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	<title>NSAE &#187; Au coeur de réseaux actifs</title>
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	<description>Non pas une autre Eglise, mais une Eglise autre, pour faire de nos vies un chemin de foi</description>
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		<title>Cela se passe en Ile-de-France !</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Jan 2012 22:37:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[Au coeur de réseaux actifs]]></category>
		<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>

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		<description><![CDATA[Deux INVITATIONS pour des rencontres à venir :             • Week-end du 11 et 12 février 2012 à Paris : sur le thème « Christianisme et subversion », à l’initiative de l’association culturelle de Boquen et du mouvement du christianisme social. Inscription préalable indispensable. Télécharger l’invitation : ChristsubversParis11.02.12             • Samedi 24 mars de 14h à 18h à Paris, réunion-débat sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/images21.jpeg"><img class="size-full wp-image-5958 aligncenter" title="images" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/images21.jpeg" alt="" width="251" height="201" /></a></p>
<p>Deux INVITATIONS pour des rencontres à venir :</p>
<p style="text-align: justify;">            • <strong>Week-end du</strong> <strong>11 et 12 février 2012</strong> à Paris : sur le thème « <strong>Christianisme et subversion </strong>», à l’initiative de l’association culturelle de Boquen et du mouvement du christianisme social.</p>
<p style="text-align: justify;">Inscription préalable indispensable.</p>
<p>Télécharger l’invitation : <a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/ChristsubversParis11.02.12.pdf">ChristsubversParis11.02.12</a></p>
<p style="text-align: justify;">            • <strong>Samedi 24 mars de 14h à 18h</strong> à Paris, réunion-débat sur le thème « <strong>Conséquences des politiques agricoles internationales sur la vie des paysans, des consommateurs et des citoyens du nord et du sud »</strong>, à l’initiative de l’association <em>Partenia 77</em> avec le collectif <em>NSAE Paris-IdF </em>et avec le soutien du groupe <em>Evangile et Société</em> des Réseaux du Parvis et de l’association <em>Les Amis du 68 rue de Babylone.</em></p>
<p>Télécharger l’invitation : <a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/PARTENIA-77-24-Mars-2012.pdf">PARTENIA 77 -24 Mars 2012</a><strong></strong></p>
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		<title>Assemblée générale des Réseaux du Parvis à Angers</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2012/01/26/assemblee-generale-des-reseaux-du-parvis-a-angers/</link>
		<comments>http://www.nsae.fr/2012/01/26/assemblee-generale-des-reseaux-du-parvis-a-angers/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 26 Jan 2012 21:26:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucienne Gouguenheim</dc:creator>
				<category><![CDATA[Au coeur de réseaux actifs]]></category>
		<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>

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		<description><![CDATA[Asemblée générale des 19 et 20 novembre 2011 à Angers Soirée festive &#160; &#160;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.reseaux-parvis.fr/chretiens-en-liberte/reseaux-du-parvis/assemblees-generales">Asemblée générale des 19 et 20 novembre 2011 à Angers</a></p>
<p><a href="http://www.dailymotion.com/video/xn50it_ag-de-parvis-2011-grand_people">Soirée festive</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>LES DISSIDENTS</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2011/12/15/les-dissidents/</link>
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		<pubDate>Thu, 15 Dec 2011 16:52:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[Au coeur de réseaux actifs]]></category>
		<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Message pastoral de Francisco Pérez, archevêque de Pampelune et de Tuleda, pour l’Avent  Le document ci-après nous a été transmis via le réseau IMWAC (International Movement We Are Church) par nos amis espagnols de « Nosotros Somos Iglesia » . Son titre  est : « Il y a des chrétiens qui s’opposent au pape et aux évêques » [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Message pastoral de Francisco Pérez, archevêque de Pampelune et de Tuleda, pour l’Avent</strong><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Le document ci-après nous a été transmis via le réseau <a href="http://www.we-are-church.org/joomla/">IMWAC</a> (International Movement We Are Church) par nos amis espagnols de « Nosotros Somos Iglesia » . Son titre  est : « Il y a des chrétiens qui s’opposent au pape et aux évêques » et en sous-titre : « l’Eglise ne fonctionne pas par pure démocratie. Le dogme ne se décide pas par des votes ». Tout un programme de redressement qui nous ramène loin en arrière… </em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/pacoperez_560x2801.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5721" title="pacoperez_560x280" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/pacoperez_560x2801-300x150.jpg" alt="" width="300" height="150" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">« <em><strong>Il y a des chrétiens qui s’opposent au pape et aux évêques</strong></em> », constate l’archevêque de Pampelune et de Tudela, Francisco Pérez, dans son billet pastoral de cette semaine, intitulé « Les dissidents » et dans lequel il répond à une question au sujet de groupes comme Nous Sommes Eglise et de la situation de l’Eglise autrichienne.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans sa missive, Pérez met l’accent sur le fait que Benoît XVI a récemment réuni les évêques autrichiens pour leur rappeler que « <strong><em>l’Eglise ne fonctionne pas par pure démocratie. Le dogme ne se décide pas par des votes</em></strong> » et « <em>sur la vérité, aucune base ne peut décider. La vérité n’est pas le produit d’une Eglise de base, mais un don qui vient d’en haut, de Dieu</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Dans son texte, l’évêque note que « <em>la vérité ne s’atteint pas par les votes d’une société puisque, par exemple, même si la majorité de la société en décide autrement, la dignité de chaque être humain reste inviolable depuis la conception dans le sein maternel jusqu’à sa fin naturelle voulue par Dieu </em>». Pour les hommes « <em>dotés de la foi et d’un sens ecclésial </em>», <strong>la vérité « <em>se nourrit en Jésus-Christ et dans les affirmations du Magistère</em></strong><em> de l’Eglise par vœu exprès du même Christ </em>». Toute une déclaration d’intentions.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Il y a des chrétiens qui s’opposent au pape et aux évêques. <strong>Ils n’ont pas compris que l’une des particularités des chrétiens est l’obéissance filiale et la disponibilité </strong></em><strong>»</strong>, observe Pérez, qui accuse des groupes comme “Nous Sommes Eglise“ ou “Dialogue pour l’Autriche“ « <em>de s’opposer systématiquement en considérant que ses opinions sont au-dessus de la vraie profession de foi de l’Eglise</em> ». Une attitude « <em>par laquelle ils s’excluent de la même Eglise, et, plus que discuter, ce qu’ils doivent faire c’est méditer sur ce que signifie appartenir à l’Eglise ; qu’ils ne soient pas <strong>objet de scandale</strong></em><em> en ayant comme unique argument le refus de l’Eglise telle que le Christ l’a voulue </em>».</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Il n’est interdit à personne de manifester ses pensées et ses idées, leur seule obligation est de savoir obéir quand on leur indique ce qu’ils doivent croire et de vivre comme membres de la véritable Eglise <strong>dont l’autorité appartient à qui a été mis en place, par le Christ, précisément pour la gouverner et la conduire : le Pape accompagné du Collège épiscopal</strong></em><strong> »</strong>, conclut le prélat.</p>
<p align="right"><strong>Jesus Bastante</strong> pour l’édition originale en espagnol,</p>
<p align="right">2 Déc. 2011</p>
<p align="right">Traduction française par<strong> Didier Vanhoutte</strong><strong> </strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/F.Pérez.jpg"><img class="size-full wp-image-5722 aligncenter" title="F.Pérez" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/F.Pérez.jpg" alt="" width="270" height="250" /></a></p>
<p style="text-align: center;">Rencontre entre l’archevêque de Pampelune Francisco Pérez</p>
<p style="text-align: center;">et le président de la région de Navarre</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Source </strong>:</p>
<p><a href="http://www.periodistadigital.com/religion/opinion/2011/12/02/religion-iglesia-opinion-francisco-perez-disidentes-somos-iglesia-magisterio.shtml">http://www.periodistadigital.com/religion/opinion/2011/12/02/religion-iglesia-opinion-francisco-perez-disidentes-somos-iglesia-magisterio.shtml</a> ( en espagnol)</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>25 novembre 2011 : Pendant 30 ans, Joseph Ratzinger a largement déterminé l’orientation de l’Eglise Universelle.</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2011/11/23/25-novembre-2011-pendant-30-ans-joseph-ratzinger-a-largement-determine-l%e2%80%99orientation-de-l%e2%80%99eglise-universelle/</link>
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		<pubDate>Wed, 23 Nov 2011 10:31:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[Au coeur de réseaux actifs]]></category>
		<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>

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		<description><![CDATA[Par le Mouvement International Nous Sommes Eglise (IMWAC) Le 25 novembre 1981, le Cardinal Joseph Ratzinger, l’actuel pape Benoît XVI, fut nommé par Jean-Paul II Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Durant les 30 dernières années, ce théologien allemand a influencé l’Eglise catholique romaine en tout lieu, beaucoup plus longtemps, de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par le Mouvement International Nous Sommes Eglise (<strong>IMWAC</strong>)</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/imwac20K.jpg"><img class="size-full wp-image-5601 aligncenter" title="imwac20K" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/imwac20K.jpg" alt="" width="297" height="219" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Le 25 novembre 1981, le Cardinal Joseph Ratzinger, l’actuel pape Benoît XVI, fut nommé par Jean-Paul II Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. <strong>Durant les 30 dernières années, ce théologien allemand a influencé l’Eglise catholique romaine en tout lieu, beaucoup plus longtemps, de multiples façons et plus profondément que la plupart des autres représentants du Vatican n’ont pu le faire dans toute l’histoire de l’Eglise.</strong> Il eut la responsabilité d’administrer la Congrégation pour la Doctrine de la Foi pendant plus de 23 ans (la CDF – qui succéda à la « Congrégation de l’Inquisition Romaine Générale » fondée en 1542) et il est pape depuis six ans et demi.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Etant donné que les effets en sont encore nettement perceptibles, on ne peut oublier comment, de 1981 à 2005, dans sa position de Préfet de la CDF, Ratzinger a : </strong>interdit d’enseignement, condamné la Théologie de la Libération, marginalisé les femmes dans l’Eglise, freiné le développement de l’œcuménisme avec différentes Eglises protestantes, et a longtemps contribué à l’occultation des abus sexuels. Cela est en concordance avec de nombreuses autres décisions qui furent prises sous son influence, telles que l’Instruction Synodale de 1997, l’Instruction sur le rôle des laïcs (1997), la Déclaration <em>Dominus Jesus </em>(2000), les <em>Considérations</em> du Vatican condamnant les unions homosexuelles (2003), et de même le rejet de l’approche réformatrice de mouvements d’origine laïque tels que <em>Nous Sommes Eglise</em>. L’Eglise allemande dut affronter l’épreuve difficile de son opposition à ce que l’on conseille les femmes ayant des grossesses non voulues. <strong>La liste des théologiens du monde entier (hommes ou femmes) qui ont été réprimandés ou intimidés par lui est longue </strong>[voir l’appendice] <strong>et a conduit à un climat constant de peur et de paralysie au sein de l’Eglise.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Après son élection comme pape le 19 avril 2005, il y eut un changement dans son comportement public, dû en partie à l’influence des medias. Pourtant l’espoir que Joseph Ratzinger, en tant que pape – eu égard à son nouveau titre de <em>Pontifex Maximus</em> (« <em>bâtisseur de pont »</em> en chef) – changerait de conduite n’a pas été satisfait. L’inverse s’est produit.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ratzinger, qui se plaint toujours de la « dictature du <em>relativisme</em></strong><strong> », a lui-même été responsable pendant longtemps de la <em>relativisation </em></strong><strong>du Concile Vatican II</strong>, principalement à cause de la disparition accordée par lui de toute contrainte pour le rite tridentin préconciliaire (2007, contrairement aux recommandations du Synode des évêques de 2005), de sa reformulation des prières du Vendredi Saint pour la conversion des juifs (2008), et enfin à cause de la réhabilitation très problématique de la Fraternité Saint Pie X en janvier 2009. Le conflit vieux de plusieurs dizaines d’années avec cette fraternité pourrait aussi être la marque d’une vieille blessure personnelle : si seulement il avait fait des tentatives plus fermes, au nom de Jean-Paul II, pour réintégrer son fondateur, l’archevêque Marcel Lefebvre ! Cela ne s’est pas encore produit, en dépit de toutes les concessions extrêmement contestables faites par le Vatican à ce jour.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’Eglise catholique romaine connaît la crise la plus profonde depuis la Réforme. </strong> La divulgation du scandale des abus sexuels cachés dans le monde entier pendant plusieurs dizaines d’années n’en est certainement pas la seule raison, mais elle a brutalement révélé la crise du système clérical. <strong>La tragédie de Ratzinger est qu’il a commencé trop tard et de façon trop hésitante à s’occuper du scandale de ces abus</strong>, et qu’il n’est pas assez soutenu que ce soit par la Curie romaine ou les cardinaux et les évêques. La moindre des raisons n’en est pas qu’il avait, comme Préfet de la CDF, ordonné en 2001 à tous les évêques, sous la menace de sanctions, de garder les crimes sexuels de prêtres sur des mineurs aussi secrets que possible, et de ne les porter qu’à la connaissance de la CDF.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce n’est pas la laïcité, mais Joseph Ratzinger lui-même qui est largement responsable de l’incapacité de l’Eglise à relever les défis de notre temps dans de nombreux domaines. Il a constamment prouvé qu’il était sourd aux inquiétudes des évêques, des théologiens et de nombreux « laïcs » du monde entier. La Théologie de la Libération, en particulier, fut traitée par lui avec suspicion et hostilité. Les années de son pontificat mettent à nu les faiblesses fondamentales de tout le système de l’Eglise catholique romaine : son gouvernement autocratique, monarchique, sa société à « double étage » de prêtres et de « laïcs », ainsi que la rapide centralisation romaine de ces dernières années, qui n’accorde guère de responsabilité aux églises locales.</p>
<p style="text-align: justify;">Le <em>Catéchisme de l’Eglise Catholique </em>(1993), dont il fut principalement l’auteur ainsi que l’éditeur, et l’<em>Abrégé du Catéchisme de l’Eglise catholique</em> (2005) qu’il approuva et promulgua comme pape (i.e. approuva formellement et édita), ne sont en rien en accord avec les exigences de la théologie moderne.  « L’Instruction sur l’homosexualité et le ministère ordonné » de 2005 (dont le titre complet est « Instruction de la Congrégation pour l&#8217;Education catholique sur les critères de discernement vocationnel au sujet des personnes présentant des tendances homosexuelles en vue de l&#8217;admission au séminaire et aux Ordres sacrés ») fut l’un des premiers documents qu’il approuva en tant que pape pour exclure les homosexuels du sacerdoce. Ni la large distribution du catéchisme à la jeunesse, <em>Youcat</em> (2011), ni le succès commercial de ses nombreux livres, ne peuvent  occulter le fait qu’aujourd’hui seulement un petit nombre de gens acceptent et observent l’enseignement de l’Eglise catholique, comme des études et des sondages le montrent de façon répétée.</p>
<p style="text-align: justify;">Benoît XVI devrait comprendre les critiques de plus en plus fortes et générales de son pontificat comme l’expression d’une grande inquiétude pour le bien des croyants à travers l’Eglise. Car, comme la loi canonique le stipule au Can. CIC 212 § 3 : « en accord avec leurs connaissances, leur compétence et leur position prééminente, ils (i.e. les croyants) ont le droit et même parfois le devoir de manifester à leurs pasteurs sacrés leur opinion sur des questions qui ont trait au bien de l’Eglise ». […]</p>
<p style="text-align: justify;">En attendant, la conscience que l’humanité a des innombrables injustices dans le monde s’est développée. L’Eglise catholique, avec son extension mondiale, pourrait et doit exercer une influence positive sur la manière dont tous nous vivrons à l’avenir. La tâche du moment devrait être de dire adieu aux structures de commandement qui nous ont été transmises mais ne font plus vivre, plutôt que de s’accrocher à la gouvernance hiérarchique prétendument instituée par Jésus : « N’appelez personne sur la terre votre <em>Père</em>, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est au ciel. Ne vous faites pas non plus appeler « Chef », car vous n’avez qu’un seul Chef, le Messie » (Mat. <strong>23</strong>, 9-10).</p>
<p style="text-align: right;">Rome / Lisbonne / Munich, Novembre 2011</p>
<p style="text-align: right;"><strong>International Movement We Are Church (IMWAC)</strong><strong> </strong></p>
<p style="text-align: right;">
<p><strong><em>Appendice </em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">• Une liste de toutes les personnes qui, directement ou indirectement, ont été d’une quelconque manière l’objet d’enquêtes, ont été sanctionnées, ou excommuniées par la CDF sous Joseph Ratzinger (une compilation par « Catholics for Choice », 2006) est disponible à :</p>
<p><strong> </strong><a href="http://www.wirsindkirche.de/files/212_2006movingforwardbylookingback_31-38.pdf">http://www.wir-sind-kirche.de/files/212_2006movingforwardbylookingback_31-38.pdf</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">• Une liste de 99 théologiens et responsables spirituels qui ont été interdits, exclus ou réduits au silence sous Ratzinger se trouve dans l’ouvrage de Matthew Fox, <em>The Pope’s War: Why Ratzinger’s Secret Crusade Has Imperiled the Church and How It Can Be Saved</em>.</p>
<p><a href="http://www.wir-sind-kirche.de/files/1567_Fox_Liste%20der%2099.pdf">http://www.wir-sind-kirche.de/files/1567_Fox_Liste der 99.pdf</a></p>
<p style="text-align: justify;">• Une analyse approfondie de la théologie de Joseph Ratzinger est disponible (en allemand) dans l’ouvrage de Hermann Haring <em>Im Namen des Herrn. Wohin der Papst die Kirche führt</em> (Gütersloh, 2009).</p>
<p style="text-align: right;">Traduction (à partir de l’anglais) de <strong>Didier Vanhoutte</strong></p>
<p><strong>Source </strong>:<strong> </strong><a href="http://www.wir-sind-kirche.de/files/1570_PRE_111117_30JahreRatzinger_fr.pdf">http://www.wir-sind-kirche.de/files/1570_PRE_111117_30JahreRatzinger_fr.pdf</a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/ImwacBandeau.jpeg"><img class="size-medium wp-image-5602 aligncenter" title="ImwacBandeau" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/ImwacBandeau-300x55.jpg" alt="" width="300" height="55" /></a></p>
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		<title>Déclaration de Prêtres Mariés « Chemins Nouveaux »</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Nov 2011 21:18:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[Au coeur de réseaux actifs]]></category>
		<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>

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		<description><![CDATA[A l’occasion de leur rencontre annuelle, le 9 octobre 2011 à Paris, les prêtres mariés du groupe « Chemins Nouveaux » et leurs épouses font la déclaration suivante : «  Nous entendons en ce moment l’appel de nombreux prêtres en exercice en faveur de l’ordination d’hommes mariés et de femmes, en faveur de ceux et celles qui vivent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;">
<a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/PretresMariés.jpeg"><img class="size-medium wp-image-5422 aligncenter" title="PretresMariés" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/PretresMariés-300x135.jpg" alt="" width="300" height="135" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong><em>A l’occasion de leur rencontre annuelle, le 9 octobre 2011 à Paris, les prêtres mariés du groupe « Chemins Nouveaux » et leurs épouses font la déclaration suivante :</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">«  Nous entendons en ce moment l’appel de nombreux prêtres en exercice en faveur de l’ordination d’hommes mariés et de femmes, en faveur de ceux et celles qui vivent des divorces, nous entendons l’appel de tous ceux qui aspirent à une parole qui ne soit plus confisquée par l’Eglise institutionnelle.</p>
<p style="text-align: justify;">346 prêtres autrichiens ont fait cette demande, quelques prêtres français déclarent ouvertement soutenir leur démarche. Beaucoup de prêtres et de laïcs, inquiets à juste titre de la baisse de vitalité des communautés chrétiennes et du manque de dialogue dans l’Eglise, soutiennent sans conteste le mouvement.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous qui avons fait le pas vers le mariage et continuons à vivre de l’Evangile au service du Seigneur et de nos frères de multiples façons, approuvons cet appel dans le sens d’une fidélité à l’esprit même de l’Evangile et à la tradition apostolique.</p>
<p style="text-align: justify;">Le serviteur que Jésus a voulu, lui, le Fils de Dieu incarné, n’est pas hors du monde, il est dans le monde, messager d’une Bonne Nouvelle et rassembleur des hommes dans l’Amour.</p>
<p style="text-align: justify;">Parce que nous aimons Dieu et nos frères, nous demandons à l’Eglise, à nos évêques, à celui qui « le premier parmi ses semblables », d’ouvrir leur esprit et leur cœur au souffle de l’Esprit, comme au premier jour de l’Eglise.</p>
<p style="text-align: justify;">L’Evangélisation dans un monde nouveau oblige à des ajustements courageux.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Prêtres Mariés « Chemins Nouveaux »</strong></p>
<p style="text-align: right;">Correspondant : Bernard CORBINEAU</p>
<p style="text-align: right;">62 Avenue Henri Barbusse 93220 GAGNY</p>
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		<title>Autour de la visite du pape en Allemagne</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Sep 2011 21:46:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
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		<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>

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		<description><![CDATA[Communiqué de NSAE en soutien à Wir sind Kirche Le Conseil d&#8217;Administration de Nous Sommes Aussi l&#8217;Eglise, réuni à Paris le 24 septembre 2011, a reçu chaleureusement le communiqué de presse publié par Wir sind Kirche le 18 septembre à l&#8217;occasion de la visite de Benoît XVI en Allemagne Oui, (et nous y travaillons) des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Communiqué de NSAE en soutien à Wir sind Kirche</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/2011-09-23PAPE.jpg"><img class="size-medium wp-image-5251 aligncenter" title="OFRTP-PAPE-ALLEMAGNE-20110923" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/2011-09-23PAPE-300x220.jpg" alt="" width="300" height="220" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Le Conseil d&#8217;Administration de <em>Nous Sommes Aussi l&#8217;Eglise</em>, réuni à Paris le 24 septembre 2011, a reçu chaleureusement le <a href="http://www.nsae.fr/2011/09/22/%C2%AB-la-crise-de-la-foi-en-dieu-et-la-crise-de-l%E2%80%99eglise-ne-doivent-pas-jouer-lune-contre-lautre/">communiqué de presse publié par Wir sind Kirche</a> le 18 septembre à l&#8217;occasion de la visite de Benoît XVI en Allemagne</p>
<p style="text-align: justify;">Oui, (et nous y travaillons) des réformes s&#8217;imposent dans le fonctionnement de l&#8217;institution de l&#8217;Eglise catholique. Mettre l&#8217;accent sur la « crise de la foi en Dieu » nous semble un procédé destiné à masquer l&#8217;urgence de faire face aux problèmes pastoraux.</p>
<p style="text-align: justify;">Oui, nous déplorons la compromission de l&#8217;Eglise catholique impliquée par un discours devant le Parlement ou par la rencontre des juges constitutionnels. Le dialogue risque de dégénérer en connivence puis en « entente » qui ne respecterait ni l&#8217;autonomie des représentants de la nation allemande ni la liberté de jugement de ceux qui sont chargés de veiller au respect de la Constitution. L&#8217;Eglise catholique accepterait-elle un tel « regard » sur son fonctionnement par un pouvoir politique, quel qu&#8217;il soit ?</p>
<p style="text-align: justify;">Oui, nous dénonçons la confusion entraînée par la double facette du terme Vatican. « représentation » spirituelle et « représentation » politique sont ainsi confondues. Comme vous l&#8217;affirmez, il s&#8217;agit bien d&#8217;une « prétention ».</p>
<p style="text-align: justify;">Oui, nous accordons une attention prioritaire au respect des droits de l&#8217;Homme dans notre exigence des réformes (en y incluant, bien sûr, le droit des femmes !).</p>
<p style="text-align: justify;">Oui, le dialogue oecuménique exige une disponibilité à l&#8217;écoute dans un souci d&#8217;égalité (qui ferait sans doute renoncer à cette prétention d&#8217;être les meilleurs !).</p>
<p style="text-align: justify;">Oui, quoi qu&#8217;en pense le pape, il existe des chrétiens qui pensent que la laïcité est une valeur universelle.</p>
<p style="text-align: right;">Le CA de NSAE &#8211; 24 septembre 2011</p>
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		<title>« La crise de la foi en Dieu et la crise de l’Eglise ne doivent pas jouer l&#8217;une contre l&#8217;autre ! »</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Sep 2011 23:34:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[Au coeur de réseaux actifs]]></category>
		<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>

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		<description><![CDATA[Wir Sind Kirche &#8211; We are Church &#8211; Nous sommes Eglise, à l’occasion de la visite du pape en Allemagne (du 22 au 25 Septembre 2011) Communiqué de presse Berlin / Erfurt / Fribourg / Munich, le 18 Septembre 2011 « La crise de la foi Dieu et la crise de l’Eglise ne doivent pas jouer [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Wir Sind Kirche</em> &#8211; <em>We are Church &#8211; Nous sommes Eglise, </em> à l’occasion de la visite du pape en Allemagne (du 22 au 25 Septembre 2011)</strong></p>
<p>Communiqué de presse Berlin / Erfurt / Fribourg / Munich, le 18 Septembre 2011</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/WirSindKirche2.jpeg"><img class="size-full wp-image-5187 aligncenter" title="WirSindKirche" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/WirSindKirche2.jpeg" alt="" width="117" height="96" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">« La crise de la foi Dieu et la crise de l’Eglise ne doivent pas jouer l&#8217;une contre l&#8217;autre ! », c’est ce qu’exige le Mouvement ecclésial  <strong><em>Wir Sind Kirche</em></strong> à l’occasion du voyage du pape Benoît XVI en Allemagne du 22 au 25 Septembre 2011, pour la première fois en visite officielle dans sa patrie d’origine. La devise « <em>Là où Dieu est présent, il y a de l’avenir </em>» met au centre la question de Dieu. Mais les problèmes urgents et les situations intolérables dans l’Eglise ne doivent pas pour autant être passés sous silence. Car ce sont justement les structures de l&#8217;Eglise qui font obstacle, pour de plus en plus de personnes qui cherchent Dieu et qui veulent pratiquer leur foi dans la communauté ecclésiale.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette visite du pape Benoît XVI en Allemagne tombe justement pendant la crise la plus importante de l’Eglise catholique romaine au plan mondial depuis la Réforme. Les chiffres présentés récemment par la Conférence Episcopale pour l’année 2010 le révèlent : jamais durant l’histoire de la République Fédérale d’Allemagne le nombre de catholiques n’a diminué aussi rapidement, malgré le fait que le pape soit originaire d’Allemagne et qu’il concentre l&#8217;attention de son pontificat sur l’Europe.</p>
<p style="text-align: justify;">Face aux problèmes pastoraux de plus en plus aigus, non seulement en Allemagne mais aussi à l’échelle mondiale, l’Eglise catholique romaine ne peut plus se permettre de s’opposer aux réformes qui s’imposent depuis longtemps, et c’est ce qu’exige le réseau de réforme <em>Wir Sind Kirche</em>. Il est urgent et indispensable de s’engager enfin sur la voie d’un dialogue constructif concernant l’avenir de l’Eglise, dans le sens indiqué et décidé il y a bientôt 50 ans par le Concile Vatican II (1962-1965).</p>
<p style="text-align: justify;">La visite du Pape en Allemagne ne rencontre pas l&#8217;assentiment de tout le monde. Particulièrement son discours prévu devant le Bundestag (Parlement allemand) et la rencontre des juges de la Cour Constitutionnelle au séminaire de Fribourg posent la question du statut juridique et de la prétention du pouvoir pontifical sur trois points importants : au niveau du droit des peuples en tant que représentant du « Saint Siège », au niveau politique en tant que chef du mini-Etat du Vatican, et au niveau religieux en tant que chef suprême de l’Eglise catholique romaine.</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong><em>Wir Sind Kirche</em></strong> demande aux représentants politiques du peuple allemand d’aborder la question des Droits de l’Homme lors de leurs rencontres avec le pape Benoît XVI, comme l’a fait la chancelière en Chine. C&#8217;est un scandale permanent que le « Saint Siège » en tant qu’Etat du Vatican soit encore l&#8217;un des derniers Etats à ne pas encore avoir ratifié ni la Déclaration des Droits de l’Homme de l’ONU, ni la Convention Européenne des Droits de l’Homme.</li>
<li>Dans une lettre ouverte aux églises issues de la Réforme <strong><em>Wir Sind Kirche</em></strong><strong> </strong>s’engage pour qu&#8217;elles soient enfin reconnues de plein droit comme Eglises par l’Eglise catholique romaine. La Déclaration « <em>Dominus</em> <em>Iesus</em> » (publiée en 2000 sous la responsabilité de Joseph Ratzinger alors Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi et confirmée par lui-même en 2007 sous son pontificat) doit être révisée. Il est urgent de clarifier le sujet de l&#8217;intercommunion eucharistique, spécialement pour les époux des mariages mixtes.</li>
<li><em><strong>Wir Sind Kirche </strong></em>trouve inopportune la rencontre du Pape avec les juges de la Cour Constitutionelle Fédérale au Séminaire de Fribourg. Le Vatican, qui est très dépendant des finances de l’église catholique allemande, estime que le système allemand de relation Etat-Eglise, qui confère d’importants privilèges aux Eglises, serait mis en péril à cause de l’évolution sociale générale, mais aussi à cause des tendances laïques des partis politiques allemands et de certains pays de l’Union Européenne.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Les « Messages au Pape » recueillis auprès des membres de <em>Wir Sind Kirche </em>seront remis au nonce apostolique à Berlin, le mardi 20 Septembre 2011. La rencontre n&#8217;est pas ouverte à la presse.</p>
<p style="text-align: justify;">La manifestation du mouvement du mercredi 21 Septembre 2011 à Berlin, avec entre autres Karin Kortmann (Vice-présidente du Comité Central des Catholiques Allemands) et du Prof. Dr. Hermann Häring (theologien, collaborateur de Hans Küng) porte comme titre : « (<em>Wir Sind Kirche.) </em><em> </em><em>Wir Sind </em>(nicht) Papst ! Questions critiques à l’occasion de la visite du pape Benoît XVI ».</p>
<p><strong>Pour plus d&#8217;informations </strong>:</p>
<p><strong>Manifestations et actions des groupes de réforme ecclésiastique dans diverses villes allemandes :</strong></p>
<p><a href="http://www.wir-sind-kirche.de/index.php?id=603#VERANSTALTUNGEN">www.wir-sind-kirche.de/index.php?id=603#VERANSTALTUNGEN</a></p>
<p><a href="http://www.wir-sind-kirche.de/index.php?id=603#VERANSTALTUNGEN"></a><strong>Informations générales au sujet de la visite du Pape en diverses langues :</strong></p>
<p><a href="http://www.wir-sind-kirche.de/index.php?id=129&amp;id_entry=3529">www.wir-sind-kirche.de/index.php?id=129&amp;id_entry=3529</a></p>
<p><strong>Wir sind Kirche-Pressekonferenzen und Pressekontakte zum Papstbesuch :</strong></p>
<p><a href="http://www.wir-sind-kirche.de/index.php?id=128&amp;id_entry=3563">www.wir-sind-kirche.de/index.php?id=128&amp;id_entry=3563</a></p>
<p style="text-align: right;">IMWAC (Internal Movement We Are Church)</p>
<p style="text-align: right;">Traduction française par Pierre Collet</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Source </strong>:</p>
<p><a href="http://www.paves-reseau.be/revue.php?id=1014">http://www.paves-reseau.be/revue.php?id=1014</a></p>
<p>Le communiqué de <em>Wir Sind Kirche </em>est disponible en plusieurs langues (allemand, anglais, espagnol, français, italien, portugais) sur :</p>
<p><a href="http://www.wir-sind-kirche.de/index.php?id=128&amp;id_entry=3566">http://www.wir-sind-kirche.de/index.php?id=128&amp;id_entry=3566</a></p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<p style="text-align: right;">
]]></content:encoded>
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		<title>EVANGILES DE L’ENFANCE – Partie V</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2011/08/25/evangiles-de-l%e2%80%99enfance-%e2%80%93-partie-v/</link>
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		<pubDate>Thu, 25 Aug 2011 13:39:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[Au coeur de réseaux actifs]]></category>
		<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici le cinquième et dernier volet de l’étude présentée depuis le 28 juillet dernier sur les Evangiles de l’enfance. (Cf Partie 1 à : http://www.nsae.fr/2011/07/28/evangiles-de-l’enfance-–-partie-i/ ; Partie 2 à : http://www.nsae.fr/2011/08/04/evangiles-de-l’enfance-–-partie-ii/ ; Partie 3 à : http://www.nsae.fr/2011/08/11/evangiles-de-l’enfance-–-partie-iii/ ; Partie 4 à : http://www.nsae.fr/2011/08/17/evangiles-de-l’enfance-–-partie-iv/) Ce volet concerne le chapitre 2 de Luc (cf texte ci-après) suivi des notes rédigées par [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Voici le cinquième et dernier volet de l’étude présentée depuis le 28 juillet dernier sur les Evangiles de l’enfance. </em></strong></p>
<p>(Cf Partie 1 à :</p>
<p><a href="http://www.nsae.fr/2011/07/28/evangiles-de-l%E2%80%99enfance-%E2%80%93-partie-i/">http://www.nsae.fr/2011/07/28/evangiles-de-l’enfance-–-partie-i/</a> ;</p>
<p>Partie 2 à :</p>
<p><a href="http://www.nsae.fr/2011/08/04/evangiles-de-l'enfance-%E2%80%93-partie-ii/">http://www.nsae.fr/2011/08/04/evangiles-de-l’enfance-–-partie-ii/</a> ;</p>
<p>Partie 3 à :</p>
<p><a href="http://www.nsae.fr/2011/08/11/evangiles-de-l%E2%80%99enfance-%E2%80%93-partie-iii/">http://www.nsae.fr/2011/08/11/evangiles-de-l’enfance-–-partie-iii/</a> ;</p>
<p>Partie 4 à :</p>
<p><a href="http://www.nsae.fr/2011/08/17/evangiles-de-l%E2%80%99enfance-%E2%80%93-partie-iv/">http://www.nsae.fr/2011/08/17/evangiles-de-l’enfance-–-partie-iv/</a>)</p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Ce volet concerne le chapitre 2 de Luc (cf texte ci-après) suivi des notes rédigées par Claude Bouret.</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Luc4V.jpg"><img class="size-full wp-image-5042 aligncenter" title="Luc4(V)" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Luc4V.jpg" alt="" width="144" height="150" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Evangile de Luc, chapitre 2</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Naissance de Jésus et visite des bergers.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>1  Or, en ce temps-là, parut un décret de César Auguste pour faire recenser le monde entier.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>2  Ce premier recensement eut lieu à l’époque où Quirinius était gouverneur de Syrie.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>3  Tous allaient se faire recenser, chacun dans sa propre ville ;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>4  Joseph aussi monta de la ville de Nazareth en Galilée à la ville de David qui s’appelle Bethléem en Judée, parce qu’il était de la famille et de la descendance de David,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>5  pour se faire recenser avec Marie son épouse, qui était enceinte.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>6  Or, pendant qu’ils étaient là, le jour où elle devait accoucher arriva ;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>7  elle accoucha de son fils premier-né, l’emmaillota et le déposa dans une mangeoire, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans la salle d’hôtes.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>8  Il y avait dans le même pays des bergers qui vivaient aux champs et montaient la garde pendant la nuit auprès de leur troupeau.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>9  Un ange du Seigneur se présenta devant eux, la gloire du Seigneur les enveloppa de lumière et ils furent saisis d’une grande crainte.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>10  L’ange leur dit : « Soyez sans crainte, car voici, je viens vous annoncer une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple :</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>11  Il vous est né aujourd’hui, dans la ville de David, un Sauveur qui est le Christ Seigneur ;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>12  et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. »</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>13  Tout à coup il y eut avec l’ange l’armée céleste en masse qui chantait les louanges de Dieu et disait :</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>14  « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et sur la terre paix pour ses bien-aimés. »</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>15  Or, quand les anges les eurent quittés pour le ciel, les bergers se dirent entre eux : « Allons donc jusqu’à Bethléem et voyons ce qui est arrivé, ce que le Seigneur nous a fait connaître. »</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>16  Ils y allèrent en hâte et trouvèrent Marie, Joseph et le nouveau-né couché dans la mangeoire.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>17  Après avoir vu, ils firent connaître ce qui leur avait été dit au sujet de cet enfant.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>18  Et tous ceux qui les entendirent furent étonnés de ce que leur disaient les bergers.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>19  Quant à Marie, elle retenait tous ces événements en en cherchant le sens.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>20  Puis les bergers s’en retournèrent, chantant la gloire et les louanges de Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, en accord avec ce qui leur avait été annoncé.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Circoncision de Jésus.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>21  Huit jours plus tard, quand vint le moment de circoncire l’enfant, on l’appela du nom de Jésus, comme l’ange l’avait appelé avant sa conception.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Présentation de Jésus au Temple.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>22  Puis quand vint le jour où, suivant la loi de Moïse, ils devaient être purifiés, ils l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>23  — ainsi qu’il est écrit dans la loi du Seigneur : Tout garçon premier-né sera consacré au Seigneur — </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>24  et pour offrir en sacrifice, suivant ce qui est dit dans la loi du Seigneur, un couple de tourterelles ou deux petits pigeons.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>25  Or, il y avait à Jérusalem un homme du nom de Syméon. Cet homme était juste et pieux, il attendait la consolation d’Israël et l’Esprit Saint était sur lui.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>26  Il lui avait été révélé par l’Esprit Saint qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ du Seigneur.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>27  Il vint alors au temple poussé par l’Esprit ; et quand les parents de l’enfant Jésus l’amenèrent pour faire ce que la Loi prescrivait à son sujet,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>28  il le prit dans ses bras et il bénit Dieu en ces termes :</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le cantique de Syméon.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>29  « Maintenant, Maître, c’est en paix, comme tu l’as dit, que tu renvoies ton serviteur.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>30  Car mes yeux ont vu ton salut,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>31  que tu as préparé face à tous les peuples :</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>32  lumière pour la révélation aux païens et gloire d’Israël ton peuple. »</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Prophétie de Syméon.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>33  Le père et la mère de l’enfant étaient étonnés de ce qu’on disait de lui.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>34  Syméon les bénit et dit à Marie sa mère : « Il est là pour la chute ou le relèvement de beaucoup en Israël et pour être un signe contesté</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>35  — et toi-même, un glaive te transpercera l’âme ; ainsi seront dévoilés les débats de bien des cœurs. »</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Prophétie d’Anne.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>36  Il y avait aussi une prophétesse, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était fort avancée en âge ; après avoir vécu sept ans avec son mari,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>37  elle était restée veuve et avait atteint l’âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s’écartait pas du temple, participant au culte nuit et jour par des jeûnes et des prières.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>38  Survenant au même moment, elle se mit à célébrer Dieu et à parler de l’enfant à tous ceux qui attendaient la libération de Jérusalem.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Vie cachée de Jésus à Nazareth.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>39  Lorsqu’ils eurent accompli tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>40  Quant à l’enfant, il grandissait et se fortifiait, tout rempli de sagesse, et la faveur de Dieu était sur lui.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Jésus parmi les docteurs.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>41  Ses parents allaient chaque année à Jérusalem pour la fête de la Pâque.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>42  Quand il eut douze ans, comme ils y étaient montés suivant la coutume de la fête</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>43  et qu’à la fin des jours de fête ils s’en retournaient, le jeune Jésus resta à Jérusalem sans que ses parents s’en aperçoivent.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>44  Pensant qu’il était avec leurs compagnons de route, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>45  Ne l’ayant pas trouvé, ils retournèrent à Jérusalem en le cherchant.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>46  C’est au bout de trois jours qu’ils le retrouvèrent dans le temple, assis au milieu des maîtres, à les écouter et les interroger.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>47  Tous ceux qui l’entendaient s’extasiaient sur l’intelligence de ses réponses.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>48  En le voyant, ils furent frappés d’étonnement et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi as-tu agi de la sorte avec nous ? Vois, ton père et moi, nous te cherchons tout angoissés. »</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>49  Il leur dit : « Pourquoi donc me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? »</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>50  Mais eux ne comprirent pas ce qu’il leur disait</em>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Encore la vie cachée à Nazareth.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>51  Puis il descendit avec eux pour aller à Nazareth ; il leur était soumis ; et sa mère retenait tous ces événements dans son cœur.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>52  Jésus progressait en sagesse et en taille, et en faveur auprès de Dieu et auprès des hommes.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em></p>
<p style="text-align: center;"><em>___________________________________________________</em></p>
<p style="text-align: justify;">Le texte est un interlocuteur et il vient nous questionner. La sensibilité de chacun donne une richesse à l’ensemble des réflexions.</p>
<p style="text-align: justify;">Quelles sont les raisons de l’écriture de ce texte : la date, le lieu, la naissance elle-même, les bergers ? On n’a pas de raisons de jeter un doute sur ce que dit Luc. <span style="text-decoration: underline;">L’accent est mis essentiellement sur l’enfant</span>. Il n’y a aucun détail sur la naissance mais sur ce que cela va produire. Les détails fournis en <strong>2</strong>,1 et <strong>3</strong>,1 permettent de fixer les événements en l’an 754 de l’Empire Romain, c’est-à-dire entre -4 et -6 de notre ère. Bethléem est bien une ville de la lignée de David. Mais il n’y a pas de certitude que soit Bethléem, soit Nazareth soient le lieu de naissance de Jésus : mais ces villes sont bien de la lignée de David et cela confirme le point de vue de Mathieu.</p>
<p style="text-align: justify;">La date du recensement n’est pas historiquement confirmée. Le récit de la naissance est d’une grande simplicité, une grande brièveté, ce n’est pas la naissance qui intéresse Luc. La présence de l’âne et du bœuf n’arrive qu’en 1221 à l’initiative de François d’Assise qui avait installé ces deux animaux dans une crèche, établissant sans doute un lien avec Isaïe <strong>1</strong>, 3 : «  <em>Un bœuf connaît son propriétaire et un âne la mangeoire chez son maître : Israël ne connaît pas, mon peuple ne comprend pas</em>. » Verset 6 : « <em>elle accoucha de son fils premier-né</em> » (voir ci-dessus page 3 ligne 35). Marie emmaillote le bébé : Salomon dit dans le Livre de la Sagesse, <strong>7</strong>, 4-6 : « <em>4 j’ai été élevé dans les langes, au milieu des soucis  5 aucun roi n’a débuté autrement dans l’existence 6 pour tous il n’y a qu’une façon d’entrer dans la vie comme d’en sortir.</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Annonce des bergers</span> : les annotations qui précèdent sont courtes, brèves, voilà que vient ensuite une véritable annonciation ; Luc utilise la présence de ces hommes pour confirmer son point de vue, son but. À cette époque les bergers étaient considérés comme les derniers des derniers. Luc leur donne de l’importance, il est très attentif aux pauvres, aux exclus. Mathieu parle des ‘pauvres en esprit’ = ceux qui n’ont pas un « ego protubérant ». Dans l’évangile de Luc, les pauvres, ce sont les moins que rien, les exclus (voir : le samaritain, la femme adultère, Luc <strong>5</strong>, 31 : « Jésus prenant la parole leur dit : « <em>Ce ne sont pas les bien-portants qui ont besoin de médecin, mais les malades.</em> » ; <strong>15</strong>, 1 : « <em>Les collecteurs d’impôts et les pécheurs s’approchaient tous de lui pour l’écouter. </em>» ; <strong>19</strong>,7 : « <em>Voyant cela, tous murmuraient ; ils disaient : « C’est chez un pécheur qu’il est allé loger.</em> »  …). Aussi bien chez Mathieu que chez Luc on perçoit bien l’universalité de Jésus.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans Isaïe, chap. 9 on lit : « <em>(9-5) Car un enfant nous est né, un fils nous a été donné. La souveraineté est sur ses épaules. On proclame son nom : « Merveilleux-Conseiller, Dieu-Fort, Père à jamais, Prince de la paix. »   7  (9-6) Il y aura une souveraineté étendue et une paix sans fin pour le trône de David et pour sa royauté, qu’il établira et affermira sur le droit et la justice dès maintenant et pour toujours l’ardeur du SEIGNEUR, le tout-puissant, fera cela.</em> Et Luc, chap. 2 écrit : « <em>10  L’ange leur dit : « Soyez sans crainte, car voici, je viens vous annoncer une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple : 11  Il vous est né aujourd’hui, dans la ville de David, un Sauveur qui est le Christ Seigneur</em>. Noter que l’Ange dit aux bergers « ne craignez rien »   tout comme l’ange dira aux femmes venues au tombeau : « ne craignez rien ! »  Luc donne à l’enfant les titres de : Sauveur, Christ, Seigneur, Fils de Dieu. Et Jésus est circoncis comme tous les hommes de son peuple.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Présentation au Temple</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au verset 22 : « <em>Puis quand vint le jour où, suivant la loi de Moïse, ils devaient être purifiés, ils l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur </em>» Luc commet une erreur : la purification de la mère et l’offrande requise pour le premier-né ne nécessitait pas obligatoirement la présence de l’enfant. Luc présente l’action de grâce de Siméon (encore un trait d’universalité), il annonce que l’Évangile n’est pas simple à appliquer : cela peut se faire dans la violence. Avec les premières persécutions chacun doit choisir la Parole de Dieu ou l’oublier, chacun doit se déterminer : on est pour ou on est contre. Marie est avertie aussi qu’elle aura à souffrir. Cela nous concerne directement dans nos attitudes dans le monde. Luc fait ensuite intervenir une veuve dans ce passage au temple.</p>
<p style="text-align: justify;">À la fin de ce chapitre deux groupes de versets attirent notre attention car ils sont quasiment identiques :</p>
<p style="text-align: justify;">le premier : <em>39  Lorsqu’ils eurent accompli tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. 40  Quant à l’enfant, il grandissait et se fortifiait, tout rempli de sagesse, et la faveur de Dieu était sur lui.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Et le second : <em>51  Puis il descendit avec eux pour aller à Nazareth ; il leur était soumis ; et sa mère retenait tous ces événements dans son cœur.52  Jésus progressait en sagesse et en taille, et en faveur auprès de Dieu et auprès des hommes.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Entre les deux on trouve ce passage des parents de Jésus qui le cherchent alors qu’il est au Temple. Placé ainsi ce texte semble une pièce rapportée dont on ne connait pas l’origine, et n’a pas trop de valeur historique.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>EN GUISE DE CONCLUSION GÉNÉRALE</strong></p>
<p><em>La session de réflexions sur les Evangiles de l’enfance s’est terminée par un retour sur<strong> </strong></em><em>un entretien avec <strong>Joseph MOINGT</strong></em><em> à propos des récits de la nativité. Cet entretien (propos recueillis par Muriel de Souich) a été publié dans la revue</em> « <strong>Croire Aujourd’hui</strong> » n° 262 (Déc. 2009).</p>
<p><em>Plus d’infos sur la revue </em>:</p>
<p><a href="http://www.jesuites.com/actu/2004/croire">http://www.jesuites.com/actu/2004/croire</a></p>
<p><em>On peut accéder au texte en cliquant ci-après </em>:</p>
<p><a href="http://royannais.blogspot.com/2010/01/dieu-qui-vient-lhomme-j-moingt.html">Noël, Dieu qui vient à l’homme</a></p>
<p style="text-align: justify;">La première expression de la foi ayant été celle de la Résurrection, ces récits sont un retour en arrière sur le passé de Jésus et ils nous renseignent ainsi sur la volonté de Dieu de faire de l’enfant à naître son propre fils et de le donner au monde. C’est la révélation d’un Dieu d’humilité qui ne vient pas forcer l’homme à le reconnaître dans la crainte. Nous pouvons lire devant la crèche ce passage de la Lettre aux Éphésiens <strong>1</strong>, 4-5 «<em>4 Il nous a choisis en lui avant la fondation du monde pour que nous soyons saints et irréprochables sous son regard, dans l’amour.   5  Il nous a prédestinés à être pour lui des fils adoptifs par Jésus Christ </em>». Ou celui de la lettre aux Galates <strong>4</strong>, 4-5 : <em>«4  Mais, quand est venu l’accomplissement du temps, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme et assujetti à la loi,   5  pour payer la libération de ceux qui sont assujettis à la loi, pour qu’il nous soit donné d’être fils adoptifs</em> »  Si l’on comprend que l’annonce de l’Évangile commence par la mort et la résurrection du Christ, on saisit que Noël fait de la totalité de la vie de Jésus un événement de révélation. En ce qui concerne la naissance virginale de Jésus J.M. déclare que cela le gênerait dans sa foi qu’il ne soit pas <span style="text-decoration: underline;">né comme tous les hommes</span> car sa solidarité avec nous passe par sa naissance. Dans Jean <strong>1</strong>, 14 : «<em>L’Incarnation c’est la descente du Verbe en Jésus naissant. Et le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous et nous avons vu sa gloire, cette gloire que, Fils unique plein de grâce et de vérité, il tient du Père.</em> » L’Incarnation, c’est la descente du Verbe en Jésus naissant. Les récits de la nativité veulent dire que Jésus nous est donné par Dieu, même s’il est né entièrement de Joseph et Marie. L’identité de Dieu révélée à Noël, c’est sa proximité des hommes. L’humanité avait pressenti depuis le début de son histoire que la vie de l’homme était promise à l’immortalité auprès de Dieu. Et le projet de Dieu se réalise dans une activité continue, créatrice en même temps que salvatrice ; il conduit l’humanité à sa perfection en l’arrachant à l’anéantissement qui menace tout être créé, et il lui communique déjà dans le temps sa vie éternelle. De même que la foi des tout premiers chrétiens s’est retournée, de la Résurrection vers la naissance de Jésus, pour accueillir toute sa vie comme un événement révélateur, de même nous aussi, nous devons faire de toute notre existence humaine l’incarnation du projet de Dieu sur l’homme, de son projet d’adoption filiale.</p>
<p style="text-align: justify;">Après la mort de Jésus, les apôtres ne comprenaient pas : un Messie ne peut pas mourir ! Lorsque Jésus revient il leur fait relire l’Ancien Testament pour saisir le but de Dieu : c’est ce qui se passe à la Pentecôte. Les apôtres ont crié : « Il est vivant ! », mais il leur a fallu du temps pour qu’ils disent : « Il a rejoint son Père ! »</p>
<p style="text-align: justify;">La Résurrection est du domaine de la foi : on ne peut pas la prouver. Le Projet Divin, c’est la victoire de la vie sur la mort.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est tout de même formidable de pouvoir dire NOTRE Père !</p>
<p style="text-align: justify;">Nous devons incarner nous-mêmes l’Évangile dans la société où nous vivons.</p>
<p style="text-align: right;"><em>Étude créée et dirigée par M. D., Oratorien </em></p>
<p style="text-align: right;"><em> Notes prises par Claude BOURET &#8211; 23 juillet 2011</em></p>
<p style="text-align: center;"><em>_____________________________________</em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>EVANGILES DE L’ENFANCE – Partie IV</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Aug 2011 19:09:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[Au coeur de réseaux actifs]]></category>
		<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici le quatrième volet de l’étude présentée depuis le 28 juillet dernier sur les Evangiles de l’enfance. (Cf Partie 1 à : http://www.nsae.fr/2011/07/28/evangiles-de-l’enfance-–-partie-i/ ; Partie 2 à : http://www.nsae.fr/2011/08/04/evangiles-de-l’enfance-–-partie-ii/ ; Partie 3 à : http://www.nsae.fr/2011/08/11/evangiles-de-l’enfance-–-partie-iii/ ) Ce volet concerne le chapitre 1 de Luc (cf texte ci-après) accompagné des notes rédigées par Claude Bouret. Introduction aux chapitres 1 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Voici le quatrième volet de l’étude présentée depuis le 28 juillet dernier sur les Evangiles de l’enfance. </em></strong></p>
<p>(Cf Partie 1 à :</p>
<p><a href="http://www.nsae.fr/2011/07/28/evangiles-de-l%E2%80%99enfance-%E2%80%93-partie-i/">http://www.nsae.fr/2011/07/28/evangiles-de-l’enfance-–-partie-i/</a> ;</p>
<p>Partie 2 à :</p>
<p><a href="http://www.nsae.fr/2011/08/04/evangiles-de-l'enfance-%E2%80%93-partie-ii/">http://www.nsae.fr/2011/08/04/evangiles-de-l’enfance-–-partie-ii/</a> ;</p>
<p>Partie 3 à :</p>
<p><a href="http://www.nsae.fr/2011/08/11/evangiles-de-l%E2%80%99enfance-%E2%80%93-partie-iii/">http://www.nsae.fr/2011/08/11/evangiles-de-l’enfance-–-partie-iii/</a> )</p>
<p><strong><em>Ce volet concerne le chapitre 1 de Luc (cf texte ci-après) accompagné des notes rédigées par Claude Bouret.</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em><br />
</em></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Luc2.jpg"><img class="size-medium wp-image-4933 aligncenter" title="Luc2" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Luc2-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a></p>
<p style="text-align: center;">
<p><strong>Introduction aux chapitres 1 et 2 de Luc : </strong></p>
<p><strong>Naissance et vie cachée de Jean-Baptiste et Jésus</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Luc est un païen converti. Il a écrit son évangile vers 75/80, alors que les discussions allaient bon train sur l’identité de Jésus. Il est aussi l’auteur des « Actes des Apôtres », témoin de la naissance des premières communautés chrétiennes. Il est  très marqué par les problèmes de foi, posés aux païens, comparés à ceux des Juifs. Il se présente comme un historien. Mais la conception de l’histoire en son temps n’était pas la même que la nôtre. C’est lui qui est le plus proche du récit de la cène rapportée par Paul.  Luc respecte peu l’exactitude chronologique ; exemple : Jean-Baptiste est mis en prison avant qu’il ne baptise Jésus : il y a des raisons théologiques à ce récit. Il n’y a pas d’objectivité dans l’histoire, l’historien fait des choix. Il n’y a pas de ‘midrash’ dans les récits de Luc car les grecs de Galatie ou de Corinthe ne savent même pas que les Hébreux sont venus d’Égypte. Mais l’Ancien Testament n’est pas absent des textes de Luc car il a des connaissances dans ce domaine. Ainsi, dans sa généalogie il remonte de Jésus à Adam.</p>
<p style="text-align: justify;">Jean-Baptiste prend une place considérable (il est oublié par Mathieu dans son récit de l’enfance de Jésus). Il y a un lien avec l’évangile de Jean. Les 2 chapitres sont très différents. Jean-Baptiste est dans le premier et disparaît dans le second. Le but premier de Luc est de défendre l’identité du ‘Fils de Dieu’. Même question qu’avec Mathieu : <span style="text-decoration: underline;">QUI est celui-là qui vient de naître ?</span></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Evangile de Luc, chapitre 1</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: underline;"> </span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Prologue.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>1  Puisque beaucoup ont entrepris de composer un récit des événements accomplis parmi nous,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>2  d’après ce que nous ont transmis ceux qui furent dès le début témoins oculaires et qui sont devenus serviteurs de la parole,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>3  il m’a paru bon, à moi aussi, après m’être soigneusement informé de tout à partir des origines, d’en écrire pour toi un récit ordonné, très honorable Théophile,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>4  afin que tu puisses constater la solidité des enseignements que tu as reçus. à l’intérieur du sanctuaire du Seigneur.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Annonce de la naissance de Jean-Baptiste.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>5  Il y avait au temps d’Hérode, roi de Judée, un prêtre nommé Zacharie, de la classe d’Abia ; sa femme appartenait à la descendance d’Aaron et s’appelait Elisabeth.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>6  Tous deux étaient justes devant Dieu et ils suivaient tous les commandements et observances du Seigneur d’une manière irréprochable.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>7  Mais ils n’avaient pas d’enfant parce qu’Elisabeth était stérile et ils étaient tous deux avancés en âge.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>8  Vint pour Zacharie le temps d’officier devant Dieu selon le tour de sa classe ;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>9  suivant la coutume du sacerdoce, il fut désigné par le sort pour offrir l’encens</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>10  Toute la multitude du peuple était en prière au-dehors à l’heure de l’offrande de l’encens.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>11  Alors lui apparut un ange du Seigneur, debout à droite de l’autel de l’encens.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>12  A sa vue, Zacharie fut troublé et la crainte s’abattit sur lui.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>13  Mais l’ange lui dit : « Sois sans crainte, Zacharie, car ta prière a été exaucée. Ta femme Elisabeth t’enfantera un fils et tu lui donneras le nom de Jean.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>14  Tu en auras joie et allégresse et beaucoup se réjouiront de sa naissance.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>15  Car il sera grand devant le Seigneur ; il ne boira ni vin ni boisson fermentée et il sera rempli de l’Esprit Saint dès le sein de sa mère.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>16  Il ramènera beaucoup de fils d’Israël au Seigneur leur Dieu ;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>17  et il marchera par devant sous le regard de Dieu, avec l’esprit et la puissance d’Elie, pour ramener le cœur des pères vers leurs enfants et conduire les rebelles à penser comme les justes, afin de former pour le Seigneur un peuple préparé. »</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>18  Zacharie dit à l’ange : « A quoi le saurai-je ? Car je suis un vieillard, et ma femme est avancée en âge. »</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>19  L’ange lui répondit : « Je suis Gabriel qui me tiens devant Dieu. J’ai été envoyé pour te parler et pour t’annoncer cette bonne nouvelle.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>20  Eh bien, tu vas être réduit au silence et tu ne pourras plus parler jusqu’au jour où cela se réalisera, parce que tu n’as pas cru à mes paroles qui s’accompliront en leur temps. »</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>21  Le peuple attendait Zacharie et s’étonnait qu’il s’attardât dans le sanctuaire.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>22  Quand il sortit, il ne pouvait leur parler et ils comprirent qu’il avait eu une vision dans le sanctuaire ; il leur faisait des signes et demeurait muet.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>23  Quand prit fin son temps de service, il repartit chez lui.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>24  Après quoi Elisabeth, sa femme, devint enceinte ; cinq mois durant elle s’en cacha ; elle se disait :</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>25  « Voilà ce qu’a fait pour moi le Seigneur au temps où il a jeté les yeux sur moi pour mettre fin à ce qui faisait ma honte devant les hommes. »</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’Annonciation.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>26  Le sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée du nom de Nazareth,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>27  à une jeune fille accordée en mariage à un homme nommé Joseph, de la famille de David ; cette jeune fille s’appelait Marie.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>28  L’ange entra auprès d’elle et lui dit : « Sois joyeuse, toi qui as la faveur de Dieu, le Seigneur est avec toi. »</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>29  A ces mots, elle fut très troublée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>30  L’ange lui dit : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>31  Voici que tu vas être enceinte, tu enfanteras un fils et tu lui donneras le nom de Jésus.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>32  Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut. Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>33  il régnera pour toujours sur la famille de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>34  Marie dit à l’ange : « Comment cela se fera-t-il puisque je n’ai pas de relations conjugales ? »</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>35  L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint et sera appelé Fils de Dieu.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>36  Et voici que Elisabeth, ta parente, est elle aussi enceinte d’un fils dans sa vieillesse et elle en est à son sixième mois, elle qu’on appelait la stérile,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>37  car rien n’est impossible à Dieu. »</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>38  Marie dit alors : « Je suis la servante du Seigneur. Que tout se passe pour moi comme tu me l’as dit ! » Et l’ange la quitta.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La Visitation.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>39  En ce temps-là, Marie partit en hâte pour se rendre dans le haut pays, dans une ville de Juda.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>40  Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Elisabeth.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>41  Or, lorsque Elisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant bondit dans son sein et Elisabeth fut remplie du Saint Esprit.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>42  Elle poussa un grand cri et dit : « Tu es bénie plus que toutes les femmes, béni aussi est le fruit de ton sein !</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>43  Comment m’est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur ?</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>44  Car lorsque ta salutation a retenti à mes oreilles, voici que l’enfant a bondi d’allégresse en mon sein.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>45  Bienheureuse celle qui a cru : ce qui lui a été dit de la part du Seigneur s’accomplira ! »</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le cantique de Marie.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>46  Alors Marie dit : « Mon âme exalte le Seigneur</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>47  et mon esprit s’est rempli d’allégresse à cause de Dieu, mon Sauveur,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>48  parce qu’il a porté son regard sur son humble servante. Oui, désormais, toutes les générations me proclameront bienheureuse,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>49  parce que le Tout Puissant a fait pour moi de grandes choses : saint est son Nom.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>50  Sa bonté s’étend de génération en génération sur ceux qui le craignent.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>51  Il est intervenu de toute la force de son bras ; il a dispersé les hommes à la pensée orgueilleuse ;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>52  il a jeté les puissants à bas de leurs trônes et il a élevé les humbles ;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>53  les affamés, il les a comblés de biens et les riches, il les a renvoyés les mains vides.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>54  Il est venu en aide à Israël son serviteur en souvenir de sa bonté,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>55  comme il l’avait dit à nos pères, en faveur d’Abraham et de sa descendance pour toujours. »</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>56  Marie demeura avec Elisabeth environ trois mois, puis elle retourna chez elle.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Naissance de Jean-Baptiste et visite des voisins.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>57 furent étonnés.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>58  Ses voisins et ses parents apprirent que le Seigneur l’avait comblée de sa bonté et ils se réjouissaient avec elle.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Circoncision de Jean-Baptiste.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>59  Or, le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant et ils voulaient l’appeler comme son père, Zacharie.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>60  Alors sa mère prit la parole : « Non, dit-elle, il s’appellera Jean. »</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>61  Ils lui dirent : « Il n’y a personne dans ta parenté qui porte ce nom. »</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>62  Et ils faisaient des signes au père pour savoir comment il voulait qu’on l’appelle.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>63  Il demanda une tablette et écrivit ces mots : « Son nom est Jean »; et tous furent étonnés.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>64  A l’instant sa bouche et sa langue furent libérées et il parlait, bénissant Dieu.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>65  Alors la crainte s’empara de tous ceux qui habitaient alentour ; et dans le haut pays de Judée tout entier on parlait de tous ces événements.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>66  Tous ceux qui les apprirent les gravèrent dans leur cœur ; ils se disaient : « Que sera donc cet enfant ? » Et vraiment la main du Seigneur était avec lui.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le cantique de Zaccharie.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>67  Zacharie, son père, fut rempli de l’Esprit Saint et il prophétisa en ces termes :</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>68  « Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, parce qu’il a visité son peuple, accompli sa libération,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>69  et nous a suscité une force de salut dans la famille de David, son serviteur.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>70  C’est ce qu’il avait annoncé par la bouche de ses saints prophètes d’autrefois :</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>71  un salut qui nous libère de nos ennemis et des mains de tous ceux qui nous haïssent.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>72  Il a montré sa bonté envers nos pères et s’est rappelé son alliance sainte,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>73  le serment qu’il a fait à Abraham notre père : il nous accorderait, </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>74  après nous avoir arrachés aux mains des ennemis, de lui rendre sans crainte notre culte</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>75  dans la piété et la justice sous son regard, tout au long de nos jours.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>76  Et toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut, car tu marcheras par devant sous le regard du Seigneur, pour préparer ses routes,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>77  pour donner à son peuple la connaissance du salut par le pardon des péchés.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>78  C’est l’effet de la bonté profonde de notre Dieu : grâce à elle nous a visités l’astre levant venu d’en haut.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>79  Il est apparu à ceux qui se trouvent dans les ténèbres et l’ombre de la mort, afin de guider nos pas sur la route de la paix. »</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Vie cachée de Jean-Baptiste.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>80  Quant à l’enfant, il grandissait et son esprit se fortifiait ; et il fut dans les déserts jusqu’au jour de sa manifestation à Israël.</em></p>
<p style="text-align: center;">___________________________________________________________</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a une imbrication très marquée de la vie de Marie et Élizabeth. Nous sommes devant une construction identitaire avec l’annonce des missions spécifiques des deux enfants : Zacharie et Jean sont l’Ancien Testament, Marie et Jésus sont le Nouveau Testament. Pour Luc, le Nouveau Testament commence avec l’arrivée de Jésus, c’est pourquoi il fait enfermer Jean-Baptiste avant la scène du baptême. C’est dans le même état d’esprit qu’il s’exprime différemment de Mathieu dans le récit de la Cène :</p>
<p style="text-align: justify;">Mathieu écrit : <em>le sang de la Nouvelle Alliance</em> (par contraste avec l’Ancien Testament)</p>
<p style="text-align: justify;">Luc écrit : <em>L’Alliance en mon sang</em> (on est dans le Nouveau Testament).</p>
<p style="text-align: justify;">Luc est un érudit, il manie très bien le grec, les 4 premiers versets sont impeccables, mais à partir du 5<sup>ème</sup>, c’est un grec lamentable : en fait c’est une traduction de l’Araméen en grec vulgaire !, venant des archives de la classe d’Abia dont faisait partie Zacharie.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Présentation du personnage Jean-Baptiste </strong>: on dit de lui qu’il devint un « nazir », un prophète qui vivait sous un régime ascétique. Pour parler de la naissance de Jean-Baptiste, Luc utilise un modèle : la naissance de Samuel. La mère de celui-ci, Anne, était stérile et se désolait de ne pouvoir enfanter. Elle fit une prière solennelle à Dieu pour cela, en promettant de consacrer toute la vie de son fils si Dieu lui en donnait un, et ce fut Samuel. Même genre de déroulement avec Sara, femme d’Abraham et mère d’Isaac.</p>
<p style="text-align: justify;">Zacharie était un prêtre : ils étaient très nombreux, ce qui fait que les occasions d’être de service au Temple étaient rares ; car ils étaient désignés par tirage au sort ; la possibilité pour eux de pénétrer dans le Saint des Saints du Temple pour renouveler l’encens, pouvait ne se présenter qu’une ou deux fois dans leur vie. Cette pièce était entièrement vide, seul endroit où l’on pouvait prier Dieu. L’annonciation sur la naissance future de son fils Jean est faite par l’ange Gabriel, le même qui apparut à Daniel pour lui expliquer ses visions. Zacharie met en doute l’annonce, pas Marie, doute marqué par le mutisme. Toutes ces informations furent trouvées par Luc dans les archives d’Abia. Les Hébreux croyaient que Élie viendrait pour annoncer le Messie : le ‘messianisme’ débute au V<sup>ème</sup> siècle Av. J.C. Le portrait de Jésus fait par Jean-Baptiste ne sera pas du tout celui de Jésus : Lc <strong>3</strong>, 16-17 : <em>16 Jean répondit à tous : « Moi, c’est d’eau que je vous baptise ; mais il vient, celui qui est plus fort que moi, et je ne suis pas digne de délier la lanière de ses sandales. Lui, il vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu ;  17 il a sa pelle à vanner à la main pour nettoyer son aire et pour recueillir le blé dans son grenier ; mais la bale, il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Marie est présentée comme épouse de Joseph dont c’est la seule mention : tout est mis sur Marie. Au chapitre 1, <strong>le dialogue avec l’Ange</strong> se termine au verset 38 : « <em>Marie dit alors : « Je suis la servante du Seigneur. Que tout se passe pour moi comme tu me l’as dit ! » Et l’ange la quitta.</em> Toute la construction de Luc est bâtie pour en arriver à cette phrase. Chez les juifs la stérilité était une infirmité, et comme telle, rendait coupable celle qui en était atteinte. Les juifs pensaient que toutes les femmes pouvaient mettre le Messie au monde. Le vœu de virginité était de ce fait complètement interdit. L’attente était donc partagée par toutes les femmes, et c’est elle, Marie, qui est choisie : L’Ange lui dit :<em> « Réjouis-toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi.</em> » (Bible de Jérusalem) ou : « <em>Sois joyeuse, toi qui as la faveur de Dieu, le Seigneur est avec toi</em>. » (TOB). Marie est surprise, émerveillée d’avoir été choisie ! La Parole de l’Ange est une parole créatrice. La réponse de Marie est l’acceptation au verset 38 ; alors que Zacharie a un fort soupçon. Avant même que Jésus soit né, il est déjà Fils de Dieu : verset 35 : « <em>c’est pourquoi l’être saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu</em>. » Marie n’est pas la seule à porter un enfant pour lequel l’Esprit de Dieu a déjà annoncé la mission qui sera la sienne : Voir : Isaïe <strong>14</strong>, 1-2, Jérémie, <strong>1</strong>, 4-5. Jésus dès son origine, prend vie en Celui en qui il reprend vie lors de sa résurrection. Il sort de l’histoire à l’heure de sa Résurrection comme il y était entré à sa naissance.</p>
<p style="text-align: justify;">Luc est si imprégné de la qualité « Fils de Dieu » de Jésus, qu’il utilise 84 fois dans son évangile le titre de « <em>Seigneur</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Lors de la Visitation l’écrivain met dans la bouche de Marie ce magnifique texte du <strong>Magnificat </strong>qui est une compilation de divers psaumes. Mais ce n’est pas du tout la prière de Marie, c’est celle qu’on lui attribue. Une femme à qui on a annoncé qu’elle va être mère a-t-elle la moindre raison de proclamer : « <em>50 … sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent.  51  Il a déployé la force de son bras, il a dispersé les hommes au cœur superbe.  52  Il a renversé les potentats de leurs trônes et élevé les humbles,  53  Il a comblé de biens les affamés et renvoyé les riches les mains vides.</em> » ?  D’où cela vient-il ? Une méthode courante chez les rédacteurs de la Bible est de procéder à une insertion de principe : on fait dire au héros de l’histoire une prière d’action de grâce qui démontre leur attachement à Dieu. Seule la mention « <span style="text-decoration: underline;">il a jeté les yeux sur son humble servante</span> » (c’est ce qu’on appelle un « terme crochet ») a permis à l’auteur de lier cette prière au récit. Ce chant du Magnificat est très beau, mais il ne colle pas avec la situation décrite. [À ce propos, il faut savoir qu’à l’époque des dictatures militaires au Brésil (1964-1985) et en Argentine (1976-1982), il était absolument interdit de prononcer ces versets].</p>
<p style="text-align: justify;">Un autre exemple pour illustrer cette manière de faire : En <strong>1</strong> Sam 1,11 Anne demande instamment à Dieu de lui donner un fils. (« <em>Elle fit un vœu et dit : « Yahvé Sabaot ! Si tu voulais bien voir la misère de ta servante, te souvenir de moi, ne pas oublier ta servante et lui donner un petit d’homme, alors je le donnerai à Yahvé pour toute sa vie et le rasoir ne passera pas sur sa tête</em> »). L’enfant naît et l’auteur insère au chapitre 2 versets 1 à 10 une prière d’action de grâce qui n’a rien à voir avec cette naissance. Qu’est-ce qui pourrait pousser une mère qui vient d’accoucher à déclarer : « <em>4  L’arc des puissants est brisé, mais les défaillants se ceignent de force.  5  Les rassasiés s’embauchent pour du pain, mais les affamés cessent de travailler. La femme stérile enfante sept fois, mais celle qui a de nombreux fils se flétrit.</em> » ? Seule la mention <span style="text-decoration: underline;">d’une femme qui enfante</span> (c’est le « terme crochet ») a permis à l’auteur de lier cette prière au récit.</p>
<p style="text-align: right;">(A suivre)</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>EVANGILES DE L’ENFANCE – Partie III</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2011/08/11/evangiles-de-l%e2%80%99enfance-%e2%80%93-partie-iii/</link>
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		<pubDate>Wed, 10 Aug 2011 22:09:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[Au coeur de réseaux actifs]]></category>
		<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici le troisième volet de l’étude présentée depuis le 28 juillet dernier sur les Evangiles de l’enfance. (Cf Partie 1 à : http://www.nsae.fr/2011/07/28/evangiles-de-l’enfance-–-partie-i/ et Partie 2 à : http://www.nsae.fr/2011/08/04/evangiles-de-l’enfance-–-partie-ii/) Ce volet concerne le chapitre 2 de Mathieu (cf texte ci-après) suivi des notes rédigées par Claude Bouret. Evangile de Mathieu, chapitre 2 La visite des mages. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Voici le troisième volet de l’étude présentée depuis le 28 juillet dernier sur les Evangiles de l’enfance. </em></strong></p>
<p>(Cf Partie 1 à :</p>
<p><a href="http://www.nsae.fr/2011/07/28/evangiles-de-l%E2%80%99enfance-%E2%80%93-partie-i/">http://www.nsae.fr/2011/07/28/evangiles-de-l’enfance-–-partie-i/</a></p>
<p>et Partie 2 à :</p>
<p><a href="http://www.nsae.fr/2011/08/04/evangiles-de-l%E2%80%99enfance-%E2%80%93-partie-ii/">http://www.nsae.fr/2011/08/04/evangiles-de-l’enfance-–-partie-ii</a>/)</p>
<p><strong><em>Ce volet concerne le chapitre 2 de Mathieu (cf texte ci-après) suivi des notes rédigées par Claude Bouret. </em></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Mathieu4.jpeg"><img class="size-medium wp-image-4926 aligncenter" title="Mathieu4" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Mathieu4-300x289.jpg" alt="" width="300" height="289" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Evangile de Mathieu, chapitre 2</strong></p>
<p><strong>La visite des mages.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>1 Jésus étant né à Bethléem de Judée, au temps du roi Hérode, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>2  et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son astre à l’Orient et nous sommes venus lui rendre hommage. »</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>3  A cette nouvelle, le roi Hérode fut troublé, et tout Jérusalem avec lui.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>4  Il assembla tous les grands prêtres et les scribes du peuple, et s’enquit auprès d’eux du lieu où le Messie devait naître.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>5  « A Bethléem de Judée, lui dirent-ils, car c’est ce qui est écrit par le prophète :</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>6  Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le plus petit des chefs-lieux de Juda : car c’est de toi que sortira le chef qui fera paître Israël, mon peuple. »</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>7  Alors Hérode fit appeler secrètement les mages, se fit préciser par eux l’époque à laquelle l’astre apparaissait,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>8  et les envoya à Bethléem en disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant ; et, quand vous l’aurez trouvé, avertissez-moi pour que, moi aussi, j’aille lui rendre hommage. »</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>9  Sur ces paroles du roi, ils se mirent en route ; et voici que l’astre, qu’ils avaient vu à l’Orient, avançait devant eux jusqu’à ce qu’il vînt s’arrêter au-dessus de l’endroit où était l’enfant.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>10  A la vue de l’astre, ils éprouvèrent une très grande joie.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>11  Entrant dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie, sa mère, et, se prosternant, ils lui rendirent hommage ; ouvrant leurs coffrets, ils lui offrirent en présent de l’or, de l’encens et de la myrrhe.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>12  Puis, divinement avertis en songe de ne pas retourner auprès d’Hérode, ils se retirèrent dans leur pays par un autre chemin.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Fuite en Egypte et massacre des Innocents.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>13  Après leur départ, voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : « Lève-toi, prends avec toi l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte ; restes-y jusqu’à nouvel ordre, car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr. »</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>14  Joseph se leva, prit avec lui l’enfant et sa mère, de nuit, et se retira en Égypte.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>15  Il y resta jusqu’à la mort d’Hérode, pour que s’accomplisse ce qu’avait dit le Seigneur par le prophète : D’Égypte, j’ai appelé mon fils.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>16  Alors Hérode, se voyant joué par les mages, entra dans une grande fureur et envoya tuer, dans Bethléem et tout son territoire, tous les enfants jusqu’à deux ans, d’après l’époque qu’il s’était fait préciser par les mages.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>17  Alors s’accomplit ce qui avait été dit par le prophète Jérémie :</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>18  Une voix dans Rama s’est fait entendre, des pleurs et une longue plainte : c’est Rachel qui pleure ses enfants et ne veut pas être consolée, parce qu’ils ne sont plus.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Retour d’Egypte et établissement à Jérusalem.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>19  Après la mort d’Hérode, l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph, en Égypte,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>20  et lui dit : « Lève-toi, prends avec toi l’enfant et sa mère, et mets-toi en route pour la terre d’Israël ; en effet, ils sont morts, ceux qui en voulaient à la vie de l’enfant. »</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>21  Joseph se leva, prit avec lui l’enfant et sa mère, et il entra dans la terre d’Israël.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>22  Mais, apprenant qu’Archélaüs régnait sur la Judée à la place de son père Hérode, il eut peur de s’y rendre ; et divinement averti en songe, il se retira dans la région de Galilée</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>23  et vint habiter une ville appelée Nazareth, pour que s’accomplisse ce qui avait été dit par les prophètes : Il sera appelé Nazaréen.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em></p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;</p>
<p style="text-align: justify;">On trouve dans ce chapitre beaucoup de références à des situations de l’Ancien Testament. Dans sa manière de présenter les choses, Mathieu utilise des genres littéraires, des moyens orientaux et juifs se servant sans retenue d’images. Il faut se méfier d’y trouver un aspect historique. La seule question est : <span style="text-decoration: underline;">qui est ce Jésus, quelle est son identité ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Songe de Joseph et Mages</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il y a des événements où Joseph est totalement absent. En ce qui concerne les Mages, il est précisé qu’ils voient Jésus « dans la maison » Noter qu’il y a deux récits : l’un parle des mages et d’Hérode, l’autre évoque le songe de Joseph qui est du même style que les autres « annonciations » (style typique de l’Ancien Testament) : la manière de faire de Mathieu est tout à fait juive.</p>
<p style="text-align: justify;">Joseph va devoir prendre des décisions. Ce chapitre 2 est toujours dans la recherche identitaire, mais apporte des précisions supplémentaires : départ en Égypte et retour à Nazareth. Pour échapper à Hérode, il suffirait à Joseph d’aller en Galilée  (qui n’est pas comme la Judée, sous la juridiction d’Hérode). Le prétexte ne tient pas la route : <span style="text-decoration: underline;">Jésus n’a jamais mis les pieds en Égypte, c’est une construction théologique</span>. Cet enfant anonyme, d’une famille anonyme, n’avait aucune raison de connaître les intentions d’Hérode. On sait que l’Égypte est à l’origine de la création du Peuple d’Israël. Osée, 11,1 : « <em>d’Égypte j’ai appelé mon fils</em> » : “mon fils“ représente le peuple d’Israel qui a été libéré du joug égyptien. Voir 2 Sam 7, 12-16 : « <em>c’est moi qui t’ai délivré de la main de Saül.</em> » : Ge 46, 2-5 : parlant à Jacob : « <em>je descendrai avec toi en Égypte </em>» ; Mt 2, 19-21 « le Seigneur apparaît en songe à Joseph, en Égypte : «  <em>et lui dit : « Lève-toi, prends avec toi l’enfant et sa mère, et mets-toi en route pour la terre d’Israël »</em>. Mathieu veut montrer que Jésus est le nouveau Moïse. Tous ces textes montrent que la tradition juive tardive établissait un lien entre Moïse et David – et donc avec Jésus qui revient lui aussi d’Égypte. Ce genre littéraire était fréquent dans le monde sémitique. <span style="text-decoration: underline;">C’est la « Midrash » qui est une réflexion sur l’Écriture et l’actualisation d’une donnée biblique en face d’une situation présente.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mt 2, 1-12 : Les Rois mages.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’évangile ne dit jamais qu’ils étaient trois. Le récit ne colle pas avec l’histoire. Pour comprendre ce texte il faut revoir Nombre, chapitres 23 et 24 : quand le peuple hébreu arrive au pays de Moab dont le Roi s’appelait Balach, ce dernier craignait une invasion. Il fait venir son oracle Balaam afin qu’il lance des imprécations contre Jacob et voue Israël à la destruction. Par trois fois Balach demande à Balaam qu’Israël périsse, Mais tout au contraire, à chaque fois  Balaam écoute la Parole de Dieu et bénit le peuple hébreu en déclarant : <em>De Jacob monte une étoile, d’Israël surgit un sceptre qui brise les temples de Moab et décime tous les fils de Seth.</em> » La lecture midrashique de cet épisode fait comparer Hérode à Balach et les mages à Balaam, l’astre de Jacob représente l’étoile qui guide les mages. Ces mages sont des astrologues, des interprètes des signes de la nature. Les textes de l’enfance démontrent  QUI est celui qui vient de naître.  Anachronisme de Mathieu : celui-ci, (très anti-juif) montre que ce nouveau Moïse sera mis à mort par les juifs « dès le début  vous avez voulu sa mort ».</p>
<p style="text-align: justify;">Mathieu reprend le texte de Michée 5, 1 : « <em>Et toi, Bethléem Ephrata, <span style="text-decoration: underline;">trop petite pour compter parmi les clans de Juda</span>, de toi sortira pour moi celui qui doit gouverner Israël</em>. », mais il en inverse le sens : <em>Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes <span style="text-decoration: underline;">pas le plus petit des chefs-lieux de Juda</span> : car c’est de toi que sortira le chef qui fera paître Israël, mon peuple</em>. ».</p>
<p style="text-align: justify;">Mathieu invente les mages pour faire passer son idée que dès la naissance de Jésus les autorités juives cherchent à le tuer. Second anachronisme : Mathieu veut prouver que des païens sont venus adorer Jésus, que Jésus est ouvert à l’universalisme. Pour en revenir aux mages, s’ils retournent sans aller voir Hérode, c’est parce qu’au contact de Jésus ils ont changé ? Mais tout cela ne doit pas empêcher de placer les rois mages dans les crèches !</p>
<p style="text-align: justify;">Autres précisions : Le nombre de trois mages n’est apparu pour la première fois qu’en 780 seulement : À cette époque on ne connaissait pas l’Amérique, ni l’Australie, il n’y avait donc que trois continents, d’où trois mages. La “galette des rois“ a été inventée au 13<sup>ème</sup> siècle.</p>
<p style="text-align: right;">(A suivre)</p>
]]></content:encoded>
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		<title>EVANGILES DE L’ENFANCE – Partie II</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2011/08/04/evangiles-de-l%e2%80%99enfance-%e2%80%93-partie-ii/</link>
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		<pubDate>Thu, 04 Aug 2011 14:41:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
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		<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici le second volet de l’étude présentée le 28 juillet dernier sur les Evangiles de l’enfance. Lire la partie I à : http://www.nsae.fr/2011/07/28/evangiles-de-l’enfance-–-partie-i/ Ce volet concerne le chapitre 1 de Mathieu (cf texte ci-après) suivi des notes rédigées par Claude Bouret. Evangile de Mathieu, chapitre 1 : Ascendance de Jésus. 1  Livre des origines de Jésus [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Voici le second volet de l’étude présentée le 28 juillet dernier sur les Evangiles de l’enfance. </em></strong></p>
<p><strong><em>Lire la partie I à : </em></strong></p>
<p><strong><em><a href="http://www.nsae.fr/2011/07/28/evangiles-de-l%E2%80%99enfance-%E2%80%93-partie-i/">http://www.nsae.fr/2011/07/28/evangiles-de-l’enfance-–-partie-i/</a></em></strong></p>
<p><strong><em>Ce volet concerne le chapitre 1 de Mathieu (cf texte ci-après) suivi des notes rédigées par Claude Bouret.</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Mathieu23.jpg"><img class="size-medium wp-image-4902 aligncenter" title="Mathieu2" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Mathieu23-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a><br />
</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Evangile de Mathieu, chapitre 1</strong> :</p>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ascendance de Jésus.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>1  Livre des origines de Jésus Christ, fils de David, fils d’Abraham :</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>2  Abraham engendra Isaac, Isaac engendra Jacob, Jacob engendra Juda et ses frères,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>3  Juda engendra Pharès et Zara, de Thamar, Pharès engendra Esrom, Esrom engendra Aram,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>4  Aram engendra Aminadab, Aminadab engendra Naassôn, Naassôn engendra Salmon,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>5  Salmon engendra Booz, de Rahab, Booz engendra Jobed, de Ruth, Jobed engendra Jessé,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>6  Jessé engendra le roi David. David engendra Salomon, de la femme d’Urie,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>7  Salomon engendra Roboam, Roboam engendra Abia, Abia engendra Asa,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>8  Asa engendra Josaphat, Josaphat engendra Joram, Joram engendra Ozias,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>9  Ozias engendra Joatham, Joatham engendra Achaz, Achaz engendra Ezékias,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>10  Ezékias engendra Manassé, Manassé engendra Amôn, Amôn engendra Josias,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>11  Josias engendra Jéchonias et ses frères ; ce fut alors la déportation à Babylone.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>12  Après la déportation à Babylone, Jéchonias engendra Salathiel, Salathiel engendra Zorobabel,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>13  Zorobabel engendra Abioud, Abioud engendra Eliakim, Eliakim engendra Azor,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>14  Azor engendra Sadok, Sadok engendra Akhim, Akhim engendra Elioud,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>15  Elioud engendra Eléazar, Eléazar engendra Mathan, Mathan engendra Jacob,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>16  Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle est né Jésus, que l’on appelle Christ.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>17 Le nombre total des générations est donc : quatorze d’Abraham à David, quatorze de David à la déportation de Babylone, quatorze de la déportation de Babylone au Christ.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Joseph assume la paternité légale de Jésus.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>18  Voici quelle fut l’origine de Jésus Christ. Marie, sa mère, était accordée en mariage à Joseph ; or, avant qu’ils aient habité ensemble, elle se trouva enceinte par le fait de l’Esprit Saint.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>19  Joseph, son époux, qui était un homme juste et ne voulait pas la diffamer publiquement, résolut de la répudier secrètement.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>20  Il avait formé ce projet, et voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse : ce qui a été engendré en elle vient de l’Esprit Saint,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>21  et elle enfantera un fils auquel tu donneras le nom de Jésus, car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>22  Tout cela arriva pour que s’accomplisse ce que le Seigneur avait dit par le prophète :</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>23  Voici que la vierge concevra et enfantera un fils auquel on donnera le nom d’Emmanuel, ce qui se traduit : « Dieu avec nous ».</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>24  A son réveil, Joseph fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse,</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>25  mais il ne la connut pas jusqu’à ce qu’elle eût enfanté un fils, auquel il donna le nom de Jésus.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em></p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;&#8220;`</p>
<p style="text-align: justify;">Il ne faut pas chercher de vérité historique dans cet évangile, il n’y en a pas, à l’exception d’un bout de verset au début du chapitre 2 : « <em>au temps du roi Hérode</em> ». Il faut remarquer qu’on ne parle pour ainsi dire pas de Marie, c’est assez curieux : le personnage central de ce récit est manifestement Joseph. C’est l’inverse chez Luc, leurs théologies ne sont pas identiques.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Ce chapitre comporte deux parties </span>: la généalogie, versets 1 à 17, et l’annonce à Joseph, versets 18 à 25. Notre époque retrouve les attraits de la généalogie, et les juifs aimaient bien retrouver leurs racines. Luc le fait aussi au démarrage de la Mission, il remonte de Jésus à Adam, alors que Mathieu va d’Abraham à Jésus. Dans Exode 6, 14-27 est décrite la généalogie de Moïse. Celle de Jésus manifeste son importance.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi 3 fois 14 générations ? Les Juifs accordaient à certains chiffres une qualité de parfait ; ainsi 3, 7, 12, 14, 40, 70, etc.  … Donc 14 = 2&#215;7 est parfait, Jésus dira qu’il faut pardonner 77 fois 7 fois, ces chiffres ont une valeur particulière. Ils veulent souvent signifier « le temps qu’il faut pour que s’accomplisse le fait ».</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Les généalogies sont présentées en trois groupes </span>: 1) d’Abraham à David, 2) de David au retour d’Exil, 3) de l’Exil à Jésus. Tous les noms de la première partie nous sont connus, chez la seconde on n’en connaît que certains, ceux de la troisième sont tous inconnus. Nous sommes là en présence d’une construction.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle montre le commencement du monde Juif avec Abraham (nom éponyme qui regroupe plusieurs personnages) qui est défini comme le « <strong>Père des Croyants</strong> » par David. On peut situer la période d’Abraham vers  le 18/19<sup>ème</sup> siècle AVJC, Moïse vers    -1200/-1240, David vers -1000. Paul, dans l’épitre aux Galates 3, 16 affirme : « <em>Eh bien, c’est à Abraham que les promesses ont été faites, et à sa descendance. Il n’est pas dit : « et aux descendances », comme s’il s’agissait de plusieurs, mais c’est d’une seule qu’il s’agit : et à ta descendance, c’est-à-dire Christ</em> ». Après le retour d’Exil, il n’y a plus de royauté, les repères ont disparu, on retrouve de moins en moins de noms. Pourquoi la mention de David ? Genèse 49, 8-12 précise l’importance de la tribu de Juda en déclarant que le sceptre de s’en éloignera pas, et annonce l’arrivée d’un personnage. Or David est de la tribu de Juda, « <em>les peuples lui obéiront</em> ». – à noter qu’il n’y pas de notion de Messie avant l’Exil –</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Dans cette première série il est fait mention de Thamar, Rahab, Ruth, la femme d’Urie (Bethsabée),</span> 4 femmes au profil singulier. Jésus est né dans un milieu qui connaissait des passages particuliers.</p>
<p style="text-align: justify;">• <strong>Thamar </strong>(Genèse, <strong>38</strong>, 6-24) : <sup>3</sup><em> Juda engendra Pharès et Zara, de Thamar,</em></p>
<p style="text-align: justify;">Le fils de Juda est assassiné avant d’avoir eu un enfant. : S’applique alors la loi du lévirat. <em>(Le lévirat est un type particulier de mariage</em><em> </em><em>où une</em><em> veuve</em><em> </em><em>épouse le frère du défunt, afin de poursuivre la lignée de ce dernier. Les enfants issus de ce remariage ont le même statut que les enfants du premier mari. Durant l&#8217;Antiquité</em><em>, le lévirat était pratiqué notamment par les Egyptiens</em><em>, les</em><em> Babyloniens</em><em>, les</em><em> Phéniciens</em><em>, les</em><em> Hébreux</em><em> </em><em>et des</em><em> nomades chinois nommés </em><em>Xiongnu</em>). Mais aucun des frères n’assure la descendance : Pharès est né d’un inceste entre Tamar et son beau-père, ce qui n’est pas considéré comme une faute mais se justifie par le fait que la succession est assurée et que la Promesse de Dieu peut se réaliser.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> • Rahab </strong>(Son histoire est racontée dans le livre de Josué) : <em> </em></p>
<p style="text-align: justify;">C’est une étrangère qui habitait à Jéricho, une prostituée qui facilita l’entrée des Hébreux qui prirent la ville. Acte considéré sous un angle positif car c’est grâce à elle que les Hébreux purent entrer en Terre Promise.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> • Ruth</strong> (Livre de Ruth)</p>
<p style="text-align: justify;">Avec la complicité de sa mère elle devint la femme de son oncle ; le fils qu’elle en eut engendra Jessé, le père de David. L’arbre de Jessé n’est autre que toute la descendance de David.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> • La femme d’Urie </strong>(Bethsabée) (<strong>2</strong> Samuel <strong>11</strong>,3 – 22,15)</p>
<p style="text-align: justify;">David voit cette femme prendre son bain ; il envoie son mari, Urie, se faire tuer dans une guerre pour pouvoir épouser sa femme. C’est elle qui a engendré Salomon. Le prophète Nathan lui fait des reproches, mais l’acte de David a permis la réalisation de la promesse d’Abraham : le plan de Dieu se réalise.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Si, grâce à ces 4 femmes le projet de Dieu se réalise, il en est de même pour Marie, Mt <strong>1</strong>, 16 : « <em>Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle est né Jésus, que l’on appelle Christ</em> ». Joseph étant le père légal de Jésus, la lignée de David est assurée. Les écrits de l’Ancien Testament présentent Jésus comme le Fils de David : <strong>2</strong> Samuel, 7, 12,14 : « <sup>12</sup><em> Lorsque tes jours seront accomplis et que tu seras couché avec tes pères, j’élèverai ta descendance après toi, celui qui sera issu de toi-même, et j’établirai fermement sa royauté. </em><sup>14</sup><em> Je serai pour lui un père, et il sera pour moi un fils. S’il commet une faute, je le corrigerai en me servant d’hommes pour bâton et d’humains pour le frapper.</em> »</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Conception et naissance dans l’évangile de Mathieu.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">On parle peu de Marie. Quel est le rôle de Joseph ? Il donne l’assurance que Jésus est bien le fils de David, ce qui n’est pas un titre messianique. « Fils de David » a une connotation politique : N’est-ce pas celui qui va sauver Israël ?</p>
<p style="text-align: justify;">Est-il époux ou fiancé ? Chez les juifs c’est la même chose : Verset 18 : <em>Marie, sa mère, était fiancée à Joseph </em>(version Bible de Jérusalem ; la Tob indique : <em>Marie, sa mère, était accordée en mariage à Joseph</em> ; verset 19 : <em>Joseph, son époux</em> Verset 24 : <em>il prit chez lui son épouse</em>, (selon la Loi juive cela était obligatoire au bout d’un an).</p>
<p style="text-align: justify;">À ce propos, dans <strong>1</strong>Cor, 7, 1-5 on peut voir que Paul n’est pas du tout anti-féministe, comme on l’accuse trop souvent.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">L’annonce faite à Joseph.</span></p>
<p style="text-align: justify;">Mathieu met l’accent sur la grossesse sans faire allusion à une irrégularité quelconque. Dans l’évangile de Mathieu, Marie n’intervient pas. La naissance de Jésus dépend de la réponse de Joseph : par le fait qu’il accepte de prendre Marie chez lui, Joseph répond positivement à l’Annonciation qui lui est faite. Chez Luc, l’Annonciation est faite à Marie dont l’Ange attend l’acceptation. D’ailleurs Joseph n’aurait jamais pu renvoyer « secrètement » Marie : cela est écrit pour dire combien il l’aime.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette « <em>conception hors des exigences naturelles</em> » pose question : quelle réponse lui donner ? Mathieu donne-t-il une valeur historique à son récit ou est-ce pour préciser le sens à donner à cet événement ? Le texte précise : « <em>Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse : ce qui a été engendré en elle vient de l’Esprit Saint, <strong>……..</strong></em><em> elle enfantera un fils auquel tu donneras le nom de Jésus, car c’est lui qui sauvera son peuple</em> » là est avancée <span style="text-decoration: underline;">l’identité de l’enfant qui va naître</span>, c’est cela que signifie le récit de la grossesse et la naissance de Jésus. Le problème de la virginité de Marie a empoisonné l’atmosphère des discussions sur ce sujet.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Nature divine de Jésus </span>: était-il Dieu dès sa naissance ? Les Apôtres à la Pentecôte proclameront : « il est Vivant Celui que vous avez vu Mort ». Était-il la perfection de la présence divine dans l’homme ? Irénée (évêque de Lyon entre 177 et 202) déclarait : « Dieu a fait l’homme pour que l’homme devienne Dieu ».</p>
<p style="text-align: justify;">Prophétie d’Isaïe <strong>7</strong>, 14 : « <em>Aussi bien le Seigneur vous donnera-t-il lui-même un signe : Voici que la jeune fille est enceinte et enfante un fils et elle lui donnera le nom d’Emmanuel.</em> » Le prophète s’adresse aux gens de Juda qui ne cessent de guerroyer contre l’Assyrie sous le royaume d’Achaz et il rappelle la promesse que Dieu ne les abandonnera pas : Emmanuel signifie « Dieu avec nous ».  C’est l’annonce d’Ézéchias qui fut un bon roi qui assura l’avenir du royaume  puisque parmi sa descendance on compte David. Le texte de Mathieu doit être pris dans un sens adapté à la situation. Isaïe ne parle pas de Jésus, c’est une relecture rapide. Or le texte hébreu dit « la jeune fille » et non pas « la vierge ». Mathieu veut montrer que ce qui arrive à Marie vient de Dieu. Il y a cohérence avec l’idée théologique de l’auteur.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Le rôle de Joseph est d’assurer la filiation légale davidique</span>.</p>
<p style="text-align: justify;">L’annonciation à Joseph est tout aussi importante que celle de Marie. Celle-ci va se trouver enceinte de l’Esprit Saint (attention, l’Esprit saint n’est pas le Saint-Esprit !) selon ce que lui dit l’Ange : un ange, dans la Bible, c’est la Parole de Dieu qui atteint l’homme, le message est personnifié par le messager, l’ange. La réponse de Joseph permet au projet de Dieu de se réaliser. Joseph et Marie sont engagés dans l’accompagnement du projet divin.</p>
<p style="text-align: justify;">Parlant de Marie, l’Ange dit à Joseph : <em>ce qui a été engendré en elle vient de l’Esprit Saint</em>, Or, dans le livre de la Genèse, l’homme fut créé par le « souffle de Dieu » : <em>Il insuffla dans ses narines l’haleine de vie</em>,, et le Psaume 104,30 dit aussi : <em>Tu envoies ton souffle, ils sont créés</em>. Ce souffle c’est l’expression de la pensée : le souffle de Dieu est toujours créateur de quelque chose. L’Esprit est « projet de vie » : Jésus est présenté comme le fruit de l’autorité créatrice dans la parfaite harmonie de la création de l’homme, fonction créatrice et non fécondatrice (l’engendrement n’est pas la création), Jésus n’est pas « créé » à ce moment-là. Dans le texte de Mathieu, le « comment »n’importe plus, ce qu’il veut montrer, ce qui compte, c’est que la volonté de Dieu va se réaliser en Marie. Quelque soit la part d’accueil de Joseph, le projet de Dieu dans l’enfant le destine à une mission créatrice ou recréatrice. Joseph pose son sceau en acceptant Jésus. (« Jésus » veut dire « Dieu sauve » à la différence d’ « Emmanuel » qui signifie « Dieu avec nous »). En donnant le nom de Jésus à l’enfant, il donne son accord au projet de Dieu : le rôle de Joseph est aussi important que celui de Marie : il accueille la mère, puis l’enfant. Il est déclaré « juste » ; un « juste », c’est celui qui vit selon la Parole de Dieu, il aide à accomplir le projet de Dieu.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">En Luc <strong>2</strong>, 6-7 nous lisons : &#8220;. <em>Le temps ou Marie devait accoucher arriva, et elle enfanta son fils premier-né</em> (prôtotokon (aîné des autres) dans le texte grec et non monogenès (fils resté unique). &#8220;</p>
<p style="text-align: justify;">En Mt <strong>1</strong>, 25, nous lisons : « <em>mais il ne la connut pas jusqu’à ce qu’elle eût enfanté un fils</em> ». Cette limite : &#8220;<span style="text-decoration: underline;">jusqu’à ce que</span>&#8221; indique clairement qu’après la naissance de Jésus, Joseph devint réellement l’époux de Marie, ce que ce que confirment les citations suivantes :</p>
<p style="text-align: justify;">(Précision : le grec a deux mots pour distinguer les frères des cousins : * &#8220;adélphoi&#8221; pour désigner les frères de mêmes parents, * &#8220;anépsios&#8221; pour désigner les cousins.)</p>
<p style="text-align: justify;">Mt <strong>13</strong>, 55-56 &#8221; <em>N’est-ce pas le fils du charpentier ? N’est-ce pas Marie qui est sa mère ? Jacques, Joseph, Simon et Jude, ne sont-ils pas ses frères ? </em>(‘adélphoi’ dans le texte grec original du Vaticanus 1209)<em> et ses sœurs </em>(il en avait donc plusieurs)<em> ne sont-elles pas toutes parmi nous ? D’où lui viennent donc toutes ces choses ?</em> &#8220;</p>
<p style="text-align: justify;">Jn <strong>7</strong>, 5 &#8221; <em>Car ses frères non plus ne croyaient pas en lui.&#8221;</em></p>
<p style="text-align: justify;">Mc <strong>3</strong>, 21 &#8221; <em>Les parents de Jésus, ayant appris ce qui se passait, vinrent pour se saisir de lui ; car ils disaient : Il est hors de sens </em>(fou).&#8221;</p>
<p style="text-align: justify;">Lu <strong>8</strong>,19-21 &#8221; <em>La mère et les frères </em>(‘adélphoi’ dans le texte grec original du Vaticanus 1209)<em> de Jésus vinrent le trouver ; mais ils ne purent l’aborder, à cause de la foule. On lui dit : Ta mère et tes frères sont dehors, et ils désirent te voir. Mais il répondit : Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la mettent en pratique.&#8221;</em></p>
<p style="text-align: justify;">Ac <strong>1</strong>, 14-15 &#8221; <em>Tous d’un commun accord persévéraient dans la prière, avec les femmes, et Marie, mère de Jésus, et avec les frères </em>(adélphoi)<em> de Jésus</em>.&#8221;</p>
<p style="text-align: justify;">Ajoutons à cela qu’à l’époque où Jésus vivait les familles d’un seul enfant étaient mal jugées : les familles nombreuses jouissaient de beaucoup de considération. (Xavier-Léon Dufour : dictionnaire du Nouveau Testament). D’autre part aucune femme juive ne pouvait faire vœu de rester vierge, car cela aurait été le refus de recevoir le Messie.</p>
<p style="text-align: right;">(A suivre)</p>
<p><strong> </strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>EVANGILES DE L’ENFANCE – Partie I</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Jul 2011 15:24:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[Au coeur de réseaux actifs]]></category>
		<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>

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		<description><![CDATA[Notre ami Claude BOURET vient de suivre une session de réflexion sur les « Evangiles de l’enfance » (Mathieu et Luc) ; pour nous faire partager son enthousiasme il a rédigé ses notes, qui seront publiées progressivement sur le site, avec les textes d’Evangile correspondants. Cette étude se réfère aux chapitres 1 et 2 respectivement de Mathieu (Naissance [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><em>Notre ami Claude BOURET vient de suivre une session de réflexion sur les « Evangiles de l’enfance » (Mathieu et Luc) ; pour nous faire partager son enthousiasme il a rédigé ses notes, qui seront publiées progressivement sur le site, avec les textes d’Evangile correspondants.</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/mathieu.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-4873" title="mathieu" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/mathieu.jpg" alt="" width="208" height="184" /></a><br />
</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Cette étude se réfère aux chapitres 1 et 2 respectivement de Mathieu (Naissance et enfance de Jésus) et de Luc (Naissance et vie cachée de Jean-Baptiste et Jésus) ; elle a été créée et dirigée par M.D., Oratorien.</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/luc1.jpg"><img class="size-full wp-image-4876 aligncenter" title="luc" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/luc1.jpg" alt="" width="222" height="142" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Dans le premier volet qui suit :</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>« Les Evangiles de l’enfance – Partie I » on trouvera les notes de CB comme introduction générale à l’étude.</em></strong></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Introduction générale</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ces parties des évangiles sont à la fois trop connues, inconnues, mal connues. Elles ont beaucoup inspiré les artistes. Nous sommes beaucoup influencés par le côté affectif de la fête de Noël.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais, « <em><span style="text-decoration: underline;">texte sans contexte n’est qu’errance des mots</span></em> » On ne peut pas comprendre les évangiles de l’enfance si on ne connaît pas l’Ancien Testament. On a besoin du contexte de ces écrits.</p>
<p style="text-align: justify;">De quels moyens disposaient leurs auteurs ? Ils ont été écrits 70 à 80 ans après la naissance du Christ.  La culture hébraïque est très différente de la culture grecque, et il faut bien connaître les débats théologiques de cette époque où il n’y a nullement la volonté de raconter la naissance de Jésus.</p>
<p style="text-align: justify;">Jésus apparaît comme un envoyé en mission après le baptême avec Jean, le baptiste. Dans l’évangile de Marc on voit nettement le regard posé sur l’homme : Jésus è  Messie è Christ. La mort et la résurrection sont les moteurs de la vie des apôtres : ils proclament « <em>Il est Vivant, Celui qu’on a vu mort !</em> ». En lisant les épitres de Paul, on ne sait rien de la vie de Jésus. Les réceptionnaires des lettres de Paul comprennent ce qu’il veut dire, car, déjà, circulaient les récits (que les auteurs des évangiles allaient mettre par écrit pour leurs communautés respectives).</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">La première église chrétienne s’est rapidement divisée sur ce qu’était la personne de Jésus. Il y eut 4 tendances :</p>
<p style="text-align: justify;">1- Si Jésus est un homme, alors il ne peut pas être Dieu (thèse des « ébionites ») D’où, au IVème siècle, l’hérésie d’Arius.</p>
<p style="text-align: justify;">2- Si Jésus est Dieu, il ne peut pas être homme, il ne peut pas mourir : position des Docètes qui disent que la vie de Jésus n’est qu’une apparence, il n’est jamais mort.</p>
<p style="text-align: justify;">3- Les gnostiques disent qu’il peut être à la fois Dieu et homme, mais Dieu seul peut en donner la connaissance à certains ; ils n’ont pas la vision incarnée, leur position est compliquée.</p>
<p style="text-align: justify;">4- Jésus est à la fois Dieu et Homme : c’est la base de la Foi chrétienne.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutes ces idées étaient débattues à l’époque où l’on a commencé la rédaction des évangiles dans un contexte de discussions théologiques très mouvementé.</p>
<p style="text-align: justify;">Marc démarre son évangile sur la mission de Jésus, et décrit sa vie publique. Mathieu et Luc veulent commencer par dire « <span style="text-decoration: underline;">mais qui est donc cet homme</span> ? » Il faut bien s’ancrer dans l’esprit que Mathieu et Luc ne cherchent pas à raconter COMMENT Jésus est né ni COMMENT il a été conçu, ce n’est pas l’idée des évangiles de l’Enfance ! Ils sont en plein milieu de la querelle identitaire de l’époque : QUI EST Celui qui est né ? Leurs évangiles racontent comment cet homme les a accompagnés, ils veulent d’abord montrer qu’il est LE FILS DE DIEU.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans l’évangile de Jean, il n’y a ni naissance, ni fécondation, dès l’origine Jésus est Dieu et sait qu’il est Dieu. Un des textes de Vatican II, Dei Verbum, article 12, dit ceci :</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Puisque Dieu parle dans la Sainte Écriture par des intermédiaires humains, à la façon des hommes, l&#8217;interprète de la Sainte Écriture, pour saisir clairement quels échanges Dieu lui-même a voulu avoir avec nous, doit rechercher ce que les hagiographes ont eu réellement l&#8217;intention de nous faire comprendre, ce qu&#8217;il a plu à Dieu de nous faire connaître par leur parole. </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Pour découvrir l&#8217;intention des hagiographes, il faut entre autres choses être attentif aussi &#8221; aux genres littéraires &#8220;. En effet la vérité est proposée et exprimée de manière différente dans les textes qui sont historiques à des titres divers, dans les textes prophétiques, les textes poétiques, ou les autres sortes de langage. Il faut donc que l&#8217;interprète recherche le sens qu&#8217;en des circonstances déterminées, l&#8217;hagiographe, étant donné les conditions de son époque et de sa culture, a voulu exprimer et a de fait exprimé à l&#8217;aide des genres littéraires employés à cette époque. Pour comprendre correctement ce que l&#8217;auteur sacré a voulu affirmer par écrit, il faut <span style="text-decoration: underline;">soigneusement prendre garde à ces façons de sentir, de dire ou de raconter</span>, qui étaient habituelles dans le milieu et à l&#8217;époque de l&#8217;hagiographe, et à celles qui étaient habituellement en usage ça et là à cette époque, dans les relations entre les hommes</em>. »</p>
<p style="text-align: justify;"><em>(à suivre)</em></p>
<p style="text-align: right;">Notes rédigées par Claude Bouret &#8211; 23 juillet 2011</p>
]]></content:encoded>
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		<pubDate>Wed, 30 Mar 2011 10:51:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucienne Gouguenheim</dc:creator>
				<category><![CDATA[Au coeur de réseaux actifs]]></category>
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		<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>

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		<description><![CDATA[Le numéro 49 vient de sortir EDITORIAL Si une société se juge, comme nous le pensons, au regard de la façon dont elle traite les plus démunis, le jugement ne peut qu’être sévère : l’injustice domine partout, avec des oasis de richesses, de luxe, et des ghettos de misère. La mondialisation fait disparaître le rempart des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/parvis_revue_mars_2011-001.jpeg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-4072" title="parvis_revue_mars_2011 001" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/parvis_revue_mars_2011-001-218x300.jpg" alt="" width="218" height="300" /></a></p>
<p>Le numéro 49 vient de sortir</p>
<p>EDITORIAL</p>
<p style="text-align: justify;">Si une société se juge, comme nous le pensons, au regard de la façon dont elle traite les plus démunis, le jugement ne peut qu’être sévère : l’injustice domine partout, avec des oasis de richesses, de luxe, et des ghettos de misère. La mondialisation fait disparaître le rempart des législations sociales, remplacées par la compassion, par l’humanitaire. Une culture de marché s’est instaurée, qui substitue aux principes moraux des principes ayant permis le succès matériel du système de marché.</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-4073"></span>L’idéologie qui gouverne le monde est fort bien résumée par lord Griffiths, vice-président de Goldman Sachs, qui écrivait dans « The Guardian » en octobre 2009 : « <em> L’opinion doit apprendre à tolérer l’inégalité comme moyen d’atteindre une plus grande prospérité pour tous.</em> » Nul ne sait si elle la tolèrera encore longtemps, la prospérité ne semblant pas en vue : c’est visiblement le constat que font tous ces citoyens du monde Arabe en révolte. Et si pratiquement partout en Europe les victimes de l’idéologie néolibérale élisent massivement ceux qui en sont les tenants, on voit aussi que des mouvements de contestation se développent, devant les politiques d’austérité. Le fossé se creuse ainsi entre la représentation politique et les citoyens, mettant en péril la démocratie.</p>
<p style="text-align: justify;">La promesse de justice grâce à la croissance, pourra-t-elle résister aux désastres sociaux et écologiques des politiques menées, ignorer encore longtemps les contraintes physiques de la planète, la raréfaction des ressources, la conscience nouvelle de finitude ?</p>
<p style="text-align: justify;">Où va le monde ? Nous vivons une phase régressive de l’histoire, entraînés dans une course qui nous mène vers des périls croissants : crise économique, dégradation de la biosphère qui est notre milieu vital, prolifération des armes de destruction massive. Nous ne savons pas ce qui en sortira. Comment ne pas être effrayés ?</p>
<p style="text-align: justify;">La mort du totalitarisme communiste a provoqué le réveil du fanatisme religieux et libéré le capitalisme financier de toute contrainte. Les utopies mortes, qui pourra réveiller les énergies ? Encore que ce ne soit pas pour autant, comme on le répète, la fin des idéologies. Nous vivons dans celle d’une humanité simplifiée, sans le moindre degré de complexité, avec d’un côté les bons et de l’autre les mauvais ; à laquelle s’ajoute celle d’une société sans risque, obsédée par une sécurité absolue, dans laquelle les principes de précaution puis d’exclusion s’appliquent à tout ce qui peut représenter un danger.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, le défi de la globalisation est justement un défi de la complexité, dont seule la prise en compte pourrait aider à trouver la voie de sortie de la crise planétaire actuelle.</p>
<p style="text-align: justify;">L’état de rupture où nous sommes crée l’incertitude sur ce que sera le monde de demain. Il nous faut chercher les indices de ce « monde nouveau » en construction, imprévisible, qui stopperait la course à l’abîme : la vitalité de ce l&#8217;on appelle la société civile, dont la créativité est porteuse d&#8217;avenir, toutes ces initiatives qui s’ignorent et peuvent devenir une force si elles réussissent à converger, la conscience écologique, le sujet porteur de droits… L&#8217;inattendu n’est-il pas en train de surgir aujourd’hui de ce monde arabe méprisé par l&#8217;Occident, qui semble se rebeller contre la loi de l&#8217;argent tout puissant ?</p>
<p style="text-align: justify;">Le genre humain n&#8217;est peut-être pas prêt à accepter indéfiniment une injustice qui le nie.</p>
<p style="text-align: right;">Lucienne Gouguenheim</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/bulletin-dabonnement0021.pdf">bulletin d&#8217;abonnement</a></p>
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		<title>Lettre de Parvis n°7 : Laïcité 2011</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2011/02/21/lettre-de-parvis-n%c2%b07-laicite-2011/</link>
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		<pubDate>Mon, 21 Feb 2011 21:00:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucienne Gouguenheim</dc:creator>
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		<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>

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		<description><![CDATA[LAÏCITE 2011 Ne vivons-nous pas dans une constante illusion, celle de la permanence des choses ? Nous croyions la retraite, la sécurité sociale, et pourquoi pas le temps de travail légal définitivement assurés – on pourrait ajouter quantités de conquêtes de la démocratie et de la justice sociale. Patatras, tout semble devoir se retrouver à terre. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;"><strong><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/parvis_la_lettre_fvrier_2011-0011.jpeg"><img class="size-medium wp-image-3801 aligncenter" title="parvis_la_lettre_fvrier_2011 001" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/parvis_la_lettre_fvrier_2011-0011-218x300.jpg" alt="" width="218" height="300" /></a></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>LAÏCITE 2011</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ne vivons-nous pas dans une constante illusion, celle de la permanence des choses ? Nous croyions la retraite, la sécurité sociale, et pourquoi pas le temps de travail légal définitivement assurés – on pourrait ajouter quantités de conquêtes de la démocratie et de la justice sociale. Patatras, tout semble devoir se retrouver à terre.</p>
<p style="text-align: justify;">Et la laïcité ? Rappelez-vous, en 2005, au moment du centenaire de la <em>Loi de séparation</em>, c’est à peine s’il a été possible d’intéresser le public aux commémorations de l’événement. C’était « classé ».</p>
<p style="text-align: justify;">Eh bien, partout dans le monde aujourd’hui, on la rejette, on la réclame. On l’évoque en tout cas. On en requiert même l’application dans la lointaine Corée du Sud. Depuis la guerre de Corée (1950-1953), le christianisme s’y est développé comme une traînée de poudre sous l’influence américaine. Les protestants évangéliques (rappelez-vous la secte Moon) y ont acquis une position dominante, si bien que l’actuel premier ministre, protestant militant, appuyé par le président américain « reborn », George W. Bush, favorise ostensiblement un protestantisme qui s’est considérablement enrichi, en ignorant délibérément la séparation des pouvoirs. Au point que les bouddhistes rappellent la nature laïque de la constitution et réclament son respect.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans de nombreuses régions du monde, les religions se rapprochent du pouvoir politique, ou tentent d’établir avec lui une complicité, ou même de lui imposer leurs règles, quelquefois d’un autre temps. Bien sûr, il y a les pays où la séparation entre une certaine conception de l’Islam et le politique n’existe simplement pas. Leurs noms nous viennent immédiatement à l’esprit, et de nombreux musulmans très attachés à la laïcité, en particulier en France, le regrettent profondément. Les attentats, les meurtres ne sont que l’illustration d’un refus de l’autre, éventuellement par les pires procédés. Mais il y a malheureusement tant d’autres cas.</p>
<p style="text-align: justify;">Israël en est un. Se rend-on compte combien le caractère insoluble de la crise du Proche Orient vient en partie de ce que ce pays devient chaque jour plus clairement un Etat religieux ? Les juifs orthodoxes bénéficient de droits exorbitants (pas de service militaire par exemple), qui commencent d’ailleurs à scandaliser les autres Israéliens. Et les non juifs sont clairement des citoyens de seconde zone. Que dire alors de tous ceux qui n’ont pas cette citoyenneté, et qui ne méritent donc que les ténèbres extérieures ?</p>
<p style="text-align: justify;">Mais le christianisme n’est pas en reste. Que l’on observe les prétentions de l’église orthodoxe russe, revenue depuis vingt ans sur le devant de la scène. Que l’on se souvienne de la complicité de l’institution catholique avec les acteurs du coup d’état au Honduras il y a peu. Que l’on entende la manière éhontée dont la hiérarchie catholique espagnole fait tout pour torpiller la politique de l’actuel gouvernement, surtout, évidemment lorsqu’elle sent ses vieilles prérogatives remontant à l’époque franquiste remises en question. Que l’on comprenne pourquoi les évêques états-uniens s’opposent aux réformes démocrates revisitant la liberté sexuelle et reproductive, mais aussi à celles qui touchent au libéralisme économique.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Il s’agit là d’une complicité ancienne avec le pouvoir politique : favoriser la « désétatisation » de l’économie revient à rouvrir toutes les portes aux intérêts privés, donc aux églises. D’ailleurs, la COMECE (Conférence épiscopale européenne) ne s’y est pas trompée lorsqu’elle a soutenu en 200… la « <em>Stratégie de Lisbonne</em> », qui n’était que le premier geste qui introduisait le volet libéral du traité du même nom. Il s’agissait bien là d’un geste qui allait contre la « séparation », contre la « chose publique ». Comment s’étonner ensuite de la manière dont l’institution va faire la promotion de « son » école, seule manière, dans la débandade générale, de maintenir une sorte de présence sociale, de visibilité ? Le maintien des prérogatives de la « religion » (non pas de la foi), peut-il s’accommoder de ce que l’on fasse passer en premier la liberté de conscience (condition de cette même foi), le bien de chacun comme fondement du bien de tous dans la collectivité ? Ferdinand Buisson, grand laïque et protestant militant, écrivait en 1883 : <em>Pourquoi l’instruction primaire a-t-elle été rendue laïque, c’est-à-dire indépendante des différents cultes ? Elle est laïque parce que… nous n’avons pas le droit de toucher à cette chose sacrée qui s’appelle la conscience de l’enfant, parce que nous n’avons pas le droit, ni au nom de l’Etat, ni au nom d’une Eglise, ni au nom d’une société, ni au nom d’un parti,</em> <em>au nom de qui que ce soit, enfin, d’empiéter jamais sur le domaine de cette liberté de conscience qui est le fond même et la raison de toutes les libertés</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Au fond, l’école laïque est bel et bien l’assurance que la laïcité existera pour de bon. Que la liberté ne sera donc pas un vain mot.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette laïcité dont la droite extrême tente de s’emparer aujourd’hui, comme les fascistes de l’Entre-deux-guerres se sont emparés du socialisme !</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: right;">Didier Vanhoutte</p>
<p style="text-align: right;">
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Parvis-470054.jpeg"><img class="size-medium wp-image-3796 aligncenter" title="Parvis 47005" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Parvis-470054-300x103.jpg" alt="" width="300" height="103" /></a></p>
<p style="text-align: right;">
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		<title>A propos de la béatification de Jean-Paul II</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2011/01/25/a-propos-de-la-beatification-de-jean-paul-ii/</link>
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		<pubDate>Tue, 25 Jan 2011 16:52:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
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		<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>

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		<description><![CDATA[Notre ami Jacques Haab, de NSAE, réagit ci-après à l’annonce de la béatification de Jean-Paul II par son successeur Benoît XVI le 1er mai 2011 et dresse un inventaire résumé de ce long règne  de 27 ans (« L’Eglise de Jean-Paul II »). Il y a plus d&#8217;un an, on a commencé à entendre le Vatican parler sérieusement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Notre ami Jacques Haab, de NSAE, réagit ci-après à l’annonce de la béatification de Jean-Paul II par son successeur Benoît XVI le 1<sup>er</sup> mai 2011 et dresse un inventaire résumé de ce long règne  de 27 ans (« L’Eglise de Jean-Paul II »).</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Il y a plus d&#8217;un an, on a commencé à entendre le Vatican parler sérieusement de &#8220;sanctification&#8221; pour Jean-Paul II (soi-disant sous la pression du peuple: tiens c&#8217;est curieux on entend le peuple? ), j&#8217;ai essayé de résumer  l&#8217;histoire de son règne. J&#8217;ai depuis longtemps remarqué que la stratégie choisie par lui, pour (re)donner de la visibilité brillante à l&#8217;Eglise était contenue dans son système de &#8220;Nouvelle Evangélisation&#8221; : ce qui comptait dans l&#8217;urgence, ce n&#8217;était plus de montrer que l&#8217;Evangile était d&#8217;une modernité de tous les temps, et qu&#8217;il fallait donc reconnaître les signes de chaque &#8220;temps&#8221; comme l&#8217;avait considéré Vatican II. Sur ce point, d&#8217;après Jean-Paul II, le Concile avait voulu aller trop vite et cela déboussolait beaucoup de gens, même de fidèles (de toutes sortes, y compris parmi les plus utiles sur différents plans).Il fallait donc repartir sur d&#8217;autres bases: c&#8217;est ce qu&#8217;a fait ce Pape.</em></p>
<p><em>C&#8217;est comme ça que je l&#8217;ai vu ! </em></p>
<p style="text-align: right;"><strong>Jacques Haab – 22 janvier 2011</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/JPII-.jpeg"><img class="size-full wp-image-3602 aligncenter" title="JPII-" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/JPII-.jpeg" alt="" width="137" height="101" /></a><br />
</strong></p>
<p style="text-align: right;">
<p style="text-align: right;">
<p style="text-align: right;">
<p style="text-align: right;"><strong><br />
</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>L’Eglise de Jean-Paul II (octobre 1978 &#8211; avril 2005)</strong></p>
<p style="text-align: justify;">On met beaucoup  en évidence ses appels à la paix (ex. Palestine, Irak) et les Rencontres interreligieuses d’Assise -il est rayonnant au centre de la photo de groupe- (1988, 1993, 2002), mais cela ne doit pas voiler sa « <em>Nouvelle Evangélisation</em> » (qui, par tactique ou conviction, a pris ses distances par rapport à Vatican II). Les moyens choisis pour la mise en œuvre de celle-ci ont été par exemple :</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong> • Montrer une Eglise solidement gouvernée </strong>(pour les  ceux qui sont –ou se disent- déboussolés par les crises et par une application trop large de Vatican II )</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong><em>UNE MAIN DE FER</em></strong>….</p>
<p style="text-align: justify;">* Dès juin 1981, nomination d’un homme de confiance, Joseph Ratzinger (JR), à la tête d’un rouage central du Saint-Siège : la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (CPDF). JR avait déjà manifesté ses réticences envers des applications trop progressistes et donc déconcertantes du Concile. A partir de ce moment on peut dire que JR c’est JPII et réciproquement. Beaucoup y ont vu une sorte d’adoubement pour une succession.</p>
<p style="text-align: justify;">* Juillet 1980 (voyage au Brésil) les attaques commencent contre la théologie de la libération car elle favorise la trop grande indépendance des communautés de base par rapport à l’autorité hiérarchique.</p>
<p style="text-align: justify;">* Un instrument sûr : <em>l’Opus Dei</em> devient  prélature autonome au service du pape depuis octobre 1982</p>
<p style="text-align: justify;">* Nomination d’évêques conservateurs pour freiner les « conciliaires » : un peu partout. Cela a commencé par l’Amérique latine, puis l’Autriche, les Pays-Bas, la Suisse…</p>
<p style="text-align: justify;">* Excommunication de Lefebvre et ses évêques qui n’obéissent pas au pape, septembre 1988</p>
<p style="text-align: justify;">* Le serment de fidélité à la hiérarchie est de nouveau imposé au clergé, mars 1989</p>
<p style="text-align: justify;">* A partir de mars 1990, beaucoup d’interventions du pape (homélies ou discours) montrent la volonté d’étendre les cas d’infaillibilité.</p>
<p style="text-align: justify;">* Révocation de Jacques Gaillot, janvier 1995.</p>
<p style="text-align: justify;">* Motu proprio <em>Ad tuendam fidem,</em>mai 1998<em> </em>: les croyants doivent un assentiment ferme et définitif  aux doctrines(morale individuelle ou sociale, foi)  proclamées par le Magistère infaillible.</p>
<p style="text-align: justify;">* Motu proprio <em>Apostolos suos, </em>mai 1998 : la faculté d’initiative des Conférences épiscopales est réduite.</p>
<p style="text-align: justify;">* Octobre 2002 : un signe fort : canonisation de Balaguer (fondateur de l’Opus Dei)</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong> • Avoir une influence au plus près des milieux dirigeants </strong>(pour faciliter l’action de l’Eglise dans la société, donc son développement)</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;">* Novembre 1981 : création de la COMECE (bureau de l’Eglise à Bruxelles, dont le but est d’intervenir, dans son intérêt, auprès de la Commission européenne et du Parlement)</p>
<p style="text-align: justify;">*  Discours de Compostelle, mai 1982 :   Vieille Europe, ne renie pas tes origines chrétiennes ! Ensuite, J-P II insiste : les « racines chrétiennes » de l’Europe doivent être inscrites dans la Constitution. Cela permettra d’éviter des décisions non conformes aux lois de l’Eglise. Discours au Parlement européen, septembre 2000 ; <em>Ecclesia in Europa</em>, juin 2003.</p>
<p style="text-align: justify;">* Nombreuses rencontres au sommet (Vatican-Etats) : ex.  en 1982, cordialement avec Reagan ; avril 1987, aimablement avec le « très catholique » Pinochet) : Jean-Paul II interviendra en 1999 pour que celui-ci ne soit pas jugé mais libéré ;  janvier 1995 : Chirac présente la « fille aînée de l’Eglise » au Vatican. Réceptions officielles des Etats, toujours appréciées,  lors de tous les nombreux voyages du pape.</p>
<p style="text-align: justify;">* Nomination du cardinal Tauran comme « ministre des affaires étrangères » du Vatican, décembre 1990. Sa mission : essayer de généraliser les concordats partout : l’Eglise « partenaire » donnant-donnant de l’Etat. En  2001, Tauran critique la laïcité française devant l’Académie des Sciences morales et politiques. Il rencontrera plusieurs fois les évêques de France pour leur vanter les bienfaits d’un concordat.</p>
<p style="text-align: justify;">* Félicitation au gouvernement français qui a accepté enfin une institution de concertation permanente d’égal à égal avec l’Eglise (représentée par le président des évêques, mais aussi le nonce),  février 2002.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong> • Conserver ou retrouver le plus possible la « tradition » </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>1. </strong>Pour ceux qui ont eu peur des libertés et de l’<strong>engagement des chrétiens  avec tous pour la justice, promus par Vatican II </strong><strong>:<span style="text-decoration: underline;"> </span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">* 1980 : voyage au Brésil. Premières  mises en garde contre la théologie de la libération (TL). La tradition est que l’on ne prend pas le risque d’œuvre avec des « communistes » qui mettent en cause la propriété privée : c’est contraire à la Doctrine sociale. Janvier 1983 : attaques de la CPDF  contre Guttierez, théologien péruvien de la libération. Mise au pas des Jésuites après l’effacement d’Arrupe (1983). Mai 1984 : Leonardo Boff (Brésilien) est convoqué au Vatican pour être jugé. (En 1985 son livre récent  sera condamné.) Septembre 1984 : Instruction contre la TL, signée par la CPDF de Ratzinger et Jean-Paul II : elle sera complétée en 1986.</p>
<p style="text-align: justify;">* Les théologiens en général (et exégètes) ont pris trop d’indépendance de jugement. Parallèlement aux condamnations de la TL, puis de la CLAR (Conférence latino-américaine des Religieux) dont le projet <em>Parole et Vie</em> est cassé en 1989, des théologiens,les uns après les autres, sont privés d’enseignement : Schillebeckx,  Balasuriya, Curan, Küng, Drewermann, Curran, Dupuis… En janvier 1989, 163 théologiens avaient dénoncé une « mise sous tutelle ». Pour <em>Veritatis Splendor</em> (1993), les audaces créatives des théologiens font verser dans le « relativisme ». (Le relativisme est également stigmatisé en 1999 par Ratzinger invité à un Congrès d’étude sur Vatican II : on a interprété trop largement <em>Lumen Gentium, </em>en particulier dans le concept de « Peuple de Dieu »).  Discours de JP II à la CPDF : il exige la soumission absolue des théologiens au Magistère(1997).</p>
<p style="text-align: justify;">*  Le statut de clerc par rapport à celui de laïc est intouchable : rappels du caractère sacré et de l’obéissance aux « vœux » (dont la chasteté bien sûr), et par opposition, rappel de  la « sécularité » des laïcs: <em>Lettre aux prêtres</em> d’avril 1990 ; homélies de 1993. Dès 1982 il est réaffirmé que la prêtrise est interdite aux femmes.</p>
<p style="text-align: justify;">* Rappeler que, depuis toujours, seule l’Eglise catholique peut transmettre la vérité :</p>
<p style="text-align: justify;">- La foi transmise par l’Eglise ce n’est pas autre chose que la raison : <em>Fides</em> <em>et Ratio </em>(oct. 1998). Ratzinger vient le redire en Sorbonne          l’année suivante.</p>
<p style="text-align: justify;">- Le projet œcuménique ne doit pas faire oublier que les communautés chrétiennes séparées ne sont  pas  des Eglises, elles :<strong><em> </em></strong><em>Dominus Jesus </em>(sept. 2000)<strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;">- L’Eglise se dit compétente sur pratiquement tous les aspects de la vie sociale : <em>Ecclesia in Europa</em> assure<strong> </strong>qu’« une cité digne de l’homme <strong>doit</strong> s’inspirer de la <em>Doctrine sociale</em> de l’Eglise ». Celle-ci sera rassemblée  en 2004  en plus de 500 pages !</p>
<p style="text-align: justify;">- De même pour la morale privée et l’éthique : Jean-Paul II réaffirme sans cesse  que les seules règles valables sont celles de la « loi naturelle » (contre avortement légalisé). Avec l’obsession habituelle sur la sexualité (horribles pilule et contraceptif). Le concept de « culture de mort » s’adresse aux contrevenants. (<em>Donum vitae</em>, 1987 et <em>Evangelium vitae</em>,1995). Ratzinger tonne contre les unions homosexuelles (2003).</p>
<p style="text-align: justify;">2. <strong>Pour tenter de récupérer les nostalgiques du passé  dont certains  sont allés jusqu’au schisme</strong> :</p>
<p style="text-align: justify;">ils se retrouvent donc bien dans la plupart des directives de la Nouvelle Evangélisation mais ils ont fait, des manifestations visibles de la foi,  une sorte de bannière de ralliement : Là aussi, c’est, morceau par morceau, les initiatives prises dans l’esprit du Concile, qui sont remises en cause pour les rassurer.</p>
<p style="text-align: justify;">Les 3 voyages de Jean-Paul à Fatima (1982, 1991,2000) peut leur plaire : on sait la « philosophie » de ce pèlerinage. Les voyages à Compostelle avec leur cérémonial immuable et grandiose, également.</p>
<p style="text-align: justify;">Octobre 1984 : Décret autorisant la messe de « Saint-Pie V », mais sous autorisation, et parallèlement au  nouveau  missel.</p>
<p style="text-align: justify;">Le cardinal Castrillon Hoyos, président de la Congrégation du Clergé, explique une « Lettre de JPII » aux prêtres : Les prêtres de notre époque ignorent « l’authentique théologie dogmatique du ministère ordonné », ils sont comme « laïcisés »  y compris par l’abandon de la soutane…(1997)</p>
<p style="text-align: justify;">Décembre 2000 : Ratzinger  dénonce une liturgie moderne qui a « banalisé le mystère » et n’étonne plus assez le grand public : auparavant, un côté « ésotérique » (l’usage du latin par exemple) était reconnu comme utile…</p>
<p style="text-align: justify;">Juin 2001 : Ratzinger, encore : « <em>L’Esprit de la liturgie</em> » : des « abus » ont été encouragés à la suite de la messe postconciliaire de Paul VI.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> • Rendre l’Eglise attractive</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Pas facile avec le style général de la NE, mais on espère atteindre ainsi, pour les retenir ou pour les convertir, les populations des pays du Sud, tentés par les pentecôtistes &#8211; ou les sectes-  et généralement les « jeunes ». Et c’est un peu de sucre dans la potion amère</p>
<p style="text-align: justify;">…….<strong><em>DANS UN GANT DE VELOURS</em></strong><strong><em>.</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Tout le monde reconnaît l’habileté de Jean-Paul II à ce sujet : il a su maîtriser les communautés charismatiques, d’abord spontanées et faisant concurrence, en les faisant rentrer dans les normes « romaines » mais surtout il a exploité un charisme personnel évident. Il apparaissait, dans les manifestations publiques, comme un bon  grand-père, un sage plein d’expérience qui sait voir ce que les gens attendent (sans bien le savoir) et, avec une autorité souriante, leur impose les règles nécessaires.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est en même temps le côté spectaculaire et médiatique  du système : on sait que notre époque adore ça.  C’est chatoyant, d’allure « moderne » autant que possible, bien orchestré dans sa gestuelle, souvent par des professionnels, afin de souder avec enthousiasme la foule des participants mais aussi attirer les regards extérieurs et l’intérêt des médias et donc de prolonger l’effet attendu.  Il y a eu un encouragement aux initiatives locales dans cet esprit-là : retour des Congrès eucharistiques à but tridentin, des processions dans les rues dans certains pays, organisation de festivals « cathos », aux résonances rock ou rap…</p>
<p style="text-align: justify;">Le très grands nombre des voyages du pape ont permis de multiplier les occasions de  redonner de la « visibilité » à l’Eglise. Avec des moments forts, ceux des grands pèlerinages, et principalement ceux des JMJ.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Une Eglise du Jésus de l’Evangile ? Priorité : redonner du prestige et du pouvoir à l’Église face aux autorités publiques et aux concurrents éventuels. Faire croire aux peuples que… De quoi canoniser Jean-Paul II ? </strong></p>
<p style="text-align: right;"><strong><br />
</strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Les Réseaux des Parvis n°46</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Sep 2010 10:46:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucienne Gouguenheim</dc:creator>
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		<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>

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		<description><![CDATA[Extraits du dossier Identité chrétienne ? L&#8217;un de nos amis faisait constater la coexistence de trois contingents chrétiens selon leur façon de se situer dans le temps de l&#8217;histoire : les chrétiens d&#8217;hier que sont les traditionalistes; les chrétiens d&#8217;aujourd&#8217;hui qui vivent et expriment loyalement leur foi dans l&#8217;esprit du Concile Vatican II; les chrétiens [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left">
<p style="text-align: center"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/parvis-site-revue-juin-2010-0011.jpeg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-3082" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/parvis-site-revue-juin-2010-0011-210x300.jpg" alt="" width="210" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: left"><em><strong>Extraits du dossier</strong></em></p>
<p style="text-align: center"><strong>Identité chrétienne ?</strong></p>
<p style="text-align: justify">L&#8217;un de nos amis faisait constater la coexistence de trois contingents chrétiens selon leur façon de se situer dans le temps de l&#8217;histoire : les chrétiens d&#8217;hier que sont les traditionalistes;</p>
<p style="text-align: justify">les chrétiens d&#8217;aujourd&#8217;hui qui vivent et expriment loyalement leur foi dans l&#8217;esprit du Concile</p>
<p style="text-align: justify">Vatican II; les chrétiens de demain qui ouvrent des chemins nouveaux pour aller plus loin.</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify">Déjà, initialement, il y avait les judeo-chrétiens et les pagano-chrétiens; il y eut ceux pour qui la nouvelle alliance divine inaugurée dans le Christ était bien dans la continuité de la première et ceux pour qui elle en représentait  plutôt une rupture où les codes multiples et complexes  de l&#8217;attachement à Dieu avaient fait place à une prescription unique et globalisante : celle de l&#8217;Amour.</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify">Aujourd&#8217;hui, celles et ceux qui se revendiquent chrétiens sont identifiés sous des images très contrastées. Certains investissent très fort  leur vocation d&#8217;être « lumière pour le monde » et brandissent bien haut leur bannière;  tandis que d&#8217;autres se reconnaissant comme « levain dans la pâte » oeuvrent plus discrètement au milieu des autres.</p>
<p style="text-align: justify">Les uns sont identifiés par leur pratique religieuse ostentatoire, leurs conduites dévotes. Ou par leur rigueur morale, leur éthique sexuelle et reproductive. Et sont volontiers donneurs de leçons de bonne observance.</p>
<p style="text-align: justify">D&#8217;autres se  replient dans des « vertus passives » : résignation, patience, humilité, optimisme béat, …</p>
<p style="text-align: justify">D&#8217;autres encore s&#8217;impliquent généreusement dans des activités compassionnelles auprès de populations captives de leur destin: malades, handicapés, sinistrés de l&#8217;existence , …</p>
<p style="text-align: justify">Et d&#8217;autres semblent plutôt se projeter dans un au-delà de la vie et de la mort, de la société, dans un monde futur, divin ou divinisé, qui les excite … ou les hypnotise.</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify">Mais, au-delà de ces attitudes, pas toujours si caricaturales,  qui créditent bien peu la proposition de la foi d ans le monde d&#8217;aujourd&#8217;hui, il y a aussi celles et ceux qui entendent travailler à l&#8217;émergence d&#8217;un monde nouveau, plus conforme à ce que l&#8217;Evangile leur fait pressentir du plan de Dieu pour l&#8217;humanité, son « Royaume » disent-ils..Ce sont ceux pour qui les inégalités, surtout croissantes, ne sont pas dans l&#8217;ordre normal de la nature humaine et sont même une insulte à la dignité de tous. Ce sont ceux pour qui la misère n&#8217;est pas seulement à consoler mais surtout à  combattre. Ce sont ceux pour qui les derniers ont vocation, quasi-révolutionnaire, à être les premiers (Mt 19, Mc10, Lc13). Ce sont ceux que la destinée commune de l&#8217;humanité, qu&#8217;ils appellent « dimension universelle du salut » les fait opter pour un monde solidaire et non compétitif,;coopératif et non concurrentiel.</p>
<p style="text-align: justify">Pour eux, l&#8217;Evangile n&#8217;est ni un rituel de règles religieuses, ni un code de vertu moralisant. Il est la rencontre d&#8217;un homme, un palestinien, un certain Jésus. Mais, qui est-il donc, celui-là ?</p>
<p style="text-align: justify">Aucun titre religieux, aucune définition théologique ne peuvent exprimer son identité. Car il est au-delà de toute image et de tout nom, de tout dogme et de toute formule à répéter. Seuls les plus petits auraient même accès à son mystère (Mt 11, Lc 10) …</p>
<p style="text-align: justify">La seule  réponse n&#8217;est que dans la relation qu&#8217;il ouvre  avec telle ou tel. . Et, rejoignant chacune et chacun dans son histoire, dans son cheminement, dans sa conscience, c&#8217;est lui-même qui sollicite cette réponse : Pour toi, qui suis-je ? (Mt 16, Mc 8, Lc 9) . Un maître qui sait tout et dont on attend tout ?  Un saint ou  un prophète ? Un leader ou un complice ? Ou bien un révolté, un exalté, un révolutionnaire ? Ou encore un ami, un compagnon, un frère ?</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify">C&#8217;est celui dont je peux dire : Cet homme-là  me fascine. La foi des chrétiens est qu&#8217;il est toujours vivant  et que Dieu, c&#8217;est lui. Alors, moi aussi, j&#8217;en suis !</p>
<p style="text-align: right">Michel Deheunynck</p>
<p style="text-align: right">
<p style="text-align: center"><strong>Et vous, qui dites-vous que je suis ?</strong></p>
<p style="text-align: justify">Dans la foi chrétienne, notre identité se réfère à celle de Jésus, et s’articule donc autour de la réponse que nous donnons à cette question qu’il nous pose.</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify">La plus grande difficulté que nous éprouvons à définir une identité qu’elle soit personnelle ou qu’elle soit collective, comme l’identité nationale ou l’identité chrétienne, est liée à sa permanence dans le temps. L’identité d’une personne implique à la fois une absence de changement, comme par exemple son code génétique ou ses empreintes digitales, mais aussi la permanence d’un « moi », dont les désirs, les convictions, les passions évoluent et qui, en dépit de cela, se maintient dans le temps. Il en résulte une impossibilité à enfermer l’identité dans une définition.</p>
<p style="text-align: justify">Une façon de l’approcher passe par le récit : lorsque je veux dire qui je suis, je raconte une histoire, mon histoire. Cette histoire se déroule dans le temps, inclut le changement, mais donne aussi unité et sens à l’ensemble : « Le récit construit l’identité du personnage, qu’on peut appeler son identité narrative, en construisant celle de l’histoire racontée. C’est l’identité de l’histoire qui fait l’identité du personnage »<a href="#_ftn1">[1]</a>. Cette approche nous aide à comprendre à la fois que l’identité est dynamique et qu’elle se construit dans la relation. Elle s’applique aussi bien à l’individu qu’à une collectivité. Enfin, elle met l’accent sur le caractère en partie reçu ou hérité.</p>
<p style="text-align: justify">
<p><strong>Le Jésus de l’histoire ? le Christ de la foi ? </strong></p>
<p style="text-align: justify">Les épisodes de la vie de Jésus, ses rencontres, ses actions, ses paroles, son enseignement que nous racontent les Evangiles, permettent de cerner une identité en quelque sorte historique, dans une narration à laquelle se mêlent les interprétations qu’en font les évangélistes et donc des premières communautés et, au-delà, les dogmes de l’Eglise.</p>
<p style="text-align: justify">Alors, suivant que l’on privilégie l’identité « historique » de Jésus ou l’identité « dogmatique » du Christ, on ne donne pas la même définition de sa propre identité de chrétien. Souvent, parmi nous, les dogmes n’ont pas la cote… mais serions-nous tout à fait clairs en nous recentrant uniquement sur le « Jésus de l’histoire » ?</p>
<p style="text-align: justify">Le père Alain Thomasset<a href="#_ftn2">[2]</a> a proposé un rapprochement très éclairant avec la notion d’identité narrative.</p>
<p style="text-align: justify">En effet, dans les Evangiles, c’est bien à la narration qu’est confiée l’identité de Jésus, les récits évangéliques racontant l’expérience que ceux qui l’ont suivi ont faite avec lui. Ces récits, le lecteur les comprend, se les approprie en les mettant en perspective, en les confrontant avec son propre monde, à  l’époque et dans la culture qui sont les siennes.</p>
<p style="text-align: justify">Certaines appropriations collectives ont acquis une force symbolique et l’histoire des dogmes est l’histoire de ces symboles, « à mi-chemin entre récits et concepts »<a href="#_ftn3">[3]</a>.</p>
<p style="text-align: justify">Mais puisque l’identité d’une personne n’est pas statique, celle de Jésus n’est pas close sur elle-même ; nous nous l’approprions par un travail permanent d’imagination, à partir de la mémoire évangélique confrontée à nos attentes et aux expériences inédites que nous vivons.</p>
<p style="text-align: justify">Et cela implique qu’apparaissent de nouvelles figures de chrétiens, avec de nouvelles manières de comprendre la personne de Jésus, de l’appeler Christ, et de vivre de lui.</p>
<p style="text-align: justify">Ce n’est pas de ceux-là, mais de leur absence qu’il faudrait s’inquiéter.</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: right">Lucienne Gouguenheim</p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Paul Ricœur, <em>Soi-même comme un autre</em>, Seuil, 1990</p>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> <em>L’identité chrétienne en question,</em> Publication du Secrétariat général de la Conférence des évêques de France n°10, 2004</p>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> ibidem</p>
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		<title>Soutien aux sociétés civiles émergentes en Afrique</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2010/04/27/soutien-aux-societes-civiles-emergentes-en-afrique/</link>
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		<pubDate>Tue, 27 Apr 2010 14:47:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucienne Gouguenheim</dc:creator>
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		<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>

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		<description><![CDATA[Le hors série n°23 des Réseaux des Parvis vient de paraître. Avant-propos L’Atelier Afrique du Réseau Européen Eglises et Libertés (REEL) s’est donné cet objectif : soutenir les sociétés civiles émergentes en Afrique. En France, la Fédération des Réseaux des Parvis, Nous Sommes Aussi l’Eglise, Droits et Libertés dans les Eglises, Femmes et Hommes en Eglise [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le hors série n°23 des </strong><em><strong>Réseaux des Parvis </strong><span style="font-style: normal"><strong>vient de paraître.</strong></span></em></p>
<p style="text-align: center"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/HS-23001.jpeg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2582" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/HS-23001.jpeg" alt="" width="289" height="417" /></a></p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify"><strong><span style="text-decoration: underline">Avant-propos</span></strong></p>
<p style="text-align: justify">L’Atelier Afrique du <em>Réseau Européen Eglises et Libertés </em>(REEL) s’est donné cet objectif : soutenir les sociétés civiles émergentes en Afrique.</p>
<p style="text-align: justify">En France, la <em>Fédération des Réseaux des Parvis, Nous Sommes Aussi l’Eglise, Droits et Libertés dans les Eglises, Femmes et Hommes en Eglise </em>et <em>Partenia 2000</em> font partie de ce Réseau Européen.</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify">Pourquoi un Atelier Afrique au sein de ce Réseau ? Parce qu’européens, nous dépendons de l’Afrique ! Ici en Europe, nous prenons conscience petit à petit, de notre identité européenne. Des événements comme un référendum, comme les élections des députés européens, pour n’en citer que deux, nous rappellent régulièrement que nous sommes européens.</p>
<p style="text-align: justify">Mais européens, avons-nous conscience de dépendre de l’Afrique ?</p>
<p style="text-align: justify">Combien de français savent que l’Afrique est riche ? Combien savent qu’il y a du coltan dans leur téléphone portable ? <a href="#_ftn1">[1]</a></p>
<p style="text-align: justify">L’Afrique est riche, et un peu partout à travers ce continent, des hommes et des femmes relèvent la tête, élèvent la voix et exigent, entre autres, une meilleure répartition des richesses.</p>
<p>Réseau Européen Eglises et Libertés, nous ne pouvons que les soutenir.</p>
<p style="text-align: justify">Pour terminer ce numéro, en guise de conclusion, Henrik Lindell nous explique lui aussi, à sa façon, que l&#8217;Afrique est riche. Mais sa contribution est autant une conclusion qu&#8217;une façon de regarder ce continent. Alors, si je puis me permettre un conseil… commencez par la conclusion et relisez-la une seconde fois quand vous aurez fait le tour de tout ce qui est écrit dans ce Hors Série. Et posez-vous alors la question : mon regard sur l&#8217;Afrique a-t-il changé ?</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: right"><strong>Gérard Warenghem</strong></p>
<p style="text-align: right"><strong>Spiritain</strong></p>
<p style="text-align: right"><strong>Président de Partenia 2000</strong></p>
<p style="text-align: right"><strong>Conseiller ecclésiastique  dans le réseau des Anciens Jécistes d&#8217;Afrique (RAJA)</strong></p>
<p style="text-align: right"><strong>Membre du Groupe Afrique de l&#8217;ACAT-France</strong></p>
<p style="text-align: right"><strong>Membre de l&#8217;Atelier Afrique du REEL</strong></p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Voir sur internet, dans Dailymotion, « Du sang dans nos portables », un film en quatre parties (taper le titre intégralement)</p>
<p><strong>Le numéro est en vente au prix de 6,5 €, port inclus</strong> (chèque à l&#8217;ordre de Temps Présent).</p>
<p>La commande est à adresser à : Temps Présent, 68 rue de Babylone 75007 Paris</p>
<p>tel : 01 45 51 57 13</p>
<p>courriel : temps.present @ wanadoo.fr</p>
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		<title>Le n°45 des Réseaux des Parvis est paru</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Mar 2010 10:11:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucienne Gouguenheim</dc:creator>
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		<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>

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		<description><![CDATA[Hommage à Edward Schillebeeckx, théologien du peuple de Dieu Un incessant combat pour la liberté chrétienne Au terme d&#8217;une longue vie passionnée par le service de l&#8217;Évangile, le fr. Schillebeeckx nous lègue l&#8217;exemple d&#8217;une existence pleine de luttes pour promouvoir les libertés fondamentales du peuple de Dieu. A elle seule, la liste de ses publications laisse [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Parvis-45001.jpeg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2412" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Parvis-45001-217x300.jpg" alt="" width="217" height="300" /></a> <strong> </strong></p>
<p><strong>Hommage</strong> <strong>à</strong> <strong>Edward </strong><strong>Schillebeeckx, théologien du peuple de Dieu </strong> <strong>Un incessant combat pour la liberté chrétienne </strong></p>
<p style="text-align: justify">Au terme d&#8217;une longue vie passionnée par le service de l&#8217;Évangile, le fr. Schillebeeckx nous lègue l&#8217;exemple d&#8217;une existence pleine de luttes pour promouvoir les libertés fondamentales du peuple de Dieu. A elle seule, la liste de ses publications laisse voir la cohérence profonde d&#8217;une recherche vouée à conquérir, à défendre une pratique de la vie en Église qui, dans ses axes fondamentaux, coïncide avec celle pour laquelle nous nous sommes regroupés à <em>Parvis</em>. Il aura été l&#8217;un des très grands théologiens du XXe siècle, et sûrement l&#8217;un des ouvriers majeurs dont le travail aura permis les ouvertures et les avancées réalisées au Concile Vatican II.</p>
<p style="text-align: justify"><em>La force est aux sources et je veux y aller voir</em>, a fièrement écrit le P. Lacordaire. Edward Schillebeeckx a vite compris qu&#8217;une théologie renouvelée au service des communautés chrétiennes exige un accès libre, critique et intelligent aux sources de la foi. Il prend part aux recherches concernant l&#8217;herméneutique : une interprétation des textes de la Bible ne peut être dite « Parole de Dieu » que si elle touche, elle éclaire au plus près la profondeur de l&#8217;existence des croyants d&#8217;aujourd&#8217;hui. Dès ce moment commencent ses ennuis avec Rome, peu soucieux de liberté herméneutique. Mais tout naturellement, mandé au Concile par le cardinal Alfrink, archevêque d&#8217;Utrecht, il coopère activement, avec d&#8217;autres, à la rédaction de la Constitution <em>Dei Verbum</em> sur la Révélation divine, enfin adoptée en mars 1965 à la quasi-unanimité, au terme de cinq rédactions successives&#8230; Semblablement, son apport au Concile Vatican Il fut important pour ce qui regarde l&#8217;exercice de l&#8217;autorité dans les Églises et son fonctionnement institutionnel. Schillebeeckx s&#8217;est attelé à la question cruciale des ministères dans les Églises. Il participe aux rudes débats concernant la collégialité des évêques, qui aboutira à la Constitution sur l&#8217;Église <em>De Ecclesia</em> votée le 21 novembre 1964 et au Décret sur la charge pastorale des évêques <em>Dominus Christus</em> adopté le 6 octobre 1965. Il collabore aussi à la Déclaration sur la liberté religieuse <em>Dignitatis Humanae</em> très difficilement adoptée en novembre 1965.</p>
<p style="text-align: justify">Le Concile clos, reste une tâche gigantesque : le mettre en application, le faire entrer dans les mœurs, surtout celles de l&#8217;autorité pontificale qui va, comme on le sait, mettre tout en œuvre pour en gommer les avancées les plus décisives. C&#8217;est dans cette longue lutte que le frère Schillebeeckx va donner toute sa mesure. Avec ses confrères réformateurs, Y. Congar, M.-D. Chenu, K. Rahner, C. Geffré,&#8230; il fonde la Revue <em>Concilium</em> dont l&#8217;objectif avoué est la fidélité aux décisions du Concile. Il applique les principes critiques de l&#8217;exégèse à l&#8217;élaboration d&#8217;une grande christologie qu&#8217;il publie. en trois tomes. Dès le premier volume, la Congrégation pour la doctrine de la foi le convoque à Rome, et il doit se justifier au sujet de neuf points fondamentaux de la doctrine chrétienne. Les difficultés vont se poursuivre et même s&#8217;aggraver au cours des années qui suivent. C&#8217;est principalement sur la théologie des ministères qu&#8217;elles portent maintenant. Le dominicain a publié <em>Le Ministère dans l&#8217;Église</em>, traduit en français en 1981. Armé d&#8217;un réalisme courageux sur la situation qu&#8217;il constate pour les communautés chrétiennes, il préconise des décisions qui sont à la mesure de la crise : ordinations des hommes mariés, fin des discriminations catholiques vis-à-vis des femmes, ministères nouveaux confiés aux fidèles, etc. La pression du Vatican est telle qu&#8217;il doit une nouvelle fois s&#8217;expliquer sur ses positions ; il le fait dans <em>Plaidoyer pour le Peuple de Dieu</em> (Cerf, 1985), dont le plan révèle clairement ses options: 1. le Christ et ses communautés messianiques ; 2. les communautés chrétiennes anciennes ; 3. le ministère ecclésiastique au cours de l&#8217;histoire ; 4. prêter l&#8217;oreille aux « doléances du Peupie» ; 5. plaidoyer pour un Peuple de Dieu en marche.</p>
<p style="text-align: justify">En 1989, il signe, avec 160 collègues catholiques, la fameuse Déclaration des théologiens, qui révèle le fossé qui s&#8217;est creusé entre Rome et un large secteur de l&#8217;intelligence catholique. Cette Déclaration dénonce les conséquences malsaines et nuisibles du « nouveau centralisme romain » et la mise sous tutelle de toute la recherche théologique.</p>
<p style="text-align: justify">Jusqu&#8217;au bout, notre frère dominicain soutiendra avec intrépidité une théologie des ministères dont nous pouvons, à <em>Parvis</em>, continuer à nous réclamer. En bref, Schillebeeckx la définit ainsi : <em>Le caractère pneumatologique, prophétique et apostolique de la communauté de foi chrétienne dans son ensemble (fondée dans le baptême dans l&#8217;Esprit) est la base première, ontologique, qui porte le ministère [...]. L&#8217;œuvre de l&#8217;Esprit du Christ dans son Église est plus puissante que les règlements canoniques qui, à bon droit et légitimement, déterminent la validité d&#8217;une célébration dans des circonstances normales. L&#8217;absence de ministres qualifiés renvoie la communauté ecclésiale apostolique à elle-même en matière de vie sacramentelle</em> (Plaidoyer pour le Peuple de Dieu, Cerf, 1985, p. 301).</p>
<p style="text-align: right">FR. BERNARD QUELQUEJEU, O.P.</p>
<p style="text-align: left">Beaucoup d&#8217;autres articles intéressants dans ce numéro.</p>
<p style="text-align: left">Pour s&#8217;abonner :</p>
<p style="text-align: center"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Parvis-450041.jpeg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2419" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Parvis-450041.jpeg" alt="" width="528" height="178" /></a></p>
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		<item>
		<title>La lettre d&#8217;information des réseaux des parvis n°5</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2010/02/24/la-lettre-dinformation-des-reseaux-des-parvis-n%c2%b05/</link>
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		<pubDate>Wed, 24 Feb 2010 09:07:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucienne Gouguenheim</dc:creator>
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		<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>

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		<description><![CDATA[Sommaire LA VIE DES RÉSEAUX Assemblée Générale de Strasbourg &#8211; Témoignages Dix ans de Parvis  - Annie Barbay Dix ans déjà ! Et dans dix ans ? &#8211; Cécile Entremont Témoignage d&#8217;un militant engagé &#8211; Gerd Wild Orientations décidées par l&#8217;AG de Strasbourg Célébration &#8211; Michel Deheunynck ACTU La marche pour Gaza &#8211; Jacques Gaillot [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center"><strong><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/L50041.jpeg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2259" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/L50041-217x300.jpg" alt="" width="152" height="210" /></a></strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>Sommaire </strong></p>
<p>LA VIE DES RÉSEAUX</p>
<p>Assemblée Générale de Strasbourg &#8211; Témoignages</p>
<p>Dix ans de Parvis  - Annie Barbay</p>
<p>Dix ans déjà ! Et dans dix ans ? &#8211; Cécile Entremont</p>
<p>Témoignage d&#8217;un militant engagé &#8211; Gerd Wild</p>
<p>Orientations décidées par l&#8217;AG de Strasbourg</p>
<p>Célébration &#8211; Michel Deheunynck</p>
<p>ACTU</p>
<p>La marche pour Gaza &#8211; Jacques Gaillot</p>
<p>Qui est étranger ? &#8211; Dominique Fontaine</p>
<p>Ils ne veulent pas de lui &#8211; D&#8217;après un article de Karim Asry pour El Pais</p>
<p>Le numéro : 5 €</p>
<p>Tempe Présent 68 rue de Babylone 75007 Paris</p>
<p style="text-align: center"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/L50051.jpeg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2254" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/L50051.jpeg" alt="" width="402" height="133" /></a></p>
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		<title>Hans Küng interdit d&#8217;enseignement depuis 30 ans</title>
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		<pubDate>Sat, 12 Dec 2009 23:40:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucienne Gouguenheim</dc:creator>
				<category><![CDATA[Archives]]></category>
		<category><![CDATA[Au coeur de réseaux actifs]]></category>
		<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>

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		<description><![CDATA[« Sa persévérance est pour nous signe d&#8217;encouragement, d&#8217;inspiration et de stimulation ». Pour la 30ème fois, le 18 décembre 2009 rappellera le jour où &#8211; sous le Pape Jean Paul II &#8211; l&#8217;autorisation d&#8217;enseignement « missio canonica » a été retirée au Professeur Hans Küng, en raison de ses thèses pour une réforme de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1822" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/unknown-1.jpeg" alt="unknown-1" width="78" height="78" /></p>
<p><strong>« Sa persévérance est pour nous signe d&#8217;encouragement, d&#8217;inspiration et de stimulation ».</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pour la 30ème fois, le 18 décembre 2009 rappellera le jour où &#8211; sous le Pape Jean Paul II &#8211; l&#8217;autorisation d&#8217;enseignement « missio canonica » a été retirée au Professeur Hans Küng, en raison de ses thèses pour une réforme de l&#8217;Eglise catholique. Dans son ouvrage paru en 1970 « Infaillible ? Une interpellation » Hans Küng avait posé la question de l&#8217;infaillibilité de la doctrine papale après le Concile Vatican II (1962-1965) et à la suite de l&#8217;Encyclique « Humanae Vitae » du 25 juillet 1968 sur la contraception. Ce faisant, Küng a &#8211; comme aucun autre de nos jours &#8211; remis et remet sans cesse en question la vérité dans le christianisme.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce théologien suisse de notoriété internationale, nommé par le Pape Jean XXIII conseiller officiel du Concile Vatican II, a contribué de manière décisive au développement d&#8217;une théologie œcuménique en dépit de sa marginalisation ecclésiale ultérieure. Sa thèse de doctorat « La Justification. La doctrine de Karl Barth et une réflexion catholique », terminée en 1957, avait alors été approuvée par Joseph Ratzinger avec lequel il enseigna à Tubingen jusqu&#8217;en 1968.</p>
<p style="text-align: justify;">Küng a participé de manière déterminante à l&#8217;accord luthérien- catholique de la Justification en 1999. Son « Projet d&#8217;Ethique Planétaire », (www.weltethos.org) lancé en 1990, a fait considérablement fructifier le dialogue interreligieux devenu de plus en plus nécessaire devant la situation mondiale actuelle. Le 6 octobre.2009 il a prononcé sa « Déclaration pour une Ethique Economique Globale » devant l&#8217;ONU.</p>
<p style="text-align: justify;">Après son interdiction d&#8217;enseignement ecclésial, Küng n&#8217;a retiré aucun de ses énoncés, théologiquement fondés, sur le dogme contesté de l&#8217;infaillibilité de 1870 : Il faut résister et non se soumettre si l&#8217;on veut mettre fin aux présomptions romaines. En 1979, Küng a occupé une chaire de théologie œcuménique en dehors de la faculté catholique, chaire dont il est resté titulaire jusqu&#8217;en 1997.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1968, il avait élaboré avec d&#8217;autres théologiens la déclaration « Pour la liberté de la théologie » qui a été finalement signée par 1360 théologiens et théologiennes catholiques du monde entier &#8211; dont aussi Joseph Ratzinger, l&#8217;actuel Pape Benoît XVI.  En 1989, Küng fut cosignataire de la « Déclaration de Cologne » pour un catholicisme ouvert et contre les abus de l&#8217;autorité papale.</p>
<p style="text-align: justify;">Hans Küng est également l&#8217;un des pères spirituels de la « Requête du peuple de l&#8217;Eglise » lancée en 1995 et qui a donné naissance au mouvement Nous sommes aussi l&#8217;Eglise<em>.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Le deuxième tome de ses mémoires « Vérité contestée » donne un fondement historique et systématique aux demandes de <em>Nous sommes aussi l&#8217;Eglise </em>qui se sont cristallisées depuis le concile Vatican II et que Küng avait soutenues dans les années 60 et 70. Avec des oeuvres fondamentales (« L&#8217;Eglise » 1967, « Etre chrétien » 1974 et «Est-ce que Dieu existe ? » 1978) Küng ne tarda pas non seulement à lancer dans le public des idées de réformes, mais aussi à les étayer du point de vue biblique et systématique dans des ouvrages fondamentaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Les questions de Küng concernant la papauté dans sa forme présente restent sans réponse, d&#8217;où les conflits croissants entre Rome et les Eglises locales. Le célibat obligatoire, l&#8217;ordination des femmes et la question eucharistique restent en discussion malgré les interdictions romaines.</p>
<p style="text-align: justify;">Lors de la surprenante rencontre de septembre 2005 avec le Pape Benoît XVI, son ancien collègue à l&#8217;université de Tubingen, les questions concernant les réformes ecclésiales internes avaient été d&#8217;avance éludées, ce qui n&#8217;empêche pas Küng de continuer à soutenir les demandes de réformes qu&#8217;il juge importantes, selon le deuxième volume de sa biographie que « Ce n&#8217;est pas le Concile, mais la trahison envers le Concile qui est responsable de la crise dans l&#8217;Eglise. »</p>
<p>« Sa persévérance dans le renouvellement de l&#8217;Eglise catholique-romaine ainsi que son engagement pour l&#8217;oecuménisme et pour le dialogue des religions mondiales sont pour nous à la fois encouragement, inspiration et stimulation ».</p>
<p style="text-align: right;">Communiqué de Presse du Mouvement international</p>
<p style="text-align: right;"><em>Nous sommes Eglise (IMWAC)</em></p>
<p style="text-align: right;"><em>Traduction: Jacqueline Hegenbarth</em></p>
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