?</p>
<p>Vous pouvez télécharger le bulletin <a href="http://www.nsae.fr/wp-content/uploads/2009/11/bulletin-desperance-54.pdf">en cliquant ici</a>.</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Lettre de NSAE au recteur de l&#8217;Institut catholique de Paris</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2009/11/12/lettre-de-nsae-au-recteur-de-linstitut-catholique-de-paris/</link>
		<comments>http://www.nsae.fr/2009/11/12/lettre-de-nsae-au-recteur-de-linstitut-catholique-de-paris/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 11 Nov 2009 23:43:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucienne Gouguenheim</dc:creator>
				<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nsae.fr/?p=1665</guid>
		<description><![CDATA[Nous Sommes Aussi l&#8217;Eglise
68 rue de Babylone &#8211; 75007 Paris
membre de la Fédération Réseaux du Parvis 
membre du Réseau Européen Eglises et Libertés 
membre du Mouvement international We are Church
site internet : http://www.nsae.fr
à Monsieur le Recteur
Institut Catholique de Paris
21, Rue d&#8217;Assas
75006 PARIS Cedex

Monsieur le Recteur,
Notre association, « Nous sommes aussi l&#8217;Eglise &#8211; France » tient à vous faire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Nous Sommes Aussi l&#8217;Eglise</p>
<p>68 rue de Babylone &#8211; 75007 Paris</p>
<p>membre de la Fédération <em>Réseaux du Parvis </em></p>
<p>membre du <em>Réseau Européen Eglises et Libertés </em></p>
<p>membre du Mouvement international <em>We are Church</em></p>
<p>site internet : http://www.nsae.fr</p>
<p style="text-align: right;">à Monsieur le Recteur</p>
<p style="text-align: right;">Institut Catholique de Paris</p>
<p style="text-align: right;">21, Rue d&#8217;Assas</p>
<p style="text-align: right;">75006 PARIS Cedex</p>
<p style="text-align: right;">
<p>Monsieur le Recteur,</p>
<p style="text-align: justify;">Notre association, « Nous sommes aussi l&#8217;Eglise &#8211; France » tient à vous faire savoir qu&#8217;elle s&#8217;associe aux nombreuses protestations qui vous ont été adressées par diverses associations françaises ou européennes ainsi que par l&#8217;ambassade du Honduras à Paris, ou encore par le chanoine François Houtart, à propos de votre initiative de nommer Docteurs Honoris Causa de l&#8217;Institut Catholique de Paris le Cardinal Evêque de Tegucigalpa, Oscar Rodriguez Maradiaga, ainsi que l&#8217;ancien directeur général du Fonds Monétaire International (FMI), Michel Camdessus.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Nous partageons l&#8217;indignation et l&#8217;analyse dont vous a fait part le SICSAL (Servicio Internacional Cristiano de Solidaridad con los Pueblos de America Latina) dans le courrier qu&#8217;il vous a adressé et dont « Nous sommes Eglise &#8211; Chili » nous a communiqué la copie que nous joignons.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Nous vous prions d&#8217;agréer, Monsieur le Recteur,  l&#8217;expression de nos sentiments distingués.</p>
<p align="right">
<p align="right">
<p><img class="alignleft size-full wp-image-1671" src="http://www.nsae.fr/wp-content/uploads/2009/11/pastedgraphic-11.tiff" alt="pastedgraphic-11" /></p>
<p><strong>Servicio Internacional Cristiano</strong></p>
<p><strong>de Solidaridad con los Pueblos</strong></p>
<p><strong>de América Latina  &#8211; Sicsal </strong></p>
<p>octubre  2009</p>
<p style="text-align: right;">Madame Florence Bastien</p>
<p style="text-align: right;">21, Rue d&#8217;Assas</p>
<p style="text-align: right;">F-75006 PARIS Cedex 06 &#8211; FRANCE</p>
<p>Chère Madame, Bastien,</p>
<p style="text-align: justify;">Au nom du<strong> Comité  Oscar Romero, </strong>qui, à partir de la foi du Christ et en solidarité avec les personnes précarisées, se solidarise avec la lutte des peuples latino-américains; je me permet de me diriger vers vous afin de vous exprimer notre préoccupation sur l&#8217;octroi par votre Institut du titre de Docteur Honoris Causa au Cardinal et Evêque de Tegucigalpa (Honduras) Oscar Rodriguez Maradiaga, ainsi qu&#8217;à l&#8217;ex-directeur général du Fonds Monétaire International (FMI), Michel Camdessus.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">S&#8217;il est certain que Monseigneur Maradiaga avait pu montrer ces dernières années &#8211; en particulier au moment de sa candidature pour la succession de Jean-Paul II -  une image progressiste de défenseur de la cause des pauvres; à partir du coup d&#8217;Etat du 28 juin 2009, ses déclarations ont provoqué la déception parmi le peuple hondurien.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Il ne s&#8217;agit pas seulement du fait que, comme d&#8217;autres membres de la Conférence épiscopale hondurienne et avec le total appui du Vatican, il n&#8217;ait pas dénoncé le coup d&#8217;Etat. Mais il l&#8217;a surtout légitimé en déclarant que « la Constitution a été respectée par les putschistes ».</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Il n&#8217;a pas condamné ni évoqué les assassinats, les tortures et les détentions massives dont s&#8217;est rendu coupable le gouvernement putschiste. Il n&#8217;a pas prononcé une seule parole sur la suppression des libertés civiques, ni sur la fermeture des média de communication qui ne voulaient pas se soumettre aux putschistes, en particulier la radio jésuite, Radio Progreso.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Le Cardinal Maradiaga a choisi le camp des militaires et des grandes familles putschistes, au contraire de Monseigneur Luis Alfonso Santos (Evêque de Santa Rosa de Copan), de la Confédération des Religieux du Honduras, du Gouvernement provincial apostolique des Jésuites au Honduras et des Dominicains d&#8217;Amérique central qui ont condamné le coup d&#8217;Etat et les crimes commis.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Il nous est aussi particulièrement affligeant de constater que le Cardinal sera honoré en même temps que Michel Camdessus, dont les politiques qu&#8217;il a impulsé à la tête du FMI de 1987 à 2000 ont été reconnues coupables d&#8217;encore plus grandes souffrances parmi les peuples que le coup d&#8217;Etat militaire hondurien.  Certains analystes ont même appelé ces politiques du FMI « les crimes économiques contre l&#8217;humanité ».</p>
<p>Nos valeurs chrétiennes nous font douter du bien fondé de l&#8217;octroi du titre de Docteur Honoris Causa à ces personnes ainsi que de l&#8217;adjectif « Catholique » de votre Institut (MT, 25-40).</p>
<p>Je vous prie d&#8217;agréer, Madame Bastien, l&#8217;expression de nos sentiments distingués</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Crucifix et laïcité</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2009/11/09/crucifix-et-laicite/</link>
		<comments>http://www.nsae.fr/2009/11/09/crucifix-et-laicite/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 09 Nov 2009 11:52:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucienne Gouguenheim</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'Observatoire Chrétien de la Laïcité (OCL)]]></category>
		<category><![CDATA[OPINIONS & DÉBATS]]></category>

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		<description><![CDATA[La Cour européenne des droits de l&#8217;Homme a condamné mardi 3 novembre l&#8217;Italie pour la présence de crucifix dans les salles de classe, disposition jugée contraire au droit des parents d&#8217;éduquer leurs enfants selon leurs convictions et au droit des enfants à la liberté de religion. Cette condamnation a soulevé de nombreuses réactions. Nous publions [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>La Cour européenne des droits de l&#8217;Homme a condamné mardi 3 novembre l&#8217;Italie pour la présence de crucifix dans les salles de classe, disposition jugée contraire au droit des parents d&#8217;éduquer leurs enfants selon leurs convictions et au droit des enfants à la liberté de religion. Cette condamnation a soulevé de nombreuses réactions. Nous publions ici l&#8217;éditorial de la Croix, suivi d&#8217;une réaction de l&#8217;Observatoire chrétien de la laïcité, puis d&#8217;une déclaration de l&#8217;association italienne sœur de NSAE : « Noi siamo Chiesa »</em><em></em></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">L&#8217;Italie condamnée en raison de la présence de croix dans les écoles publiques</span></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Vu de nos contrées laïques, le débat paraît presque désuet. Il y a longtemps que le moindre symbole religieux a disparu des murs des écoles publiques (hormis des terres concordataires d&#8217;Alsace-Moselle) et même &#8211; s&#8217;il est « ostentatoire » &#8211; de la tenue des écoliers. La plupart des Français jugent que cette laïcité, à condition qu&#8217;elle soit respectueuse des croyants, permet une meilleure cohésion sociale. Comment comprendre alors que les Italiens, dans une grande majorité, soient scandalisés par le jugement de la Cour européenne des droits de l&#8217;homme qui a condamné leur pays, à la suite de la plainte d&#8217;une mère de famille contre la présence d&#8217;un crucifix dans les classes de ses enfants ? On peut, sans être grand&#8230; clerc présumer que les convictions religieuses, en Italie, ne sont pas, au fond, très éloignées de celles des autres Occidentaux. Mais culturellement la familiarité reste toujours grande avec les signes et les rites de l&#8217;Eglise catholique. Affaire d&#8217;identité nationale, en somme. Face à a Cour, d&#8217;ailleurs, l&#8217;Etat italien a curieusement plaidé que la croix n&#8217;était ici pas un signe religieux mais un symbole <em>«humaniste».</em></p>
<p style="text-align: justify;">On pourrait pousser le raisonnement de la plaignante jusqu&#8217;à l&#8217;infini et peut-être l&#8217;absurde : si le crucifix heurte la conscience d&#8217;une famille non croyante, pourquoi l&#8217;absence de crucifix ne serait-elle pas troublante pour un croyant catholique ? Les convictions a-religieuses ne sont-elles pas une opinion au même titre que les convictions religieuses ? Devra-t-on débaptiser les lieux qui portent le nom d&#8217;un saint, oter les croix des carrefours, supprimer les calvaires des campagnes ?</p>
<p style="text-align: justify;">Plusieurs pays européens conservent des crucifix dans leurs lieux publics. Cette présence est le fruit d&#8217;une histoire, mais elle est mise en débat par l&#8217;évolution de sociétés devenues multiculturelles, multireligieuses et surtout indifférentes. Il est à craindre que les crucifix sur les murs ne soient même plus remarqués par les élèves et les enseignants, et leur signification perçue. La visibilité du christianisme se joue autrement, sans doute. Mais est-ce à l&#8217;Europe &#8211; est-ce cela qu&#8217;on attend de l&#8217;Europe &#8211; de décider, contre l&#8217;avis d&#8217;une population, ce qui est pour elle au cœur de son patrimoine ou ce qui ne l&#8217;est pas ?</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: right;">Dominique Quinio</p>
<p style="text-align: right;">La Croix</p>
<p style="text-align: right;">6-11-09</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Point de vue de Jean Riedinger, secrétaire de l&#8217;Observatoire  chrétien de la laïcité (OCL)</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Dans la Croix du vendredi 6 novembre Dominique Quinio traite de la condamnation de l&#8217;État Italien par la Cours Européenne des Droits de l&#8217;Homme en raison de l&#8217;existence de crucifix dans les écoles publiques de ce pays. Il est étonnant que ce texte manifeste une certaine sympathie de l&#8217;éditorialiste pour la pratique italienne ou du moins lui cherche des « excuses ». Il y a quand même un bon siècle qu&#8217;en France ce problème est résolu et depuis longtemps à la satisfaction de tous (quelques grincheux mis à part) D.Quinio aurait sans doute quelque difficulté à démontrer qu&#8217;en France l&#8217;identité nationale s&#8217;identifie aujourd&#8217;hui à la religion catholique alors qu&#8217;elle prétend qu&#8217;il peut en être ainsi en Italie, un pays qui sociologiquement est aussi multiconvictionnel que la France et la plupart des pays d&#8217;Europe. L&#8217;argument selon lequel nul ne doit être choqué, ni croyant ni incroyant, se retourne contre ceux qui souhaiteraient y voir une défense de la place des crucifix dans les écoles publiques. Il faudrait à ce compte suspendre sur les murs des classes des signes musulmans, bouddhistes, juifs mais aussi venant de diverses écoles agnostiques et athées ! C&#8217;est évidemment absurde. L&#8217;absence de ces signes, de tous ces signes, est au contraire une façon d&#8217;ouvrir un espace accueillant à tous les enfants et dont le vide peut suggérer que ce lieu de formation de l&#8217;homme et du citoyen est un lieu d&#8217;ouverture à tous. Ce raisonnement vaut pour l&#8217;Italie comme pour la France. Et s&#8217;inquiéter de ce qu&#8217;un tribunal international comme la Cours Européenne  des Droits de l&#8217;Homme de Strasbourg puise « s&#8217;ingérer » dans les affaires d&#8217;un État particulier c&#8217;est nier qu&#8217;il puisse  exister des valeurs universelles &#8211; notamment en Europe -. Parmi ces valeurs le respect des droits humains dont fait partie la laïcité dans un monde aux multiples convictions et  croyances. Il convient  que ces valeurs se concrétisent juridiquement.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: right;">Jean Riedinger</p>
<p style="text-align: right;">secrétaire  de l&#8217;Observatoire Chrétien de la Laïcité</p>
<p style="text-align: right;">7 novembre 2009</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Déclaration  de &laquo;&nbsp;</span><em><span style="text-decoration: underline;">Noi siamo chiesa&nbsp;&raquo;<span style="font-style: normal;"> </span></span></em><span style="text-decoration: underline;"><em>(Nous sommes Eglise Italie) </em></span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il y a une claire diversité des positions à l&#8217;intérieur de l&#8217;Église catholique sur la question du crucifix dans les églises et les lieux publics, même si les points de vue différents de ceux officiels peinent à se faire connaître .</p>
<p style="text-align: justify;">Face à la sécularisation et aux problèmes pastoraux que celle-ci pose à qui veut proposer l&#8217;Évangile à l&#8217;homme d&#8217;aujourd&#8217;hui, le comportement de trop de structures ecclésiales est de choisir un biais. Celui-ci consiste en « campagnes » pour la défense des symboles, en vue d&#8217;obtenir des instruments législatifs en faveur de leurs propres positions ou de leurs propres structures, en vue d&#8217;obtenir une prise de position catégorique et publique en faveur des traditions et des racines chrétiennes de l&#8217;Europe, pour défendre chaque privilège concordataire là où il existe et pour en obtenir dans les situations nouvelles (pays de l&#8217;est). Elles ne se résignent pas à dépasser l&#8217;idéal d&#8217;une culture unique de la chrétienté. L&#8217;hostilité à la sentence de la cour de Strasbourg est la conséquence de cette attitude  habituelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais il existe un autre point de vue. Celui-ci, face à la nécessité d&#8217;une évangélisation nouvelle et crédible, pense que l&#8217;on doit insister surtout sur le développement d&#8217;une vie de foi dans la conscience des croyants et dans la vie de la communauté chrétienne, et sur les « œuvres » dont parle l&#8217;Évangile. Ces œuvres consistent aujourd&#8217;hui à s&#8217;impliquer pour le changement, dans la vie démocratique, dans les rapports sociaux, dans les rapports entre nord et sud et dans la paix fondée sur la justice et le désarmement. Ainsi l&#8217;Évangile &#8211; si l&#8217;on a recours à la pauvreté des moyens matériels (Mathieu 10,9) &#8211; peut devenir plus crédible aux yeux de l&#8217;homme de bonne volonté et en recherche.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette position se réclame du concile de Vatican II et de son esprit. Elle se projette dans une perspective œcuménique. Elle croit en la fraternité de toutes les religions, sans aucun étendard ou symbole, pour affronter les problèmes de l&#8217;humanité au début du troisième millénaire. Pourquoi ne pas avoir un comportement positif face la demande de laïcité et d&#8217;égalité des droits dans la situation  de chaque religion ?</p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi ne pas prendre acte du fait que l&#8217;histoire de l&#8217;Europe a été certes marquée profondément par le christianisme, avec des périodes sombres et d&#8217;autres lumineuses, mais que cette histoire est également marquée par d&#8217;autres cultures (par exemple les lumières, le libéralisme, le socialisme&#8230;) ?</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est une question d&#8217;honnêteté intellectuelle, il n&#8217;y a pas de premier de la classe.</p>
<p style="text-align: justify;">Le crucifix est un symbole religieux sur lequel on peut méditer dans le recueillement de la prière individuelle ou communautaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme symbole (impropre) de l&#8217;identité et de la culture nationale il est instrumentalisé par toute la droite mécréante (celle des athées dévots et des adorateurs du « dieu Po »*) et par les fondamentalistes chrétiens.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Vatican et la CEI (conférence épiscopale italienne) ne veulent pas et n&#8217;arrivent pas à avoir une position plus équilibrée et attentive à toutes les sensibilités présentes dans l&#8217;Église mais, au contraire, ils contribuent à alimenter revendications et âpres polémiques.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p align="right">Vittorio Bellavite</p>
<p align="right">Représentant national de Noi Siamo Chiesa</p>
<p align="right">Rome 4 novembre 2009</p>
<p style="text-align: justify;">* <span style="text-decoration: underline;">Note du traducteur</span> : l&#8217;allusion au « dieu Po » est une allusion à la ligue du Nord qui a mené une campagne ridicule assimilant à une divinité le Po qui traverse tout le nord de l&#8217;Italie. Les athées dévots sont des hommes de droite incroyants qui sont fortement engagés en faveur de l&#8217;idée de  « racines chrétiennes » en en tant que symbole de la religion civile.</p>
<p><!--StartFragment--> <!--EndFragment--></p>
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		<title>Dans le même registre que Le Latran&#8230;</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2009/10/14/dans-le-meme-registre-que-le-latran/</link>
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		<pubDate>Wed, 14 Oct 2009 16:28:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucienne Gouguenheim</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'Observatoire Chrétien de la Laïcité (OCL)]]></category>
		<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>

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		<description><![CDATA[
La présence officielle de Monsieur Fillon à la Cité du Vatican lors d&#8217;une cérémonie religieuse au cours de laquelle était canonisée une Française, Jeanne Jugan, est pour le moins surprenante. Délègue-t-on le premier ministre à la cérémonie de remise d&#8217;un prix Nobel quand celui-ci est attribué à l&#8217;un de nos concitoyens?
Nous sommes las de ces [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">La présence officielle de Monsieur Fillon à la Cité du Vatican lors d&#8217;une cérémonie religieuse au cours de laquelle était canonisée une Française, Jeanne Jugan, est pour le moins surprenante. Délègue-t-on le premier ministre à la cérémonie de remise d&#8217;un prix Nobel quand celui-ci est attribué à l&#8217;un de nos concitoyens?</p>
<p style="text-align: justify;">Nous sommes las de ces adjectifs accolés au mot laïcité (&laquo;&nbsp;sereine, ouverte, réfléchie&nbsp;&raquo;) qui laissent planer un soupçon : sans adjectif, la laïcité mériterait peu de considération, alors qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un principe inscrit dans notre Constitution et que le terme se suffit à lui-même.</p>
<p style="text-align: justify;">Le plus grave reste cette reconnaissance officielle d&#8217;une sorte de prix d&#8217;honneur à la compétence morale de l&#8217;Eglise catholique (les &laquo;&nbsp;crises&nbsp;&raquo; connues par cette Eglise au cours de l&#8217;année 2009 devrait inciter à plus de modestie&#8230;). Le travail de réflexion morale auquel sont appelés tous les hommes et femmes de bonne volonté est à partager par tous. La compétence de ceux qui ont œuvré en ce domaine au cours de l&#8217;Histoire ne nous semble pas tributaire d&#8217;une appartenance à telle ou telle famille de conviction, même si ces acteurs se &laquo;&nbsp;ressourcent&nbsp;&raquo; dans une communauté qu&#8217;ils ont choisie.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p><strong> </strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-weight: normal;">Communiqué de presse de l&#8217;Observatoire Chrétien de la laïcité</span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="font-weight: normal;">13 octobre 2009</span></p>
<p></strong></p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Célébration organisée par le collectif NSAE Cher le 27 juin 09</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2009/10/05/celebration-organisee-par-le-collectif-nsae-cher-le-27-juin-09/</link>
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		<pubDate>Mon, 05 Oct 2009 16:38:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucienne Gouguenheim</dc:creator>
				<category><![CDATA[Archives]]></category>
		<category><![CDATA[FAIRE ÉGLISE AUTREMENT]]></category>
		<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous avions décidé de proposer une célébration eucharistique :
- pour se faire connaître ;
- pour contribuer concrètement à la recherche d&#8217;une autre façon de célébrer ;
- pour proposer à un certain nombre de connaissances de faire un pas avec nous.

Nous pensons que ces objectifs ont été atteints


Cela nous a demandé un certain investissement.
Nous avons été heureux de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Nous avions décidé de proposer une célébration eucharistique :</p>
<p style="text-align: justify;">- pour se faire connaître ;</p>
<p style="text-align: justify;">- pour contribuer concrètement à la recherche d&#8217;une autre façon de célébrer ;</p>
<p style="text-align: justify;">- pour proposer à un certain nombre de connaissances de faire un pas avec nous.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Nous pensons que ces objectifs ont été atteints</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Cela nous a demandé un certain investissement.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons été heureux de la réponse de notre curé qui voulait bien être parmi nous. Cela nous semblait nécessaire en l&#8217;état actuel des choses, et compte tenu des participants. Il était convenu qu&#8217;il ne porterait pas de signe distinctif. Il avait quand même mis une étole (après en avoir parlé au groupe).</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">La salle était belle, avec une grande nappe à fleurs, des petits bouquets, des bougies et surtout la banderole de la dernière AG de NSAE, représentant à gauche, un grand sac de dollars sur un fond foncé, et à droite, sur un fond lumineux, les symboles du Christ avec les mots « promouvoir la justice ».</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-1511" src="http://www.nsae.fr/wp-content/uploads/2009/10/pic_1710-300x225.jpg" alt="pic_1710" width="300" height="225" /><img class="alignright size-medium wp-image-1513" src="http://www.nsae.fr/wp-content/uploads/2009/10/pic_17091-300x225.jpg" alt="pic_17091" width="300" height="225" /></p>
<p style="text-align: justify;">Les invitations avaient été ciblées, pour éviter que des gens viennent uniquement pour contrer, mais est-ce bien ? peut-être d&#8217;autres personnes intéressées ont-elles été oubliées ?</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a eu 35 participants, quelques-uns uns il est vrai, étant venus par amitié pour les invitants.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, nous étions un peu déçus que des gens engagés, participants habituellement à la messe et s&#8217;en disant insatisfaits, ne soient pas présents, alors qu&#8217;ils avaient été invités.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Déroulement de la célébration : (volontairement assez proche de la normale) :</p>
<p style="text-align: justify;">Partage sur la banderole, avec le texte de l&#8217;association théologique mexicaine ci-dessous. Il a été animé, et aurait continué si les contraintes du temps n&#8217;avaient pas été là !</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Prière pénitentielle libre. Elle découlait du débat.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Geste d&#8217;accueil et de paix</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Pour le gloria, le chant « tu es grand, tu es beau, tu es le Dieu d&#8217;amour »</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Evangile précédé d&#8217;un bref commentaire et suivi d&#8217;un silence</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Credo de Don Helder Camera</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Prière universelle : Un gros volume de fleurs dans un panier. Chacun était invité à en choisir une, à la déposer dans un vase en disant une intention ou un nom.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Tous ont participé activement.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Prière eucharistique.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Après « corps du Christ » tous disaient « nous sommes le corps du Christ », après « sang du Christ », tous disaient « nous sommes le sang du Christ, nous sommes sa vie donnée ».</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Nous avions pensé dire tous ensemble le paroles de la consécration, mais n&#8217;ayant pas tous le texte, cela n&#8217;a pu être réalisé.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Notre Père chanté.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">A la place de la bénédiction finale, nous nous sommes tous tenus par la main, de nous avons dit « bénis-nous Seigneur, et donnes-nous le courage d&#8217;aller vers les autres ».</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Méditation finale avec le texte « le chemin de Dieu passe par l&#8217;homme » lu et accompagné musicalement.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Verre de l&#8217;amitié</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Quelques réflexions entendues </strong>:</p>
<p style="text-align: justify;">Suzanne : Je n&#8217;ai jamais autant senti la communauté.</p>
<p style="text-align: justify;">Mabel : Pour une fois, je repars le cœur plein.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Extraits du texte de l&#8217;association théologique œcuménique mexicaine face au drame de la crise alimentaire qui sévit dans ce pays.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Crées par Dieu, rachetés par le Christ l&#8217;homme et la femme ont une dignité qui fait d&#8217;eux le centre de la société et le principe des droits qui ne doivent pas être violés. Cette dignité humaine doit être respectée par tous, spécialement par les institutions sociales et politiques dont la mission principale est de contribuer au développement intégral de la personne .</p>
<p style="text-align: justify;">Ce principe a été altéré dans le système de l&#8217;économie de marché, parce qu&#8217;on y considère les marchandises comme plus importantes que les personnes.</p>
<p style="text-align: justify;">Si quelqu&#8217;un n&#8217;a pas la capacité de produire et de consommer, il est de trop, il ne présente aucun intérêt dans cette société de consommation. Peu importe ses besoins, car ce qui importe, c&#8217;est l&#8217;accumulation du capital .</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;économie de marché est un système sans éthique. Il n&#8217;a pas de vision humanitaire des personnes. C&#8217;est un système qui saccage les deux sources de richesse dans le monde : la nature et la personne humaine.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Face à la crise alimentaire qui se manifeste avec une logique tellement inhumaine,</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut réinventer un nouveau système, où le centre de l&#8217;attention ne soit pas le capital et où le profit et la concurrence ne soient pas les seuls types de relations dans les secteur de la production de du commerce.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">On doit essayer des actions solidaires au plan local, mais avec une perspective globale.<br />
Des actions telles qu&#8217;on mette en pratique les valeurs d&#8217;une nouvelle société.</p>
<p style="text-align: justify;">Le pire est de rester spectateurs passifs de la mort de millions de pauvres dans le monde.<br />
La foi en Christ nous interpelle et nous pousse à l&#8217;engagement en faveur de la justice et de la vie digne.
</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: right;">Compte-rendu par Annie et Philippe Grazon</p>
<p style="text-align: justify;">
]]></content:encoded>
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		<title>Position de l&#8217;O.C.L. sur le voile intégral</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2009/09/14/position-de-locl-sur-le-voile-integral/</link>
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		<pubDate>Mon, 14 Sep 2009 21:09:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucienne Gouguenheim</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'Observatoire Chrétien de la Laïcité (OCL)]]></category>
		<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>

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		<description><![CDATA[1°) Certes on ne peut pas interdire dans la société civile (indépendamment de ce que dit la Loi dans le cadre de l&#8217;école et des fonctionnaires des services publics) des vêtements ou autres symboles d&#8217;appartenance religieuse&#8230; (comme par exemple des soutanes, des cols romains, ou le port de croix, médailles et autres symboles  religieux sous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">1°) Certes on ne peut pas interdire dans la société civile (indépendamment de ce que dit la Loi dans le cadre de l&#8217;école et des fonctionnaires des services publics) des vêtements ou autres symboles d&#8217;appartenance religieuse&#8230; (comme par exemple des soutanes, des cols romains, ou le port de croix, médailles et autres symboles  religieux sous forme de bijoux ou de « badges ») qui relèvent du libre choix de l&#8217;expression des opinions et convictions des citoyennes et des citoyens dans les limites du respect de l&#8217;ordre public et du respect des libertés  d&#8217;autrui.</p>
<p style="text-align: justify;">2°) Il n&#8217;est  pas question d&#8217;imposer &#8211; même sous une  forme d&#8217;interdit &#8211; un « uniforme-citoyen » ce qui serait bien évidemment une autre forme d&#8217;identification idéologique&#8230; dans le cadre de ce que Hannah Arendt appelle <em>la laïcité totalitaire.</em> Sur ce point les analyses de Catherine Kintzler concernant le simple voile ou fichu  semblent convaincantes.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais à l&#8217;évidence le port du voile intégral<strong> rend impossible la reconnaissance de l&#8217;identité </strong>d&#8217;une personne  (comme celle d&#8217;une  mère allant chercher ses enfants à l&#8217;école, ou d&#8217;une personne se présentant à des contrôles, des guichet de services publics, des contrôles dans les transports publics et autres lieux semblables). Quel professeur ou quel médecin sérieux accepterait de ne pas voir le visage d&#8217;un élève ou d&#8217;un patient ?  Comment peut on déclarer mariés dans une mairie un couple dont la moitié n&#8217;est pas identifiable car elle se dissimule sous un voile ?</p>
<p style="text-align: justify;">Le voile intégral interdit l&#8217;identification dans un certain nombre d&#8217;actes de la vie civile où cette identification est exigée puisque l&#8217;identification est rendue impossible par la dissimulation du visage. Si les droits des citoyens doivent être les mêmes pour tous, il en est de même pour les devoirs !</p>
<p style="text-align: justify;">3°)<strong> Il y a aussi l&#8217;argument de la sécurité </strong>qui n&#8217;est pas à exclure (il est vrai qu&#8217;un porteur de bombe s&#8217;est déjà dissimulé ailleurs qu&#8217;en France sous ce genre de vêtement). Mais sans en faire le motif principal d&#8217;une décision &#8211; car une approche trop  sécuritaire risque d&#8217;être très réductrice et peut être susciter une méfiance supplémentaire à l&#8217;égard de l&#8217;Islam.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong><em> Il faut donc vérifier que la Loi est précise, claire et complète  pour tous ces types de cas &#8211; décrits ci-dessus &#8211; et qu&#8217;elle interdit absolument le port du voile intégral dés lors que la  reconnaissance de l&#8217;identité est exigible. Au cas où un doute subsisterait dans le cadre de la législation actuelle et au cas où la Loi ne pourrait être invoquée pour exiger la « levée du voile », il faut que la législation soit complétée au moins dans ce domaine.</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">4°) Plus fondamentalement pour que la Société soit possible, <strong>il faut affirmer qu&#8217;en toutes circonstances et en tout lieu public chacun doit pouvoir entrer en relation avec un VISAGE HUMAIN </strong> et non pas avec des personnes complètement occultées. Sans ce lien corporel minimum (qui n&#8217;interdit pas des cheveux couverts par un fichu ou un simple voile) il n&#8217;y a plus de relation sociale possible. Comment simple interlocuteur échanger avec un personnage fantomatique ? Comment interpeler ou entendre une forme sans visage ?</p>
<p style="text-align: justify;">De plus nous avons la conviction &#8211; qui est sans doute partagée par une grande majorité de citoyens de toutes convictions, y compris bien entendu musulmane &#8211; que le voile intégral est le symbole (et la réalité) d&#8217;une aliénation grave de la femmes dans ce qui fait l&#8217;intégrité de <strong>son être à la fois corporel, spirituel&#8230; et relationnel !</strong> Bref une atteinte à sa personne.</p>
<p style="text-align: justify;">Certes il convient de savoir en même temps que des femmes portant ce voile intégral affirment le faire en toute liberté voire « se sentir » plus libres sous cette « protection » du regard des hommes.  Elles disent que leur interdire cette protection « voulue par Dieu » serait contraire aux droits humains&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Ces croyances même si elles sont sincères ou non imposées se heurtent à la conception des rapports sociaux entre femmes et hommes dans le cadre du respect des droits humains. Un choix éclairé  s&#8217;impose donc.</p>
<p style="text-align: justify;">On ne saurait écarter la nécessité pour le législateur d&#8217;une analyse de ce qu&#8217;est la personne humaine et des droits qu&#8217;elle a. On ne saurait récuser a priori le droit d&#8217;une personne à vivre selon ce qu&#8217;elle considère sincèrement comme lié nécessairement à l&#8217;expression de sa croyance religieuse. Cependant on conviendra que, juridiquement,  la<em> liberté sans limite ne peut être accordée purement et simplement </em>car elle peut causer de graves dégâts humains. On le comprend assez facilement quand il s&#8217;agit de réalités comme la polygamie, l&#8217;excision des petites filles, le refus de la transfusion sanguine pour leurs enfants par les témoins de Jéhovah, l&#8217;enfermement « éducatif » des enfants dans une secte&#8230; etc. Or le voile intégral a, de fait, là où il est imposé (par  exemple dans des Etats ou des lieux où le pouvoir est tenu par des islamistes totalitaires) une signification d&#8217;extrême mépris pour les femmes, et fait référence à une idéologie qui implique l&#8217;infériorisation des femmes par rapport aux hommes, même si, en certains cas, les victimes de cette idéologie ne s&#8217;en rendent pas compte. De tels comportements ne  risquent ils pas de jeter l&#8217;opprobre sur l&#8217;ensemble des musulmans et de provoquer une fracture au sein de la société ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Une Loi interdisant le port du voile intégral dans le domaine public peut donc être envisagée dans la mesure où le port du voile intégral est objectivement une forme de rupture du lien social, en général notamment sous l&#8217;angle de l&#8217;égalité des hommes et des  femmes.</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Conséquence importante</span> : Il nous semble très clair et indispensable qu&#8217;en tout état de cause  <span style="text-decoration: underline;"> la protection par la justice, la police et toute autre médiation sociale,</span> des femmes qui refusent le voile intégral (et tout autre sorte de vêtement ou signe corporel) alors que la pression familiale ou communautariste contraindraient à le porter, doit être très clairement affirmée dans le texte de la Loi ou tout autre texte adopté après la consultation parlementaire.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>5°) Enfin nous notons que la question de la tolérance ou l&#8217;interdiction du voile intégral n&#8217;est pas principalement une question de laïcité. </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Néanmoins elle en relève dans la mesure où juridiquement la laïcité affirme l&#8217;antériorité de la loi démocratiquement élaborée et votée  sur les « lois » religieuses &#8211; ou prétendues telles &#8211; dès lors que des citoyens, en l&#8217;occurrence des citoyennes, sont menacés de violence ou que les relations sociales sont menacées de déstructurations déshumanisantes. Cela ne donne pas de critère absolu mais demande pratiquement des analyses rationnelles critiques et des débat sérieux. En effet ce n&#8217;est pas parce qu&#8217;une règle est  édictée  dans un contexte religieux qu&#8217;elle n&#8217;a pas de valeur humaniste et donc universelle ou universalisable  mais il convient  d&#8217;établir ce qu&#8217;il en est par un dialogue ouvert et rigoureux à la fois.  Sur le plan  religieux tout semble d &#8216;ailleurs indiquer que la grande majorité des musulmans  ne considère absolument pas comme une obligation  religieuse ou spirituelle le port du voile intégral et même le condamnent.</p>
<p style="text-align: justify;">On doit donc se demander si le port du voile intégral est un risque ou non de violence aux personnes et/ou de rupture des bases mêmes du lien social démocratique. <strong>C&#8217;est bien sur ce terrain que notre réflexion s&#8217;est portée.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong> Texte adopté par l&#8217;O.C.L. lors de sa réunion du vendredi 11 septembre 2009</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-weight: normal;"><img class="aligncenter size-full wp-image-1469" src="http://www.nsae.fr/wp-content/uploads/2009/09/downloadedfile.jpeg" alt="" width="125" height="94" /><br />
</span></strong>
</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
]]></content:encoded>
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		<title>Grand Rassemblement à Lyon les 11 et 12 Novembre 2010</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2009/09/08/grand-rassemblement-a-lyon-les-11-et-12-novembre-2010/</link>
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		<pubDate>Tue, 08 Sep 2009 10:40:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucienne Gouguenheim</dc:creator>
				<category><![CDATA[FAIRE ÉGLISE AUTREMENT]]></category>
		<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>

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		<description><![CDATA[GR : Grand  Rassemblement,
GR : Grande Randonnée, Lyon 2010,  une balise sur la route de la foi.
 
Genèse du projet 
En 2007, au cours de l&#8217; Assemblée Générale de Parvis dans les Vosges, l&#8217;idée a été lancée d&#8217;un Grand Rassemblement.
Reprise au Conseil d&#8217;administration suivant, cette idée de G R a fait son chemin, des  groupes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>GR : Grand  Rassemblement,</em></p>
<p><em>GR : Grande Randonnée, Lyon 2010,  une balise sur la route de la foi.</em></p>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Genèse du projet </strong></p>
<p style="text-align: justify;">En 2007, au cours de l&#8217; Assemblée Générale de Parvis dans les Vosges, l&#8217;idée a été lancée d&#8217;un Grand Rassemblement.</p>
<p style="text-align: justify;">Reprise au Conseil d&#8217;administration suivant, cette idée de G R a fait son chemin, des  groupes se sont  lancés dans l&#8217;aventure et le projet prend forme.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutes celles et ceux qui partagent nos convictions sont invités individuellement et collectivement pour témoigner ensemble de l&#8217;évangile, accroître notre visibilité et nous conforter mutuellement.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Tout à la fois forum &#8211; des paroles à partager &#8211; et colloque &#8211; des exposés qui donnent à réféchir &#8211; ce Grand Rassemblement comprendra des moments festifs et des spectacles.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce GR veut être un démenti à certains défaitistes qui  font état de la Crise, elle paralyserait jusqu&#8217;à nos capacités créatives&#8230; Or l&#8217;une des origines du mot crise signifie : « changement ». C&#8217;est précisément en cette période  aux  multiples changements  que nous avons besoin de savoir dans quelle direction orienter nos pas.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le Concile Vatican II peut nous y aider, il a encore quelque chose à nous dire, l&#8217;actualité de ces derniers mois nous l&#8217;a prouvé.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;">En effet, ce Grand Rassemblement s&#8217;inscrit dans un grand mouvement mondial qui prépare le Très Grand Rassemblement de 2015 à Rome où seront célébrées 50 années de mise en oeuvre des intuitions du Concile Vatican II, Concile sans précédent dans les annales de l&#8217;histoire.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est pourquoi, refusant tout autant  les certitudes bétonnées que  le relativisme, ne rêvant pas du meilleur des mondes mais d&#8217;un monde meilleur,  nous appelons de nos voeux des églises ouvertes et nous souhaitons dessiner les contours d&#8217;un christianisme pour le 21° siècle.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em> </em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Parmi les nombreuses questions qui se posent à nous, en voici quelques unes :</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em> </em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Quel est ce monde en mutation ?</p>
<p style="text-align: justify;">Quelles expressions de la foi, et comment  leur donner forme, couleur et vie ?</p>
<p style="text-align: justify;">Dire Dieu en élevant l&#8217; Homme, mais ne faut-il pas réinterroger à neuf ce qu&#8217;est l&#8217;être humain ?</p>
<p style="text-align: justify;">Quelles spiritualités et quelles communautés aujourd&#8217;hui ?</p>
<p style="text-align: justify;">Comment dire et célébrer Jésus Christ dans nos cultures du XXI° siècle.?</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Ces questions ne sont bien sûr que des amorces, nous attendons les vôtres.</p>
<p style="text-align: justify;">Que vous soyez catholiques ou chrétiens d&#8217;autres églises, que vous ne vous reconnaissiez dans aucune église, que vous soyez  jeune ou moins jeune, vos questions nous intéressent</p>
<p style="text-align: center;"><strong>pour préparer  ensemble</strong><strong> Lyon 2010.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><img class="aligncenter size-full wp-image-1472" src="http://www.nsae.fr/wp-content/uploads/2009/09/parvissitephotoenroutepouruneannee.jpg" alt="" width="300" height="225" /><br />
</strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Nous refusons le silence imposé aux pauvres (diffusé par Jonas)</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2009/06/08/nous-refusons-le-silence-impose-aux-pauvres-diffuse-par-jonas/</link>
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		<pubDate>Mon, 08 Jun 2009 08:51:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Karim Mahmoud-Vintam</dc:creator>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Au coeur de réseaux actifs]]></category>
		<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>
		<category><![CDATA[À ne pas rater]]></category>

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		<description><![CDATA[Tous les pays du monde sont atteints par une crise qui frappe en priorité et de plus en plus durement les centaines de millions d&#8217;hommes, de femmes, d&#8217;enfants dont les moyens d&#8217;existence sont, depuis des dizaines d&#8217;années, insuffisants et, pour beaucoup, diminuent encore. Au Nord comme au Sud, autour de chacun de nous en France, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Tous les pays du monde sont atteints par une crise qui frappe en priorité et de plus en plus durement les centaines de millions d&#8217;hommes, de femmes, d&#8217;enfants dont les moyens d&#8217;existence sont, depuis des dizaines d&#8217;années, insuffisants et, pour beaucoup, diminuent encore. Au Nord comme au Sud, autour de chacun de nous en France, cette pauvreté innombrable et multiforme est un scandale face aux richesses produites, aux fortunes étalées et aux moyens scientifiques et techniques qui pourraient permettre un mieux-être mondialisé.</p>
<p>Les médias s&#8217;intéressent moins à ces foules démunies qu&#8217;aux banques et aux banquiers. Les prises de risque et les malversations des financiers, opérées avec cynisme et conformes le plus souvent à des législations complaisantes, sont présentées comme la cause première de la crise. Or elles n&#8217;ont fait que la précipiter. Il faut au contraire rechercher les racines du marasme dans l&#8217;amenuisement généralisé et déjà ancien du coût du travail par les délocalisations, l&#8217;exploitation forcenée des mains-d&#8217;œuvre à bon marché et le développement d&#8217;un chômage de masse ; les rechercher aussi dans l&#8217;affaiblissement depuis longtemps programmé de la syndicalisation, dans la mise en cause des services publics et des systèmes de protection sociale. On cherche ainsi à en assurer la privatisation et on permet la montée en force des fonds spéculatifs de placement et de pension. La crise est née et elle se nourrit d&#8217;un tel système.</p>
<p>La financiarisation a gangrené l&#8217;économie dans le monde entier, exigeant une rentabilité de plus en plus rapide à des taux dépassant de très loin ceux que la qualité de la production et la santé des producteurs peuvent normalement supporter. Tous les domaines de l&#8217;activité humaine ont été pervertis. La recherche scientifique et médicale, l&#8217;éducation, la santé publique, l&#8217;information, la création artistique se heurtent aux impératifs financiers comme en témoignent, entre autres, les dérives du marché de l&#8217;art. Une idéologie de la rentabilité a été forgée par les tenants du système et les spécialistes du discours à leur service. Elle a été habilement diffusée, opposant l&#8217;individualisme et l&#8217;égoïsme à la solidarité, aux luttes et solutions collectives. Elle est soutenue et mise en pratique par de nombreux politiciens et gouvernements comme étant la seule valable.</p>
<p>À tous les niveaux, les institutions financières ont restreint les crédits à long terme et à taux bas nécessaires aux investissements productifs et, plus encore, sociaux, ce qui a gravement nui au développement de nombreux pays. Elles ont au contraire développé les crédits à court terme et à taux élevé pour des placements financiers et des consommations immédiatement rentables. L&#8217;endettement massif d&#8217;accédants à la propriété aux ressources très insuffisantes devait fatalement déboucher sur une catastrophe. Elle a éclaté d&#8217;abord aux États-Unis où l&#8217;excès est allé le plus loin. Les millions de foyers américains qui se retrouvent sans logis prouvent dans la douleur que la financiarisation aggrave la pauvreté. L&#8217;implication des banques du monde entier dans cette perversion du crédit en montre les limites en dépit de ses outils mathématiques sophistiqués. Pendant ce temps de grandes firmes constituent des empires en contrôlant la production et le commerce des matières premières industrielles et agricoles.</p>
<p>Prétendre moraliser un tel système relève au mieux de l&#8217;illusion, au pire de la mystification. Les énormes capitaux publics que les gouvernements leur ont distribués n&#8217;ont pas modifié les pratiques des banques privées. Si leurs échecs conduisent celles-ci à moins miser, pour l&#8217;instant, sur l&#8217;endettement des consommateurs, elles refusent encore plus qu&#8217;auparavant d&#8217;accorder des crédits productifs d&#8217;emplois qu&#8217;elles continuent à juger insuffisamment rentables de leur point de vue strictement financier. Leurs dirigeants et, en général, les élites de l&#8217;économie et de la politique paraissent incapables de penser selon d&#8217;autres critères. Sévères envers les travailleurs toujours trop coûteux à leurs yeux, oublieux des sans-travail, des sans-terre, des sans-logis, des sans-papiers que leurs décisions multiplient, à l&#8217;affût de la moindre accalmie pour reprendre leurs jeux dangereux, ils se montrent très soucieux de leurs faramineux avantages personnels.</p>
<p>Peut-on leur faire confiance pour modifier l&#8217;ordre ou plutôt le désordre actuel ? Les laisser maîtres des décisions majeures qui doivent être prises ne peut qu&#8217;aggraver la crise mondiale et ses dramatiques conséquences pour l&#8217;humanité, la paix mondiale et la planète elle-même, dont l&#8217;équilibre écologique est de plus en plus menacé.</p>
<p>Nous avons en commun le souci de la libération humaine et de la défense des victimes de l&#8217;intégrisme financier. Nous refusons le silence imposé aux pauvres. C&#8217;est pourquoi nous lançons, plus qu&#8217;un cri d&#8217;alarme, un appel à la mobilisation populaire.</p>
<p>Comme en d&#8217;autres heures graves de l&#8217;histoire de la France et du monde, ce n&#8217;est pas sur la bonne volonté des privilégiés qu&#8217;il faut compter mais sur l&#8217;action du plus grand nombre. Nous ne prétendons pas offrir des solutions qui doivent être inventées par les intéressés eux-mêmes. Ce ne sont pas les propositions d&#8217;économistes, de philosophes, de syndicalistes, de politiques qui manquent le plus, mais la volonté et le courage de s&#8217;attaquer à la racine du mal financier qui ronge nos sociétés afin de remettre la finance à sa place qui doit être seconde. Il faut pour cela mettre en commun les bonnes volontés, faire converger les efforts, développer voire restaurer les solidarités populaires mises à mal par des politiques destructrices du lien social.</p>
<p>Il est aussi indispensable de faciliter les prises de conscience, de souligner que la sortie de crise sera collective ou qu&#8217;elle ne sera pas et qu&#8217;elle nécessite une maîtrise citoyenne de l&#8217;économie. Toute action, toute mobilisation en ce sens, si partielle soit-elle, favorisera le vaste mouvement d&#8217;émancipation qu&#8217;exige la situation en France, en Europe et dans le monde. Si celui-ci ne se développe pas, le risque est grand de voir surgir des hommes prétendument providentiels, inventeurs de solutions autoritaires.</p>
<p>Dès lors, l&#8217;action politique se révèle décisive. Elle nécessite bien sûr la recherche de convergences pour des objectifs particuliers ou généraux, locaux, nationaux, européens ou planétaires. Elle nécessite tout autant, sinon plus, une grande détermination. Ce n&#8217;est pas en abaissant les ambitions et les visées que l&#8217;on parvient aux rassemblements les plus larges. Ce sont au contraire celles et ceux qui donnent à voir le plus loin et à rêver le plus haut qui les aident à naître et à grandir.</p>
<p>Georges Arnold, Jacques Benezit, Antoine Casanova, Jacques Couland, Patrick Coulon, Joël Dautheville, Yves Dimicoli, Roland Farré, Dominique Fontaine, Françoise Hurstel, Jean George, Jean-Pierre Jouffroy, Jean Magniadas, Jean-Louis Papin, Jean-Claude Petit, Patrick Ribau, Albert Rouet, Claude Schockert.</p>
<p>Ces premiers signataires forment un groupe de réflexions et d&#8217;échanges placé sous le patronage de Félicité de Lamennais qui, en son temps, dénonçait déjà le silence imposé aux pauvres. Ce texte est à la disposition de celles et ceux qui veulent l&#8217;approuver, le diffuser, l&#8217;utiliser à leur gré dans d&#8217;autres groupes citoyens.</p>
<p>Contacts :</p>
<p>► Georges Arnold, 65 avenue Gabriel Péri, 93400 Saint-Ouen tel : 01 40 12 39 93<br />
mél : georges.arnold@wanadoo.fr</p>
<p>► Jean George, 48 rue Caulaincourt 75018 Paris tel : 01 42 54 52 11<br />
mél : <a href="mailto:georgejnj@wanadoo.fr">georgejnj@wanadoo.fr</a></p>
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		<title>Les diplômes du Saint-Siège reconnus en France, par Jean Riedinger</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2009/05/09/les-diplomes-du-saint-siege-reconnus-en-france-par-jean-riedinger/</link>
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		<pubDate>Sat, 09 May 2009 15:02:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nsae</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'Observatoire Chrétien de la Laïcité (OCL)]]></category>
		<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>

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		<description><![CDATA[Le décret d&#8217;application de l&#8217;accord France-Siant-Siège sur la reconnaissance des grades et diplômes dans l&#8217;enseignement supérieur est paru sous le numéro 0092 au Journal Officiel de la République Française du 19 avril 2009. Il est signé de Nicolas Sarkozy, François Fillon et Bernard Kouchner. Il permet l&#8217;application de l&#8217;accord du 18 décembre 2008 entre la France [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le décret d&#8217;application de l&#8217;accord France-Siant-Siège sur la reconnaissance des grades et diplômes dans l&#8217;enseignement supérieur est paru sous le numéro 0092 au Journal Officiel de la République Française du 19 avril 2009. Il est signé de Nicolas Sarkozy, François Fillon et Bernard Kouchner. Il permet l&#8217;application de l&#8217;accord du 18 décembre 2008 entre la France et le Saint Siège.<br />
L&#8217;Observatoire Chrétien de la laïcité avait déjà attiré l&#8217;attention sur cet accord dans la mesure où il pose un certain nombre de questions de fond sur les conceptions de la laïcité qui président à sa signature, conceptions qui sont en pleine cohérence avec les idées du Président de la République Nicolas Sarkozy telles qu&#8217;il les a exposées dans son discours de Saint-Jean de Latran, au moment de son intronisation comme chanoine honoraire de cette basilique pontificale. Mais au-delà de ces prestations présidentielles maintes fois analysées, le décret se situe dans un cadre européen voire mondial qui réserve à l&#8217;Église catholique une place tout à fait particulière dans les rapports entre les institutions religieuses, les Etats et les autorités politiques en général. Ce sont ces questions de fond que je souhaite exposer.</p>
<h3 style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-20" title="Benoît XVI nomme 18 nouveaux cardinaux électeurs" src="http://www.nsae.fr/wp-content/uploads/2007/11/vatican.jpg" alt="Benoît XVI nomme 18 nouveaux cardinaux électeurs" width="468" height="351" /></h3>
<h3>I-Le contexte politique et juridique</h3>
<p>L&#8217;accord du 18 décembre 2008 entre la République Française et le Saint Siège se situe comme conséquence de la Convention de Lisbonne (11 avril 1997) « <em>sur la reconnaissance des qualifications relatives à l&#8217;enseignement supérieur dans la région européenne</em> » et du « <em>processus de Bologne</em> » pour « <em>la construction d&#8217;un espace européen de l&#8217;enseignement supérieur en améliorant la lisibilité des grades et diplômes de l&#8217;enseignement supérieur délivrés par les établissements habilités à cet effet</em> ».</p>
<p>Un des objectifs de cette convention et de ce processus est de faciliter le passage d&#8217;un système d&#8217;enseignement supérieur à un autre et d&#8217;accroître ainsi la mobilité des étudiants et des universitaires en vue de favoriser le « marché » de l&#8217;emploi dans le cadre européen. Cette volonté s&#8217;accompagne de la volonté de défendre le principe d&#8217;autonomie des universités comme le précise un des attendus qui introduisent la Convention de Lisbonne : « (&#8230;) <em>attachant une grande importance au principe de l&#8217;autonomie des établissements et consciente de la nécessité de sauvegarder et de protéger ce principe, (les signataires), etc</em>. »</p>
<p>Les objectifs de la convention ont en effet une dimension universitaire incontestable mais sont aussi en grande partie à visée économique en ce qu&#8217;ils concernent les liens entre formation, marché du travail et compétitivité économique de l&#8217;Europe au plan mondial. On peut donc aussi les analyser en fonction des objectifs de la « <em>stratégie de Lisbonne</em> » (printemps 2000) qui visent dans le cadre d&#8217;une pensée très libérale à faire de l&#8217;Europe une puissance capable de rivaliser avec les États-Unis et même de les dépasser. La C.O.M.E.C.E (organisation des évêques européens) avait encouragé ces orientations de la stratégie de Lisbonne. Certes, on peut s&#8217;interroger sur la pertinence de ces orientation à la lumière de la crise actuelle&#8230; Il y a là sujet à une analyse de fond. Mais j&#8217;en resterai pour le moment à l&#8217;étude de ce qu&#8217;a de particulier l&#8217;accord de la France avec le Saint Siège d&#8217;un point de vue plus juridique et concernant notamment la laïcité.</p>
<h3>II-Les bases juridiques de la signature de l&#8217;accord entre un Etat souverain (La France) et le Saint Siège</h3>
<p>-A- Un rappel qui peut être utile : la cité du Vatican est un Etat indépendant &#8211; le plus petit du monde entièrement enclavé dans l&#8217;Italie, à Rome. Il compte quelques centaines d&#8217;habitants. C&#8217;est un Etat reconnu mais non membre de l&#8217;ONU où il a néanmoins un statut d&#8217;observateur comme dans les institutions européennes. Il a aussi des ambassadeurs (nonces) dans la plupart des pays et auprès de l&#8217;Union européenne.</p>
<p>Il a été créé le 11 février 1929 comme représentation temporelle du Saint Siège (ensemble des institutions de l&#8217;Eglise catholique romaine), aux termes des accords du Latran signés par le cardinal Gasparini et l&#8217;Italie représentée par Mussolini.</p>
<p>On remarquera néanmoins que ce n&#8217;est pas l&#8217;Etat du Vatican qui signe les textes internationaux et donc en l&#8217;occurrence un accord avec la France, mais le Saint Siège. Voir par exemple cet article (respecté dans l&#8217;accord France-Saint Siège) : « <em>Au moment de la signature ou du dépôt de son instrument de ratification, d&#8217;acceptation, d&#8217;approbation ou d&#8217;adhésion, ou à tout autre moment par la suite, chaque État, le Saint Siège, la Communauté européenne </em><em>indiquent, à l&#8217;un des dépositaire de la présente Convention, quelles sont les autorités compétentes pour prendre les différents types de décision en matière de reconnaissance</em> » (Article II-2 de la déclaration de Lisbonne).</p>
<p>Ce qui montre bien la confusion entre une institution religieuse de dimension mondiale de par son implantation à caractère supra-national et un État qui est souverain sur un tout petit territoire et quelques autres lieux qui ont comme les ambassades un caractère d&#8217;extraterritorialité : des basiliques romaines, l&#8217;université grégorienne, Castelgandolfo, Radio Vatican. Seule l&#8217;Église catholique, à ma connaissance, a un type de statut politico-religieux aussi singulier, source de confusions multiples et complètement anachronique !</p>
<p>-B- Si l&#8217;on en vient à l&#8217;accord entre le Saint Siège et la France on remarquera qu&#8217;il concerne évidemment l&#8217;enseignement supérieur catholique sur le territoire national Français et non les enseignements supérieurs confessionnels autres que catholiques &#8211; notamment protestant [1]. Ce qui établit de fait et avant même tout autre jugement sur l&#8217;accord une première discrimination dans le cadre français.</p>
<p>-C- En ce qui concerne tous les établissements d&#8217; enseignement supérieurs privés, jusqu&#8217;à présent, les grades et diplômes qu&#8217;ils délivrent peuvent être reconnus selon des modalités qui respectent à la fois la laïcité et la fonction de l&#8217;enseignement supérieur public. La IIIe République a proclamé la liberté de l&#8217;enseignement supérieur en 1875. En 1880 elle a réservé l&#8217;attribution des titres universitaires aux seules universités publiques. En 1984, le Conseil d&#8217;État a estimé que ce principe du monopole d&#8217;État de la collation des grades universitaires s&#8217;imposait même au législateur. Actuellement pour conférer une licence ou un doctorat, les universités privées doivent soit passer une convention avec une université publique (une commission universitaire est chargée d&#8217;étudier et de décider la reconnaissance des diplômes), soit demander au Recteur d&#8217;académie d&#8217;organiser un jury d&#8217;État chargé d&#8217;évaluer leurs candidats&#8230; Par exemple, les diplômes d&#8217;ingénieur des écoles d&#8217;ingénieurs catholiques sont reconnus par la commission du titre d&#8217;ingénieur, car ils sont jugés de qualité par une telle commission publique. Ils n&#8217;ont donc pas besoin de cet accord du Vatican. Pourquoi donc un accord spécial ? Question : imaginons que le diplôme d&#8217;une école d&#8217;ingénieur d&#8217;une université catholique ait été refusé par la commission du titre d&#8217;ingénieur, est-ce que l&#8217;accord signé lui donnera l&#8217;équivalence, ce qui permettrait de se passer la commission ? Autrement dit, désormais, l&#8217;enseignement supérieur catholique et les diplômes qu&#8217;il confère sont ils reconnus par l&#8217;Etat par les seules vertus de l&#8217;accord Saint Siège-France ? Dans le protocole additionnel de l&#8217;accord il est précisé :</p>
<p>« <em>Article 1 &#8211; Champ d&#8217;application du protocole additionnel<br />
Le présent accord s&#8217;applique :<br />
Pour l&#8217;enseignement supérieur français : aux grades et diplômes délivrés sous l&#8217;autorité de l&#8217;État par les établissements d&#8217;enseignement supérieur.<br />
Pour les Universités catholiques, les Facultés ecclésiastiques et les établissements d&#8217;enseignement supérieur dûment habilités par le Saint-Siège : aux grades et diplômes qu&#8217;ils délivrent dans les disciplines énumérées dans le protocole additionnel. Une liste des institutions ainsi que des grades et diplômes concernés sera élaborée par la Congrégation pour l&#8217;Education catholique, régulièrement tenue à jour et communiquée aux Autorités françaises.</em> »</p>
<p>A la suite d&#8217;une demande de la conférence des présidents d&#8217;université qui avait regretté que ce décret « <em>ravive inutilement le débat sur la laïcité</em> » et réclamé « <em>que les diplômes profanes ne (soient) pas concernés par ce texte</em> », les ministères des Affaires étrangères et de l&#8217;Enseignement supérieur avaient alors assuré que cet accord laissait la liberté aux universités de reconnaître ou non ce niveau de diplôme. Les deux ministère avaient alors affirmé que « <em>sont visés par cet accord les diplômes canoniques délivrés par les universités catholique et les établissement d&#8217;établissement supérieur dûment habilités par le Saint siège ainsi que les diplômes ecclésiastiques directement délivrés par les facultés ecclésiastiques sous l&#8217;autorité du saint Siège</em> » (AFP, 20 avril 2009). Mais dans le texte de l&#8217;accord les diplômes reconnus ne sont pas seulement les diplômes canoniques et ecclésiastiques&#8230; mais TOUS LES DIPLÔMES. Sont en effet reconnus : « (&#8230;) <em>Pour les universités catholiques, les facultés ecclésiastiques et les établissements d&#8217;enseignement supérieur dûment habilités par le Saint-Siège : diplômes délivrés par les universités catholiques et les établissements d&#8217;enseignement supérieur dûment habilités par le Saint-Siège ; diplômes ecclésiastiques directement délivrés par les facultés ecclésiastiques sous l&#8217;autorité du Saint-Siège.</em> » (extrait de l&#8217;article 2 du protocole additionnel)</p>
<p>Quant aux diplômes ecclésiastiques (en théologie ou en droit canonique par exemple) &#8211; sauf le cas des diplômes délivrés par l&#8217;université de Strasbourg, sous régime concordataire -, l&#8217;État ne les connaissait tout simplement par jusqu&#8217;à cet accord. Désormais ils sont reconnus automatiquement par l&#8217;Etat français dés lors que&#8230; le Saint Siège les reconnaît !!!</p>
<h3>III-Un accord préoccupant pour la laïcité</h3>
<p>On est donc très clairement dans le cadre d&#8217;un accord de nature concordataire qui ressemble beaucoup au statut local d&#8217;Alsace Moselle.</p>
<p>Pour le comprendre, comparons avec ce qui pourrait se passer dans un accord de ce genre, conforme à la convention de Lisbonne, passé entre la France et un Etat quelconque de l&#8217;union Européenne. Dans ce cas, chacun des pays s&#8217;engagerait à reconnaître les formations et les diplômes qui sont reconnus dans l&#8217;autre Etat en respectant les modalités de reconnaissance et de validité de chaque Etat. Si l&#8217;un des deux Etats (prenons une hypothèse extrême) n&#8217;avait qu&#8217;un enseignement supérieur public et l&#8217;autre seulement des institutions d&#8217;enseignement supérieur privées, voire seulement des institutions confessionnelles (catholiques-protestantes-musulmanes&#8230;), ces deux systèmes pourraient être maintenus de part et d&#8217;autre. Avant la signature de l&#8217;accord, on aura évidemment vérifié de part et d&#8217;autre la possibilité en termes d&#8217;évaluation scientifique, de modalités d&#8217;acquisition des diplômes&#8230; qu&#8217;une équivalence pouvait en effet être envisagée. Mais chacun des deux Etats reste compétent sur son territoire pour définir les modalités, les contenus, les dispositions relatives aux enseignements publics ou privés dispensés sur son territoire.</p>
<p>Or avec l&#8217;accord France Vatican la situation est différente. Sont considérés comme relevant du Saint Siège (représentant l&#8217;État du Vatican ou organisation religieuse ?) « pour les Universités catholiques, les Facultés ecclésiastiques et les établissements d&#8217;enseignement supérieur dûment habilités par le Saint-Siège » article 1 du protocole additionnel. C&#8217;est bien le Saint Siège qui habilite ces Instituts ou facultés.</p>
<p>Question qui révèle LE problème principal : Qui habilite donc des instituts d&#8217;enseignement supérieur catholiques sur le territoire français ?</p>
<p>Est-ce un État étranger : le Vatican ? A lors il y a un sérieux problème de souveraineté.<br />
Est-ce l&#8217;Église catholique ? Alors il y a un sérieux problème concernant la laïcité.<br />
En réalité ce sont&#8230; les deux ! On nage dans la confusion la plus complète.</p>
<p>La référence à la convention de Lisbonne est donc pour le moins discutable et juridiquement obscure. C&#8217;est la conséquence du statut flou du Pape à la fois autorité religieuse et chef d&#8217;Etat. On en revient sans cesse à cette confusion (cette faute ?) originelle.</p>
<p>De plus on peut se demander quel sens peut bien avoir la reconnaissance « ipso facto » par la France des diplômes ecclésiastiques directement délivrés par les facultés ecclésiastiques sous l&#8217;autorité du saint Siège&#8230; A quel titre l&#8217;État français reconnaîtrait il une licence ou un doctorat de théologie ? Ou de métaphysique chrétienne ? En quoi l&#8217;État est il concerné ? Sa caution apportée à la valeur d&#8217;une pensée religieuse- quelle qu&#8217;elle soit- est pour le moins étrangère à la laïcité.</p>
<p>Enfin dans le même domaine de réflexion on peut se demander quelle est ou risque d&#8217;être la politique vaticane à l&#8217;égard de la liberté de recherche dans les institutions catholiques. N&#8217;oublions pas que l&#8217;État du Vatican ne peut être reconnu comme tel dans le cadre de l&#8217;Union européenne en particulier parce que ce n&#8217;est pas un Etat démocratique, mais une monarchie absolue où règne un Monarque coopté par des Princes qu&#8217;il nomme lui-même. J&#8217;ajouterai qu&#8217;il prétend tirer son pouvoir absolu d&#8217;une mission divine auto-attribuée !</p>
<p>Ce pouvoir pontifical n&#8217;est pas un fantasme quand il tente &#8211; de plus en plus difficilement il est vrai vu les résistances de l&#8217;opinion catholique elle même &#8211; de s&#8217;exercer dans toute sa rigueur dogmatique et actuellement réactionnaire au sein même de l&#8217;Eglise. Or par cet accord l&#8217;Etat français se soumet à la compétence d&#8217;une religion pour apprécier la valeur universitaire d&#8217;un institut -privé sans doute &#8211; mais sur le territoire français. En fonction de l&#8217;appréciation de la monarchie vaticane l&#8217;Etat français reconnaît alors la validité des diplômes de cet établissement. L&#8217;Etat soumet son appréciation à une religion.<br />
De ce fait il ne se contente pas de la connaître, il la reconnaît. Ce qui est contraire à la laïcité.</p>
<p>Même s&#8217;il faut reconnaître que dans les faits l&#8217;enseignement supérieur catholique en France n&#8217;est pas enfermé dans un cadre dogmatique et asservi à une pensée unique grâce à la qualité intellectuelle et à l&#8217;ouverture de pensée de la plupart des chercheurs et des enseignants, il n&#8217;empêche que c&#8217;est dans le cadre d&#8217;une conception religieuse &#8211; respectable mais non universelle &#8211; que cet enseignement est organisé. Ce qui implique, surtout dans le cadre strictement ecclésiastique, des choix « convictionnels » collectifs de recherche et de pensée Et de ce point de vue l&#8217;Etat peut reconnaître la légitimité de l&#8217;exercice d&#8217;un tel enseignement sur son territoire mais ne peut pas le cautionner sur le plan « scientifique ».</p>
<p>Il en serait évidemment de même sur ce dernier point pour l&#8217;enseignement supérieur protestant ou un éventuel enseignement supérieur musulman ou bouddhiste&#8230; sauf que dans ces derniers cas on serait clairement dans le cadre des rapports entre l&#8217;État et la société civile (en l&#8217;occurrence les religions) et non comme dans le cas de l&#8217;Église catholique dans une relation tordue par le statut « étatique » du Vatican et du Saint Siège.</p>
<h3>IV- Qu&#8217;en est-il de cet accord dans une stratégie de privatisation de l&#8217;enseignement supérieur ?</h3>
<p>L&#8217;objectif de l&#8217;autonomie des Universités et institutions d&#8217;enseignement supérieur est une des dispositions communes reconnue au sein de l&#8217;Union Européenne par la convention de Lisbonne. C&#8217;est un objectif d&#8217;un espace universitaire européen. Or elle est un des chevaux de bataille de la pensée libérale (au sens économique du terme). Cette notion d&#8217;autonomie est évidemment importante pour la liberté de la recherche et de l&#8217;enseignement. Il faut néanmoins s&#8217;interroger sérieusement sur le rapport de l&#8217;autonomie avec la notion de service public qui protège l&#8217;Université de la mainmise des intérêts particuliers idéologiques ou des intérêts privés économiques sur ses programmes et ses objectifs. En effet l&#8217;autonomie peut être une garantie de la liberté de recherche et d&#8217;enseignement, mais l&#8217;indépendance de l&#8217;Université dépend de l&#8217;articulation et de la régulation de la recherche et des enseignements dans le cadre d&#8217;un service public. En donnant à l&#8217;enseignement supérieur catholique le statut que permet cet accord l&#8217;État français n&#8217;ouvre-t-il pas la voie à une reconnaissance plus grande du rôle du secteur privé dans l&#8217;enseignement supérieur et ne s&#8217;apprête-t-il pas à réaliser le rêve de la droite libérale la plus idéologiquement conservatrice qui est de favoriser une autonomie conçue comme une marche progressive vers la privatisation de l&#8217;enseignement supérieur ?</p>
<p>Notes :<br />
[1] Les établissements d&#8217;enseignement supérieur privés sont régis par l&#8217;article L 731 du Code de l&#8217;Education. Il existe des instituts catholiques à Paris, Lille, Lyon, Toulouse et Angers (qui a essaimé à La Roche-sur-Yon en 1990). Contrairement à la loi ces instituts utilisent la dénomination &laquo;&nbsp;universités catholiques&nbsp;&raquo;. Il existe également des facultés de théologie protestante à Paris, Montpellier, Vaux-sur-Seine et Aix-en-Provence. Par ailleurs, dans le cadre du droit local, les facultés de théologie protestante et de théologie catholique sont intégrées dans l&#8217;Université publique de Strasbourg.</p>
<p>Auteur : Jean Riedinger, secrétaire de l&#8217;Observatoire Chrétien de la<br />
Laïcité)<br />
Publié le mardi 5 mai 2009 dans la <a href="(http://www.ufal.info/media_flash/1,article,583,,,,,_Analyse-du-decret-d-application-de-l-accord-FRANCE-SAINT-SIEGE-sur-la-reconnaissance-des-grades-et-diplomes-dans-l-enseignement-superieur.htm)" target="_blank">lettre UFAL- FLASH n° 78</a><br />
Quelques compléments de lecture pour éclairer le contexte :<br />
- l&#8217;ouvrage &nbsp;&raquo; Main basse sur l&#8217;école publique&nbsp;&raquo; de Eddy Khalfi et Murielle<br />
Fitoussi (Ed. Démopolis) ; (cf. présentation dans le Hors-série Parvis n°<br />
21 &#8211; &laquo;&nbsp;Capitalisme et libéralisme&nbsp;&raquo;, pages 27-28).<br />
- Hors-série Parvis n° 19 &#8211; &laquo;&nbsp;Laïcité 2008&#8243;- pages 46-59</p>
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