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	<title>NSAE &#187; Au coeur de réseaux actifs</title>
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	<description>Non pas une autre Eglise, mais une Eglise autre, pour faire de nos vies un chemin de foi</description>
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		<title>Soutien aux sociétés civiles émergentes en Afrique</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Apr 2010 14:47:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucienne Gouguenheim</dc:creator>
				<category><![CDATA[Au coeur de réseaux actifs]]></category>
		<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>

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		<description><![CDATA[Le hors série n°23 des Réseaux des Parvis vient de paraître.


Avant-propos
L’Atelier Afrique du Réseau Européen Eglises et Libertés (REEL) s’est donné cet objectif : soutenir les sociétés civiles émergentes en Afrique.
En France, la Fédération des Réseaux des Parvis, Nous Sommes Aussi l’Eglise, Droits et Libertés dans les Eglises, Femmes et Hommes en Eglise et Partenia 2000 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le hors série n°23 des </strong><em><strong>Réseaux des Parvis </strong><span style="font-style: normal"><strong>vient de paraître.</strong></span></em></p>
<p style="text-align: center"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/HS-23001.jpeg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2582" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/HS-23001.jpeg" alt="" width="289" height="417" /></a></p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify"><strong><span style="text-decoration: underline">Avant-propos</span></strong></p>
<p style="text-align: justify">L’Atelier Afrique du <em>Réseau Européen Eglises et Libertés </em>(REEL) s’est donné cet objectif : soutenir les sociétés civiles émergentes en Afrique.</p>
<p style="text-align: justify">En France, la <em>Fédération des Réseaux des Parvis, Nous Sommes Aussi l’Eglise, Droits et Libertés dans les Eglises, Femmes et Hommes en Eglise </em>et <em>Partenia 2000</em> font partie de ce Réseau Européen.</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify">Pourquoi un Atelier Afrique au sein de ce Réseau ? Parce qu’européens, nous dépendons de l’Afrique ! Ici en Europe, nous prenons conscience petit à petit, de notre identité européenne. Des événements comme un référendum, comme les élections des députés européens, pour n’en citer que deux, nous rappellent régulièrement que nous sommes européens.</p>
<p style="text-align: justify">Mais européens, avons-nous conscience de dépendre de l’Afrique ?</p>
<p style="text-align: justify">Combien de français savent que l’Afrique est riche ? Combien savent qu’il y a du coltan dans leur téléphone portable ? <a href="#_ftn1">[1]</a></p>
<p style="text-align: justify">L’Afrique est riche, et un peu partout à travers ce continent, des hommes et des femmes relèvent la tête, élèvent la voix et exigent, entre autres, une meilleure répartition des richesses.</p>
<p>Réseau Européen Eglises et Libertés, nous ne pouvons que les soutenir.</p>
<p style="text-align: justify">Pour terminer ce numéro, en guise de conclusion, Henrik Lindell nous explique lui aussi, à sa façon, que l&#8217;Afrique est riche. Mais sa contribution est autant une conclusion qu&#8217;une façon de regarder ce continent. Alors, si je puis me permettre un conseil… commencez par la conclusion et relisez-la une seconde fois quand vous aurez fait le tour de tout ce qui est écrit dans ce Hors Série. Et posez-vous alors la question : mon regard sur l&#8217;Afrique a-t-il changé ?</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: right"><strong>Gérard Warenghem</strong></p>
<p style="text-align: right"><strong>Spiritain</strong></p>
<p style="text-align: right"><strong>Président de Partenia 2000</strong></p>
<p style="text-align: right"><strong>Conseiller ecclésiastique  dans le réseau des Anciens Jécistes d&#8217;Afrique (RAJA)</strong></p>
<p style="text-align: right"><strong>Membre du Groupe Afrique de l&#8217;ACAT-France</strong></p>
<p style="text-align: right"><strong>Membre de l&#8217;Atelier Afrique du REEL</strong></p>
<hr size="1" /><a href="#_ftnref1">[1]</a> Voir sur internet, dans Dailymotion, « Du sang dans nos portables », un film en quatre parties (taper le titre intégralement)</p>
<p><strong>Le numéro est en vente au prix de 6,5 €, port inclus</strong> (chèque à l&#8217;ordre de Temps Présent).</p>
<p>La commande est à adresser à : Temps Présent, 68 rue de Babylone 75007 Paris</p>
<p>tel : 01 45 51 57 13</p>
<p>courriel : temps.present @ wanadoo.fr</p>
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		<title>Le n°45 des Réseaux des Parvis est paru</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Mar 2010 10:11:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucienne Gouguenheim</dc:creator>
				<category><![CDATA[Au coeur de réseaux actifs]]></category>
		<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>

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		<description><![CDATA[  
Hommage à Edward Schillebeeckx, théologien du peuple de Dieu  Un incessant combat pour la liberté chrétienne 
Au terme d&#8217;une longue vie passionnée par le service de l&#8217;Évangile, le fr. Schillebeeckx nous lègue l&#8217;exemple d&#8217;une existence pleine de luttes pour promouvoir les libertés fondamentales du peuple de Dieu. A elle seule, la liste de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Parvis-45001.jpeg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2412" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Parvis-45001-217x300.jpg" alt="" width="217" height="300" /></a> <strong> </strong></p>
<p><strong>Hommage</strong> <strong>à</strong> <strong>Edward </strong><strong>Schillebeeckx, théologien du peuple de Dieu </strong> <strong>Un incessant combat pour la liberté chrétienne </strong></p>
<p style="text-align: justify">Au terme d&#8217;une longue vie passionnée par le service de l&#8217;Évangile, le fr. Schillebeeckx nous lègue l&#8217;exemple d&#8217;une existence pleine de luttes pour promouvoir les libertés fondamentales du peuple de Dieu. A elle seule, la liste de ses publications laisse voir la cohérence profonde d&#8217;une recherche vouée à conquérir, à défendre une pratique de la vie en Église qui, dans ses axes fondamentaux, coïncide avec celle pour laquelle nous nous sommes regroupés à <em>Parvis</em>. Il aura été l&#8217;un des très grands théologiens du XXe siècle, et sûrement l&#8217;un des ouvriers majeurs dont le travail aura permis les ouvertures et les avancées réalisées au Concile Vatican II.</p>
<p style="text-align: justify"><em>La force est aux sources et je veux y aller voir</em>, a fièrement écrit le P. Lacordaire. Edward Schillebeeckx a vite compris qu&#8217;une théologie renouvelée au service des communautés chrétiennes exige un accès libre, critique et intelligent aux sources de la foi. Il prend part aux recherches concernant l&#8217;herméneutique : une interprétation des textes de la Bible ne peut être dite « Parole de Dieu » que si elle touche, elle éclaire au plus près la profondeur de l&#8217;existence des croyants d&#8217;aujourd&#8217;hui. Dès ce moment commencent ses ennuis avec Rome, peu soucieux de liberté herméneutique. Mais tout naturellement, mandé au Concile par le cardinal Alfrink, archevêque d&#8217;Utrecht, il coopère activement, avec d&#8217;autres, à la rédaction de la Constitution <em>Dei Verbum</em> sur la Révélation divine, enfin adoptée en mars 1965 à la quasi-unanimité, au terme de cinq rédactions successives&#8230; Semblablement, son apport au Concile Vatican Il fut important pour ce qui regarde l&#8217;exercice de l&#8217;autorité dans les Églises et son fonctionnement institutionnel. Schillebeeckx s&#8217;est attelé à la question cruciale des ministères dans les Églises. Il participe aux rudes débats concernant la collégialité des évêques, qui aboutira à la Constitution sur l&#8217;Église <em>De Ecclesia</em> votée le 21 novembre 1964 et au Décret sur la charge pastorale des évêques <em>Dominus Christus</em> adopté le 6 octobre 1965. Il collabore aussi à la Déclaration sur la liberté religieuse <em>Dignitatis Humanae</em> très difficilement adoptée en novembre 1965.</p>
<p style="text-align: justify">Le Concile clos, reste une tâche gigantesque : le mettre en application, le faire entrer dans les mœurs, surtout celles de l&#8217;autorité pontificale qui va, comme on le sait, mettre tout en œuvre pour en gommer les avancées les plus décisives. C&#8217;est dans cette longue lutte que le frère Schillebeeckx va donner toute sa mesure. Avec ses confrères réformateurs, Y. Congar, M.-D. Chenu, K. Rahner, C. Geffré,&#8230; il fonde la Revue <em>Concilium</em> dont l&#8217;objectif avoué est la fidélité aux décisions du Concile. Il applique les principes critiques de l&#8217;exégèse à l&#8217;élaboration d&#8217;une grande christologie qu&#8217;il publie. en trois tomes. Dès le premier volume, la Congrégation pour la doctrine de la foi le convoque à Rome, et il doit se justifier au sujet de neuf points fondamentaux de la doctrine chrétienne. Les difficultés vont se poursuivre et même s&#8217;aggraver au cours des années qui suivent. C&#8217;est principalement sur la théologie des ministères qu&#8217;elles portent maintenant. Le dominicain a publié <em>Le Ministère dans l&#8217;Église</em>, traduit en français en 1981. Armé d&#8217;un réalisme courageux sur la situation qu&#8217;il constate pour les communautés chrétiennes, il préconise des décisions qui sont à la mesure de la crise : ordinations des hommes mariés, fin des discriminations catholiques vis-à-vis des femmes, ministères nouveaux confiés aux fidèles, etc. La pression du Vatican est telle qu&#8217;il doit une nouvelle fois s&#8217;expliquer sur ses positions ; il le fait dans <em>Plaidoyer pour le Peuple de Dieu</em> (Cerf, 1985), dont le plan révèle clairement ses options: 1. le Christ et ses communautés messianiques ; 2. les communautés chrétiennes anciennes ; 3. le ministère ecclésiastique au cours de l&#8217;histoire ; 4. prêter l&#8217;oreille aux « doléances du Peupie» ; 5. plaidoyer pour un Peuple de Dieu en marche.</p>
<p style="text-align: justify">En 1989, il signe, avec 160 collègues catholiques, la fameuse Déclaration des théologiens, qui révèle le fossé qui s&#8217;est creusé entre Rome et un large secteur de l&#8217;intelligence catholique. Cette Déclaration dénonce les conséquences malsaines et nuisibles du « nouveau centralisme romain » et la mise sous tutelle de toute la recherche théologique.</p>
<p style="text-align: justify">Jusqu&#8217;au bout, notre frère dominicain soutiendra avec intrépidité une théologie des ministères dont nous pouvons, à <em>Parvis</em>, continuer à nous réclamer. En bref, Schillebeeckx la définit ainsi : <em>Le caractère pneumatologique, prophétique et apostolique de la communauté de foi chrétienne dans son ensemble (fondée dans le baptême dans l&#8217;Esprit) est la base première, ontologique, qui porte le ministère [...]. L&#8217;œuvre de l&#8217;Esprit du Christ dans son Église est plus puissante que les règlements canoniques qui, à bon droit et légitimement, déterminent la validité d&#8217;une célébration dans des circonstances normales. L&#8217;absence de ministres qualifiés renvoie la communauté ecclésiale apostolique à elle-même en matière de vie sacramentelle</em> (Plaidoyer pour le Peuple de Dieu, Cerf, 1985, p. 301).</p>
<p style="text-align: right">FR. BERNARD QUELQUEJEU, O.P.</p>
<p style="text-align: left">Beaucoup d&#8217;autres articles intéressants dans ce numéro.</p>
<p style="text-align: left">Pour s&#8217;abonner :</p>
<p style="text-align: center"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Parvis-450041.jpeg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2419" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Parvis-450041.jpeg" alt="" width="528" height="178" /></a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>La lettre d&#8217;information des réseaux des parvis n°5</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2010/02/24/la-lettre-dinformation-des-reseaux-des-parvis-n%c2%b05/</link>
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		<pubDate>Wed, 24 Feb 2010 09:07:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucienne Gouguenheim</dc:creator>
				<category><![CDATA[Au coeur de réseaux actifs]]></category>
		<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>

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		<description><![CDATA[
Sommaire 
LA VIE DES RÉSEAUX
Assemblée Générale de Strasbourg &#8211; Témoignages
Dix ans de Parvis  - Annie Barbay
Dix ans déjà ! Et dans dix ans ? &#8211; Cécile Entremont
Témoignage d&#8217;un militant engagé &#8211; Gerd Wild
Orientations décidées par l&#8217;AG de Strasbourg
Célébration &#8211; Michel Deheunynck
ACTU
La marche pour Gaza &#8211; Jacques Gaillot
Qui est étranger ? &#8211; Dominique Fontaine
Ils ne veulent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center"><strong><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/L50041.jpeg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-2259" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/L50041-217x300.jpg" alt="" width="152" height="210" /></a></strong></p>
<p style="text-align: center"><strong>Sommaire </strong></p>
<p>LA VIE DES RÉSEAUX</p>
<p>Assemblée Générale de Strasbourg &#8211; Témoignages</p>
<p>Dix ans de Parvis  - Annie Barbay</p>
<p>Dix ans déjà ! Et dans dix ans ? &#8211; Cécile Entremont</p>
<p>Témoignage d&#8217;un militant engagé &#8211; Gerd Wild</p>
<p>Orientations décidées par l&#8217;AG de Strasbourg</p>
<p>Célébration &#8211; Michel Deheunynck</p>
<p>ACTU</p>
<p>La marche pour Gaza &#8211; Jacques Gaillot</p>
<p>Qui est étranger ? &#8211; Dominique Fontaine</p>
<p>Ils ne veulent pas de lui &#8211; D&#8217;après un article de Karim Asry pour El Pais</p>
<p>Le numéro : 5 €</p>
<p>Tempe Présent 68 rue de Babylone 75007 Paris</p>
<p style="text-align: center"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/L50051.jpeg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2254" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/L50051.jpeg" alt="" width="402" height="133" /></a></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Hans Küng interdit d&#8217;enseignement depuis 30 ans</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2009/12/13/hans-kung-interdit-denseignement-depuis-30-ans/</link>
		<comments>http://www.nsae.fr/2009/12/13/hans-kung-interdit-denseignement-depuis-30-ans/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 12 Dec 2009 23:40:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucienne Gouguenheim</dc:creator>
				<category><![CDATA[Archives]]></category>
		<category><![CDATA[Au coeur de réseaux actifs]]></category>
		<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>

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		<description><![CDATA[
« Sa persévérance est pour nous signe d&#8217;encouragement, d&#8217;inspiration et de stimulation ».
 
Pour la 30ème fois, le 18 décembre 2009 rappellera le jour où &#8211; sous le Pape Jean Paul II &#8211; l&#8217;autorisation d&#8217;enseignement « missio canonica » a été retirée au Professeur Hans Küng, en raison de ses thèses pour une réforme de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1822" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/unknown-1.jpeg" alt="unknown-1" width="78" height="78" /></p>
<p><strong>« Sa persévérance est pour nous signe d&#8217;encouragement, d&#8217;inspiration et de stimulation ».</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pour la 30ème fois, le 18 décembre 2009 rappellera le jour où &#8211; sous le Pape Jean Paul II &#8211; l&#8217;autorisation d&#8217;enseignement « missio canonica » a été retirée au Professeur Hans Küng, en raison de ses thèses pour une réforme de l&#8217;Eglise catholique. Dans son ouvrage paru en 1970 « Infaillible ? Une interpellation » Hans Küng avait posé la question de l&#8217;infaillibilité de la doctrine papale après le Concile Vatican II (1962-1965) et à la suite de l&#8217;Encyclique « Humanae Vitae » du 25 juillet 1968 sur la contraception. Ce faisant, Küng a &#8211; comme aucun autre de nos jours &#8211; remis et remet sans cesse en question la vérité dans le christianisme.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce théologien suisse de notoriété internationale, nommé par le Pape Jean XXIII conseiller officiel du Concile Vatican II, a contribué de manière décisive au développement d&#8217;une théologie œcuménique en dépit de sa marginalisation ecclésiale ultérieure. Sa thèse de doctorat « La Justification. La doctrine de Karl Barth et une réflexion catholique », terminée en 1957, avait alors été approuvée par Joseph Ratzinger avec lequel il enseigna à Tubingen jusqu&#8217;en 1968.</p>
<p style="text-align: justify;">Küng a participé de manière déterminante à l&#8217;accord luthérien- catholique de la Justification en 1999. Son « Projet d&#8217;Ethique Planétaire », (www.weltethos.org) lancé en 1990, a fait considérablement fructifier le dialogue interreligieux devenu de plus en plus nécessaire devant la situation mondiale actuelle. Le 6 octobre.2009 il a prononcé sa « Déclaration pour une Ethique Economique Globale » devant l&#8217;ONU.</p>
<p style="text-align: justify;">Après son interdiction d&#8217;enseignement ecclésial, Küng n&#8217;a retiré aucun de ses énoncés, théologiquement fondés, sur le dogme contesté de l&#8217;infaillibilité de 1870 : Il faut résister et non se soumettre si l&#8217;on veut mettre fin aux présomptions romaines. En 1979, Küng a occupé une chaire de théologie œcuménique en dehors de la faculté catholique, chaire dont il est resté titulaire jusqu&#8217;en 1997.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1968, il avait élaboré avec d&#8217;autres théologiens la déclaration « Pour la liberté de la théologie » qui a été finalement signée par 1360 théologiens et théologiennes catholiques du monde entier &#8211; dont aussi Joseph Ratzinger, l&#8217;actuel Pape Benoît XVI.  En 1989, Küng fut cosignataire de la « Déclaration de Cologne » pour un catholicisme ouvert et contre les abus de l&#8217;autorité papale.</p>
<p style="text-align: justify;">Hans Küng est également l&#8217;un des pères spirituels de la « Requête du peuple de l&#8217;Eglise » lancée en 1995 et qui a donné naissance au mouvement Nous sommes aussi l&#8217;Eglise<em>.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Le deuxième tome de ses mémoires « Vérité contestée » donne un fondement historique et systématique aux demandes de <em>Nous sommes aussi l&#8217;Eglise </em>qui se sont cristallisées depuis le concile Vatican II et que Küng avait soutenues dans les années 60 et 70. Avec des oeuvres fondamentales (« L&#8217;Eglise » 1967, « Etre chrétien » 1974 et «Est-ce que Dieu existe ? » 1978) Küng ne tarda pas non seulement à lancer dans le public des idées de réformes, mais aussi à les étayer du point de vue biblique et systématique dans des ouvrages fondamentaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Les questions de Küng concernant la papauté dans sa forme présente restent sans réponse, d&#8217;où les conflits croissants entre Rome et les Eglises locales. Le célibat obligatoire, l&#8217;ordination des femmes et la question eucharistique restent en discussion malgré les interdictions romaines.</p>
<p style="text-align: justify;">Lors de la surprenante rencontre de septembre 2005 avec le Pape Benoît XVI, son ancien collègue à l&#8217;université de Tubingen, les questions concernant les réformes ecclésiales internes avaient été d&#8217;avance éludées, ce qui n&#8217;empêche pas Küng de continuer à soutenir les demandes de réformes qu&#8217;il juge importantes, selon le deuxième volume de sa biographie que « Ce n&#8217;est pas le Concile, mais la trahison envers le Concile qui est responsable de la crise dans l&#8217;Eglise. »</p>
<p>« Sa persévérance dans le renouvellement de l&#8217;Eglise catholique-romaine ainsi que son engagement pour l&#8217;oecuménisme et pour le dialogue des religions mondiales sont pour nous à la fois encouragement, inspiration et stimulation ».</p>
<p style="text-align: right;">Communiqué de Presse du Mouvement international</p>
<p style="text-align: right;"><em>Nous sommes Eglise (IMWAC)</em></p>
<p style="text-align: right;"><em>Traduction: Jacqueline Hegenbarth</em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Nous refusons le silence imposé aux pauvres (diffusé par Jonas)</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2009/06/08/nous-refusons-le-silence-impose-aux-pauvres-diffuse-par-jonas/</link>
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		<pubDate>Mon, 08 Jun 2009 08:51:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Karim Mahmoud-Vintam</dc:creator>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Au coeur de réseaux actifs]]></category>
		<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>
		<category><![CDATA[À ne pas rater]]></category>

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		<description><![CDATA[Tous les pays du monde sont atteints par une crise qui frappe en priorité et de plus en plus durement les centaines de millions d&#8217;hommes, de femmes, d&#8217;enfants dont les moyens d&#8217;existence sont, depuis des dizaines d&#8217;années, insuffisants et, pour beaucoup, diminuent encore. Au Nord comme au Sud, autour de chacun de nous en France, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Tous les pays du monde sont atteints par une crise qui frappe en priorité et de plus en plus durement les centaines de millions d&#8217;hommes, de femmes, d&#8217;enfants dont les moyens d&#8217;existence sont, depuis des dizaines d&#8217;années, insuffisants et, pour beaucoup, diminuent encore. Au Nord comme au Sud, autour de chacun de nous en France, cette pauvreté innombrable et multiforme est un scandale face aux richesses produites, aux fortunes étalées et aux moyens scientifiques et techniques qui pourraient permettre un mieux-être mondialisé.</p>
<p>Les médias s&#8217;intéressent moins à ces foules démunies qu&#8217;aux banques et aux banquiers. Les prises de risque et les malversations des financiers, opérées avec cynisme et conformes le plus souvent à des législations complaisantes, sont présentées comme la cause première de la crise. Or elles n&#8217;ont fait que la précipiter. Il faut au contraire rechercher les racines du marasme dans l&#8217;amenuisement généralisé et déjà ancien du coût du travail par les délocalisations, l&#8217;exploitation forcenée des mains-d&#8217;œuvre à bon marché et le développement d&#8217;un chômage de masse ; les rechercher aussi dans l&#8217;affaiblissement depuis longtemps programmé de la syndicalisation, dans la mise en cause des services publics et des systèmes de protection sociale. On cherche ainsi à en assurer la privatisation et on permet la montée en force des fonds spéculatifs de placement et de pension. La crise est née et elle se nourrit d&#8217;un tel système.</p>
<p>La financiarisation a gangrené l&#8217;économie dans le monde entier, exigeant une rentabilité de plus en plus rapide à des taux dépassant de très loin ceux que la qualité de la production et la santé des producteurs peuvent normalement supporter. Tous les domaines de l&#8217;activité humaine ont été pervertis. La recherche scientifique et médicale, l&#8217;éducation, la santé publique, l&#8217;information, la création artistique se heurtent aux impératifs financiers comme en témoignent, entre autres, les dérives du marché de l&#8217;art. Une idéologie de la rentabilité a été forgée par les tenants du système et les spécialistes du discours à leur service. Elle a été habilement diffusée, opposant l&#8217;individualisme et l&#8217;égoïsme à la solidarité, aux luttes et solutions collectives. Elle est soutenue et mise en pratique par de nombreux politiciens et gouvernements comme étant la seule valable.</p>
<p>À tous les niveaux, les institutions financières ont restreint les crédits à long terme et à taux bas nécessaires aux investissements productifs et, plus encore, sociaux, ce qui a gravement nui au développement de nombreux pays. Elles ont au contraire développé les crédits à court terme et à taux élevé pour des placements financiers et des consommations immédiatement rentables. L&#8217;endettement massif d&#8217;accédants à la propriété aux ressources très insuffisantes devait fatalement déboucher sur une catastrophe. Elle a éclaté d&#8217;abord aux États-Unis où l&#8217;excès est allé le plus loin. Les millions de foyers américains qui se retrouvent sans logis prouvent dans la douleur que la financiarisation aggrave la pauvreté. L&#8217;implication des banques du monde entier dans cette perversion du crédit en montre les limites en dépit de ses outils mathématiques sophistiqués. Pendant ce temps de grandes firmes constituent des empires en contrôlant la production et le commerce des matières premières industrielles et agricoles.</p>
<p>Prétendre moraliser un tel système relève au mieux de l&#8217;illusion, au pire de la mystification. Les énormes capitaux publics que les gouvernements leur ont distribués n&#8217;ont pas modifié les pratiques des banques privées. Si leurs échecs conduisent celles-ci à moins miser, pour l&#8217;instant, sur l&#8217;endettement des consommateurs, elles refusent encore plus qu&#8217;auparavant d&#8217;accorder des crédits productifs d&#8217;emplois qu&#8217;elles continuent à juger insuffisamment rentables de leur point de vue strictement financier. Leurs dirigeants et, en général, les élites de l&#8217;économie et de la politique paraissent incapables de penser selon d&#8217;autres critères. Sévères envers les travailleurs toujours trop coûteux à leurs yeux, oublieux des sans-travail, des sans-terre, des sans-logis, des sans-papiers que leurs décisions multiplient, à l&#8217;affût de la moindre accalmie pour reprendre leurs jeux dangereux, ils se montrent très soucieux de leurs faramineux avantages personnels.</p>
<p>Peut-on leur faire confiance pour modifier l&#8217;ordre ou plutôt le désordre actuel ? Les laisser maîtres des décisions majeures qui doivent être prises ne peut qu&#8217;aggraver la crise mondiale et ses dramatiques conséquences pour l&#8217;humanité, la paix mondiale et la planète elle-même, dont l&#8217;équilibre écologique est de plus en plus menacé.</p>
<p>Nous avons en commun le souci de la libération humaine et de la défense des victimes de l&#8217;intégrisme financier. Nous refusons le silence imposé aux pauvres. C&#8217;est pourquoi nous lançons, plus qu&#8217;un cri d&#8217;alarme, un appel à la mobilisation populaire.</p>
<p>Comme en d&#8217;autres heures graves de l&#8217;histoire de la France et du monde, ce n&#8217;est pas sur la bonne volonté des privilégiés qu&#8217;il faut compter mais sur l&#8217;action du plus grand nombre. Nous ne prétendons pas offrir des solutions qui doivent être inventées par les intéressés eux-mêmes. Ce ne sont pas les propositions d&#8217;économistes, de philosophes, de syndicalistes, de politiques qui manquent le plus, mais la volonté et le courage de s&#8217;attaquer à la racine du mal financier qui ronge nos sociétés afin de remettre la finance à sa place qui doit être seconde. Il faut pour cela mettre en commun les bonnes volontés, faire converger les efforts, développer voire restaurer les solidarités populaires mises à mal par des politiques destructrices du lien social.</p>
<p>Il est aussi indispensable de faciliter les prises de conscience, de souligner que la sortie de crise sera collective ou qu&#8217;elle ne sera pas et qu&#8217;elle nécessite une maîtrise citoyenne de l&#8217;économie. Toute action, toute mobilisation en ce sens, si partielle soit-elle, favorisera le vaste mouvement d&#8217;émancipation qu&#8217;exige la situation en France, en Europe et dans le monde. Si celui-ci ne se développe pas, le risque est grand de voir surgir des hommes prétendument providentiels, inventeurs de solutions autoritaires.</p>
<p>Dès lors, l&#8217;action politique se révèle décisive. Elle nécessite bien sûr la recherche de convergences pour des objectifs particuliers ou généraux, locaux, nationaux, européens ou planétaires. Elle nécessite tout autant, sinon plus, une grande détermination. Ce n&#8217;est pas en abaissant les ambitions et les visées que l&#8217;on parvient aux rassemblements les plus larges. Ce sont au contraire celles et ceux qui donnent à voir le plus loin et à rêver le plus haut qui les aident à naître et à grandir.</p>
<p>Georges Arnold, Jacques Benezit, Antoine Casanova, Jacques Couland, Patrick Coulon, Joël Dautheville, Yves Dimicoli, Roland Farré, Dominique Fontaine, Françoise Hurstel, Jean George, Jean-Pierre Jouffroy, Jean Magniadas, Jean-Louis Papin, Jean-Claude Petit, Patrick Ribau, Albert Rouet, Claude Schockert.</p>
<p>Ces premiers signataires forment un groupe de réflexions et d&#8217;échanges placé sous le patronage de Félicité de Lamennais qui, en son temps, dénonçait déjà le silence imposé aux pauvres. Ce texte est à la disposition de celles et ceux qui veulent l&#8217;approuver, le diffuser, l&#8217;utiliser à leur gré dans d&#8217;autres groupes citoyens.</p>
<p>Contacts :</p>
<p>► Georges Arnold, 65 avenue Gabriel Péri, 93400 Saint-Ouen tel : 01 40 12 39 93<br />
mél : georges.arnold@wanadoo.fr</p>
<p>► Jean George, 48 rue Caulaincourt 75018 Paris tel : 01 42 54 52 11<br />
mél : <a href="mailto:georgejnj@wanadoo.fr">georgejnj@wanadoo.fr</a></p>
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		<title>Communiqué de Partenia 2000</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2009/02/11/communique-de-partenia-2000/</link>
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		<pubDate>Wed, 11 Feb 2009 10:34:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Karim Mahmoud-Vintam</dc:creator>
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		<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;Association « PARTENIA 2000 » partage l&#8217;unanime indignation suscitée par les propos inadmissibles tenus par l&#8217;évêque intégriste Mgr Williamson, niant la réalité de la « solution finale ». Au regard d&#8217;une Église qui se veut « catholique », c&#8217;est-à-dire universelle on peut trouver logique qu&#8217;un pape tende la main vers ceux qui ont rompu avec [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;Association « PARTENIA 2000 » partage l&#8217;unanime indignation suscitée par les propos inadmissibles tenus par l&#8217;évêque intégriste Mgr Williamson, niant la réalité de la « solution finale ». Au regard d&#8217;une Église qui se veut « catholique », c&#8217;est-à-dire universelle on peut trouver logique qu&#8217;un pape tende la main vers ceux qui ont rompu avec Rome mais sous des conditions très précises d&#8217;accueil éventuel. Les évêques français ont proclamé que le contenu de « Vatican II n&#8217;est pas négociable ».</p>
<p>Cela dit, « PARTENIA 2000 », peuple blessé en 1995 par l&#8217;exclusion de Jacques Gaillot alors évêque d&#8217;Évreux, ressent aussi la blessure causée par ces événements avec tous ceux qui, Juifs ou pas Juifs, ont appris la disparition de leurs parents et de leurs proches dans les camps d&#8217;extermination.<br />
« PARTENIA 2000 » partage la souffrance de tous les exclus et chacun, là où nous sommes, essaie d&#8217;apporter remède ou soulagement aux misères de ce temps tout en réclamant, pour tous, justice et pas seulement charité. Animés par notre foi en l&#8217;homme qui n&#8217;exclut pas la foi en Dieu, aux côtés des sans abri, des sans papiers, des sans emploi, des travailleurs précaires, des prostitué(e)s nous essayons de participer à l&#8217;avènement d&#8217;un monde plus solidaire et plus juste.</p>
<p>Paris, 10 février 2009<br />
Partenia 2000</p>
<p>Contact : Gérard Warenghem<br />
e-mail : <a href="mailto:gerardw@spiritains.org">gerardw@spiritains.org</a></p>
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		<title>L&#8217;équipe de Chrétiens en Classe Ouvrière du Secteur de Caen (ECCO Caen) nous interpelle</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Feb 2009 10:56:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Karim Mahmoud-Vintam</dc:creator>
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		<category><![CDATA[FAIRE ÉGLISE AUTREMENT]]></category>
		<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>
		<category><![CDATA[Textes critiques]]></category>

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		<description><![CDATA[Lettre ouverte à : Parvis, Mission Ouvrière Nationale, ACO, JOC, Prêtres-Ouvriers, Mission de France, Partenia, Jonas, Golias, Grepo. Conférence des évêques de France, Conseil  épiscopal et presbytéral du Calvados
Pour les chrétiens catholiques, l&#8217;heure est très grave.
Après avoir  entrouvert la porte aux traditionalistes, le Vatican va encore plus loin : il ouvre les bras aux intégristes,  tournant ainsi le dos au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Lettre ouverte à : Parvis, Mission Ouvrière Nationale, ACO, JOC, Prêtres-Ouvriers, Mission de France, Partenia, Jonas, Golias, Grepo. Conférence des évêques de France, Conseil  épiscopal et presbytéral du Calvados</p>
<p>Pour les chrétiens catholiques, l&#8217;heure est très grave.</p>
<p>Après avoir  entrouvert la porte aux traditionalistes, le Vatican va encore plus loin : il ouvre les bras aux intégristes,  tournant ainsi le dos au concile Vatican 2  et désavouant le choix de Jean-Paul II. </p>
<p>Ce serait au nom de la &laquo;&nbsp;communion&nbsp;&raquo; que serait fait cet accueil. Comment parler de &laquo;&nbsp;communion&nbsp;&raquo; avec des gens qui persistent, sont engagés et militent dans leurs positions rétrogrades et anti-conciliaires de refus de l&#8217;œcuménisme, de la liberté religieuse, de l&#8217;ouverture au monde et qui prônent des positions racistes, antisémites et antiféministes ?</p>
<p>Accueillir ces facteurs de divisions, loin de renforcer la communion, entraînera  vers une dérive sectaire de l&#8217; Eglise.</p>
<p>Nous attendons des collectifs chrétiens dont nous faisons partie ou avec qui  nous sommes proches, et des responsables de l&#8217;Eglise catholique, qu&#8217;ils protestent publiquement contre cette décision papale et qu&#8217;ils mènent campagne pour son retrait.</p>
<p>Caen, le 28 Janvier 2009</p>
<p>Bernadette Biniakounou, Annick et Michel Carabeux, Marie-Thérèse Colin, Colette Fourdeux, Michel Gigand, Marie-Luce Landreau, Michel Leconte, Michel Lefort, Jean-Marie Peynard, José Reis, Claude Simon.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Les communautés de base espagnoles analysent leur Eglise</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2008/06/16/les-communautes-de-base-espagnoles-analysent-leur-eglise/</link>
		<comments>http://www.nsae.fr/2008/06/16/les-communautes-de-base-espagnoles-analysent-leur-eglise/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 16 Jun 2008 09:02:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Karim Mahmoud-Vintam</dc:creator>
				<category><![CDATA[Au coeur de réseaux actifs]]></category>
		<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>

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		<description><![CDATA[Lors de la rencontre du Réseau Européen &#160;&#187; Eglise et Liberté &#160;&#187; qui s&#8217;est tenue à Madrid du 5 au 8 mai 2005, s&#8217;est déroulée une journée d&#8217;étude des communautés de base espagnoles, consacrée à l&#8217;élaboration collective des trois rapports donnés ci-après.
Rapport n°1
Analyse de la conjoncture de la société espagnole
(ses problèmes et ses défis)

La modernisation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">Lors de la rencontre du Réseau Européen &nbsp;&raquo; Eglise et Liberté &nbsp;&raquo; qui s&#8217;est tenue à Madrid du 5 au 8 mai 2005, s&#8217;est déroulée une journée d&#8217;étude des communautés de base espagnoles, consacrée à l&#8217;élaboration collective des trois rapports donnés ci-après.</p>
<p align="center"><strong><u>Rapport n°1<br />
</u></strong><strong><u>Analyse de la conjoncture de la société espagnole<br />
</u></strong><strong><u>(ses problèmes et ses défis)</u></strong><u></u>
</p>
<p align="justify">La modernisation accélérée de la société espagnole dans les derniers 50 ans non seulement ont supposé des changements matériels importants (urbanisation, industrialisation et développement de la production et de la consommation) et politiques (constitution démocratique de 1978, entrée dans la Communauté Européenne en 1986, incorporation en douceur comme pays central dans les rapports avec la périphérie du système mondial&#8230;), mais aussi l&#8217;expansion d&#8217;un système des valeurs et un style de vie assujettis à la logique du marché capitaliste.  Ce qui est vendu a de la valeur, même les personnes, et l&#8217;existence en général s&#8217;est convertie dans un grand marché d&#8217;achat -vente afin d&#8217;obtenir des bénéfices.</p>
<ul>
<li>Le fondamentalisme de la religion de marché a réussi à imposer l&#8217;idéologie de l&#8217;individualisme, de la compétitivité, de l&#8217;inégalité et de la soumission ; avec les plus grands niveaux de développement économiques connus en Espagne, coexistent la pauvreté, l&#8217;exclusion et le manque d&#8217;avenir pour des générations entières d&#8217;enfants et des jeunes, devant l&#8217;insensibilité ou l&#8217;assoupissement des consciences de la grande majorité de notre société.</li>
<li>L&#8217;Enquête Financière, menée par la Banque d&#8217;Espagne en 2004, a permis de connaître avec précision l&#8217;extraordinaire inégalité de la distribution de la richesse en Espagne : 10% des familles les plus riches accumulent 16 fois plus de patrimoine que les 50% des familles avec le moins de rente.</li>
<li>Ils donnent la préférence aux rapports sociaux basés sur des énoncés particuliers, communisants ou excluants (corporatives, partisans, nationalistes, tribales&#8230;) au détriment du respect et de la reconnaissance des droits humains et sociaux de toutes les personnes.</li>
<li>On a cédé le passage à une démocratie très dévaluée, avec une crise profonde de la conscience de citoyenneté. Les professionnels de la politique ont perdu le respect de la vérité et ils utilisent habituellement les arts de la tromperie, la manipulation de l&#8217;information et les abus pour parvenir ou se maintenir au pouvoir.</li>
<li>Les moyens de communication sociale marquent l&#8217;agenda politique et social: ce qui n&#8217;est pas publié  dans les grandes publications n&#8217;existe pas. Derrière l&#8217;apparence de liberté d&#8217;expression, qui nettoie la face d&#8217;un système injuste, existe un mur de verre pour la plus part, qui ne peuvent pas accéder aux dits moyens. La stratégie informative est dirigée par des grands corps d&#8217;entreprises et des finances qui traitent de changer le produit dans une marchandise, en donnant lieu à un journalisme banalisé. Spectaculaire et qui encourage artificiellement la dualité en exagérant les différences et en excluant des tiers (Eglise/Etat, Parti Socialiste/Parti Populaire, derbys sportifs, etc.).</li>
<li>La publicité renforce les modèles et les valeurs dominantes en canalisant les aspirations et les désirs les plus profonds des personnes vers la consommation des marques et des marchandises. Par exemple, une annonce qui apparaît ces jours-ci à la télévision reconnaît avec insolence le manque de liberté des gens dans la société actuelle pour offrir de suite la conduite d&#8217;une voiture comme signe de liberté : &nbsp;&raquo; Les gens sont moins libres que ce qu&#8217;ils croient. Tu es assujettis au travail, tu dois payer ton appartement et t&#8217;habiller et penser comme ton entreprise t&#8217;impose&#8230; La liberté n&#8217;est pas facile. Cela va être dur. Avec  l&#8217;Opel-Golf, tu peux l&#8217;essayer ! &laquo;&nbsp;</li>
<li>Tandis que l&#8217;école publique éprouve une détérioration notable dans les résultats académiques et s&#8217;adapte avec difficulté à la réalité multiculturelle de l&#8217;immigration, l&#8217;école privée est de plus en plus élitiste.</li>
<li>Les politiques néo-libérales qui prévalent tant dans le gouvernement espagnol que dans l&#8217;Union Européenne et dans les organismes internationaux, favorisent la privatisation des services publiques et cèdent le pas à un croissant dualisme en fonction de la capacité acquisitive des familles. Les hauts fonctionnaires du gouvernement justement, responsables des services publiques, se trouvent parmi les principaux usagers des allocations privées, plus élitistes mieux ça vaut !. C&#8217;est comme si nous avions des &nbsp;&raquo; évêques athées &laquo;&nbsp;, des personnes qui ne croient pas à la fonction qu&#8217;ils mènent.</li>
<li>La conjoncture espagnole actuelle a des défauts plus négatifs dans quelques secteurs de la population, parmi lesquels les jeunes, les femmes, les enfants et les immigrants provenant du Tiers Monde.
<ul>
<li>Les jeunes générations ont devant elles un panorama difficile dû à la précarité des emplois et à l&#8217;augmentation des prix du logement. Pour atteindre l&#8217;autonomie ils n&#8217;ont qu&#8217;à se discipliner au travail, sans montrer leur désaccord et s&#8217;hypothéquer pendant de longues années pour payer leur logement (dans la communauté de Madrid il faut consacrer 51% des revenus de la famille pour payer une hypothèque de type moyen).</li>
<li>Les femmes, en accédant à un emploi rémunéré, trouvent beaucoup de difficultés pour concilier la vie de famille et de travail ; c&#8217;est pourquoi elles mettent en second, ou renoncent parfois, à la maternité. Dans les entreprises prime le critère de l&#8217;efficacité et les collègues hommes continuent d&#8217;adopter des attitudes machistes dans le foyer ; c&#8217;est pourquoi les femmes sont surchargées de travail et souvent finissent stressées et en soufrant d&#8217;autres perturbations physiques et psychiques.</li>
<li>Les enfants qui appartiennent à des secteurs sociaux appauvris sont les plus lésés dans la situation actuelle étant donnée leur fragilité et l&#8217;impossibilité de se défendre. Au lieu de favoriser des conditions  de  travail et éducatives qui renforcent les institutions essentielles de la famille et de l&#8217;école (père-mère, enseignants), on élargit les institutions de contrôle des familles et de tutelle et de répression des enfants (en incluant diverses manières de torture et mauvais traitements, protégées par la législation actuelle sur &nbsp;&raquo; des mineurs &laquo;&nbsp;).</li>
<li>La plupart des immigrants en provenance des pays périphériques se trouvent forcés à passer une première étape d&#8217;irrégularité administrative, ce qui les oblige à travailler dans l&#8217;économie parallèle et les empêche de se défendre juridiquement devant les abus et les discriminations dont ils sont l&#8217;objet. En 2004 plus de la moitié des étrangers résidait en Espagne sans papiers.</li>
</ul>
</li>
<li>Le tableau décrit jusqu&#8217;ici n&#8217;empêche pas de reconnaître que dans l&#8217;histoire d&#8217;Espagne existe aussi une tradition de résistance et des luttes pour la justice qui remontent aux siècles précédents et qui  survit actuellement. Depuis la moitié du XIXème siècle, les historiens font état de la confrontation entre les deux Espagne, une conservatrice- bourgeoise, rejointe par la hiérarchie catholique, et l&#8217;autre socialiste-républicaine, qui est à l&#8217;origine de la guerre civile de 1936-39 suivie par la dictature franquiste, d&#8217;une durée de 40 ans.</li>
<li>L&#8217;opposition au franquisme, dans laquelle quelques mouvements catholiques ont eu une place relevante et des secteurs d&#8217;Eglise influencés par le Concile Vatican II, a réussi à mettre fin à la dictature de Franco, ont donné pied aux pactes de la transition qui ont instauré une monarchie parlementaire de type démocratique mais en gardant l&#8217;économie de marché capitaliste qui était en vigueur dans les pays voisins de l&#8217;Europe. A la base ce consentement de la transition fut assumé tant par les partis parlementaires de gauche que par les deux syndicats majoritaires.</li>
<li>Depuis lors l&#8217;Espagne a vécu deux étapes : une première de signe progressiste, que supposa une relative consolidation de l&#8217;état de bien-être et de la société de consommation, et une autre d&#8217;orientation néo-libérale, dans laquelle une partie importante de l&#8217;emploi est devenu précaire, ont augmenté les inégalités sociales et les politiques de privatisation, de répression et de contrôle sociale en se prévalant sur les politiques sociales, préventives et de promotion des droits sociaux et des citoyens.</li>
<li>Aussi bien ceux qu&#8217;on a appelé les &laquo;&nbsp;nouveaux mouvements sociaux&nbsp;&raquo;, et qui ont surgi dans les années 70, que le mouvement anti-globalisation, de la fin du XXème siècle, ont été présents dans la plupart des villes et des villages d&#8217;Espagne, bien qu&#8217;avec une capacité d&#8217;articulation plutôt faible face au système de domination en vigueur, sauf quelques cas isolés (comme la grève générale  de 1988 contre la réduction de l&#8217;emploi de la jeunesse ou les mobilisations contre la guerre d&#8217;Irak et la politique pro-américaine du gouvernement Aznar, qui expliquent, en dernier ressort, la victoire de Zapatero dans les dernières élections générales de 2004). Beaucoup de vieux lutteurs ont l&#8217;impression que leurs efforts n&#8217;ont servi à rien et, que pour se maintenir à flot, ont doit nager avec une énergie qui parfois leur fait défaut.</li>
<li>Il y a, par contre, des nombreux symptômes dans les sphères sociales les plus diverses qui visent à une transformation : journalistes et photographes de presse qui dénoncent des injustices et des cas de corruption ; des moyens de communication alternatives (Diagonal, des réseaux libres d&#8217;Internet comme &nbsp;&raquo; Eclesalia &laquo;&nbsp;) ; des enseignants qui travaillent pour une éducation libératrice ; des volontaires et des professionnels qui critiquent une politique sociale subsidiaire de l&#8217;état et dénoncent les lois et les pratiques injustes des institutions ; des associations de voisins qui maintiennent une tradition de participation directe dans le cadre local ; des réseaux anti-globalisation dans lesquels participent activement des groupes de chrétiens de base; départ d&#8217;expériences de dialogue inter-religieux, poussé depuis la base à partir des expériences comme celle du 11 septembre 2001 ou le 11 mars 2004 ; etc.</li>
<li>Parmi les défis qui se posent aux mouvements sociaux critiques, nous signalons les suivants :
<ul>
<li>Rebâtir une culture de la citoyenneté, une conscience civique commune, basée sur la reconnaissance fondamentale des droits humains, qui se situe par dessus de n&#8217;importe quel principe ou valeur social (droits nationaux, lois du marché, religions,&#8230;).</li>
<li>Face à l&#8217;individualisme et à la soumission conformiste, il est nécessaire de raviver l&#8217;espérance qu&#8217;un autre monde est possible et que nous devons le construire par l&#8217;articulation des mouvements sociaux au niveau local, européen et international.</li>
<li>Passer de la cooptation ou la coopération avec les institutions injustes à leur dénonciation et à la recherche de formes d&#8217;intervention sociale alternatives.</li>
<li>Penser à nouveau le système éducatif à partir de la reconnaissance comme quelque chose de précieux de la diversité de genre, nationalité ou culture, en affirmant la solidarité et la participation démocratique de tous les agents éducatifs.</li>
<li>Arriver à définir une nouvelle éthique avec des axes d&#8217;action basique avec le respect au milieu environnant, l&#8217;équilibre de rôles entre homme et femme, etc.</li>
<li>Chercher de nouvelles formes d&#8217;économie sociale et coopérative, qui soit opposé à la logique mercantile capitaliste.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<h3>2. Position de l&#8217;Eglise hiérarchique devant la société espagnole (schéma initial)</h3>
<ul>
<li>Face aux problèmes de fond de la conjoncture espagnole actuelle, la hiérarchie ne se prononce pas. Leurs interventions sont anecdotiques, parfois provoquent le rire et ils se centrent sur de sujets de troisième ordre, presque toujours des questions qui les touchent et devant lesquelles ils prennent une attitude défensive. Lorsqu&#8217;on les questionne, ils sont glissants comme de la gélatine.</li>
<li>Dans une perspective historique, les évêques espagnols ont connu une évolution par rapport aux années 70, sans doute due aux changements survenus au Vatican et à la nomination d&#8217;évêques conservateurs.</li>
<li>La pratique des évêques actuels est éloignée de leurs déclarations. Ils disent qu&#8217;il faut accueillir les pauvres mais ils accumulent leurs biens et propriétés et ils ne les répartissent pas avec ceux qui en ont le plus besoin. Leur idéologie est fréquemment réactionnaire, ce qui les en fait des alliés de la droite conservatrice et des ennemis des mouvements sociaux alternatifs.</li>
<li>Ils sont sourds et aveugles pour percevoir l&#8217;éloignement généralisé de l&#8217;église, surtout de la part des jeunes. Ils continuent à comptabiliser les fidèles en fonction du nombre des baptêmes et des mariages, qui diminuent aussi. Cependant, les incroyants sont de plus en plus nombreux ainsi que ceux qui, en se considérant chrétiens, ne pratiquent pas la religion et se sentent loin de l&#8217;église officielle.</li>
<li>La femme continue à être exclue a l&#8217;intérieur de l&#8217;église hiérarchique, ce qui représente un anachronisme injustifiable dans la société actuelle, dont les évêques ne tiennent même pas compte. Plus encore, parfois on culpabilise la femme comme étant la principale responsable de la crise de la famille (traditionnelle).</li>
<li>Les finances de la hiérarchie ne sont pas publiques et de temps en temps nous assistons à des scandales financiers dans lesquels certains évêques sont impliqués.</li>
<li>La participation des laïcs au sein de l&#8217;Eglise est marginale et les évêques se réservent toujours le dernier mot. Dans le synode du diocèse de Madrid on a exclu expressément les communautés et mouvements de base. Ils ne tolèrent pas la dissidence dans l&#8217;Eglise et ils se méfient de la liberté des chrétiens et des communautés qui ne sont pas encadrées dans un schéma rigidement hiérarchique.</li>
<li>Le social de l&#8217;Église (à travers surtout le Secours Catholique) est utilisé plus comme un matelas social tranquillisant plutôt que comme voie de dénonciation sociale. On promeut beaucoup plus un volontariat paternaliste qu&#8217;une militance active dénonçant les injustices et promouvant les valeurs chrétiennes.</li>
<li>Les récentes polémiques entre la hiérarchie et le gouvernement socialiste, stimulées par la presse, se sont centrées sur des questions particulières qui touchaient le pouvoir et les privilèges sociaux de l&#8217;Eglise (cours de religion, enseignement de l&#8217;Eglise, mariages homosexuels, financement du clergé&#8230;). Il s&#8217;agit, non pas de libérer les opprimés de la société, mais de maintenir leur baraque. Leur lieu social est la sécurité, ils sont confortables sous leur cloche de verre et ils ne veulent pas changer.</li>
<li>En opposition avec ce qui précède, entre les chrétiens espagnols on peut voir une grande pluralité de situations et de positions idéologiques, qui est le reflet du pluralisme social.</li>
<li>Pour les chrétiens les plus critiques, le défi consiste à maintenir le message d&#8217;espérance de l&#8217;évangile de Jésus dans un milieu hostile, tant social qu&#8217;intra-ecclésiale.</li>
</ul>
<p align="center"><strong><u>Rapport n° 2<br />
</u></strong><strong><u>Position des chrétiens de base face à quelques défis de l&#8217;actualité</u></strong><u></u></p>
<p>Bien que l&#8217;objectif indiqué par les organisateurs pour cette deuxième équipe était initialement celui de clarifier l&#8217; &nbsp;&raquo; identité, organisation et position de l&#8217;Eglise de Base face aux défis du moment présent &laquo;&nbsp;, les membres de cette équipe, en constatant que nous n&#8217;étions pas toutes et tous dans des Communautés et groupes de l&#8217;Eglise de Base, ont vu la nécessité d&#8217;élargir le sujet pour inclure aussi les personnes qui, individuellement ou en collectivité, partagent la même sensibilité et essayent de faire face, à partir de leur propre situation, aux mêmes défis. En conséquence, nous allons faire référence par la suite à un &nbsp;&raquo; sujet chrétien plus large &laquo;&nbsp;. Un sujet pas toujours ni dans tous les cas coordonné, mais qui, cohérent avec sa foi, participe et partage les mêmes soucis qui touchent à toute la base ecclésiale. Dans ce même sujet élargi nous croyons nous trouver, malgré les distances et les différents contextes socioculturels et religieux, avec nos sœurs et frères européens. En accord avec la psychologie et les soucis de ce nouveau  sujet, notre apport cherche fondamentalement ces deux objectifs : montrer quelques défis qui se présentent comme étant plus décisifs et apporter quelques clefs pour y répondre en chrétiens.</p>
<h3>I. Quelques défis actuels</h3>
<p>En faisant une lecture approfondie des apports riches et nuancés de cette deuxième équipe, il nous semble que les défis les plus urgents et les plus présents aujourd&#8217;hui à tous les chrétiens peuvent se situer par rapport à deux crises qui, si elles ne sont pas abordés honnêtement, vont affecter très sérieusement  la vie chrétienne dans le futur. Ces crises que nous considérons vraiment profondes sont les suivantes.</p>
<p>D&#8217;une part, &nbsp;&raquo; la crise de la signification propre de la foi chrétienne &laquo;&nbsp;. Crise de signification qui concerne, principalement les chrétiens en Europe (et, bien sûr , sur les chrétiens en Espagne) et qui est en train de causer des ravages tout particulièrement dans les générations les plus jeunes. Et, d&#8217;autre part, la crise de signification et de crédibilité de l&#8217;Eglise elle-même qui est en train d&#8217;engendrer le phénomène (que, n&#8217;ayant pas un autre mot plus approprié, nous désignerons avec un barbarisme) la &nbsp;&raquo; dés-ecclésialisation &nbsp;&raquo; de la foi.</p>
<p>Avant d&#8217;entrer dans le développement de ces deux phénomènes, laissez-nous cette brève parenthèse. Nous croyons que l&#8217;un des dangers de l&#8217; &nbsp;&raquo; euphorie &nbsp;&raquo; médiatique à laquelle nous avons assisté (ou que nous avons subie) pendant ces dernières semaines, est celui de cacher la gravité de ces deux crises que nous venons de signaler. On nous a offert l&#8217;image d&#8217;une Eglise triomphante que nous croyons honnêtement erronée et irréelle. D&#8217;autre part, même si ces deux crises peuvent être parfaitement distinctes, (et que nous distinguerons pour des motifs pédagogiques), nous pensons cependant, qu&#8217;elles sont toutes les deux étroitement liées et, d&#8217;une certaine façon se rétro-nourrissent entre elles.</p>
<h4>1. La crise de signification de la foi</h4>
<p>Nous croyons qu&#8217;elle est étroitement en rapport avec plusieurs défis de différentes natures qui, sans prétention d&#8217;être exhaustifs, nous allons énumérer :</p>
<ul>
<li>Le défi que représente l&#8217;injustice actuelle avec ses abîmes d&#8217;inégalité croissante et intolérable. A notre avis, la &nbsp;&raquo; faible réponse &nbsp;&raquo; donné, par nos églises &#8211; en général &#8211; à ce défi réduit les possibilités de crédibilité et signification au fait chrétien dans notre société. Comme il a été dit &#8211; avec raison &#8211; &nbsp;&raquo; l&#8217;injustice cache la face du Dieu chrétien &laquo;&nbsp;. Et il a été dit aussi que &nbsp;&raquo; l&#8217;injustice est le rocher de l&#8217;athéisme moderne &laquo;&nbsp;. Nous ne pouvons pas oublier, comme le souligne la meilleure théologie actuelle, que la question de la justice est, dans une large mesure, &nbsp;&raquo; la question de Dieu &laquo;&nbsp;. Ce qui équivaut à dire que le défi de l&#8217;injustice a non seulement une dimension éthique, mais aussi strictement théologique. Pour cette raison nous pensons que le futur du christianisme va dépendre en grande mesure de la réponse donnée à ce défi par nos églises en Europe (et dans le reste du monde) . Pour en venir aux aspects concrets (dont notre rencontre fut très  riche), la portée de cette injustice actuelle est mieux perçu quand on regarde des situations si criantes comme la faim qui est la cause de beaucoup des morts précoces, l&#8217;émigration obligée, la discrimination blessante de la femme dans tous les secteurs, la marginalisation et jusqu&#8217;à l&#8217;exclusion sociale pour des raisons de race, ethnie, orientation sexuelle (gays, lesbiennes, transsexuels), etc.</li>
<li>Le défi que représente la nouvelle situation culturelle, analysée par l&#8217;exercice de la raison critique moderne et postmoderne, qui, avec le développement actuel des sciences, a introduit le soupçon de la possibilité même d&#8217;être aujourd&#8217;hui raisonnablement croyant et chrétien. Dans une bonne partie de la société domine l&#8217;idée que la foi chrétienne est dépassée par cette nouvelle situation, manquant des réponses valables pour accompagner les personnes dans leur processus actuel de réalisation. Ceci explique que les générations plus jeunes en Espagne, dans une proportion très élevée, affirment qu&#8217;ils ne reçoivent pas des messages d&#8217;intérêt venant de l&#8217;Eglise.</li>
<li>Le défi que représente, pour la prétention de la foi à être universelle, plus spécifiquement catholique, le pluralisme existant de cultures et des confessions chrétiennes et religieuses en général. Il nous semble que la peur qu&#8217;on observe dans nos églises à faire face à ce défi contribue aussi à grandir cette crise de foi dont nous faisons mention.</li>
</ul>
<h4>2. La crise de signification de nos églises catholiques</h4>
<p>Cette deuxième crise, nous la croyons liée, parmi d&#8217;autres, aux causes suivantes :</p>
<ul>
<li>L&#8217;excessive hiérarchisation existante dans les églises actuelles ; hiérarchisation qui gêne la participation active et responsable de tout le peuple croyant.</li>
<li>Le manque de reconnaissance des droits humains dans son propre sein ; manque qui concerne les groupes les plus réprimés actuellement : les femmes en général, les homosexuels, les prêtres mariés, les divorcés, etc.</li>
<li>Le manque de liberté qui se traduit dans des nombreuses peurs : &#8211; peur de repenser d&#8217;une façon critique la foi et la moral chrétienne en dialogue honnête et critique avec la culture séculière moderne et avec les découvertes des différentes sciences :
<ul>
<li>peur de la recherche historico-critique de la Bible ;</li>
<li>peur du pluralisme légitime d&#8217;interprétations théologiques et de leur expression publique ;</li>
<li>peur du processus d&#8217;insertion ou d&#8217;incarnation de l&#8217;Evangile dans les différentes cultures ;</li>
<li>peur de l&#8217;avance œcuménique et du dialogue interreligieux ;</li>
<li>peur de la démocratisation réelle et légitime de l&#8217;institution ecclésiale ;</li>
<li>peur de réviser en profondeur la compréhension et l&#8217;exercice de tous les ministères dans l&#8217;église et la façon concrète des nominations ;</li>
<li>peur d&#8217;exercer sa tâche prophétique, critique et libératrice dans la société à partir de la solidarité réelle avec la cause des pauvres et des exclus de cette terre.</li>
</ul>
</li>
<li>L&#8217;incapacité à comprendre les limites de leur présence publique dans la société, douloureusement encore liée à des étapes dépassées de chrétienté.</li>
<li>L&#8217;utilisation des langages très intemporels, peu connectés avec les soucis, demandes, souhaits et problèmes réels des gens (spécialement des nouvelles générations), trop catégoriques et dogmatiques (même arrogants), très conceptuelles, excessivement orientés à l&#8217;endoctrinement, peu sapientiaux ou fondés sur l&#8217;expérience vivante de la foi, peu suggestifs et imaginatifs, très critiques et fréquemment éculés, atteints (parfois) de la prétention d&#8217;être chargés de vérité et, même, de toute la vérité.</li>
</ul>
<h3>II. Quelques réponses</h3>
<p>Devant l&#8217;impossibilité de donner des réponses détaillées aux défis présentés, nous nous limitons à offrir quelques règles ou clefs fondamentales dont nous estimons que ces réponses devraient intégrer : </p>
<p>1) Le retour à Jésus de Nazareth, à sa vie et son message, conduirait sans doute à récupérer avec vigueur sa suite, clef fondamentale du vécu chrétien personnel et communautaire. Ce retour comprend l&#8217;option pour les pauvres traduite en solidarité réelle et effective avec leur cause. Tout en considérant la pauvreté économique comme fait majeur, nous ne devons pas exclure de cette option toutes les autres formes de pauvreté et de faiblesse, qui sont sources permanentes de marginalisation et d&#8217;exclusion sociale. Cette clef, ainsi formulée, nous semble indispensable pour penser et vivre aujourd&#8217;hui la foi chrétienne de façon crédible et significative.</p>
<p>2) Le dialogue honnête et critique avec la réalité actuelle et les différents savoirs autonomes fournis par les différents champs du savoir humain (philosophie, sciences humaines, empiriques, techniques, etc.) en rapport avec les différents niveaux et sous-systèmes qui configurent cette réalité. Le dialogue franc et honnête avec les nouvelles sensibilités des jeunes nous semble particulièrement urgent. Un dialogue qui doit être également s&#8217;éloigner du retranchement sur des positions doctrinales déjà dépassés, ou d&#8217;une adaptation difficile à ce qui est nouveau ; un dialogue soigné pour maintenir la fidélité à la foi et obtenir pour elle crédibilité et signification. En plus nous considérons aussi urgent un dialogue sincère et sans préjugés avec les différentes églises chrétiennes et avec les différentes confessions religieuses et laïques existantes.</p>
<p>3) La nécessité d&#8217;encourager et de fortifier le mouvement communautaire de base afin de fournir des références communautaires valables et faciliter des témoignages significatifs. Nous sommes convaincus que le témoignage, aussi petit qu&#8217;il soit, a, comme le grain de blé, la petite lumière sur la lampe ou le même ferment dans la masse, la force irrésistible du &nbsp;&raquo; geste valable et crédible &laquo;&nbsp;. Nous ne pouvons pas oublier que la dimension joyeuse et festive d&#8217;une communauté de base rend fréquemment plus crédible le message du Royaume que la simple annonce orale de la foi. Et la présence, dans une culture furieusement individualiste, d&#8217;une communauté, enracinée dans les valeurs évangéliques&nbsp;&raquo; donne toujours à penser &laquo;&nbsp;.</p>
<p>4) Finalement, nous croyons que tous les chrétiens et chrétiennes de base nous devons faire de plus grands efforts pour une plus grande et meilleure coordination. Nous faisons référence non seulement à la coordination entre tous les groupes, mais aussi aux différents moyens d&#8217;expression dont nous disposons. La coordination en réseau et, si cela était possible, l&#8217;unification des moyens seraient une voie importante pour transmettre tant aux églises qu&#8217;à la société un discours alternatif, bâti sur les grandes valeurs humaines et évangéliques dont on remarque aujourd&#8217;hui l&#8217;absence : la justice, l&#8217;égalité radicale, la solidarité réelle, la paix, etc.</p>
<p align="center"><strong><u>Rapport n°3<br />
</u></strong><strong><u>Quelles voies de sortie avons-nous ?</u></strong><u></u></p>
<p align="center"><em>&laquo;&nbsp;Là où l&#8217;Eglise perd l&#8217;aire de la fraternité elle restera sans répit ;<br />
</em><em>là où elle perd le chemin de la fraternité, elle cessera d&#8217;être espérance pour les déshérités ;<br />
</em><em>là où elle cessera d&#8217;être miroir de fraternité, elle restera sans chants pour les derniers&nbsp;&raquo;<br />
</em>(J. García Roca)</p>
<p>Nous vivons des temps dans lesquels : Respirer n&#8217;est pas facile, ce qui est commun est plutôt l&#8217;asphyxie et l&#8217;étouffement  par la pression de la pensée unique, de la rigidité des institutions et des lois du marché et de la la politique sécuritaire qui s&#8217;imposent avec succès.</p>
<p>Des temps dans lesquels nous expérimentons avec douleur que, dans la grande partie de son chemin, notre Eglise ne partage pas les recherches, les inquiétudes, ni les espoirs des gens les plus exclus de notre monde ni de ceux les plus inquiets, mais plutôt &laquo;&nbsp;coupe le chemin&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Des temps dans lesquels il est difficile de faire croire que l&#8217;Eglise est le miroir de fraternité, étant donnés les styles, pratiques, structures excluantes qu&#8217;elle maintient dans son sein et qu&#8217;elle légitime socialement et politiquement.</p>
<p>Mais il existe aussi une <strong>Eglise de la frontière</strong>; nous en faisons partie; nous ne partons pas de zéro; nous participons de sa sagesse historique, de sa capacité de propositions et de résistance. La frontière est limite et séparation, mais aussi connexion et communication. Dès la frontière nous sommes pressés et pressées  à être et à faire des ponts qui permettent l&#8217;accès entre des réalités distancées et qui résistent et freinent la dynamique excluante du système.</p>
<p>Nous nous identifions avec :</p>
<ul>
<li>Une Europe qui n&#8217;aspire pas à être une forteresse enfermée en elle même, qui ne veut pas faire partie du club de l&#8217;abondance et nous luttons pour cela,  dès ses entrailles mêmes, en assumant la propre contradiction d&#8217;être Eglise du premier monde et donc notre complicité avec l&#8217;exclusion des troisième et quatrième mondes, en même temps que notre engagement militant avec eux.</li>
<li>Une Europe qui n&#8217;est pas d&#8217;accord avec les politiques économiques, bellicistes et de sécurité qui s&#8217;accordent au Nord et qui forcent des milliards des personnes du Sud à cet exode saignant qu&#8217;est l&#8217;immigration.</li>
<li>Une Europe aussi de portes ouvertes, qui ne se défende pas de ces nouveaux voisins et des voisines qui réclament leur droit à la citoyenneté universelle et cherche le métissage et l&#8217;interculturalité.</li>
<li>Une Europe qui comprend que le mot liberté a été apprivoisé par le néolibéralisme, et l&#8217;impérialisme de Bush pour légitimer leurs fins, en se vidant de son contenu ; qui n&#8217;a pas de valeur s&#8217;il n&#8217;est pas synonyme de justice social, solidarité, passion par la reconnaissance et engagement avec un nouveau ordre mondial, dans lequel  un &nbsp;&raquo; Autre monde soit possible &laquo;&nbsp;.</li>
</ul>
<p>Nous sommes conscients que l&#8217;utopie sociale et ecclésiale qui nous soutient se trouve dans le même rapport de forces que David et Goliath ; pour cela il nous est nécessaire de chercher des stratégies concrètes pour faire face et chercher des sorties à la sagesse du mal qui prends corps dans les structures du péché.</p>
<p>Nous sommes aussi conscients que nous vivons un changement d&#8217;époque, marqué par les transformations qui supposent les nouvelles technologies et la globalisation, ce qui génère des situations de menace, risque, exclusion et mort pour des collectivités, peuples et continents entiers ; mais là où  se trouve le problème, peut surgir aussi la solution ; là où nous apercevons des risques peuvent se trouver les osiers pour tisser les alternatives. Les menaces sont aussi fécondées d&#8217;espérance. Le système a aussi ses fissures où il faut se placer pour le fendiller.</p>
<h3>Quelques menaces et possibles : quelles voies de sortie ?</h3>
<h4>1) La globalisation du secteur économique suppose que non seulement on globalise les problèmes, mais aussi les personnes</h4>
</p>
<p align="justify"><strong><u>Voie de sortie : la globalisation de l&#8217;humain :</u></strong></p>
<ul>
<li>Insister dans l&#8217;option pour les pauvres et la justice comme faisant partie de la foi en Jésus-Christ, une option qui n&#8217;est pas un principe théorique, mais qui se concrétise dans la façon d&#8217;être et se positionner  socialement, politiquement et quotidiennement parmi ceux qui ont du mal dans notre organisation sociale.</li>
<li>Soigner la présence, solidaire et proche, de voisinage avec les gens les plus exclus et leurs causes : en chômage, des prisonniers, des immigrants, des femmes, des jeunes et enfants de la rue, etc., parce que seulement dès cette rencontre et proximité avec les victimes, en participant de leurs histoires vitales et en les croissant avec les nôtres, nous pourrons apercevoir des propositions et des stratégies de résistance commune.</li>
<li>Articuler les groupes de base, les paroisses et les communautés engagées dans les causes libératrices et proches des situations de risque et exclusion, chercher des coordinations adaptées et consacrer ses ressources à cela.</li>
<li>Fortifier des alliances entre l&#8217;Eglise de Base et d&#8217;autres églises et religions qui se rejoignent dans l&#8217;engagement pour la justice, en cherchant ensemble des synergies pour dénoncer le système néolibéral.</li>
<li>Intensifier la présence publique et politique des chrétiens et des chrétiennes dans la tradition de la gauche et dans les mouvements sociaux : féminisme, pacifisme, droits de la terre, globalisation alternative, mouvements identitaires, etc.</li>
</ul>
<h4>2. L&#8217;abîme des inégalités, la brèche entre le Nord et les Sud, entre le club des satisfaits et des exclus, et en même temps l&#8217;évidence que de telles inégalités peuvent être déracinées</h4>
<p><strong><u>Voie de sortie : le changement radical dans les agendas des églises :</u></strong></p>
<ul>
<li>Un agenda qui donne priorité à se laisser interpeller par ce qui se trouve à l&#8217;extérieur d&#8217;elle même, ouverte au monde, ni peureuse ni intransigeante mais en dialogue permanent avec les nouveaux défis posés par la culture et la science et au service des grandes causes d&#8217;humanisation: droits humains, compromis pour la paix, la justice sociale, la solidarité, avec ou sans l&#8217;étiquette de chrétiennes, car l&#8217;Esprit n&#8217;a pas de noms et parce qu&#8217;une Eglise qui ne sert pas ne sert à rien. (Jacques Gaillot)</li>
<li>Parier pour une perspective planétaire dans laquelle on globalise aussi le droit à la diversité et les identités propres, en assumant les risques que cela comporte et en collectant les apports des nationalismes humanistes et démocratiques comme oxygène indispensable dans un monde globalisé.</li>
<li>Création de groupes de pression autour de sujets dans lesquels se trouvent en jeu la dignité des personnes et leurs droits humains et sociaux.</li>
<li>Parier pour la laïcité de l&#8217;Eglise, pour une claire séparation entre religion et Etat.</li>
<li>Dépasser le divorce Eglise &#8211; monde dont nous souffrons depuis des siècles.</li>
<li>Abandonner les schémas pré-modernes dans lesquels une grande partie de l&#8217;Eglise se maintient ancrée et nous ouvrir au dialogue avec la modernité et la post-modernité, en reconnaissant et accueillant ses valeurs et son apport humanisant.</li>
<li>Parier pour des manières ouvertes d&#8217;insertion et de présence de l&#8217;Eglise dans le monde, et non sur la condamnation préalable et le jugement moralisant, ni sur des manières de présence confessionnelles ou subreptices, mais dans le style du ferment dans la pâte.</li>
<li>Insister dans la méthodologie essai-erreur comme manière dans nos engagements et pratiques ecclésiales, parce que l&#8217;Evangile a toujours plus d&#8217;essai, expérimentation, recherche, que de routine et stagnation.</li>
<li>Vivre de telle manière qu&#8217;il vaille mieux courir le risque de nous tromper plutôt que ne pas nous salir les mains pour le Royaume.</li>
</ul>
<h4>3. Des rapports et des méthodes d&#8217;organisation qui excluent en uniformisant, qui dépersonnalisent ce qui est humain, en hiérarchisant les différences, et perpétuent des schémas discriminatoires et de pouvoir alors qu&#8217;en même temps, émerge l&#8217;horizontalité, la réciprocité, le droit à la différence comme proposition relationnelle et organisatrice.</h4>
<p><strong><u>Voies de sortie :</u></strong></p>
<ul>
<li>Pari clair pour ce qui est Inter et tout type de métissage: interculturel, inter-genre, inter-religieux, inter-générationnel.</li>
<li>Casser le stéréotype qui continue à être dominant dans le modelage de ce qui est humain : homme, blanc, occidental, et offrir d&#8217;autres modèles alternatives de référence : Dieu est noire, etc.</li>
<li>Désoccidentaliser et dé-masculiniser nos conceptions, langages, pratiques, en nous ouvrant et nous croisant avec d&#8217;autres paradigmes culturels plus holistiques et intégrateurs.</li>
<li>Réhabiliter l&#8217;Eglise comme communauté d&#8217;égaux en bannissant toute discrimination pour des questions comme le genre ou l&#8217;identité sexuelle, une Eglise de ministères et de communion œcuménique, en développant les intuitions du Vatican II qui sont encore sans épousseter.</li>
<li>Pratiquer des modes d&#8217;organisation plus circulaires et démocratiques où le dialogue, le respect du pluralisme et le droit à diverger et proposer soit reconnu comme un mode de vivre la coresponsabilité dans l&#8217;Eglise et non pas comme une menace.</li>
<li>Eviter de dépenser des énergies dans des batailles internes, mais plutôt ne pas cesser dans le dialogue et la recherche de propositions et des initiatives pour que le droit à la différence et le pluralisme dans l&#8217;Eglise soient possibles devant la crise de signifiance salvatrice que traverse l&#8217;Eglise et les besoins de sens, et de félicité que continue à désirer l&#8217;humanité dans ses entrailles.</li>
<li>Récupérer et témoigner la joie de la foi, dépasser le syndrome des plaintes qui nous menace en permanence dans l&#8217;Eglise et entonner la prophétie du chant, de l&#8217;évangile comme un projet générateur de félicité et plénitude de l&#8217;humain où il est possible concilier compromis et plaisir, fête et lutte, éthique et beauté, Spiritualité et corporéité, résistance et proposition, réalisme et utopie.</li>
<li>Identifier les besoins de salut manifesté par notre culture et en fonction d&#8217;eux réaliser les changements nécessaires dans l&#8217;Eglise pour pouvoir être une proposition alternative face aux succédanés qui sont offerts par le système (culte au pouvoir et à l&#8217;argent, spiritualités tranquillisantes, individualistes, a-critiques, désincarnées).</li>
<li>Démonter la catégorie de Dieu et du christianisme en usage;</li>
<li>Montrer d&#8217;autres images de Dieu, d&#8217;autres expériences d&#8217;Eglise, d&#8217;autres modes d&#8217;existence chrétienne qui puissent être des références pour les hommes et les femmes d&#8217;aujourd&#8217;hui.</li>
<li>Remplacer ce qui est discursif par ce qui est narratif dans notre pratique ecclésiale. Récupérer le caractère narratif de l&#8217;Evangile et racheter de notre tradition les histoires concrètes des hommes et des femmes dont leur vie ont une capacité de séduire et contaminer, d&#8217;être de références.</li>
<li>Raconter et faire visible les saints et les saintes de notre siècle et qui ont cheminé à nos cotés.</li>
<li>Eduquer les générations plus jeunes en leur donnant le goût de l&#8217;intériorité et de la mystique du compromis comme plaisir, fête et rencontre.</li>
<li>Soigner l&#8217;accueil, la chaleur, l&#8217;accompagnement et la procédure dans l&#8217;incorporation des personnes qui apparaissent par la première fois dans les communautés chrétiennes.</li>
<li>Montrer et faire visible l&#8217;Eglise de base dans d&#8217;autres enceintes plus larges et plurielles en favorisant le réengagement des gens qui restent en chemin et l&#8217;accompagnement du collectif chaque fois plus nombreux qui constituent les chrétiens et chrétiennes sans Eglise.</li>
</ul>
<h4>4. La crise des valeurs démocratiques et la conscience citoyenne et avec elle la passion pour la reconnaissance, et le besoin de tisser avec le divers.</h4>
<p><strong><u>Voies de sortie :</u></strong></p>
<ul>
<li>Inciter à la création des tissus communautaires inclusifs et qui personnalisent tant au niveau ecclésial que social.</li>
<li>Créer des forums alternatifs d&#8217;opinion (presse, publications, documents) qui montrent qu&#8217;une autre Eglise et autre monde sont possibles et nécessaires et qui contrecarrent les effets des déclarations de l&#8217;Eglise officielle.</li>
<li>Inciter l&#8217;opinion publique à la critique ; faire des propositions, où le pluralisme et le droit à la différence aient droit de cité</li>
<li>Etre des interlocuteurs dans le débat social et ecclésiale et retirer le monopole des évêques et des politiciens.</li>
<li>Nous distancer publiquement des pratiques, opinions et styles de l&#8217;Eglise qui s&#8217;éloignent de l&#8217;esprit de l&#8217;Evangile.</li>
<li>Gérer efficacement des réseaux entre les communautés chrétiennes et les mouvements alternatifs, en faisant confluer ressources, publications, moyens.</li>
<li>Devant la situation de harcèlement et bousculade vécue par des personnes et communautés chrétiennes à l&#8217;intérieur de l&#8217;Eglise, créer des &nbsp;&raquo; observatoires &nbsp;&raquo; de ces situations pour pouvoir offrir un appui fraternel et des voies de dénonciation.</li>
</ul>
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		</item>
		<item>
		<title>Retour sur la 18ème rencontre annuelle du Réseau européen Eglise et Libertés (Strasbourg, 1-4 mai 2008)</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2008/06/03/retour-sur-la-18eme-rencontre-annuelle-du-reseau-europeen-eglise-et-libertes-strasbourg-1-4-mai-2008/</link>
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		<pubDate>Tue, 03 Jun 2008 13:57:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Karim Mahmoud-Vintam</dc:creator>
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		<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>

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		<description><![CDATA[  En attendant le compte-rendu officiel qui paraîtra certainement dans Euronews 31, voici, esquissés à grands traits, les éléments essentiels que Micheline Convert et Ingrid Augot en ont retenu.
Le lieu : Nous sommes accueillies au Centre culturel Saint Thomas situé au milieu d&#8217;un parc, lui-même prolongé par une véritable petite forêt, à moins d&#8217;un quart d&#8217;heure de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="left">  En attendant le compte-rendu officiel qui paraîtra certainement dans Euronews 31, voici, esquissés à grands traits, les éléments essentiels que Micheline Convert et Ingrid Augot en ont retenu.</p>
<p><strong><em>Le lieu</em></strong> : Nous sommes accueillies au Centre culturel Saint Thomas situé au milieu d&#8217;un parc, lui-même prolongé par une véritable petite forêt, à moins d&#8217;un quart d&#8217;heure de marche des institutions européennes : Parlement, Conseil, Droits de l&#8217;Homme etc&#8230;Il fait très beau. Venant du midi nous profitons d&#8217;un second printemps. Micheline n&#8217;en revient pas de voir toute cette verdure qui lui rappelle sa jeunesse.</p>
<p><strong><em>Les participants : </em></strong>Le premier jour, en séance plénière, nous sommes 55, venant de 12 ou 13 pays européens (dont le Danmark), plus un américain des Etats-Unis.<strong> </strong>Ce chiffre restera à peu près stable tout au long de la rencontre. Au risque de paraître cocardière, je dois souligner la qualité du travail des onze participants français, tant dans les ateliers qu&#8217;au cours des réunions plénières. Il faut dire que pour la première fois depuis notre participation au R.E., une réunion préparatoire avait eu lieu au 68, durant laquelle les principales questions avaient été discutées. Initiative à reprendre chaque année.</p>
<p><strong><em>Les motions :</em></strong> Elles sont de deux sortes : les projets de résolution publiées dans le dernier numéro d&#8217;Euronews (donc envoyées 3 mois avant la rencontre) et les autres. Le travail est réparti sur 6 ateliers : justice sociale ; concertation avec les communautés de base et communication ; spiritualité ; Eglise et ministères, Afrique ; Europe. Nous choisissons  Eglise et ministères, justice sociale et Europe car c&#8217;est là que doivent être discutées les motions qui nous intéressent particulièrement.</p>
<p>A l&#8217;atelier « justice sociale » les français  présentent la pétition<strong> « Non à la directive de la honte » </strong>et le R.E,  le prend à son compte  durant la dernière séance plénière. Il décide également d&#8217;une <strong><em>journée européenne d&#8217;action</em></strong><em> </em>dans la ligne de cette pétition, journée à organiser dans nos différents pays, chacun selon les modalités qui lui convient, mais à l&#8217;intérieur de la même semaine, dont la date n&#8217;est pas encore précisée.</p>
<p>A « Eglise et ministères » nous présentons notre <strong>motion de</strong> <strong>soutien</strong> <strong>aux dominicains et aux paroisses des Pays-Bas pour leur rapport « Eglise et Ministères. Vers une Eglise de l&#8217;avenir »</strong>. Après deux légers amendements, ce texte, préparé par NSAE, est accepté sans difficulté par l&#8217;atelier puis, le dernier jour, est voté à l&#8217;unanimité en séance plénière.</p>
<p>A l&#8217;atelier « Europe » où est présenté le projet de <strong>résolution ayant trait à notre participation en tant qu&#8217;ONG  aux institutions européennes</strong>, ce fut plus laborieux. Jean Riedinger, secrétaire de l&#8217;OCL, fait un travail remarquable, d&#8217;abord en atelier puis en séance plénière. Il réussit au moins à semer le doute dans une assemblée prête à voter le texte proposé, sans la moindre critique.</p>
<p> De quoi s&#8217;agit-il ? Autant le R.E. est prêt à poursuivre son travail et sa coopération avec le <em>Conseil de l&#8217;Europe</em> où il se retrouve avec <em>la société civile</em> (Euronews n°30 p. 30) sans que cela ne lui pose de problème de fond (sinon que le cahier des charges est lourd) autant il est nécessaire qu&#8217;il s&#8217;interroge sérieusement sur les conséquences de ses relations avec l&#8217;<em>Union</em> <em>européenne,</em> si chère au Vatican. Celui-ci y trouve en effet le cadre juridique du fameux <em>dialogue privilégié avec les églises</em>,  de l&#8217;art.16 C de Lisbonne (ex 52 du Traité) qui lui permet de dialoguer <em>d&#8217;institution à institution</em> avec l&#8217;Union européenne.</p>
<p> Nous avons au moins obtenu du R.E. qu&#8217;il ne fonce pas tête baissée dans des choix dont  personne (de l&#8217;avis même des auteurs de la résolution) n&#8217;est capable de mesurer les conséquences pour l&#8217;avenir. C&#8217;est ainsi qu&#8217;a été approuvée, après négociation <strong>: « la mise à l&#8217;étude des conditions d&#8217;une participation à un dialogue démocratique structuré avec les institutions européennes en qualité d&#8217;organisation de conviction dans le cadre défini par le traité de Lisbonne ».</strong></p>
<p>L&#8217;atelier « Afrique » est invité à présenter des propositions à Euronews. L&#8217;accent est mis par plusieurs participants sur la nécessité d&#8217;agir dans le sens d&#8217;une amélioration des conditions de vie de la société civile de ces pays afin que les Africains soient heureux de vivre chez eux et ne soient pas contraints d&#8217;émigrer vers nos pays riches à cause d&#8217;un ordre mondial injuste et le pillage du continent par les grandes puissances occidentales.</p>
<p>Pour les autres résolutions voir le prochain Euronews.</p>
<p><strong><em>                                               Journée d&#8217;étude interconvictionnelle<br />
</em></strong>                                   samedi 3 mai, avec conférences et travail en ateliers</p>
<p><strong>I.</strong> « <em>Comment se vivent les relations religion/culture/société au niveau des personnes </em><em>dans leur tissu social ?</em> »  Intervention de Louis de Vaucelles s.j.</p>
<p><strong>II.</strong><em> « Etat descriptif de la manière dont sont organisées et fonctionnent les relations religion/culture/société au niveau de l&#8217;Union Européenne et des Etats de l&#8217;Europe</em> » par Hubert Tournès (président de DLE et représentant  du R.E. dans le Groupe multipartis sur la séparation de la religion et de la politique).</p>
<p><strong>III.</strong> « <em>Sécularisation et laïcité</em> » par Jean Riedinger (vice-président de Parvis et secrétaire de l&#8217;OCL et Espérance 54) suivie d&#8217;une autre série d&#8217;ateliers :<br />
- Que représente pour vous la sécularisation et la laïcité ?<br />
- Comment réagissez-vous à ce qui se dit en Europe et a été dit dans la présentation de ces concepts ?<br />
- A votre avis, la loi des Etats s&#8217;applique-t-elle aux Institutions religieuses et inversement ? Les Institutions religieuses font-elles partie de la société civile ?</p>
<p><strong>IV.</strong> Implication de la sécularisation et de la laïcité pour la vie des personnes, des institutions religieuses et de l&#8217;intelligence de la foi.</p>
<p>Ateliers<strong> :</strong> 1)<strong> </strong>Comment et pourquoi votre vie, votre foi ou votre conviction se tranforment-elles par le processus de sécularisation ? 2) Cette transformation<strong> </strong>est-elle pour vous positive ou négative ?</p>
<p><strong>V. </strong>« <em>En quoi la sécularisation et la laïcité interpellent-elles la théologie ainsi que les </em><em>expressions de la foi et le vécu de la foi ?</em> »  Joseph Moingt s.j.</p>
<p>Espérons que la publication de ces diverses conférences ne se fera pas trop attendre.</p>
<p><strong><em>Les sorties : </em></strong>A la fin de chaque journée, à 18h30, un grand bus nous attend pour une sortie vespérale et même nocturne.</p>
<p>Vendredi 2 mai : direction Hautepierre, ce quartier célèbre pour ses incendies de voitures à chaque Nouvel An. Nous sommes reçus par le pasteur africain Setodzo à la paroisse protestante. Avec un couple juif, un groupe de musulmans et une chorale de jeunes à majorité africaine et protestante, la  célébration interreligieuse est d&#8217;une rare densité. Chant solennel en arabe d&#8217;une profession de foi musulmane dont le refrain est repris par tous, puissants godspels chrétiens alternant avec de  magnifiques chants juifs chantés <em>a cappella </em>par une jeune mère juive, sourates du Coran, cantique chrétien, courte prise de parole du pasteur et du curé.</p>
<p>Après la célébration nous attend un délicieux couscous préparé par les musulmans et précédé par le chant solennel du Shabbat.</p>
<p>Samedi 3 mai: visite à pieds des quartiers historiques de Strasbourg que François Becker connaît comme sa poche. Dîner, bien arrosé dans une winstub de la «Petite France».</p>
<p>Le dimanche 4 mai: séances plénières avec votes. La rencontre se termine après le déjeuner.</p>
<p>Plusieurs d&#8217;entre nous mettent à profit la possibilité de visiter le Parlement européen dont c&#8217;est le 60<sup>ème</sup> anniversaire. Les animations y sont assurées par les nouveaux pays membres avec danses et musiques folkloriques.</p>
<p><strong>Impression générale :</strong> très bonne, tant en ce qui concerne l&#8217;organisation matérielle que les apports extérieurs et les échanges. Un grand merci à l&#8217;ensemble des participants et surtout à François Becker. Seule critique : la surcharge de la journée d&#8217;étude.</p>
<p>La prochaine  rencontre du R.E. se tiendra à Londres.<br />
Le Forum social européen aura lieu en Suède à Malmö (17-21 septembre 2008) : Vittorio y représentera le R.E. avec Gerd.</p>
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		<title>Lettre du Groupe multipartis &#171;&#160;Séparation, Religion, Politique&#160;&#187; du Parlement européen</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2008/06/03/lettre-du-groupe-multipartis-separation-religion-politique-du-parlement-europeen/</link>
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		<pubDate>Tue, 03 Jun 2008 13:17:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Karim Mahmoud-Vintam</dc:creator>
				<category><![CDATA[Au coeur de réseaux actifs]]></category>
		<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>

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		<description><![CDATA[Lu dans Euronews (revue du Réseau Européen Eglises et Liberté) n°30 du 30 mars 2008 :
Strasbourg, 12 décembre 2007
A M. Hans-Gert Pöttering, Président du Parlement européen,
A M. José Manuel Durao Barroso, Président de la Commission européenne,
A M. Janez Jansa, Président entrant au Conseil de l&#8217;Union européenne.
Dialogue avec les Eglises et les organisations non-confessionnelles selon l&#8217;art.15 du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Lu dans Euronews (revue du Réseau Européen Eglises et Liberté) n°30 du 30 mars 2008 :</em></p>
<p>Strasbourg, 12 décembre 2007</p>
<p>A M. Hans-Gert Pöttering, Président du Parlement européen,</p>
<p>A M. José Manuel Durao Barroso, Président de la Commission européenne,</p>
<p>A M. Janez Jansa, Président entrant au Conseil de l&#8217;Union européenne.</p>
<p><strong>Dialogue avec les Eglises et les organisations non-confessionnelles selon l&#8217;art.15 du Traité de l&#8217;Union européenne.</strong></p>
<p>Messieurs,</p>
<p>Ces dernières années, les trois institutions de l&#8217;UE ont organisé des réunions à haut niveau avec des responsables religieux. A différentes occasions nous avons exprimé notre préoccupation au sujet de la forme de ces réunions. Les institutions de l&#8217;UE devraient se montrer neutres, et aucune organisation, religieuse ou autre, ne devrait avoir un accès privilégié aux institutions de l&#8217;UE et une influence privilégiée sur le processus de décision.</p>
<p>La liberté de religion et la liberté de conscience sont des droits fondamentaux dans l&#8217;UE. Elles ne peuvent être garanties que dans un contexte de laïcité. Il ne convient pas qu&#8217;une institution de l&#8217;UE offre une plateforme exclusive à un groupement quelconque, y compris en particulier les religions, alors que la majorité des citoyens européens ne sont pas religieux ou ne pratiquent plus leur religion. Ainsi des millions de citoyens sont sans voix dans le dialogue.</p>
<p>Le nouveau Traité modificatif a intégré le paragraphe du Traité constitutionnel instituant un dialogue « ouvert, régulier et transparent » avec les Eglises et les organisations non-confessionnelles.</p>
<p>Les Eglises et les organisations non-confessionnelles ont une voix importante dans le dialogue avec la société civile. En conséquence le dialogue avec les Eglises et les organisations non-confessionnelles devrait satisfaire aux mêmes critères que le dialogue avec les autres organisations de la société civile, notamment la transparence. C&#8217;est pourquoi nous réitérons notre recommandation que les réunions soient tenues publiquement et que les ordres du jour et documents en soient publiés à l&#8217;avance et les comptes-rendus et conclusions et les noms des participants a posteriori.</p>
<p>En outre, le dialogue doit être inclusif et représentatif. Jusqu&#8217;à maintenant n&#8217;ont été invités aux réunions que des responsables religieux, représentant les branches les plus conservatrices des religions et des Eglises, et tous masculins. Aussi recommandons-nous : 1. d&#8217;inviter des responsables d&#8217;organisations non-confessionnelles, telles que les humanistes européens, 2. d&#8217;inviter des représentants de groupements religieux libéraux et progressistes, 3. de faire en sorte que les femmes soient également représentées et qu&#8217;un effort soit demandé aux participants à cet effet.</p>
<p>Enfin nous suggérons un ordre du jour abordant des questions telles que le racisme, la xénophobie, l&#8217;extrémisme, la discrimination de genre et la violence contre les femmes, l&#8217;homophobie et la violence contre les personnes LGBT, la liberté d&#8217;expression et la liberté de religion, la discrimination dans l&#8217;éducation, la santé sexuelle et reproductive, et le rôle que les églises et les organisations non-confessionnelles peuvent jouer en abordant ces questions.</p>
<p>Bien à vous,</p>
<p>Au nom du Groupe multipartis sur la séparation de la religion et de la politique, Sophie in‘t Veld, <em>Présidente, </em>Karin Resetarits, <em>Vice Présidente,</em> Magda Kosane Kovacs,<em>Vice Présidente</em></p>
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		<title>Droits et Liberté dans les Eglises (DLE)</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2008/02/05/droits-et-liberte-dans-les-eglises-dle/</link>
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		<pubDate>Tue, 05 Feb 2008 15:58:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Karim Mahmoud-Vintam</dc:creator>
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		<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>

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		<description><![CDATA[Outre son engagement international (préparation et participation à Versailles, au Synode parallèle, préparation de la rencontre du Réseau européen à Londres-Woking), DLE continue son travail dans le cadre de la consultation sur le partage des responsabilités dans les Églises locales.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Outre son engagement international (préparation et participation à Versailles, au Synode parallèle, préparation de la rencontre du Réseau européen à Londres-Woking), DLE continue son travail dans le cadre de la consultation sur le partage des responsabilités dans les Églises locales.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>En Belgique : Pavés</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Nov 2007 21:09:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Karim Mahmoud-Vintam</dc:creator>
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		<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>
		<category><![CDATA[Belgique]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques Gaillot]]></category>
		<category><![CDATA[Pavés]]></category>
		<category><![CDATA[Requête]]></category>

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Le mouvement « Pavés » (Pour un Autre Visage d&#8217;Eglise et de Société) a été créé en 1995 à la suite de l&#8217;exclusion de Jacques Gaillot, qui est très aimé et apprécié en Belgique, autant chez les Flamands que chez les francophones et les germanophones. Le but du mouvement n&#8217;était pas seulement de protester contre ce procédé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href='http://www.nsae.fr/wp-content/uploads/2007/11/r.jpg' title='Réseau NSAE'><img src='http://www.nsae.fr/wp-content/uploads/2007/11/r.thumbnail.jpg' alt='Réseau NSAE' /></a><br />
</br><br />
Le mouvement « Pavés » (Pour un Autre Visage d&#8217;Eglise et de Société) a été créé en 1995 à la suite de l&#8217;exclusion de Jacques Gaillot, qui est très aimé et apprécié en Belgique, autant chez les Flamands que chez les francophones et les germanophones. Le but du mouvement n&#8217;était pas seulement de protester contre ce procédé indigne mais aussi de promouvoir une Ėglise autre, plus évangélique, moins cléricale, respectueuse des femmes et de toutes les minorités, une Ėglise qui n&#8217;exclut personne&#8230;et aussi une société civile qui fait droit aux chômeurs, aux étrangers, aux sans-papiers, aux pauvres.</p>
<p>Le 28 mai 1995, nous avons organisé une manifestation festive dans les rues de Bruxelles, dans le cadre de la venue du pape et de la béatification du P.Damien : nous avons rappelé qu&#8217;en son temps, le P.Damien, l&#8217;apôtre des lépreux, n&#8217;a été ni compris, ni soutenu par son ordre religieux ou par la hiérarchie catholique. Nous avons donc organisé la manifestation autour du thème des exclus. Flamands et francophones ont terminé la fête par le chant « We shall overcome » et par un lâcher de ballons, porteurs d&#8217;un message d&#8217;espérance.</p>
<p>Nous avons travaillé dès le début en liaison avec les communautés de base et divers groupes de réflexion et de solidarité.</p>
<p>En 1996, nous nous sommes inspirés du « Referendum » d&#8217;Autriche et d&#8217;Allemagne et nous avons lancé dans le public belge la « Déclaration du peuple qui est Ėglise » en 5 points.</p>
<p>Malheureusement, nous n&#8217;avons bénéficié que de très peu d&#8217;aide de la part des médias : une minute à la radio le premier jour, rien à la télévision, un ou deux articles dans les journaux !</p>
<p>De plus, la campagne de signatures s&#8217;est déroulée en hiver du côté francophone, ce qui n&#8217;était pas facile ! Nous avons récolté environ 23 000 signatures pour tout le pays.</p>
<p>Le cardinal Danneels a reçu une délégation de notre mouvement : il nous a dit qu&#8217;il comprenait notre déception post-conciliaire, qu&#8217;il allait transmettre nos suggestions d&#8217;améliorations à ses collègues évêques. Nous avons appris par la suite que rien n&#8217;a été discuté ni changé lors de cette réunion épiscopale. A diverses occasions, nous avons encore écrit au cardinal, mais comme il ne nous répondait pas, nous avons cessé tout contact avec lui.</p>
<p><strong>Nous ne rêvons pas de réformer l&#8217;Ėglise mais de jeter les bases d&#8217;une Ėglise autre.</strong></p>
<p>Le 12 novembre 1997, nous avons organisé une rencontre avec le théologien sri-lankais Tissa Balasuriya qui venait d&#8217;être excommunié par Rome. Ce fut un grand succès et d&#8217;ailleurs, quelques mois plus tard, l&#8217;excommunication fut levée.</p>
<p>Le 29 août 1998, le Acht Mei Beweging (Mouvement du 8 mai) et 13 groupes prônant le renouveau de l&#8217;Ėglise et de la société aux Pays-Bas, en Belgique et dans le Sud de l&#8217;Allemagne, ont organisé une grande fête à Maastricht sur le thème de Jacques Delors : « donner à l&#8217;Europe un cœur et une âme ».Nous voulions en effet insuffler à l&#8217;Europe un plus grand désir de justice et de dialogue.</p>
<p>Le 1<sup>er</sup> septembre 2001, nous avons organisé une célébration eucharistique suivie d&#8217;un pique-nique festif à Louvain-la-Neuve pour fêter Jean Kamp, un prêtre trop indépendant au goût d&#8217;André Mutien Léonard, l&#8217;évêque ultra-conservateur de Namur.</p>
<p>Du 1<sup>er</sup> au 4 mai 2003, nous avons pris en charge à Bruxelles l&#8217;organisation de la conférence annuelle du Réseau européen, Eglise de liberté- Kirche im Aufbruch- Church on the move, avec le thème : « une Ėglise démocratique pour une société démocratique ».</p>
<p>En avril 2004, le groupe de Bruxelles a accueilli la conférence statutaire d&#8217;IMWAC.</p>
<p>Parallèlement, les groupes flamands « Een ander gezicht van de kerk »(Un autre visage d&#8217;Eglise), qui est devenu « de Synodale Katholiken »(les catholiques synodaux), puis « Werkgroep voor Theologie en Maatschappij »(Groupe de travail pour la théologie et la société), ainsi que « mensenrechten in de kerk » (Droits humains dans l&#8217;Eglise) et « Priesters en Religieuzen voor gerechtigheid en vrede » (Prêtres et religieux pour la justice et la paix) sont très actifs notamment dans le domaine de la formation continue des laïcs. Ils organisent des conférences et des cours bibliques inspirés par la théologie de la libération dans plusieurs villes de Flandres.</p>
<p>Ils sont tellement actifs qu&#8217;ils n&#8217;ont pas le temps d&#8217;écrire un rapport pour vous et donc, ils m&#8217;en ont confié la tâche !</p>
<p>Enfin, je reçois peu de nouvelles du groupe germanophone d&#8217;Eupen « Oïkos » : ce groupe a principalement des activités sociales locales mais il a participé à la fête de Maastricht et est toujours d&#8217;accord de signer les pétitions que je lui envoie &#8211; mais ça devient rare que j&#8217;en envoie !-</p>
<p>Quels sont nos projets d&#8217;avenir ? Continuer à maintenir l&#8217;espérance d&#8217;un monde meilleur, semer les germes d&#8217;une Ėglise servante et pauvre, garder des contacts efficaces avec les mouvements-frères, travailler la main dans la main avec eux. (Nous sommes en lien avec les groupes européens via le mouvement « Eglise de liberté » et avec les groupes internationaux avec le mouvement « IMWAC »- International Movement We Are Church.)</p>
<p>Par Edith Kuropatwa-Fèvre, Bruxelles.</p>
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