<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>NSAE &#187; L&#8217;édito du moment</title>
	<atom:link href="http://www.nsae.fr/category/edito-hotspot/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.nsae.fr</link>
	<description>Non pas une autre Eglise, mais une Eglise autre, pour faire de nos vies un chemin de foi</description>
	<lastBuildDate>Thu, 02 Feb 2012 21:59:30 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.3.1</generator>
		<item>
		<title>LA VIE DE NSAE : ACTUALITÉS</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2012/01/30/la-vie-de-nsae-actualites-3/</link>
		<comments>http://www.nsae.fr/2012/01/30/la-vie-de-nsae-actualites-3/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 30 Jan 2012 18:28:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[Archives]]></category>
		<category><![CDATA[L'édito du moment]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nsae.fr/?p=5967</guid>
		<description><![CDATA[LISTE DES ARTICLES PUBLIÉS entre le 14 décembre 2011 et le 30 janvier 2012. Vous trouverez ci-après la liste des articles mis en ligne chaque semaine durant cette période. En effet, par suite d’un incident technique informatique (lié à la mise en place d’une nouvelle version du logiciel de gestion), l’envoi de notre « Newsletter » hebdomadaire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>LISTE DES ARTICLES PUBLIÉS entre le 14 décembre 2011 et le 30 janvier 2012.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong></strong><strong><em>Vous trouverez ci-après la liste des articles mis en ligne chaque semaine durant cette période. En effet, par suite d’un incident technique informatique (lié à la mise en place d’une nouvelle version du logiciel de gestion), l’envoi de notre « Newsletter » hebdomadaire n’a pu se faire depuis le 19 décembre 2011.</em></strong></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Infolettre du L. 19 déc. 2011 </span></strong>:</p>
<p>- <strong><a href="http://www.nsae.fr/2011/12/14/ils-nous-font-payer-la-crise/">ILS NOUS FONT PAYER LA CRISE</a></strong>, publié le 14 déc. 2011 (Faire société autrement, nos combats).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>La crise actuelle n’est pas de notre fait ! Elle est provoquée et organisée par le capitalisme financier et spéculatif! Le système capitaliste financier et les politiques qui le soutiennent permettent que l’argent se multiplie entre les mains de ceux qui, de plus en plus nombreux, le possèdent. Ce système déréglementé leur permet de tirer [...]</em></p>
<p>- <strong><a href="http://www.nsae.fr/2011/12/15/la-violence-religieuse-est-inacceptable/">La violence religieuse est inacceptable</a>, </strong>publié le 15 déc. 2011 (Actualité, en France).</p>
<p style="text-align: justify;"> <em>Par Guy Coq * Dans les polémiques qui montent de plus en plus souvent sur le thème du blasphème, il ne faut pas que les chrétiens oublient qu’ils sont dans une position de faiblesse. Ils se réclament d’un homme en qui ils voient le Verbe de Dieu. Et cet homme-là, éminente présence de Dieu [...]</em></p>
<p>- <strong><a href="http://www.nsae.fr/2011/12/15/sauvez-les-citoyens-avant-les-banques/">Sauvez les citoyens avant les banques !</a> </strong>publié le 15 déc.<strong> </strong>2011(Faire société autrement, Economie et société).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Il n’y a pas de sortie simple de la zone euro Par James K. Galbraith et Aurore Lalucq *   La crise de la zone euro est une crise bancaire qui a pris la forme d’une série de crises des dettes souveraines. Une crise aggravée par des idées économiques réactionnaires, une architecture défectueuse et un [...]</em></p>
<p>- <strong><a href="http://www.nsae.fr/2011/12/15/levangile-de-noel-des-sans-papiers/#more-5712">L’Evangile de Noël des « sans-papiers</a> , </strong>publié le 15 déc. 2011 (Faire Eglise autrement, hotspot, textes libérateurs).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Paraphrase des évangiles de la nativité  Par Emmanuel Terray Nativité du Christ d’Andrei Roublev, Galerie Tretiakov, Moscou En ce temps-là vivait à Nazareth en Galilée un homme appelé Joseph. Joseph était charpentier, et il venait de se marier avec une jeune femme qui s’appelait Marie. Or il advint en ces jours-là que parut un édit [...]</em></p>
<p>- <strong><a href="http://www.nsae.fr/2011/12/15/les-dissidents/">LES DISSIDENTS</a>, </strong>publié le 15 déc. 2011 (Le réseau NSAE, au cœur de réseaux actifs).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Message pastoral de Francisco Pérez, archevêque de Pampelune et de Tuleda, pour l’Avent  Le document ci-après nous a été transmis via le réseau IMWAC (International Movement We Are Church) par nos amis espagnols de « Nosotros Somos Iglesia » . Son titre  est : « Il y a des chrétiens qui s’opposent au pape et aux évêques » […]</em><em></em></p>
<p>_________________________________________________</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Infolettre du L. 26 Décembre 2011 </span></strong>:</p>
<p>- <strong><a href="http://www.nsae.fr/2011/12/22/priere-de-sabeel/">PRIÈRE DE SABEEL</a></strong>, publié le 22 déc. 2011 (Actualité à ne pas manquer).</p>
<p>Dieu de miséricorde et d’amour, nous te rendons grâce pour les nombreuses bénédictions que tu nous as gracieusement […]</p>
<p>- <strong><a href="http://www.nsae.fr/2011/12/22/laurent-mucchielli-%E2%80%89punir-plus-vite-et-plus-tot%E2%80%89">Laurent Mucchielli : «  Punir plus vite et plus tôt  »</a>, </strong>publié le 22 déc. 2011 (Opinions et débats, entretien avec)</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Non, la violence des jeunes n’est pas en augmentation, et les politiques sécuritaires produisent de la délinquance alors qu’elles prétendent la combattre. En réalité, la justice a surtout besoin de moyens. Fondateur de l’Observatoire régional de la délinquance en Paca, Laurent Mucchielli* publie un essai qui analyse la construction politique de la violence. Sur fond [...]</em></p>
<p><em> </em><strong>- <a href="http://www.nsae.fr/2011/12/22/la-crise-dun-pontificat-qui-a-peur-du-monde-et-de-lavenir/">La crise d’un pontificat qui a peur du monde et de l’avenir, un livre de Marco Politi</a></strong></p>
<p>publié le 22 déc. 2011 (Faire Eglise autrement, Chantiers de réforme).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Un livre de Marco Politi Par Luca Kocci Il est difficile, voire impossible, de regarder et d’imaginer l’avenir de l’Église catholique, lorsque la préoccupation dominante est la défense et la conservation de ce qui existe. En effet, dans ce cas, le résultat n’est même pas la préservation et l’immobilisme, mais la restauration et un “retour [...]</em></p>
<p>- <strong><a href="http://www.nsae.fr/2011/12/23/crises-de-dette-crises-sociales/">Crises de dette, crises sociales</a>, </strong>publié le  23 déc. 2011 (Faire société autrement, Economie et société).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Par Christian Chavagneux   Les trains qui arrivent à l’heure n’intéressent personne. De la même façon, les dettes qui sont remboursées rubis sur l’ongle ne font jamais la une. Mais lorsque des débiteurs sont en difficulté, tous les regards se tournent vers eux. Et, de ce point de vue, l’actualité a été plutôt chargée depuis [...]</em></p>
<p><em> </em>- <strong><a href="http://www.nsae.fr/2011/12/23/pistes-pour-une-nouvelle-vision-ecologico-spirituelle/">Pistes pour une nouvelle vision écologico-spirituelle</a>, </strong>publié le 23 déc. 2011 (Faire société autrement, Ethique et vie).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Par Leonardo Boff   Dans ce numéro (DIAL de décembre 2011), les trois premiers textes * se rapportent plus particulièrement à la Bolivie, et ce quatrième article, rédigé par le théologien brésilien Leonardo Boff fait écho en bien des points aux deux premiers, rédigés par Javier Medina, ainsi que, plus largement, aux textes présentant une [...]</em></p>
<p style="text-align: justify;">___________________________________________________</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Infolettre du L. 2 Janvier 2012 </span></strong>:</p>
<p><strong>- <a href="http://www.nsae.fr/2011/12/29/noel-2011-a-bethleem-homelie-de-mgr-fouad-twal/">Noël 2011 à Bethléem : homélie de Mgr Fouad Twal</a>, </strong>publié le 29 déc. 2011 (Actualité, horspot, à ne pas manquer).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les </em><em><a href="http://www.amisdesabeel-france.blogspot.com/">Amis de Sabeel-France</a></em><em> nous ont transmis l’homélie prononcée à Bethléem la nuit de Noël par le patriarche latin de Jérusalem Mgr Fouad Twal en présence, comme c’est la tradition, des autorités civiles et en premier lieu du président Mahmoud Abbas. Il y exprime des positions claires sur la situation politique, en lançant un appel pour que soit mis un terme à la violence et à l’injustice, en réclamant la paix, la stabilité et la sécurité pour tout le Moyen-Orient.[…]</em></p>
<p><em>- </em><strong><a href="http://www.nsae.fr/2011/12/29/gaza-le-droit-bafoue/">Gaza : le droit bafoué</a></strong>, publié le 29 déc. 2011 (Actualité, dans le monde).<strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>A l’occasion des 3 ans de l’attaque militaire menée par Israël sur la bande de Gaza entre le 27 décembre 2008 et le 18 janvier 2009, une tribune a été publiée dans le journal Libération par un collectif d’ONG françaises, palestiniennes et israéliennes […]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em>-<em> </em><strong><a href="http://www.nsae.fr/2011/12/29/canards-sans-tete/">Canards sans tête</a>, </strong>par Serge Halimi, publié le 29 déc. 2011 (Opinions et débats, coup de cœur).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les sommets de dirigeants européens se suivent et échouent ; la Maison Blanche et le Congrès se querellent sans résultat. « Les marchés » l’ont compris, et traitent dorénavant les élus comme des canards sans tête, simples jouets des forces qu’ils ont eux-mêmes enfantées et qu’ils ne savent plus maîtriser. Au même moment pourtant — en France, en Russie, aux Etats-Unis et ailleurs —, des élections présidentielles se préparent. Elles saturent l’espace civique et médiatique, créant un sentiment irréel de déconnexion entre le dire et le faire. […]</em></p>
<p><em>- </em><strong><a href="http://www.nsae.fr/2011/12/29/resituer-le-nucleaire/">Resituer le nucléaire</a>, </strong>entretien avec<strong> </strong>Jean-Claude Guillebaud pour la revue <em>Les Réseaux des Parvis</em> (Paru dans le n° 52), publié le 29 déc. 2011 (Faire société autrement, éthique et vie).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Parvis</em></strong><em> : L’importance accordée au nucléaire civil et militaire n’est-elle pas un des révélateurs les plus parlants de la logique qui gouverne l’évolution du monde contemporain ?</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Jean-Claude Guillebaud </em></strong><em>: Les enjeux de l’énergie atomique me sont apparus cruciaux dès le début des années 70 quand j’ai couvert, pour le journal « Le Monde », les premières grandes manifestations antinucléaires. Au forcing entrepris par EDF pour convaincre les Français de la nécessité du tout nucléaire s’est vite opposée, résolument non violente et d’emblée transnationale, une puissante résistance citoyenne. […]</em></p>
<p style="text-align: justify;">- <strong><a href="http://www.nsae.fr/2011/12/30/notre-societe-a-besoin-dapprendre-de-ses-membres-les-plus-fragiles/">Notre société a besoin d’apprendre de ses membres les plus fragiles</a></strong>, publié le 30 déc. 2011 (Faire société autrement, nos combats).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>J’écris ces lignes en décembre. Lorsque Feuille de Route paraîtra en janvier, bien des choses se seront passées. Ce dont je suis malheureusement certain, c’est que la situation sera plus difficile pour beaucoup de personnes, et notamment les plus pauvres d’entre nous […]</em></p>
<p style="text-align: justify;">____________________________________________________</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: underline;">Infolettre du L. 9 Janvier 2012 </span></strong><span style="text-decoration: underline;">:</span></p>
<p>- <strong><a href="http://www.nsae.fr/2012/01/05/un-monde-tortionnaire-rapport-acat-france-2011-limplacable-engrenage/">“Un monde tortionnaire. Rapport ACAT- France 2011″ : l’”implacable engrenage”,</a></strong> publié le 5 janv. 2012 (Actualité, dans le monde).</p>
<p><em>Le livre du jour, par Florence Beaugé</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Près d’un pays sur deux pratique la torture, aujourd’hui, dans le monde. C’est le constat accablant que fait l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT). “Du waterboarding à la falaqa, bienvenue dans un monde tortionnaire !” L’ACAT-France ouvre en ces termes son rapport annuel*, le deuxième du genre.[…]</em><em></em></p>
<p><em> </em>- <strong><a href="http://www.nsae.fr/2012/01/05/la-tva-antisociale-de-sarkozy/">La TVA antisociale de Sarkozy</a>, </strong>publié le 5 janv. 2012 (Actualité, en France).</p>
<p><em>par </em><em><a href="http://www.democratie-socialisme.org/spip.php?auteur4">Jean-Jacques Chavigné</a></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Avec la TVA « sociale », Sarkozy affirme avoir trouvé une mesure miracle. Augmenter de 3 ou 4 points le taux de la TVA permettrait, selon lui, de gagner sur tous les tableaux à la fois : augmenter les salaires directs, ne pas augmenter les prix, lutter contre les délocalisations, financer la protection sociale…[…]</em></p>
<p>- <strong><a href="http://www.nsae.fr/2012/01/05/de-decembre-1991-a-decembre-2011/">De décembre 1991 à décembre 2011</a>, </strong>publié le 5 janv. 2012 (Faire société autrement, témoignages).</p>
<p><em>Par Ghania Mouffok</em></p>
<p><em>De l’Algérienne Ghania Mouffok*, “Une femme à sa fenêtre”, cette intéressante chronique qui revient, vingt ans après, sur la victoire électorale du FIS – et l’arrêt du processus démocratique qui s’en est suivi, par le “coup d’Etat constitutionnel” que l’on sait […].</em><em></em></p>
<p><em> </em>- <strong><a href="http://www.nsae.fr/2012/01/05/en-finir-avec-latome-cest-possible/">En finir avec l’atome, c’est possible !,</a> </strong>publié le 5 janv. 2012 (Opinion et débats, coups de cœur).</p>
<p><em>par Benjamin Dessus* et Bernard Laponche**, membres de Global Chance, association d’experts indépendants sur l’énergie et le climat.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Depuis toujours, en France, le nucléaire paraissait intouchable. Mais la catastrophe de Fukushima a changé la donne : même dans un pays très avancé, un accident majeur peut se produire ! Et toutes les interrogations jusqu’ici soigneusement évitées émergeaient à nouveau : le risque d’accident majeur bien entendu, mais aussi la production de déchets radioactifs très dangereux et la menace aggravée du risque de prolifération des armes nucléaires […]</em></p>
<p>- <strong><a href="http://www.nsae.fr/2012/01/05/ces-derniers-jours-furent-les-plus-difficiles-de-mon-existence/">Ces derniers jours furent les plus difficiles de mon existence</a>, </strong>publié le 5 janv. 2012 !Faire société autrement, témoignages).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Françoise Manhes et Martine Millet du réseau Chrétiens de la Méditerranée ont rencontré cette jeune femme lors de leur dernier voyage en Palestine. Le texte qu’elle a écrit en septembre les a profondément émues et touchées. Elles ont eu l’occasion d’en discuter avec elle. Ghada Naser a accepté qu’il soit traduit et diffusé à condition – a-t-elle dit – qu’il ne soit pas tronqué, car elle a fait une mauvaise expérience avec quelqu’un qui a diffusé son texte en le modifiant […]</em></p>
<p>- <strong><a href="http://www.nsae.fr/2012/01/06/appel-du-groupe-evangile-et-societe-ges-a-signer-la-petition-pour-un-audit-citoyen-de-la-dette-publique/">Appel du Groupe « Evangile et société » (GES) à signer la pétition « Pour un audit citoyen de la dette publique »,</a></strong> publié le 6 janv. 2012 ( Faire société autrement).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>La crise sert d’alibi et de moteur pour poursuivre une politique qui affecte en priorité les petits, les pauvres, ceux qui sont sous le seuil de pauvreté.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Ce sont ceux-là le cœur de notre combat : rendre leur dignité à tous ceux qui sont  <strong>esclaves de la misère</strong></em><em>… <strong>7millions et demi de salariés qui perçoivent moins de 750 € par mois</strong></em><em>, ce qui touche près de <strong>30 millions de personnes</strong></em><em>. Inadmissible aussi bien pour le citoyen que pour le disciple déclaré du fils de l’homme, Jésus de Nazareth.[…]</em></p>
<p>___________________________________________________</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Infolettre du L. 16 Janvier 2012</span> :</strong></p>
<p><strong>- </strong><strong><a href="http://www.nsae.fr/2012/01/14/le-cri-de-montesinos-hier-et-aujourdhui/">Le cri de Montesinos, hier et aujourd’hui</a></strong><strong>, </strong>publié le 14 janvier 2012 (Faire église autrement).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Ce texte de Víctor Codina, prêtre jésuite et théologien a paru dans le numéro 786 de la revue Christus (Mexique) (octobre 2011). Il commémore les 500 ans du sermon de Montesinos, préparé par la communauté de frères dominicains de l’île caribéenne de La Española et prononcé le 21 décembre 1511 par le Frère Antonio de Montesinos devant les conquistadors et les notables espagnols de l’île.Mexique) (octobre 2011). Il commémore les 500 ans du sermon de Montesinos, préparé par la commCe texte de Víctor Codina, prêtre jésuite et théologien a paru dans le numéro 786 de la revue Christus (Mexique) (octobre 2011). Il commémore les 500 ans du sermon de Montesinos, préparé par la communauté de frères dominicains de l’île caribéenne de La Española et prononcé le 21 décembre 1511 par le Frère Antonio de Montesinos devant les conquistadors et les notables espagnols de l’île.[…]</em></p>
<p style="text-align: justify;">___________________________________________________</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Infolettre du L. 23 Janvier 2012 </span> :</strong></p>
<p>- <strong><a href="http://www.nsae.fr/2012/01/20/outre-mer-la-face-cachee-de-la-retention/">Outre-mer la face cachée de la rétention</a>, </strong>publié le 20 janvier 2012 (Faire société autrement).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Mardi 13 décembre 2011, les cinq associations présentes en rétention l’Assfam, Forum réfugiés, France terre d’asile, La Cimade et l’Ordre de Malte ont rendu public leur premier rapport commun sur les centres et locaux de rétention administrative ( CRA et LRA). Ce rapport dresse un bilan encore une fois accablant de la politique du gouvernement [...]</em></p>
<p><em>- </em><strong><a href="http://www.nsae.fr/2012/01/20/gaza-trois-ans-apres-loperation-plomb-durci/">Gaza : trois ans après l’opération « Plomb durci »,</a></strong> publié le 20 janvier 2012 (Actualités).</p>
<p><em>Depuis le 18 janvier 2009 la bande de Gaza survit aux conditions drastiques mises en place suite à l’offensive israélienne sur son territoire. Bernard Flichy, du département Moyen-Orient du Secours Catholique, nous rappelle ces conditions.[…]</em></p>
<p><em>- </em><strong><a href="http://www.nsae.fr/2012/01/20/guantanamo-une-decennie-datteintes-aux-droits-humains/">Guantanamo : une décennie d&#8217;atteintes aux droits humains</a></strong>, publié le 20 janvier 2012 (Actualités).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>A l’occasion des 10 ans du centre, le rapport &#8220;Guantánamo: A Decade of Damage to Human Rights&#8221; met en lumière le traitement illégal infligé aux prisonniers de Guantánamo et expose en quoi ce centre de détention constitue encore une atteinte aux droits humains.[…]</em></p>
<p><em>- </em><strong><a href="http://www.nsae.fr/2012/01/20/ruee-sur-les-terres-dethiopie/">Ruée sur les terres d&#8217;Ethiopie</a></strong>,  publié le 20 janvier 2012 (Faire société autrement).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Un sol riche, un climat tropical et de l&#8217;eau en abondance : la région de Gambela, dans l&#8217;ouest du pays, est fertile. Des investisseurs étrangers y louent à vil prix des milliers d&#8217;hectares pour développer une agriculture intensive. Sans toujours se soucier de l&#8217;environnement et des populations […]</em></p>
<p>- <strong><a href="http://www.nsae.fr/2012/01/20/contre-le-discours-dominant-sur-la-dette-publique-linsurrection-democratique/">Contre le discours dominant sur la dette publique. L&#8217;insurrection démocratique</a></strong>, publié le 20 janvier 2012 (Opinion et débats).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Il y a deux manières de raconter ce qui se passe en Europe. Selon le storytelling dominant, nous avons trop dépensé. Experts et éditorialistes devisent sur la France qui, comme les autres pays dépensiers, &#8221; vit depuis plus de trente ans à crédit &#8220;. L&#8217;enjeu pour la gauche serait seulement de &#8221; donner du sens à la rigueur &#8221; en attendant de &#8221; relancer la croissance &#8221; […]</em></p>
<p><strong>- <a href="http://www.nsae.fr/2012/01/20/les-economistes-atterres-sinvitent-dans-la-campagne-presidentielle/">Les « Economistes atterés » s’invitent dans la compagne présidentielle</a>, </strong>par Christine Monin et Laurent Grzybowski, publié le 20 janvier 2012 (Faire société autrement).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>27 experts en économie, réunis par un même refus du néo-libéralisme, publient </em>Changer l&#8217;économie*<em>. Un ouvrage collectif qui rassemble une série de propositions pour 2012 et livre des pistes pour sortir de la crise. Un changement est possible, disent-ils. Après, tout est affaire de choix et de volonté politiques.[…]</em></p>
<p>__________________________________________________</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Infolettre du L. 30 Janvier 2012</span> :</strong></p>
<p><strong>- <a href="http://www.nsae.fr/category/opinions-debats/entretien-avec/">« Le marché  gouverne », </a></strong> publié le 26 janvier 2012 (Opinions et débats-Entretien avec).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>En confiant les clés de la crise aux financiers, en écoutant  trop les agences de notation, en renonçant à une autre politique, les gouvernements européens mettent en péril la démocratie.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Entretien avec André Orléan, économiste « atterré. </em><em>Propos recueillis par Frédéric Joignot […]</em></p>
<p> - <strong><a href="http://www.nsae.fr/2012/01/26/ue-de-nombreuses-atteintes-aux-droits-humains-commises-au-sein-meme-de-lunion-europeenne-sont-ignorees/">UE : De nombreuses atteintes aux droits humains commises au sein même de l’Union européenne sont ignorées</a></strong>, publié le 26 janvier 2012 (Actualité).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Le bilan de l’Europe en matière de droits humains s’est détérioré de façon alarmante en 2011 selon Human Rights Watch. </em><em>L’Union européenne et ses États membres se sont avérés peu désireux de s’attaquer aux atteintes aux droits humains commises sur ce continent en 2011, alors même que leurs dirigeants affirmaient publiquement l’importance de cette question comme ayant inspiré le Printemps arabe, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui dans son Rapport mondial 2012. […]</em></p>
<p>- <strong><a href="http://www.nsae.fr/2012/01/26/appel-en-faveur-du-desarmement-nucleaire-unilateral-de-la-france-2/">APPEL EN FAVEUR du DESARMEMENT NUCLEAIRE UNILATERAL de la France</a></strong>, publié le 26 janvier 2012 (Faire société autrement).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Nous avons publié le 1<sup>er</sup> décembre 2011 une </em><em><a href="http://www.nsae.fr/2011/12/01/appel-en-faveur-du-desarmement-nucleaire-unilateral-de-la-france/">version préliminaire de cet Appel avec des références documentaires</a></em><em> et en annonçant qu’une pétition citoyenne serait lancée prochainement. Vous trouverez ci-après :</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>            • le texte définitif de l’Appel signé par 46 personnalités et initié par le Mouvement pour une Alternative Non-Violente (</em><em><a href="http://nonviolence.fr/">MAN</a></em><em>) dans le cadre de sa campagne sur le thème « Libérons la France des armes nucléaires ».</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>             • la PETITION à signer et diffuser pour demander le désarmement nucléaire unilatéral de la France, en ligne sur le site </em><em><a href="http://www.fsan.fr/">http://www.fsan.fr</a> […]</em></p>
<p>- <strong><a href="http://www.nsae.fr/2012/01/26/la-laicite-embrigadee-a-droite/">La laïcité embrigadée à droite</a></strong>, publié le 26 janvier 2012 (Opinions et débats).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Jean Baubérot dénonce une « </em><em> </em><em>nouvelle laïcité</em><em> </em><em> », qui vise surtout à réprimer les minorités religieuses, musulmans en tête.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Jean Baubérot dénonce dans son dernier ouvrage* la récupération et l’utilisation fallacieuse, idéologique et politicienne, de la laïcité par la droite dure ou l’extrême droite, envers l’islam et l’immigration musulmane. Il appelle à retrouver le véritable esprit de la loi de 1905 pour refonder une laïcité républicaine utile à notre époque.[…]</em></p>
<p>- <strong><a href="http://www.nsae.fr/2012/01/27/cela-se-passe-en-ile-de-france/">Cela se passe en Ile-de-France !</a></strong> publié le 26 janvier 2012 (Le réseau NSAE).</p>
<p><em>Deux INVITATIONS pour des rencontres à venir :</em></p>
<p><em>            • Week-end du 11 et 12 février 2012 à Paris […]</em></p>
<p><em>            • Samedi 24 mars de 14h à 18h à Paris […]</em></p>
<p>- <strong><a href="http://www.nsae.fr/2012/01/26/assemblee-generale-des-reseaux-du-parvis-a-angers/">Assemblée générale des Réseaux du Parvis à Angers</a></strong>, publié le 26 janvier 2012 (Le réseau NSAE).</p>
<p><em><a href="http://www.reseaux-parvis.fr/chretiens-en-liberte/reseaux-du-parvis/assemblees-generales">Asemblée générale des 19 et 20 novembre 2011 à Angers</a></em><em></em></p>
<p><em><a href="http://www.dailymotion.com/video/xn50it_ag-de-parvis-2011-grand_people">Soirée festive</a></em><em> (Film) […]</em></p>
<p>_____________________________________________________</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nsae.fr/2012/01/30/la-vie-de-nsae-actualites-3/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>LA VIE DE NSAE : ACTUALITÉS Sommaire des articles publiés entre le 12 décembre 2011 et le 9 janvier 2012</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2012/01/14/la-vie-de-nsae-actualites-sommaire-des-articles-publies-entre-le-12-decembre-2011-et-le-9-janvier-2012/</link>
		<comments>http://www.nsae.fr/2012/01/14/la-vie-de-nsae-actualites-sommaire-des-articles-publies-entre-le-12-decembre-2011-et-le-9-janvier-2012/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 13 Jan 2012 22:30:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[Archives]]></category>
		<category><![CDATA[L'édito du moment]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nsae.fr/?p=5852</guid>
		<description><![CDATA[Vous trouverez ci-après le sommaire des articles mis en ligne chaque semaine durant cette période. En effet, par suite d’un incident technique informatique (mise en place d’une nouvelle version du logiciel de gestion), l’envoi de notre « Newsletter » hebdomadaire n’a pu se faire durant les quatre semaines allant du 12 décembre au 9 janvier. Infolettre du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><em>Vous trouverez ci-après le sommaire des articles mis en ligne chaque semaine durant cette période. En effet, par suite d’un incident technique informatique (mise en place d’une nouvelle version du logiciel de gestion), l’envoi de notre « Newsletter » hebdomadaire n’a pu se faire durant les quatre semaines allant du 12 décembre au 9 janvier.</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: underline;">Infolettre du L. 19 déc. 2011 </span></strong>:</p>
<p style="text-align: justify;">- <strong><a href="http://www.nsae.fr/2011/12/14/ils-nous-font-payer-la-crise/">ILS NOUS FONT PAYER LA CRISE</a></strong>, publié le 14 déc. 2011 (Faire société autrement, nos combats).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>La crise actuelle n’est pas de notre fait ! Elle est provoquée et organisée par le capitalisme financier et spéculatif! Le système capitaliste financier et les politiques qui le soutiennent permettent que l’argent se multiplie entre les mains de ceux qui, de plus en plus nombreux, le possèdent. Ce système déréglementé leur permet de tirer [...]</em></p>
<p style="text-align: justify;">- <strong><a href="http://www.nsae.fr/2011/12/15/la-violence-religieuse-est-inacceptable/">La violence religieuse est inacceptable</a>, </strong>publié le 15 déc. 2011 (Actualité, en France).</p>
<p style="text-align: justify;">  <em>Par Guy Coq * Dans les polémiques qui montent de plus en plus souvent sur le thème du blasphème, il ne faut pas que les chrétiens oublient qu’ils sont dans une position de faiblesse. Ils se réclament d’un homme en qui ils voient le Verbe de Dieu. Et cet homme-là, éminente présence de Dieu [...]</em></p>
<p style="text-align: justify;">- <strong><a href="http://www.nsae.fr/2011/12/15/sauvez-les-citoyens-avant-les-banques/">Sauvez les citoyens avant les banques !</a> </strong>publié le 15 déc.<strong> </strong>2011(Faire société autrement, Economie et société).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Il n’y a pas de sortie simple de la zone euro Par James K. Galbraith et Aurore Lalucq *   La crise de la zone euro est une crise bancaire qui a pris la forme d’une série de crises des dettes souveraines. Une crise aggravée par des idées économiques réactionnaires, une architecture défectueuse et un [...]</em></p>
<p style="text-align: justify;">- <strong><a href="http://www.nsae.fr/2011/12/15/levangile-de-noel-des-sans-papiers/#more-5712">L’Evangile de Noël des « sans-papiers</a> , </strong>publié le 15 déc. 2011 (Faire Eglise autrement, hotspot, textes libérateurs).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Paraphrase des évangiles de la nativité  Par Emmanuel Terray Nativité du Christ d’Andrei Roublev, Galerie Tretiakov, Moscou En ce temps-là vivait à Nazareth en Galilée un homme appelé Joseph. Joseph était charpentier, et il venait de se marier avec une jeune femme qui s’appelait Marie. Or il advint en ces jours-là que parut un édit [...]</em></p>
<p style="text-align: justify;">- <strong><a href="http://www.nsae.fr/2011/12/15/les-dissidents/">LES DISSIDENTS</a>, </strong>publié le 15 déc. 2011 (Le réseau NSAE, au cœur de réseaux actifs).</p>
<p style="text-align: justify;">  <em>Message pastoral de Francisco Pérez, archevêque de Pampelune et de Tuleda, pour l’Avent  Le document ci-après nous a été transmis via le réseau IMWAC (International Movement We Are Church) par nos amis espagnols de « Nosotros Somos Iglesia » . Son titre  est : « Il y a des chrétiens qui s’opposent au pape et aux évêques » […]</em><em></em></p>
<p style="text-align: justify;">_________________________________________________________________________</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: underline;">Infolettre du L. 26 Décembre 2011 </span></strong>:</p>
<p style="text-align: justify;">- <strong><a href="http://www.nsae.fr/2011/12/22/priere-de-sabeel/">PRIÈRE DE SABEEL</a></strong>, publié le 22 déc. 2011 (Actualité à ne pas manquer).</p>
<p style="text-align: justify;">Dieu de miséricorde et d’amour, nous te rendons grâce pour les nombreuses bénédictions que tu nous as gracieusement […]</p>
<p style="text-align: justify;">- <strong><a href="http://www.nsae.fr/2011/12/22/laurent-mucchielli-%E2%80%89punir-plus-vite-et-plus-tot%E2%80%89">Laurent Mucchielli : «  Punir plus vite et plus tôt  »</a>, </strong>publié le 22 déc. 2011 (Opinions et débats, entretien avec)</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Non, la violence des jeunes n’est pas en augmentation, et les politiques sécuritaires produisent de la délinquance alors qu’elles prétendent la combattre. En réalité, la justice a surtout besoin de moyens. Fondateur de l’Observatoire régional de la délinquance en Paca, Laurent Mucchielli* publie un essai qui analyse la construction politique de la violence. Sur fond [...</em><em>]</em><em> </em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>- <a href="http://www.nsae.fr/2011/12/22/la-crise-dun-pontificat-qui-a-peur-du-monde-et-de-lavenir/">La crise d’un pontificat qui a peur du monde et de l’avenir, un livre de Marco Politi</a></strong></p>
<p style="text-align: justify;">publié le 22 déc. 2011 (Faire Eglise autrement, Chantiers de réforme).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Un livre de Marco Politi Par Luca Kocci Il est difficile, voire impossible, de regarder et d’imaginer l’avenir de l’Église catholique, lorsque la préoccupation dominante est la défense et la conservation de ce qui existe. En effet, dans ce cas, le résultat n’est même pas la préservation et l’immobilisme, mais la restauration et un “retour [...]</em></p>
<p style="text-align: justify;">- <strong><a href="http://www.nsae.fr/2011/12/23/crises-de-dette-crises-sociales/">Crises de dette, crises sociales</a>, </strong>publié le  23 déc. 2011 (Faire société autrement, Economie et société).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Par Christian Chavagneux   Les trains qui arrivent à l’heure n’intéressent personne. De la même façon, les dettes qui sont remboursées rubis sur l’ongle ne font jamais la une. Mais lorsque des débiteurs sont en difficulté, tous les regards se tournent vers eux. Et, de ce point de vue, l’actualité a été plutôt chargée depuis [...]</em></p>
<p style="text-align: justify;">- <strong><a href="http://www.nsae.fr/2011/12/23/pistes-pour-une-nouvelle-vision-ecologico-spirituelle/">Pistes pour une nouvelle vision écologico-spirituelle</a>, </strong>publié le 23 déc. 2011 (Faire société autrement, Ethique et vie).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Par Leonardo Boff   Dans ce numéro (DIAL de décembre 2011), les trois premiers textes * se rapportent plus particulièrement à la Bolivie, et ce quatrième article, rédigé par le théologien brésilien Leonardo Boff fait écho en bien des points aux deux premiers, rédigés par Javier Medina, ainsi que, plus largement, aux textes présentant une [...]</em></p>
<p style="text-align: justify;">________________________________________________________________________________</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: underline;">Infolettre du L. 2 Janvier 2012 </span></strong>:<strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>- <a href="http://www.nsae.fr/2011/12/29/noel-2011-a-bethleem-homelie-de-mgr-fouad-twal/">Noël 2011 à Bethléem : homélie de Mgr Fouad Twal</a>, </strong>publié le 29 déc. 2011 (Actualité, horspot, à ne pas manquer).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les </em><em><a href="http://www.amisdesabeel-france.blogspot.com/">Amis de Sabeel-France</a></em><em> nous ont transmis l’homélie prononcée à Bethléem la nuit de Noël par le patriarche latin de Jérusalem Mgr Fouad Twal en présence, comme c’est la tradition, des autorités civiles et en premier lieu du président Mahmoud Abbas. Il y exprime des positions claires sur la situation politique, en lançant un appel pour que soit mis un terme à la violence et à l’injustice, en réclamant la paix, la stabilité et la sécurité pour tout le Moyen-Orient.[…]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>- </em><strong><a href="http://www.nsae.fr/2011/12/29/gaza-le-droit-bafoue/">Gaza : le droit bafoué</a></strong>, publié le 29 déc. 2011 (Actualité, dans le monde).<strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>A l’occasion des 3 ans de l’attaque militaire menée par Israël sur la bande de Gaza entre le 27 décembre 2008 et le 18 janvier 2009, une tribune a été publiée dans le journal Libération par un collectif d’ONG françaises, palestiniennes et israéliennes […]</em></p>
<p style="text-align: justify;">-<em> </em><strong><a href="http://www.nsae.fr/2011/12/29/canards-sans-tete/">Canards sans tête</a>, </strong>par Serge Halimi, publié le 29 déc. 2011 (Opinions et débats, coup de cœur).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les sommets de dirigeants européens se suivent et échouent ; la Maison Blanche et le Congrès se querellent sans résultat. « Les marchés » l’ont compris, et traitent dorénavant les élus comme des canards sans tête, simples jouets des forces qu’ils ont eux-mêmes enfantées et qu’ils ne savent plus maîtriser. Au même moment pourtant — en France, en Russie, aux Etats-Unis et ailleurs —, des élections présidentielles se préparent. Elles saturent l’espace civique et médiatique, créant un sentiment irréel de déconnexion entre le dire et le faire. […]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>- </em><strong><a href="http://www.nsae.fr/2011/12/29/resituer-le-nucleaire/">Resituer le nucléaire</a>, </strong>entretien avec<strong> </strong>Jean-Claude Guillebaud pour la revue <em>Les Réseaux des Parvis</em> (Paru dans le n° 52), publié le 29 déc. 2011 (Faire société autrement, éthique et vie).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Parvis</em></strong><em> : L’importance accordée au nucléaire civil et militaire n’est-elle pas un des révélateurs les plus parlants de la logique qui gouverne l’évolution du monde contemporain ?</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Jean-Claude Guillebaud </em></strong><em>: Les enjeux de l’énergie atomique me sont apparus cruciaux dès le début des années 70 quand j’ai couvert, pour le journal « Le Monde », les premières grandes manifestations antinucléaires. Au forcing entrepris par EDF pour convaincre les Français de la nécessité du tout nucléaire s’est vite opposée, résolument non violente et d’emblée transnationale, une puissante résistance citoyenne. […]</em></p>
<p style="text-align: justify;">- <strong><a href="http://www.nsae.fr/2011/12/30/notre-societe-a-besoin-dapprendre-de-ses-membres-les-plus-fragiles/">Notre société a besoin d’apprendre de ses membres les plus fragiles</a></strong>, publié le 30 déc. 2011 (Faire société autrement, nos combats).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>J’écris ces lignes en décembre. Lorsque Feuille de Route paraîtra en janvier, bien des choses se seront passées. Ce dont je suis malheureusement certain, c’est que la situation sera plus difficile pour beaucoup de personnes, et notamment les plus pauvres d’entre nous […]</em></p>
<p style="text-align: justify;">_________________________________________________________________________________</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: underline;">Infolettre du L. 9 Janvier 2012 </span></strong><span style="text-decoration: underline;">:</span></p>
<p style="text-align: justify;">- <strong><a href="http://www.nsae.fr/2012/01/05/un-monde-tortionnaire-rapport-acat-france-2011-limplacable-engrenage/">“Un monde tortionnaire. Rapport ACAT- France 2011″ : l’”implacable engrenage”,</a></strong> publié le 5 janv. 2012 (Actualité, dans le monde).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Le livre du jour, par Florence Beaugé</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Près d’un pays sur deux pratique la torture, aujourd’hui, dans le monde. C’est le constat accablant que fait l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT). “Du waterboarding à la falaqa, bienvenue dans un monde tortionnaire !” L’ACAT-France ouvre en ces termes son rapport annuel*, le deuxième du genre.[…]</em><em> </em></p>
<p style="text-align: justify;">- <strong><a href="http://www.nsae.fr/2012/01/05/la-tva-antisociale-de-sarkozy/">La TVA antisociale de Sarkozy</a>, </strong>publié le 5 janv. 2012 (Actualité, en France).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>par </em><em><a href="http://www.democratie-socialisme.org/spip.php?auteur4">Jean-Jacques Chavigné</a></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Avec la TVA « sociale », Sarkozy affirme avoir trouvé une mesure miracle. Augmenter de 3 ou 4 points le taux de la TVA permettrait, selon lui, de gagner sur tous les tableaux à la fois : augmenter les salaires directs, ne pas augmenter les prix, lutter contre les délocalisations, financer la protection sociale…[…]</em></p>
<p style="text-align: justify;">- <strong><a href="http://www.nsae.fr/2012/01/05/de-decembre-1991-a-decembre-2011/">De décembre 1991 à décembre 2011</a>, </strong>publié le 5 janv. 2012 (Faire société autrement, témoignages).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Par Ghania Mouffok</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>De l’Algérienne Ghania Mouffok*, “Une femme à sa fenêtre”, cette intéressante chronique qui revient, vingt ans après, sur la victoire électorale du FIS – et l’arrêt du processus démocratique qui s’en est suivi, par le “coup d’Etat constitutionnel” que l’on sait […].</em></p>
<p style="text-align: justify;">- <strong><a href="http://www.nsae.fr/2012/01/05/en-finir-avec-latome-cest-possible/">En finir avec l’atome, c’est possible !,</a> </strong>publié le 5 janv. 2012 (Opinion et débats, coups de cœur).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>par Benjamin Dessus* et Bernard Laponche**, membres de Global Chance, association d’experts indépendants sur l’énergie et le climat.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Depuis toujours, en France, le nucléaire paraissait intouchable. Mais la catastrophe de Fukushima a changé la donne : même dans un pays très avancé, un accident majeur peut se produire ! Et toutes les interrogations jusqu’ici soigneusement évitées émergeaient à nouveau : le risque d’accident majeur bien entendu, mais aussi la production de déchets radioactifs très dangereux et la menace aggravée du risque de prolifération des armes nucléaires […]</em></p>
<p style="text-align: justify;">- <strong><a href="http://www.nsae.fr/2012/01/05/ces-derniers-jours-furent-les-plus-difficiles-de-mon-existence/">Ces derniers jours furent les plus difficiles de mon existence</a>, </strong>publié le 5 janv. 2012 !Faire société autrement, témoignages).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Françoise Manhes et Martine Millet du réseau Chrétiens de la Méditerranée ont rencontré cette jeune femme lors de leur dernier voyage en Palestine. Le texte qu’elle a écrit en septembre les a profondément émues et touchées. Elles ont eu l’occasion d’en discuter avec elle. Ghada Naser a accepté qu’il soit traduit et diffusé à condition – a-t-elle dit – qu’il ne soit pas tronqué, car elle a fait une mauvaise expérience avec quelqu’un qui a diffusé son texte en le modifiant […]</em></p>
<p style="text-align: justify;">- <strong><a href="http://www.nsae.fr/2012/01/06/appel-du-groupe-evangile-et-societe-ges-a-signer-la-petition-pour-un-audit-citoyen-de-la-dette-publique/">Appel du Groupe « Evangile et société » (GES) à signer la pétition « Pour un audit citoyen de la dette publique »,</a></strong> publié le 6 janv. 2012 ( Faire société autrement).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>La crise sert d’alibi et de moteur pour poursuivre une politique qui affecte en priorité les petits, les pauvres, ceux qui sont sous le seuil de pauvreté.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Ce sont ceux-là le cœur de notre combat : rendre leur dignité à tous ceux qui sont  <strong>esclaves de la misère</strong></em><em>… <strong>7millions et demi de salariés qui perçoivent moins de 750 € par mois</strong></em><em>, ce qui touche près de <strong>30 millions de personnes</strong></em><em>. Inadmissible aussi bien pour le citoyen que pour le disciple déclaré du fils de l’homme, Jésus de Nazareth.[…]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>- </em><strong><a href="http://www.nsae.fr/2012/01/06/sommaire-des-articles-publies-entre-le-12-decembre-2011-et-le-2-janvier-2012/">Sommaire des articles publiés entre le 12 décembre 2011 et le 2 janvier 2012</a>, </strong>publié le 6 janv. 2012 (Actualité).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Vous trouverez ci-après le sommaire des articles mis en ligne chaque semaine durant cette période. En effet, par suite d’un incident technique informatique (mise en place d’une nouvelle version du logiciel de gestion), l’envoi de notre « Newsletter »/ Infolettre hebdomadaire n’a pu se faire durant les trois semaines allant du 12 décembre au 2 janvier […]</em></p>
<p><strong><br />
</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nsae.fr/2012/01/14/la-vie-de-nsae-actualites-sommaire-des-articles-publies-entre-le-12-decembre-2011-et-le-9-janvier-2012/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Sommaire des articles publiés entre le 12 décembre 2011 et le 2 janvier 2012</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2012/01/06/sommaire-des-articles-publies-entre-le-12-decembre-2011-et-le-2-janvier-2012/</link>
		<comments>http://www.nsae.fr/2012/01/06/sommaire-des-articles-publies-entre-le-12-decembre-2011-et-le-2-janvier-2012/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 05 Jan 2012 23:14:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[Archives]]></category>
		<category><![CDATA[L'édito du moment]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nsae.fr/?p=5830</guid>
		<description><![CDATA[Vous trouverez ci-après le sommaire des articles mis en ligne chaque semaine durant cette période. En effet, par suite d’un incident technique informatique (mise en place d’une nouvelle version du logiciel de gestion), l’envoi de notre « Newsletter »/ Infolettre hebdomadaire n’a pu se faire durant les trois semaines allant du 12 décembre au 2 janvier. Infolettre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><em>Vous trouverez ci-après le sommaire des articles mis en ligne chaque semaine durant cette période. En effet, par suite d’un incident technique informatique (mise en place d’une nouvelle version du logiciel de gestion), l’envoi de notre « Newsletter »/ Infolettre hebdomadaire n’a pu se faire durant les trois semaines allant du 12 décembre au 2 janvier.</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-5830"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: underline;">Infolettre du L. 19 déc. 2011 </span></strong>:</p>
<p style="text-align: justify;">- <strong><a href="http://www.nsae.fr/2011/12/14/ils-nous-font-payer-la-crise/">ILS NOUS FONT PAYER LA CRISE</a></strong>, publié le 14 déc. 2011 (Faire société autrement, nos combats).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>La crise actuelle n’est pas de notre fait ! Elle est provoquée et organisée par le capitalisme financier et spéculatif! Le système capitaliste financier et les politiques qui le soutiennent permettent que l’argent se multiplie entre les mains de ceux qui, de plus en plus nombreux, le possèdent. Ce système déréglementé leur permet de tirer [...]</em></p>
<p style="text-align: justify;">- <strong><a href="http://www.nsae.fr/2011/12/15/la-violence-religieuse-est-inacceptable/">La violence religieuse est inacceptable</a>, </strong>publié le 15 déc. 2011 (Actualité, en France).</p>
<p style="text-align: justify;">  <em>Par Guy Coq * Dans les polémiques qui montent de plus en plus souvent sur le thème du blasphème, il ne faut pas que les chrétiens oublient qu’ils sont dans une position de faiblesse. Ils se réclament d’un homme en qui ils voient le Verbe de Dieu. Et cet homme-là, éminente présence de Dieu [...]</em></p>
<p style="text-align: justify;">- <strong><a href="http://www.nsae.fr/2011/12/15/sauvez-les-citoyens-avant-les-banques/">Sauvez les citoyens avant les banques !</a> </strong>publié le 15 déc.<strong> </strong>2011(Faire société autrement, Economie et société).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Il n’y a pas de sortie simple de la zone euro Par James K. Galbraith et Aurore Lalucq *   La crise de la zone euro est une crise bancaire qui a pris la forme d’une série de crises des dettes souveraines. Une crise aggravée par des idées économiques réactionnaires, une architecture défectueuse et un [...]</em></p>
<p style="text-align: justify;">- <strong><a href="http://www.nsae.fr/2011/12/15/levangile-de-noel-des-sans-papiers/#more-5712">L’Evangile de Noël des « sans-papiers</a> , </strong>publié le 15 déc. 2011 (Faire Eglise autrement, hotspot, textes libérateurs).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Paraphrase des évangiles de la nativité  Par Emmanuel Terray Nativité du Christ d’Andrei Roublev, Galerie Tretiakov, Moscou En ce temps-là vivait à Nazareth en Galilée un homme appelé Joseph. Joseph était charpentier, et il venait de se marier avec une jeune femme qui s’appelait Marie. Or il advint en ces jours-là que parut un édit [...</em></p>
<p style="text-align: justify;">- <strong><a href="http://www.nsae.fr/2011/12/15/les-dissidents/">LES DISSIDENTS</a>, </strong>publié le 15 déc. 2011 (Le réseau NSAE, au cœur de réseaux actifs).</p>
<p style="text-align: justify;">  <em>Message pastoral de Francisco Pérez, archevêque de Pampelune et de Tuleda, pour l’Avent  Le document ci-après nous a été transmis via le réseau IMWAC (International Movement We Are Church) par nos amis espagnols de « Nosotros Somos Iglesia » . Son titre  est : « Il y a des chrétiens qui s’opposent au pape et aux évêques » […]</em><em></em></p>
<p style="text-align: justify;">____________________________</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: underline;">Infolettre du L. 26 Décembre 2011 </span></strong>:</p>
<p style="text-align: justify;">- <strong><a href="http://www.nsae.fr/2011/12/22/priere-de-sabeel/">PRIÈRE DE SABEEL</a></strong>, publié le 22 déc. 2011 (Actualité à ne pas manquer).</p>
<p style="text-align: justify;">Dieu de miséricorde et d’amour, nous te rendons grâce pour les nombreuses bénédictions que tu nous as gracieusement […]</p>
<p style="text-align: justify;">- <strong><a href="http://www.nsae.fr/2011/12/22/laurent-mucchielli-%E2%80%89punir-plus-vite-et-plus-tot%E2%80%89">Laurent Mucchielli : «  Punir plus vite et plus tôt  »</a>, </strong>publié le 22 déc. 2011 (Opinions et débats, entretien avec)</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Non, la violence des jeunes n’est pas en augmentation, et les politiques sécuritaires produisent de la délinquance alors qu’elles prétendent la combattre. En réalité, la justice a surtout besoin de moyens. Fondateur de l’Observatoire régional de la délinquance en Paca, Laurent Mucchielli* publie un essai qui analyse la construction politique de la violence. Sur fond [...]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>- <a href="http://www.nsae.fr/2011/12/22/la-crise-dun-pontificat-qui-a-peur-du-monde-et-de-lavenir/">La crise d’un pontificat qui a peur du monde et de l’avenir, un livre de Marco Politi</a></strong></p>
<p style="text-align: justify;">publié le 22 déc. 2011 (Faire Eglise autrement, Chantiers de réforme).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Un livre de Marco Politi Par Luca Kocci Il est difficile, voire impossible, de regarder et d’imaginer l’avenir de l’Église catholique, lorsque la préoccupation dominante est la défense et la conservation de ce qui existe. En effet, dans ce cas, le résultat n’est même pas la préservation et l’immobilisme, mais la restauration et un “retour [...]</em></p>
<p style="text-align: justify;">- <strong><a href="http://www.nsae.fr/2011/12/23/crises-de-dette-crises-sociales/">Crises de dette, crises sociales</a>, </strong>publié le  23 déc. 2011 (Faire société autrement, Economie et société).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Par Christian Chavagneux   Les trains qui arrivent à l’heure n’intéressent personne. De la même façon, les dettes qui sont remboursées rubis sur l’ongle ne font jamais la une. Mais lorsque des débiteurs sont en difficulté, tous les regards se tournent vers eux. Et, de ce point de vue, l’actualité a été plutôt chargée depuis [...]</em></p>
<p style="text-align: justify;">- <strong><a href="http://www.nsae.fr/2011/12/23/pistes-pour-une-nouvelle-vision-ecologico-spirituelle/">Pistes pour une nouvelle vision écologico-spirituelle</a>, </strong>publié le 23 déc. 2011 (Faire société autrement, Ethique et vie).</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Par Leonardo Boff</strong>   Dans ce numéro (DIAL de décembre 2011), les trois premiers textes * se rapportent plus particulièrement à la Bolivie, et ce quatrième article, rédigé par le théologien brésilien Leonardo Boff fait écho en bien des points aux deux premiers, rédigés par Javier Medina, ainsi que, plus largement, aux textes présentant une [...]</em></p>
<p style="text-align: justify;">_________________________</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: underline;">Infolettre du L. 2 Janvier 2012 </span></strong>:</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>- <a href="http://www.nsae.fr/2011/12/29/noel-2011-a-bethleem-homelie-de-mgr-fouad-twal/">Noël 2011 à Bethléem : homélie de Mgr Fouad Twal</a>, </strong>publié le 29 déc. 2011 (Actualité, horspot, à ne pas manquer).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les </em><em><a href="http://www.amisdesabeel-france.blogspot.com/">Amis de Sabeel-France</a></em><em> nous ont transmis l’homélie prononcée à Bethléem la nuit de Noël par le patriarche latin de Jérusalem Mgr Fouad Twal en présence, comme c’est la tradition, des autorités civiles et en premier lieu du président Mahmoud Abbas. Il y exprime des positions claires sur la situation politique, en lançant un appel pour que soit mis un terme à la violence et à l’injustice, en réclamant la paix, la stabilité et la sécurité pour tout le Moyen-Orient.[…]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>- </em><strong><a href="http://www.nsae.fr/2011/12/29/gaza-le-droit-bafoue/">Gaza : le droit bafoué</a></strong>, publié le 29 déc. 2011 (Actualité, dans le monde).<strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>A l’occasion des 3 ans de l’attaque militaire menée par Israël sur la bande de Gaza entre le 27 décembre 2008 et le 18 janvier 2009, une tribune a été publiée dans le journal Libération par un collectif d’ONG françaises, palestiniennes et israéliennes […]</em></p>
<p style="text-align: justify;">-<em> </em><strong><a href="http://www.nsae.fr/2011/12/29/canards-sans-tete/">Canards sans tête</a>, </strong>par Serge Halimi, publié le 29 déc. 2011 (Opinions et débats, coup de cœur).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les sommets de dirigeants européens se suivent et échouent ; la Maison Blanche et le Congrès se querellent sans résultat. « Les marchés » l’ont compris, et traitent dorénavant les élus comme des canards sans tête, simples jouets des forces qu’ils ont eux-mêmes enfantées et qu’ils ne savent plus maîtriser. Au même moment pourtant — en France, en Russie, aux Etats-Unis et ailleurs —, des élections présidentielles se préparent. Elles saturent l’espace civique et médiatique, créant un sentiment irréel de déconnexion entre le dire et le faire. […]</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>- </em><strong><a href="http://www.nsae.fr/2011/12/29/resituer-le-nucleaire/">Resituer le nucléaire</a>, </strong>entretien avec<strong> </strong>Jean-Claude Guillebaud pour la revue <em>Les Réseaux des Parvis</em> (Paru dans le n° 52), publié le 29 déc. 2011 (Faire société autrement, éthique et vie).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Parvis</em></strong><em> : L’importance accordée au nucléaire civil et militaire n’est-elle pas un des révélateurs les plus parlants de la logique qui gouverne l’évolution du monde contemporain ?</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Jean-Claude Guillebaud </em></strong><em>: Les enjeux de l’énergie atomique me sont apparus cruciaux dès le début des années 70 quand j’ai couvert, pour le journal « Le Monde », les premières grandes manifestations antinucléaires. Au forcing entrepris par EDF pour convaincre les Français de la nécessité du tout nucléaire s’est vite opposée, résolument non violente et d’emblée transnationale, une puissante résistance citoyenne. […]</em></p>
<p style="text-align: justify;">- <strong><a href="http://www.nsae.fr/2011/12/30/notre-societe-a-besoin-dapprendre-de-ses-membres-les-plus-fragiles/">Notre société a besoin d’apprendre de ses membres les plus fragiles</a></strong>, publié le 30 déc. 2011 (Faire société autrement, nos combats).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>J’écris ces lignes en décembre. Lorsque Feuille de Route paraîtra en janvier, bien des choses se seront passées. Ce dont je suis malheureusement certain, c’est que la situation sera plus difficile pour beaucoup de personnes, et notamment les plus pauvres d’entre nous […]</em></p>
<p style="text-align: justify;">___________________________________________________________________________________</p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: underline;"> </span></strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nsae.fr/2012/01/06/sommaire-des-articles-publies-entre-le-12-decembre-2011-et-le-2-janvier-2012/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La vie de NSAE : actualités</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2011/11/29/la-vie-de-nsae-actualites-2/</link>
		<comments>http://www.nsae.fr/2011/11/29/la-vie-de-nsae-actualites-2/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 28 Nov 2011 23:16:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[Collectifs et associations]]></category>
		<category><![CDATA[L'édito du moment]]></category>
		<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nsae.fr/?p=5643</guid>
		<description><![CDATA[EVANGILE ET SOCIETE par Jacques Gaillot A l’invitation du groupe NSAE 15 – Cantal, Jacques Gaillot a donné une conférence sur ce thème suivie d’échanges avec les participants lors d’une soirée à Aurillac dans la salle municipale de la Montade, le 27 octobre 2011. En préliminaire, après une présentation du conférencier, un rappel est fait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>EVANGILE ET SOCIETE par Jacques Gaillot</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>A l’invitation du groupe NSAE 15 – Cantal, Jacques Gaillot a donné une conférence sur ce thème suivie d’échanges avec les participants lors d’une soirée à Aurillac dans la salle municipale de la Montade, le 27 octobre 2011. En préliminaire, après une présentation du conférencier, un rappel est fait de l’origine de la constitution du groupe NSAE 15, né il y a 15 ans et toujours vivant ! … et constitué suite à l’éviction de l’évêque d’Evreux ; ce collectif régional fait partie du mouvement national  « Nous Sommes Aussi l’Eglise » constitué en 1996 dans la suite du mouvement international « Nous sommes Eglise » né en Autriche en 1995.</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em> </em></strong><strong><em>On trouvera ci-après la retranscription de cette conférence et un résumé des débats qui l’ont suivie.</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Bonsoir. Merci de m’accueillir parmi vous. Quand on me présente, j’apprends toujours quelque chose ! J’ai besoin des autres pour me connaître. Merci à vous de votre accueil. Je crois que c’est la première fois que je viens à Aurillac : je fais souvent les choses pour la première fois. Et merci à vous qui avez manifesté en janvier 95, dans le froid. Merci à mes frères prêtres que j’ai rencontrés tout à l’heure (prêtres et diacre) et merci pour le festin que j’ai eu avant la conférence. Vraiment, j’ai mangé des produits régionaux et bu du vin de la vigne : je ne sais pas si je suis bien en état pour faire une conférence, mais enfin, quand il faut faire la fête… faut faire la fête !</em></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Aurillac1Repasdébut.jpg"><img class="size-medium wp-image-5645 aligncenter" title="Aurillac1Repasdébut" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Aurillac1Repasdébut-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Alors vous m’avez donné comme sujet « <strong>Evangile et société</strong></em><em> ». Mais c’est beau, c’est beau vraiment.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em><strong>EVANGILE. </strong>Pour moi,<strong> </strong>j’ai toujours été -  et je le suis encore &#8211; fasciné par<strong> </strong>l’Evangile. Il est pour moi synonyme de liberté, message  tellement novateur pour l’humanité ! Et donc, je vous donne quelques caractéristiques.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>La première, c’est la liberté de l’individu</em></strong><strong>.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong>Jésus rencontre sur sa route des gens qu’il ne pensait pas rencontrer, hommes et femmes qui surgissent sur la route. Et qu’est-ce que fait Jésus ? Il les remet à eux-mêmes, à leur liberté, à leur vérité d’hommes et de femmes et pour cela, il reconnaît leur dignité. La seule attitude qui puisse libérer quelqu’un, c’est de reconnaître sa dignité. C’est ce que Jésus fait : il les regarde, les écoute et fait en sorte qu’eux-mêmes puissent s’en sortir et vivre librement. Donc, c’est un message de liberté. Et l’individu passe avant la famille, avant le clan, avant le groupe, avant la communauté : c’est très novateur à l’époque [vous savez !] C<em>’est l’individu qui est premier</em> : et l’individu passe avant la Loi, avant le shabbat et avant le Temple.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui est sacré, ce n’est pas le temple, ce n’est pas le shabbat, c’est l’homme, l’être humain. Il n’y a rien d’autre qui soit sacré que l’être humain. Un lieu n’est sacré que s’il y a des gens dedans. Quand il y avait des sans-papiers qui campaient dans une église à Paris, comme l’église St Ambroise, je disais aux gens et aux médias : <em>« ces gens ont occupé l’église et donc elle est sacrée</em> <em>puisqu’ils sont dedans</em> ». Voyez, c’est formidable. On m’a dit : <em>« mais c’est des musulmans</em> ! » Et alors ? Mais ce sont des êtres humains ! SI on expulse des étrangers d’une église – et ça s’est fait à St Ambroise – on désacralise l’église ! L’être humain est au centre. Et ça, Jésus le fait régulièrement, voyez, et il rencontre beaucoup d’opposition. <em>L’Être humain est au centre</em>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Et puis une deuxième chose qu’on trouve dans l’Evangile, c’est la fraternité.</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Vous êtes tous frères. Et pour Jésus, il n’y a pas de hiérarchie entre les êtres humains ; il y a des responsabilités variées, oui, des fonctions variées mais les êtres humains sont égaux. Nous sommes habitués à travers les siècles à ce qu’il y ait des hiérarchies entre les êtres humains, mais cela vient de nous, de la tradition : c’est véhiculé par nos cultures, par les religions, mais les êtres humains sont égaux. Nous mettons toujours des hiérarchies : entre riches et  pauvres, colonisateurs et colonisés, hommes libres et esclaves, hommes et femmes, noirs et blancs, que sais-je ; votez, toujours des hiérarchies. Jésus fait tomber tout ça ! Comme disait Coluche, <em>« Y en a qui sont plus égaux que d’autres ». </em>Et c’est nous qui faisons cela. Alors, Jésus nous invite à voir, dans le visage de l’être humain, ce qu’il y a d’universel en lui et non pas d’abord ce qui le différencie.</p>
<p style="text-align: justify;">Je vais quelquefois à la prison de Fresnes, près de Paris et je loge dans la communauté des Spiritains (qui est une communauté importante : on est 50, 60). Et le soir au repas, je dis : <em>« J’ai été voir un détenu à Fresnes ». </em>Et il  y en a un qui me dit : <em>« Qu’est-ce qu’il a</em> <em>fait ?</em> » Je réponds : <em>« J’en sais rien ; je ne pose jamais la question</em> ». Et un autre qui me dit <em>« Est-ce qu’il est croyant</em> ? » Je dis <em>« J’en</em> <em>sais rien ; je ne pose jamais la </em>question. S’il me le dit, c’est bien, s’il ne me le dit pas&#8230; » Et il y a un troisième qui me dit : <em>« Mais alors, de quoi avez-vous discuté ? » </em>Je dis : « <em>j’ai écouté la souffrance de cet homme, souffrance qu’il voulait me partager »</em>.  Voyez, c’est l’être humain qui est important, pas ce qu’il a fait, pas ceci ou cela. C’est un être humain, ce qu’il y a d’universel en lui. Voilà, tout ça, c’est une caractéristique de l’Evangile, très importante, et c’est tellement actuel !</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Une autre caractéristique de l’Evangile, c’est le choix des pauvres.</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">C’est un choix de Dieu qui est déroutant : celui qui est méprisé, délaissé, exclu, Dieu commence<span style="text-decoration: underline;"> </span>par lui. Je me trouvais un jour devant la mairie de Paris, dans une manifestation de sans-papiers, des Africains pour la plupart, des Maliens. Ils avaient été expulsés la veille du gymnase Japy où ils étaient réfugiés. Les CRS les avaient expulsés de façon brutale et ils n’étaient pas contents. Comme le gymnase appartient à la mairie de Paris, ils voulaient manifester devant la mairie et qu’une délégation soit reçue. Ils étaient à peu près 200, 250, et moi j’étais là, au milieu de ces grands Africains.</p>
<p style="text-align: justify;">Et tout d’un coup, y a un homme qui se dresse devant moi, un blanc, un Français sans doute, et qui me dit : « <em>Et Dieu dans tout ça</em> ? » Je dis « <em>Dieu, il est là, avec les Africains </em>». Il a dit : « V<em>ous êtes sûr ? </em> » Je dis « <em>Oui : Dieu est</em> <em>toujours du côté de ceux qui sont en danger, en difficulté ; c’est le cas </em>». Il me dit alors : <em>« Si Dieu est à côté des Africains, alors il n’est</em> <em>pas avec les CRS, de l’autre côté de la barrière ?!</em> » [Ils sont coquins, voyez]</p>
<p style="text-align: justify;">Je lui dis : <em>« Dieu fait le choix de ceux qui sont en difficulté</em>, <em>mais il n’exclut personne : il commence par les petits, par les pauvres, et il s’ouvre à tous </em>». Alors, il réfléchit quelques instants puis il me dit : <em>« ça me va bien, ça me va</em> » et il s’en va. [Y a des fois, certains m’aiment bien, voyez]. Donc, il y a ce choix de l’Evangile pour ceux qui sont délaissés, qui sont exclus, et que Dieu identifie aux victimes. « <em>Ce que vous avez fait au plus petit de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait ». </em>Un choix difficile<span style="text-decoration: underline;">.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Et puis une autre caractéristique de l’Evangile aussi, c’est qu’il y ait séparation entre les pouvoirs spirituel et temporel.</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Jésus ne s’est pas présenté – et il a tout fait pour ça – pour ne pas être perçu comme un messie politique. Pourtant, ils [les Juifs de l’époque de Jésus] sont occupés par Rome et tous voudraient que le messie chasse les Romains. Jésus ne se présente pas comme un révolutionnaire. Il ne cherche pas à défier le pouvoir politique, il s’en méfie. Il le relativise : ce n’est pas son chemin et heureusement ! <em>« Mon royaume n’est pas de ce monde ».</em> Il faut bien distinguer les choses.<strong><em><span style="text-decoration: underline;"> </span></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em><span style="text-decoration: underline;"> </span></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Et puis je termine par cette dernière caractéristique dans l’Evangile : c’est la mise en œuvre de la justice et de l’amour qui sont dus au prochain.</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">La justice <strong>ET</strong> l’amour : on ne peut pas les séparer. L’amour suppose la justice. V. Hugo disait : <em>« On fait la charité quand on n’a pas</em> <em>réussi à supprimer l’injustice ». </em>C’est très fort. Quelquefois, quand il y a des manifestations à Paris, il y a de grandes banderoles où on met : <em>« On ne veut pas la charité, on réclame la justice</em> ». Parce qu’on dit : avec la justice, on va aux causes, tandis qu’avec la charité, on va aux effets. On dit : la charité entretient la misère, tandis que la justice la combat en allant aux racines. Donc la charité a mauvaise presse, assez souvent, assez souvent. Donc l’amour ne supprime pas la justice. Et Jésus, comme tous les prophètes, met en œuvre la justice. Et donc, il y a de l’amour qui va au-delà de la justice et qui est dans une logique de gratuité, de surabondance.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces jours-ci, il y a quelqu’un qui m’écrit de Montréal, sur le net, et qui me dit : <em>« Quand on voit ce qu’a fait ce dictateur et comme</em> <em>chrétien, jusqu’où peut aller l’amour pour lui ? ». </em>Alors, je lui dis<em> : «  On ne met pas de limite à l’amour, on ne met pas de limite au pardon ». </em>Comme disait St Augustin <em>: «  La mesure de l’amour, c’est d’aimer sans mesure ». </em>Et l’amour de Dieu est déconcertant parce que il n’y a pas de limites. Et comme disait  St Paul : <em>« Ce frère pour qui le Christ est mort</em> ».  Donc on ne peut pas dire jusqu’où peut aller l’amour de Dieu. Il n’y a pas de limite et nous sommes invités de temps en temps à avoir des actes de surabondance, des actes gratuits, comme l’a fait le Christ. Dans l’Evangile, il n’y a que des femmes qui ont posé des actes de surabondance, jamais des disciples ! Voilà donc quelques caractéristiques ; il peut y en avoir d’autres : dans l’amour, il faudrait dire l’amour des ennemis, la non-violence, le pardon.</p>
<p style="text-align: justify;">Donc, je suis frappé par la beauté et la profondeur de l’Evangile. Alors vous me direz : il va y avoir 7 milliards d’hommes bientôt sur la planète et cela va faire un grand nombre qui ne connaîtront ni ne liront jamais l’Evangile, qui n’auront jamais entendu parler de l’Evangile. Oui, peut-être&#8230; Il est possible qu’il y ait un certain nombre qui ait eu la chance de rencontrer des hommes et des femmes  qui vivent l’Evangile au quotidien. Et je peux vous dire, et vous le savez par expérience, que beaucoup de gens ont découvert l’Evangile parce qu’ils ont rencontré des hommes et des femmes qui vivaient l’Evangile aujourd’hui, tout simplement. Et ça les a mis en route. Et l’Evangile est fait pour être vécu par<span style="text-decoration: underline;"> </span>les gens,  et ça nous appartient. <strong>Voilà l’Evangile pour moi.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em><span style="text-decoration: underline;"> </span></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Alors, LA SOCIETE, française ou autre.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nous sommes dans un monde qui a basculé dans un monde nouveau. C’est la fin d’un monde ; je n’ai pas dit la fin du monde : la fin d’<strong>un</strong> monde. Et nous assistons à la naissance d’un monde nouveau dont on ne sait pas ce qu’il sera. Et tout va vite, très vite. Ce qui se faisait hier ne se fera pas demain et nous avons l’impression que nous marchons sur un sol qui se dérobe ; et tout va tellement vite ! Aucune institution n’est protégée, pas même l’Eglise. Tout bouge et avec le recul, avec l’âge, on sait que ça va vite. Quand on compare il y a 20 ans, 40 ans, c’est pas croyable ! Il y a d’autres façons de vivre. Aujourd’hui, il faut marcher en innovant : on ne peut pas répéter le passé. Et si on se tourne vers le passé, on devient une statue de sel, comme dans la Bible. Il faut se tourner vers l’avenir Ce n’est pas parce qu’on avait vécu de telle manière, qu’il y avait telle chose, qu’il faut reprendre aujourd’hui. Il faut  innover.</p>
<p style="text-align: justify;">Au mois de juillet, on m’a demandé de faire un texte pour des jeunes : qu’est-ce que j’aurais à dire à des jeunes d’aujourd’hui ? Qu’est-ce que j’aurais à transmettre ? Alors au début, je m’adresse à un jeune que j’ai connu, qui s’appelle Nicolas, qui est de Lyon, que j’ai rencontré au FSE (Forum Social Européen) à Paris, qui est incroyant, de famille très pauvre. Alors je m’adresse à lui, le connaissant et je lui dis : <em>« Autrefois, les Anciens avaient quelque chose à transmettre quelque chose aux jeunes, leur expérience&#8230; Comme en Afrique où on dit que les Anciens sont des bibliothèques. Et bien aujourd’hui, on ne peut plus transmettre pareil, parce que tout a bougé : ça ne sert à rien de dire c’est comme ça qu’il fallait faire etc. ». </em>Non, il faut créer, recréer, et je crois que les jeunes aujourd’hui ont une sensibilité de la société. Ils ont à nous apprendre : il faut les écouter, écouter les Indignés, les jeunes du printemps arabe. Ils ont des choses à dire, parce que mieux que nous, ils ont cette sensibilité de la société qui vient.</p>
<p style="text-align: justify;">Je sais qu’à Paris, quand les jeunes commencent à manifester, alors la police protège la Sorbonne comme c’est pas croyable ! Parce que c’est le fer de lance : faut pas que ce soit comme en 68 ; y a les canons à eau, y a tout vous savez : faut pas que les jeunes s’emparent de la Sorbonne&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Donc, on est attentif aux mouvements des jeunes et on a raison : ils disent quelque chose à la société. Donc il faut savoir apprendre, même si l’on est ancien, écouter ce que disent les jeunes et pas seulement dire<em> « Nous, voilà ce qu’on a à dire</em> ». Alors donc, nous sommes dans une société du changement et ce n’est pas fini. Je trouve que c’est passionnant, parce qu’on n’a pas toujours à répéter, on a à créer. Vous me direz, c’est fatigant ; en même temps, c’est plein d’allant ! Il y a quelques caractéristiques de cette évolution, quelques signes des temps que je vous signale comme ça.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Je crois que la première, c’est que nous vivons un dépassement des frontières.</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le monde nouveau se construit dans le dépassement des frontières : pas simplement géographiques, mais culturelles, religieuses, politiques. On doit vivre dans l’échange ; aucune société ne peut vivre fermée sur elle-même : pas même la Birmanie, l’Iran. On est obligé d’avoir des échanges, c’est important ; nous sommes interdépendants. Les frontières ne sont pas seulement extérieures, mais intérieures. Nous avons des murs de préjugés qui nous empêchent de dépasser nos manières de vivre et de considérer les autres. On peut voyager dans le monde entier mais garder ces murs de préjugés que nous avons vis-à-vis des autres.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Je crois que le second signe des temps, c’est la promotion des femmes partout dans le monde.</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em> </em></strong>Des femmes qui arrivent aux responsabilités, de plus en plus, aux plus grandes responsabilités. Et c’est un phénomène mondial qui se fait. Il faut s’en réjouir : il est grand temps de voir des femmes qui sont responsables de leur pays : au Brésil en Argentine, en Allemagne, un peu partout, au Liberia. C’est comme ça. Et donc, c’est une caractéristique du monde d’aujourd’hui.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Un autre signe que je signale, c’est l’avancée du droit.</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Une avancée du droit un peu partout. Ce n’est pas facile qu’un pays devienne un Etat de droit. Il faut du temps et c’est toujours fragile parce qu’on est toujours tenté que ce soit la force qui puisse prévaloir sur le droit, alors que la force est au service du droit, et c’est le droit qui protège les citoyens. Alors, même dans un pays comme la France, vous avez de nouveaux droits qui s’ajoutent : pour les enfants  (les droits des enfants) ; les droits des détenus en prison : les détenus ont des droits, on ne peut pas faire n’importe quoi avec eux ; dans les écoles, il y a aussi des droits pour les élèves. Une sorte de protection qui s’étend un peu partout, pour que l’INDIVIDU soit protégé.</p>
<p style="text-align: justify;">Et puis au plan international : voyez les instances internationales où l’on peut juger les personnes qui ont commis des crimes contre l’humanité. Et il y a des chefs d’Etat, des présidents qui ont peur maintenant de sortir de leurs pays, qui savent que, et bien voilà, ils risquent d’être emmenés dans ces pays pour être jugés. Et c’est une avancée du droit qui est importante. Et qui va continuer (bis).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Et je pense qu’une autre caractéristique qu’on peut donner, c’est la prise de conscience de notre lien avec la Nature.</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">On a longtemps vécu comme étant au-dessus, comme pouvant faire tout ce que l’on voulait avec la création pour obtenir les richesses dont on avait besoin. Et l’on s’aperçoit que nous sommes liés à la nature, et que la nature peut vivre sans nous mais que nous, nous ne pouvons pas vivre sans elle, et qu’on ne peut pas négocier avec la nature ! Et les effets qu’il y a aujourd’hui font que l’on prend conscience de notre appartenance à la nature : nous sommes des fils du Cosmos ; comme le dit Hubert Reeves : des poussières d’étoiles. Nous appartenons au domaine du vivant. Nous sommes liés à la mère-terre<span style="text-decoration: underline;"> </span>et donc, cela nous fait tomber un peu de notre piédestal pour montrer qu’il y a un respect de la création et qu’il est urgent de prendre conscience de cela.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Autre chose, j’en ai déjà parlé un petit peu, c’est a place des jeunes, en particulier actuellement avec le printemps arabe.</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em>J’avais été invité au mois de février par des Tunisiens, par les DDH, dans le sud de la Tunisie, dans le bassin minier de Gafsa, à Redeyef, où il y a des mines très importantes du pays et il y a 2 ans, il y avait eu des révoltes, des émeutes d’ouvriers car le clan Ben Ali possédait la mine et avait mis beaucoup d’ouvriers à l’écart. Donc il y avait carrément une émeute qui était réprimée très durement, Avec beaucoup de gens emprisonnés, il y avait la torture etc. des procès, et deux ans après, il y avait le printemps arabe, les prisonniers ressortaient et&#8230; une grande fête là-bas. Alors, j’ai été émerveillé de voir ces milliers de gens qui étaient debout, là, sur la place et qui étaient libérés de la peur. Autrefois, il y avait cette chape de plomb, personne ne parlait et là, ils sont libérés de la peur. Et je les entendais vraiment demander la liberté, demander la justice, demander la démocratie ; et sans haine, sans violence ! Ils n’en voulaient ni à l’Occident ni aux Etats-Unis, ils voulaient la liberté et la justice. C’était beau, vraiment le printemps arabe !</p>
<p style="text-align: justify;">Et bien je crois que les jeunes ont quelque chose à nous dire ; les jeunes de la place Tarhir, extraordinaire : ils se rencontraient par dizaine de milliers là, si souvent, pour demander la même chose, sans haine et pacifiquement, et c’était vraiment beau pour moi de voir ça ! Les jeunes, ils ont osé ce que personne n’avait osé faire. Et à Gaza, au mois de février mars, un grand rassemblement de jeunes, à Gaza, sans demander l’autorisation à Abbas, rien du tout !  Rassemblés. Et qu’est-ce qu’ils ont demandé ? Qu’il y ait une réconciliation entre le Fatah et le Hamas en disant : nous avons besoin de l’unité et le peuple palestinien passe avant les partis. C’est extraordinaire. Alors les responsables politiques du Hamas  ont dispersé la manifestation. Comme c’était des jeunes du pays, c’est quand même quelque chose. Et les jeunes disent des choses que les autres ne disent pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Et, puis il y a ce mouvement des Indignés, qui est parti d’Espagne, de la place de Madrid  et se répand un peu  partout vraiment : c’est la même chose, c’est pas politique, il faut les écouter. Il y avait à Madrid sur la fameuse place, une grande inscription sur un mur où ils avaient mis – les jeunes s’adressant aux responsables politiques – « <em>si vous nous empêchez de rêver, on vous empêchera </em>de dormir ». Et bien oui, c’est un petit peu le rôle des jeunes : empêcher les responsables de dormir et  leur<span style="text-decoration: underline;"> </span>dire ! Voilà.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>J’ajouterais peut-être encore dans ce mouvement  de ce monde qui vient : c’est la montée  aussi de la non-violence.</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em>La non-violence, oui. Je fais partie d’associations à Paris, de l’association « <strong>Droits devant !</strong> » pour les sans-papiers et le <strong>DAL</strong> pour le logement, ce sont des associations non-violentes. Et quand il y a des manifestations qui peuvent être un peu chaudes, on rappelle toujours qu’il ne faut pas provoquer la violence et ne pas exciter les CRS. Et ça se passe bien, souvent, et la police le sait. La semaine dernière, il y avait une réunion par une commission de l’Unesco (c’est la décennie pour la non-violence) et devant les excès de la violence dans les collèges et dans les écoles, et bien il y a un livre qui vient de paraître : <em>« Cent questions : la non-violence</em> ». Et donc, ça a été préparé pendant quelques années, et c’est intéressant. Et donc, dans le règlement intérieur des lycées et des collèges, il y a quelque chose par rapport à la non-violence et ce livre pourra aider davantage. Autant la violence fait partie de nous, autant la non-violence est un choix qui est difficile et qu’on est appelé à faire : dans un monde de violence, la non-violence prend toute sa place.</p>
<p style="text-align: justify;">J’avais une réunion à Orly sur les Palestiniens et dans le débat, curieusement, on est parti sur la non-violence. Alors à un moment donné, il y avait une jeune qui avait je crois 19-20 ans, (Noémie) et qui dit : « écoutez, faut que je vous raconte quelque chose qui s’est passé il n’y a pas longtemps<span style="text-decoration: underline;">.</span> J’étais dans le métro, et un jeune vient vers moi avec son couteau, et il me dit « <em>donne-moi ton argent et ton portable » </em>Alors la fille le regarde dans les yeux et lui dit : <em>« de l’argent, j’en ai pas. Un portable, j’en ai un, mais tu ne l’auras pas.</em> ». Il dit « <em>Et pourquoi, je l’aurai pas ?</em> » « <em>Et bien parce que j’en ai besoin pour téléphoner à ma copine : je suis à une réunion sur la paix </em>». « <em>Bon, alors, tu fais une réunion sur la paix ?</em> » « <em>Oui, ce soir</em> ».  Alors, il baisse son couteau, il s’écarte, il revient vers elle et il lui fait un bisou ! Et Noémie dit <em>« je vous assure que c’est vrai, ça s’est passé comme ça : Je faisais partie au lycée d’un groupe sur la non-violence et on m’a appris à regarder l’adversaire sans avoir peur de lui. Je peux vous dire que je l’ai regardé ce jeune, je l’ai pas quitté des yeux, et j’ai pas peur de lui ! » </em>C’est beau, beau<span style="text-decoration: underline;"> </span>cette jeune Noémie, vraiment. Alors les gens, ils étaient comme ça !..<span style="text-decoration: underline;">. </span>C’est un signe des temps qui s’imposera.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Alors vous me direz : «  la société française ? »</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Et bien c’est une société donc laïque, sécularisée, habitée par plusieurs religions, dont l’Islam – qui fait peur à beaucoup de gens – et qui est confrontée, je trouve personnellement, à deux choses que je voudrais détailler un  petit peu.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>La première, c’est qu’il y a un déficit du lien social.</em></strong> Ça me frappe beaucoup, dans une ville comme Paris, je prendrai l’exemple des personnes âgées. Il y a beaucoup de maisons de retraite, beaucoup de personnes chez elles, etc. on fait beaucoup de choses pour qu’elles puissent rester chez elles le plus longtemps possible : bien ; mais il y a une solitude, une solitude affective&#8230; Dans à peine deux mois on sera à Noël et il y a  des personnes âgées qui vivent seules le jour de Noël, sans aucun contact, aucune visite, et elles me disent : <em>« c’est le jour le plus pénible de l’année ! » </em>D’une part, parce qu’elles pensent à leurs Noëls d’autrefois en famille, une fête conviviale, de cadeaux, on est heureux de se retrouver en famille à Noël : une fête de famille. Et là les enfants sont grands, ils sont mariés, ils sont partis à l’autre bout de la France, bon etc. La solitude : beaucoup de gens souffrent de la solitude.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans les banlieues. C’est vrai que dans les banlieues, ça peut exploser, on ne peut jamais prévoir, mais il y a tous les ingrédients.  Et il n’y a pas de lien social qui s’est fait : c’est pas une question d’argent, c’est une question de liens humains, et y en n’a pas ! Je connais des jeunes de banlieues qui viennent, mettons  à Paris, quand, ils  prennent une consommation au café, on leur demande d’abord de payer : Invraisemblable !  Donc, le lien social, il faut le refaire avec patience, le retisser : difficile. Et souvent un des rôles des citoyens aujourd’hui, c’est de créer du lien. Il y a qui savent créer du lien : dans un immeuble, partout. Je connais en banlieue une HLM :  au 4<sup>ème</sup>, y a pas d’ascenseur, et il y a une communauté de religieuses qui sont là depuis longtemps : elles ont tissé des liens ; et plus qu’un lien : il y a un réseau vraiment. On les connaît bien : quand il y a une fête musulmane, elles sont invitées, partout elles sont invitées. On les connaît ; elles ont créé du lien. Je leur dis souvent : vous rendez ce service à la société.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Et puis  le deuxième signe aussi  que je vois c’est la question des  suicides. </em></strong>Beaucoup de suicides, et de suicides de jeunes. J’ai été marqué par beaucoup de cas, vraiment, en particulier des suicides en prison. Il y a au mois de novembre, bientôt, ça va être la troisième année, il y a ce qu’on appelle <em>« les suicides en prison</em> ». Alors sur la place du Trocadéro, en fin d’après-midi, il y a une petite célébration pour faire mémoire de tous ceux qui dans l’année se sont suicidés en prison. Et c’est un diacre de la Mission de France qui est infirmier à l’hôpital de Fresnes, à la prison, qui a pris cette initiative. Et donc, avec un certain nombre d’organismes, on essaye de voir tous ceux qui se sont suicidés dans l’année et au Trocadéro, on lit une litanie et on est quelques uns : moi je suis chargé de lire les suicides qui ont eu lieu au cours d’un mois. Alors on dit le prénom, le jour, le mois, l’année et l’âge. Vous savez, c’est une litanie impressionnante : un tel, tel jour, 20 ans, 24 ans, 18 ans&#8230;incroyable ! Morts en suicide. Souvent, c’est des gens qui se sentent abandonnés, qui se sentent seuls et qui  mettent un petit billet, une petite lettre « <em>je suis aimé par personne</em> », « <em>je suis lâché par tout le monde</em> », « <em>Je préfère partir</em> ». C’est terrible ! Ce qui se passe dans les prisons, c’est un peu un miroir de la<span style="text-decoration: underline;"> </span>société. Et il y a, à peu près, un suicide tous les 3 jours en prison : scandaleux ! Alors ça c’est une chose qui ne marche pas dans notre société, et ça va toujours dans le lien social.</p>
<p style="text-align: justify;">Et puis je terminerai en disant qu’il y a dans la société française une grande injustice. Dans la Bible et chez les prophètes, la justice c’est de faire sa place à l’autre. L’autre doit pouvoir vivre, il doit pouvoir exister. C’est une personne, ça peut être un groupe, ça peut être un peuple : en tout cas, il a le droit d’exister, on lui fait sa place. Or on est dans une société qui exclut pas mal de gens qui n’ont pas leur place : pensez aux Roms, il y en a beaucoup dans la région parisienne ; pensez à tous ces sans-papiers, tous ceux qui sont sur le trottoir au moment où je parle, des familles qui sont sur le trottoir : pas de logement ; et ceux qui n’ont pas de travail. Tous les « SANS ». Ce sont des gens exclus d’un droit fondamental. Et ça c’est une injustice que la société ne peut pas accepter : on ne peut pas accepter que des familles dorment dans la rue : on en peut pas accepter qu’il y ait des sans papiers : ( j’en connais, des Algériens) qui sont en France depuis plus de 10 ans, qui travaillent au noir, toujours pas de papiers). Alors une injustice !&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a 2 ans, ce devait être le repas de midi à la rue Lhomond, chez les Spiritains et j’étais pressé de partir, à Paris, je ne sais pas ce que j’avais à faire, alors il y a un Africain que je ne connais pas, 40-45 ans, qui me court après et qui me dit <em>« je peux vous voir 2 minutes ?</em> » Et je dis « <em>deux minutes, ça va</em> ». Alors, il s’asseoit et il me dit : « <em>Je viens d’être nommé évêque, au Congo, je vais être ordonné dans 15 jours et j’aimerais que vous me donniez un conseil ». </em>Alors, je n’ai pas hésité et je lui ai dit : <em>« Je te donne le conseil de</em> <em>ne pas accepter l’injustice. Si tu es un évêque qui lutte contre l’injustice alors, comme dit le prophète Isaïe *</em>ta lumière jaillira comme<strong> </strong>l’aurore*. Je dis : « <em>Tu seras une bénédiction pour ton peuple</em> ». Alors, il me dit : <em>« ça me va bien ». </em>Puis je suis parti. Je n’ai pas demandé son nom, quel était son diocèse : ça m’est égal, mais si jamais il lutte contre l’injustice au Congo, alors ça, c’est formidable. Je n’ai pas dit « <em>mais il faut que tu pries, tu es  un évêque, faut que tu pries</em>, » même si c’est  le numéro un, et c’est le numéro un.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais il y a beaucoup d’injustice et pour les chrétiens, comme je vous le disais tout à l’heure, ce qui est premier, c’est la mise en œuvre de la justice et de l’amour qui sont dus au prochain. Au jugement dernier, on ne me demandera pas combien j’ai célébré de messes dans ma vie, combien de baptêmes j’ai fait, combien de baptêmes et de mariages j’ai béni, on me demandera <em>« Qu’est-ce que tu as fait pour l’étranger, pour le prisonnier, pour ceux qui étaient malades ? » </em>C’est ça. Ce qui est premier, c’est pas la pratique religieuse, c’est la pratique du frère. Dans l’Evangile, l’avenir est à la solidarité. C’est le partage<span style="text-decoration: underline;"> </span>qui rend frères. Et donc ça se vit dans la vie quotidienne : personne n’en est dispensé, même si on est à la retraite : la mise en œuvre de la justice et de l’amour qui sont dus au prochain. Donc ça, c’est à la portée de tout le monde.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>C’est merveilleux que Jésus nous ait invités à cela. AMEN !</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>QUESTIONS- REPONSES :</em></strong><strong> </strong>réparties en 3 catégories : l’institution, les faits de société et le devenir des religions.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>•</strong><strong> L’institution </strong>: <em>Rigide, inhumaine, déphasée : </em>Trop monarchique (pas de véritables élections), s’écroulera forcément ; frilosité paralysante (paroles fortes épiscopales théologiennes après la retraite !)mais les évènements imprévus feront évoluer (Cf. parents/enfants). <strong>L’Eglise, c’est ma famille laissez-moi le courage de rester ! </strong>Cf. François d’Assise et tant d’autres&#8230; L’institution quelle qu’elle soit est seconde et ne doit jamais être sacralisée. Faire confiance aux laïcs pour faire évoluer les structures de l’Eglise institutionnelle (le comité de la jupe et autres) <strong>« Jésus appartient à tout le monde et pas aux seuls chrétiens ».</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>• </strong><strong>La société</strong><em> </em>: <em>Les exclus</em> : Les chrétiens sont faits pour supprimer l’exclusion, recréer la fraternité: il n’y a pas de volonté politique actuelle pour le faire !  Il faut changer les structures (et pas seulement panser les plaies – à faire aussi -  pour pouvoir rendre frères).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les homosexuels</em> souffrent de leur différence, de leur rejet : les écouter et les accueillir d’abord (l’Eglise est en retard sur la société qui essaie que le droit rejoigne les moeurs).</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les animaux</em> : je suis membre d’une ligue anti corrida, refuser les élevages en batterie et autres excès.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>• </strong><strong>Les religions</strong> <em>: Le fondamentalisme islamique :</em> Il y a des fondamentalistes partout, même si certains sont actuellement plus actifs que d’autres. Et ce n’est pas parce qu’en Arabie saoudite on ne peut pas dire la messe qu’il faut interdire ici la construction de mosquées !</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les certitudes dogmatiques</em> : Aucune religion aucune idéologie n’est à l’abri des excès. Si l’Eglise se suffit à elle-même, elle ne comprend pas qu’elle a besoin des autres et de créer des liens, avec l’islam, le judaïsme, les autres religions, les familles de pensée non religieuses : Nous avons besoins des incroyants pour faire grandir notre foi.</p>
<p><strong>La meilleure religion est celle qui rend plus humain</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align: right;">Retranscription à partir de l’enregistremen<strong>t </strong></p>
<p style="text-align: right;"><strong>par Anne-Marie Hermet </strong></p>
<p style="text-align: right;"><strong>Le 25-11-2011</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nsae.fr/2011/11/29/la-vie-de-nsae-actualites-2/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La vie de NSAE : actualités</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2011/11/11/la-vie-de-nsae-actualites/</link>
		<comments>http://www.nsae.fr/2011/11/11/la-vie-de-nsae-actualites/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 10 Nov 2011 23:54:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[Collectifs et associations]]></category>
		<category><![CDATA[L'édito du moment]]></category>
		<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nsae.fr/?p=5516</guid>
		<description><![CDATA[• JACQUES GAILLOT A AURILLAC Devant près de 80 personnes, Jacques Gaillot a donné jeudi soir 27 octobre dans la salle municipale de la Montade, une conférence sur le thème « Evangile et société ». Il a d’abord rappelé les fondamentaux de l’Evangile : priorité aux plus pauvres, refus d’exclusion de quiconque au nom du respect de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>• <strong>JACQUES GAILLOT A AURILLAC</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Devant près de 80 personnes, Jacques Gaillot a donné jeudi soir 27 octobre dans la salle municipale de la Montade, une conférence sur le thème « <em><span style="text-decoration: underline;">Evangile et société</span></em> ». Il a d’abord rappelé les fondamentaux de l’Evangile : priorité aux plus pauvres, refus d’exclusion de quiconque au nom du respect de la dignité humaine, égalité et fraternité entre tous les humains, mise en œuvre de la justice et de l’amour « <em>on fait la charité quand on n’a pas réussi à vaincre l’injustice ! », </em>séparation du politique et du religieux, non-violence.</p>
<p style="text-align: justify;">Il a ensuite abordé les thèmes de société proposant, face aux difficultés nouvelles, des pistes d’espoir et d’action:  avancer en innovant, écouter les jeunes, (printemps arabe et indignés), se réjouir des avancées du droit (des enfants, des détenus et des minorités) promouvoir une réelle égalité entre hommes et femmes (responsabilités professionnelles et politiques), prendre conscience de notre lien avec la nature (elle peut vivre sans nous mais pas l’inverse), recréer du lien social (trop de suicides de jeunes et de vieux), ouvrir les frontières <em>« une société ne peut vivre fermée sur elle-même »</em></p>
<p style="text-align: justify;">Il a rappelé enfin que « <em>la justice, exigence première, c’est de faire place à l’autre ». </em>Pour lui, l’institution quelle qu’elle soit est seconde et ne doit jamais être sacralisée. Il fait confiance aux laïcs pour faire évoluer les structures de l’Eglise institutionnelle qu’il juge trop monarchique. Il a affirmé que « <em>Jésus appartient à tout le monde et pas aux seuls chrétiens ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">Un débat constructif a suivi la conférence de cet évêque, retraité puisqu’il a 76 ans, mais toujours engagé dans la société : Droit au logement, Droits Devant  (aide aux sans-papiers)</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Aurillac2.jpeg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5518" title="Aurillac2" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Aurillac2-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p style="text-align: right;"><strong>NSAE 15 &#8211; Aurillac le 28.10.11</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>•</strong> Le <strong>COLLECTIF PARIS-IdF</strong> a fêté sa rentrée le 14 octobre en passant une journée à Bobigny en plein cœur des Assises qui s’y déroulaient.</p>
<p style="text-align: justify;">Un petit film est disponible ici :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.dailymotion.com/video/xltqn1_journee-de-rentree-de-nsae-paris-idf_people">journée de rentrée de NSAE Paris-IdF</a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>• Chrétiens et libres en Morbihan (CELEM</strong>) vient d’éditer son dernier bulletin</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Bulletin-50-du-CELEM1.pdf">Bulletin 50 du CELEM</a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>•</strong> La <strong>Lettre d’information n°4 de NSAE</strong> est disponible :</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/LETTRE-AUX-ADHERENTS-n%C2%B042.pdf">LETTRE AUX ADHERENTS n°4</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nsae.fr/2011/11/11/la-vie-de-nsae-actualites/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La révolte gronde dans le clergé autrichien</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2011/09/15/la-revolte-gronde-dans-le-clerge-autrichien/</link>
		<comments>http://www.nsae.fr/2011/09/15/la-revolte-gronde-dans-le-clerge-autrichien/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 15 Sep 2011 15:21:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chantiers de réforme]]></category>
		<category><![CDATA[FAIRE ÉGLISE AUTREMENT]]></category>
		<category><![CDATA[L'édito du moment]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nsae.fr/?p=5169</guid>
		<description><![CDATA[L’Église compte aussi des « indignés » dans ses rangs. Ils réclament notamment des eucharisties sans prêtre ou l’ordination de laïcs mariés. Enquête de notre envoyé spécial en Autriche Jean Mercier « Seigneur, nous te prions pour que les autorités de l’Église et la base des croyants puissent mieux se comprendre. » Le dimanche 11 septembre, l’intention de prière [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><em>L’Église compte aussi des « indignés » dans ses rangs. Ils réclament notamment des eucharisties sans prêtre ou l’ordination de laïcs mariés. </em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/images16.jpeg"><img class="size-full wp-image-5170 aligncenter" title="images" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/images16.jpeg" alt="" width="259" height="194" /></a></p>
<p>Enquête de notre envoyé spécial en Autriche</p>
<p>Jean Mercier</p>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Seigneur, nous te prions pour que les autorités de l’Église et la base des croyants puissent mieux se comprendre. </em>» Le dimanche 11 septembre, l’intention de prière résonne de façon particulière sous les voûtes de la petite église de Probstdorf, à une trentaine de kilomètres de Vienne. L’homme qui se tient derrière l’autel n’est autre que le père Schüller. Ce prêtre de 59 ans au regard bleu saphir est le chef de file de l’association Pfarrer Initiative (« les curés prennent les devants »), qui défie depuis trois mois l’épiscopat sous la forme d’un « appel à la désobéissance ». Les prêtres affirment vouloir transgresser plusieurs règles de l’Église. Ils vont donner la communion aux divorcés remariés et aux protestants. Se refusant à dire la messe plus d’une fois par dimanche, ils vont organiser des « eucharisties sans prêtre ». Opposés aux regroupements de paroisses, ils militent pour l’ordination des hommes et des femmes mariés pour que chaque clocher ait son pasteur.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/H.Schüller.jpeg"><img class="size-full wp-image-5177 aligncenter" title="H.Schüller" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/H.Schüller.jpeg" alt="" width="183" height="276" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dans le cas d’Helmut Schüller, le défi a été lancé à l’archevêque de Vienne</strong>, le cardinal Christoph Schönborn, un <em>papabile</em> proche de Benoît XVI. Un vieux contentieux existe entre les deux hommes. Jadis, Schüller a été le vicaire général du diocèse. À la suite d’un conflit, le cardinal a décidé de virer son bras droit devenu très médiatique, ce qui avait créé l’émoi. « <em>Tout ça appartient au passé, </em>assure Helmut Schüller<em>. Croyez-vous qu’autant de prêtres se seraient mobilisés si c’était une vengeance de ma part ? La situation ne peut plus durer. Nous avons reculé par rapport au concile Vatican II. Non seulement l’institution veut revenir en arrière sur le rôle des laïcs et sur l’œcuménisme, mais en plus les avancées espérées sont bloquées. Rien ne bouge depuis 15 ans. </em>»</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/WirSindKirche1.jpeg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5173" title="WirSindKirche" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/WirSindKirche1.jpeg" alt="" width="117" height="96" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">En 1995, la révélation de la pédophilie de l’ex-cardinal archevêque de Vienne, le cardinal Gröer, avait déclenché un véritable soulèvement : 500 000 Autrichiens avaient signé une pétition pour réclamer des réformes, donnant naissance au mouvement <strong><em>Nous sommes l’Église</em></strong>. Sous la contrainte, l’épiscopat autrichien s’était engagé sur la voie du dialogue. <em>« La réalité s’est vite imposée : l’institution ne veut pas bouger</em>, explique un autre prêtre « critique », Hans Bensdorp. <em>C’est pourquoi nous avons créé en 2006, avec des prêtres progressistes, la Pfarrer Initiative</em>. » En 2008, les curés autrichiens ont été reçus au Vatican, par Mgr Ladaria, secrétaire de la Congrégation pour la Doctrine de la foi : « <em>Nous avons pu nous expliquer. Il nous a écoutés et a reconnu les problèmes </em>», constate le père Schüller.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Si parfois le dialogue n’existe pas entre la base et le sommet</strong>, ce n’est pas le cas à Vienne où les rebelles admettent qu’ils ont reçu une écoute réelle. Mais ils reprochent au cardinal son inaction. <em>« Schönborn doit faire de l’Autriche une sorte de laboratoire pour le futur </em>», affirme le père Schüller. « <em>C’est impossible</em>, argumente le porte-parole du cardinal, Michael Prüller. <em>On ne peut introduire de changements majeurs sans que l’Église le décide au niveau universel.</em> » C’est en raison de ce blocage que, le 19 juin dernier, les prêtres dirigeants de la Pfarrer Initiative ont tapé du poing sur la table en lançant leur appel à la « désobéissance ». Le conflit est d’autant plus déroutant que le cardinal est un conservateur éclairé qui a notamment nommé des femmes à des postes clés, et confié des paroisses de rite latin à des prêtres mariés grecs-catholiques, ce qu’il n’a théoriquement pas le droit de faire. Il a lancé en 2010 une grande mobilisation pour faire face à l’avenir : l’Église doit être missionnaire et répartir des laïcs sous la forme de communautés de base.</p>
<p style="text-align: justify;">« <strong>L’appel à désobéir était un électrochoc. On a joué notre va-tout </strong>», explique l’un des piliers de la Pfarrer Initiative, le père Kurmanowytsch. Ceux qui ont promis allégeance à leur évêque le jour de l’ordination peuvent-ils désobéir sans se parjurer ? « <em>On ne doit obéir qu’à sa conscience. L’Église n’est pas l’armée</em> ! », explique Helmut Schüller. Faire pression en menaçant les autorités de transgression est-il si efficace ? « <em>Si l’apôtre Paul n’avait pas fait pression sur ses chefs pour que l’Évangile soit annoncé aux non-juifs, l’Église n’existerait pas ! Si l’Église s’était remise en question à temps, on n’aurait pas eu la Réforme ! </em>», rétorque le prêtre. Officiellement, les pourparlers sont en cours. Le prélat a demandé aux rebelles de son diocèse de se positionner par écrit face aux préceptes qu’ils veulent enfreindre. Ils ne lui ont pas encore répondu.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dans la ligne de mire des « indignés </strong>» se trouve le regroupement des paroisses, dû à la pénurie de prêtres. « <em>Les gens se sentent abandonnés : ils n’ont plus de curé attitré, ils ont de moins en moins de services publics, et on leur propose le curé d’à côté alors qu’ils payent des impôts pour l’Église ! </em>», souligne une laïque progressiste, Barbara Coudenhove Kalergi. Le père Nikolaus Krasa, vicaire général de Vienne, se veut réaliste : « <em>Le nombre de catholiques déclarés a fortement chuté, de sorte qu’il y a la même proportion de prêtres par rapport au nombre de croyants qu’il y a 20 ans… Mais le manteau est devenu trop grand pour nous. D’autant que nous devons payer pour l’entretien des églises</em>. »</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’évolution, certes cruelle, est une chance</strong> pour Veronika Prüller-Jagenteufel, responsable des 2 200 agents pastoraux du diocèse de Vienne. « <em>Nous devons inventer quelque chose de nouveau. Le système a été pensé au XVIIIe siècle : Joseph II avait multiplié les paroisses pour contrôler ses sujets </em>via<em> les curés. Même si nous avions tous les prêtres qu’il faut, nous n’aurions plus les moyens financiers de faire vivre ce maillage territorial. Ni les moyens humains, car une paroisse a besoin d’une certaine masse critique pour fonctionner et rayonner.</em> » En 2010, en Autriche, l’Église catholique a enregistré un record dans les sorties d’Église : 87 000, soit 64 % de plus qu’en 2009, ce qu’elle impute à la tourmente médiatique liée à la pédophilie, un dossier pourtant assez bien géré par les évêques. Ces sorties comptabilisées par les services fiscaux signifient une chute des ressources. Mais ce phénomène a aussi touché très fortement l’Église protestante.</p>
<p style="text-align: justify;">« <strong><em>Remplir tous les postes de prêtres en ordonnant des laïcs</em></strong><em> ne ferait que retarder la mutation nécessaire et renforcer le cléricalisme. L’urgence est de vivre le sacerdoce commun des baptisés défini par Vatican II, </em>estime Otto Neubauer, directeur de l’Académie d’évangélisation de Vienne<em>. Avant de construire la structure idéale, notre défi est de vivre la foi. L’évangélisation est prioritaire. Là est la vraie révolution. </em>» Pour certains prêtres de base, qui avouent leur épuisement à gérer quatre ou cinq clochers quand, jadis, ils ne s’occupaient que d’un seul, ceci n’est qu’un vœu pieux. Le père Gump, dans la banlieue viennoise, est très clair : « <em>Nous sommes des prêtres proches des gens, pas des managers de regroupements pastoraux. Je connais des pères de familles qu’on pourrait ordonner. Le célibat ne définit pas le sacerdoce</em>. » Pour le père Bensdorp, on est au bord du gouffre : « <em>Des prêtres ne cessent de m’appeler pour me dire qu’ils craquent. Le bateau coule ! </em>» Quant à refuser la communion aux divorcés remariés, « <em>c’est plus difficile à expliquer aux gens que vous côtoyez tous les jours que depuis un bureau du Vatican </em>», affirme Viktor Kurmanowytsch.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> La situation étant bloquée</strong>, certains radicaux peuvent rendre public ce qu’ils font en cachette, ce qui obligerait les évêques à sévir. Mgr Scheuer, l’évêque d’Innsbrück, par exemple, vient d’annoncer une enquête suite à la révélation que des messes sauvages étaient dites par des laïcs dans son diocèse. Aux yeux du droit canon, un tel acte fait encourir l’excommunication, et Mgr Scheuer a prévenu qu’il agira si les faits sont avérés. Des sommets tyroliens à la plaine de Danube, les convulsions ecclésiales ne font que commencer.</p>
<p style="text-align: right;">Jean Mercier</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Source </strong>: article publié dans La Vie n° 3446 du 15 Septembre 2011</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.lavie.fr/hebdo/2011/3446/index.php?contexte=p">http://www.lavie.fr/hebdo/2011/3446/index.php?contexte=p</a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/AfficheSoutienAutriche.jpeg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5174" title="AfficheSoutienAutriche" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/AfficheSoutienAutriche.jpeg" alt="" width="300" height="168" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En savoir plus</strong> sur le diocèse d’Innsbrück :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>AUTRICHE</strong> <a href="http://www.kipa-apic.ch/index.php?pw=&amp;na=0,0,0,0,f&amp;ki=223631">C&#8217;est une nouvelle fronde</a> (qui n&#8217;est pas sans rapport avec celle des 330 prêtres signataires d&#8217;un Appel à la désobéissance qui fait grand bruit dans l&#8217;Eglise. Elle se déroule dans le diocèse d&#8217;Innsbrück, dans le Tyrol, où la télévision autrichienne a révélé l&#8217;existence de &#8220;célébrations eucharistiques privées&#8221;, réalisées sans prêtre. Parmi les personnes participant à ces célébrations, une des fondatrices du mouvement réformateur &#8220;<strong>Nous sommes l&#8217;Eglise</strong>&#8220;, le Dr Martha Heizer. <a href="http://www.dioezese-innsbruck.at/index.php?id=5594&amp;portal=1&amp;isMeldung=1">Sur le site du diocèse (en allemand)</a>, le Dr. Jozef Niewiadomski, professeur de théologie systématique, explique pourquoi les participants s&#8217;exposent à des sanctions en usant d&#8217;une métaphore pour le moins inattendue: &#8220;<em>Aucune entreprise ne saurait tolérer que ses produits de qualité, protégés par des brevets, soient contrefaits par d&#8217;autres sociétés ou individus et vendus à bas prix. Le fait de tolérer de tels actes conduit simplement à la dissolution progressive de l&#8217;entreprise</em>.&#8221;</p>
<p><strong>Source</strong> :</p>
<p><a href="http://www.lavie.fr//religion/matinale-chretienne-du-13-septembre-13-09-2011-19907_10.php">http://www.lavie.fr//religion/matinale-chretienne-du-13-septembre-13-09-2011-19907_10.php</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nsae.fr/2011/09/15/la-revolte-gronde-dans-le-clerge-autrichien/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>François Trubert notre ami</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2011/06/29/francois-trubert-notre-ami/</link>
		<comments>http://www.nsae.fr/2011/06/29/francois-trubert-notre-ami/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 29 Jun 2011 13:25:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucienne Gouguenheim</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'édito du moment]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nsae.fr/?p=4669</guid>
		<description><![CDATA[Nous venons de perdre un très grand ami qui a participé à la création de notre association et nous a toujours aidés dans les moments difficiles, avec son bon sens, sa non-violence, son attention à tous et sa foi profonde. François faisait partie du collectif NSAE-Finistère,  qu&#8217;il a animé un certain temps ; il a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="text-align: justify;"><em>Nous venons de perdre un très grand ami qui a participé à la création de notre association et nous a toujours aidés dans les moments difficiles, avec son bon sens, sa non-violence, son attention à tous et sa foi profonde.</em></div>
<div style="text-align: justify;"><em>François faisait partie du collectif NSAE-Finistère,  qu&#8217;il a animé un certain temps ; il a milité au plan national au sein de notre conseil d&#8217;administration. La rédaction de la revue &#8220;Réseaux des Parvis&#8221; lui doit la coordination d&#8217;un dossier sur les divorcés remaniés.</em></div>
<div style="text-align: justify;"><em>Une petite présentation de lui se trouve déjà sur notre site  : </em><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.nsae.fr/?s=trubert"><em>Portrait de François Trubert</em></a></span></div>
<div><em>Nous reproduisons ici l&#8217;intervention de Michel Deheunynck lors des obsèques de François, le 27 juin.</em></div>
<p style="text-align: justify;">Au nom de l&#8217;association « Nous sommes aussi l&#8217;Eglise », je voudrais dire  aujourd&#8217;hui un grand merci à François.</p>
<p style="text-align: justify;">Merci pour cet air main du Finistère que tu nous a apporté, un air vif, tonique qui ne s&#8217;en laisse pas conter …</p>
<p style="text-align: justify;">Merci pour ton grand sens des réalités humaines  qui nous a parfois évité de nous tromper de trajectoire …</p>
<p style="text-align: justify;">Merci pour tes révoltes auxquelles tu nous a associés : révoltes contre les injustices sociales, les exclusions, les discriminations; révoltes aussi en Eglise, une Eglise que tu aurais tant voulu moins dogmatique et plus incarnée; moins hautaine et plus humaine; moins normative et plus amoureuse.</p>
<p style="text-align: justify;">Merci pour ta foi, une foi profonde, pas un catalogue de vérités à croire ou à réciter, mais une relation à notre ami, Jésus, le Christ, vécue à travers tous les liens d&#8217;amour et de solidarité entre les uns et les autres.</p>
<p style="text-align: justify;">Jésus, ton compagnon de route, au coude à coude avec toi et avec nous, a eu une grande place dans ta vie de militant et dans ta vie de croyant. Alors, à ton tour, tu as maintenant, comme nous l&#8217;a laissé entendre l&#8217;Evangile de Jean tout à l&#8217;heure, toute ta place avec lui auprès de ce Dieu , Père, juste et aimant.</p>
<p style="text-align: justify;">Mon dernier merci sera pour toi, Dieu  d&#8217;amour,  qui nous a permis de connaître François, car le bout de chemin que nous avons eu la chance de faire avec lui, c&#8217;est un bout de chemin que nous avons fait vers toi.</p>
<p style="text-align: right;"><em>Michel Deheunynck</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nsae.fr/2011/06/29/francois-trubert-notre-ami/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Engagement pour la justice et lecture de l&#8217;Evangile</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2011/03/24/engagement-pour-la-justice-et-lecture-de-levangile/</link>
		<comments>http://www.nsae.fr/2011/03/24/engagement-pour-la-justice-et-lecture-de-levangile/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 24 Mar 2011 10:10:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucienne Gouguenheim</dc:creator>
				<category><![CDATA[Archives]]></category>
		<category><![CDATA[FAIRE ÉGLISE AUTREMENT]]></category>
		<category><![CDATA[L'édito du moment]]></category>
		<category><![CDATA[Ouverture(s)]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nsae.fr/?p=4034</guid>
		<description><![CDATA[Comment ensemble, être toujours un peu plus, les témoins authentiques d&#8217;un Dieu juste et aimant ? Ce thème qui était celui de notre Assemblée Générale 2011, est aussi, depuis des années, notre fil conducteur à NSAE. Il fait de nous, à la fois, des croyants inspirés et dynamisés par le message libérateur de l&#8217;Evangile, incarnant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Comment ensemble, être toujours un peu plus, </strong><strong>les témoins authentiques d&#8217;un Dieu juste et aimant</strong> <strong>?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce thème qui était celui de notre Assemblée Générale 2011, est aussi, depuis des années, notre fil conducteur à NSAE. Il fait de nous, à la fois, des croyants inspirés et dynamisés par le message libérateur de l&#8217;Evangile, incarnant notre foi dans la vie de notre humanité et des acteurs de la vie sociale et de ses combats, y reconnaissant l&#8217;appel et les enjeux d&#8217;un monde de justice et d&#8217;amour voulu par notre Dieu. Un même chemin, sillonné dans les deux sens.<br />
<span id="more-4034"></span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Si nous voulons un monde autre et une église autre, que ce ne soit pas seulement deux requêtes formulées dans notre vie de croyants révoltés, mais aussi pour rechercher comment ensemble, être toujours un peu plus, sur ce chemin, les témoins authentiques d&#8217;un Dieu juste et aimant.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Dans quelle mesure nos engagements au service de l&#8217;accompagnement et de l&#8217;émancipation des personnes font-ils de nous des témoins de Dieu et de l&#8217;Evangile ? Notre expérience de Dieu est d&#8217;abord une expérience humaine de Dieu. Elle passe nécessairement par le rapport à notre intériorité et par le rapport à l&#8217;humanité des autres. Dieu est présent dans notre coeur et dans celui de tous les hommes. Le visage de Dieu est le visage de l&#8217;autre. Pour être un témoin authentique, il faut rejoindre Dieu en soi, retrouver la source de notre bonheur d&#8217;être chrétien.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Plus concrètement, nous témoignons par ce que nous sommes, par ce que nous disons et par ce que nous faisons. Nous devons rechercher la cohérence la plus forte possible entre notre foi et nos actes. La légitimité et la crédibilité de notre parole viennent de l&#8217;action. Mais seuls les autres peuvent nous révéler si nous sommes réellement de bons témoins. Ainsi, nous remarquons souvent un changement de regard de ceux que nous rencontrons dans nos combats pour la justice. Ils découvrent que tous les croyants ne sont pas des réactionnaires compromis avec les pouvoirs établis. Ils s&#8217;étonnent de notre liberté par rapport à l&#8217;institution.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Mais, nous sommes aussi nous-mêmes transformés par ces rencontres et ces engagements. Notre lecture des Evangiles s&#8217;enrichit et se trouve modifiée par notre expérience militante.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">NSAE est le réceptacle de toute la richesse de nos engagements, un ferment de rencontre, de communion et d&#8217;échange. Il faudrait mettre l&#8217;accent sur le positif, ce qui est beau et bon dans notre monde malgré toutes ses horreurs et ses injustices.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nsae.fr/2011/03/24/engagement-pour-la-justice-et-lecture-de-levangile/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>OBSERVATOIRE CHRÉTIEN DE LA LAÏCITÉ</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2011/03/05/observatoire-chretien-de-la-laicite/</link>
		<comments>http://www.nsae.fr/2011/03/05/observatoire-chretien-de-la-laicite/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 05 Mar 2011 11:58:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[Archives]]></category>
		<category><![CDATA[L'édito du moment]]></category>
		<category><![CDATA[L'Observatoire Chrétien de la Laïcité (OCL)]]></category>
		<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nsae.fr/?p=3880</guid>
		<description><![CDATA[Le Président Sarkozy &#8211; par exemple récemment au Puy-en-Velay &#8211; en rajoute sur l&#8217;identité nationale et continue de la lier à des racines chrétiennes mélangeant à son habitude des vérités semi historiques et des idéologies identitaires, alors qu&#8217;il lance un débat sur la laïcité qui vise surtout de façon très confuse l&#8217;Islam, au moment où [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><strong>Le Président Sarkozy &#8211; par exemple récemment au Puy-en-Velay &#8211; en rajoute sur l&#8217;identité nationale et continue de la lier à des racines chrétiennes mélangeant à son habitude des vérités semi historiques et des idéologies identitaires, alors qu&#8217;il lance un débat sur la laïcité qui vise surtout de façon très confuse l&#8217;Islam, au moment où l&#8217;extrême-droite s&#8217;empare de ce thème à des fins xénophobes voire racistes. L&#8217;Observatoire Chrétien de la Laïcité vient d&#8217;envoyer aux partis politiques (sauf à l&#8217;extrême-droite) et aux présidents des groupes à l&#8217;Assemblée Nationale ainsi qu&#8217;à quelques députés non inscrits la lettre ci- jointe (accompagnée du rapport Stasi) qui essaye d&#8217;analyser le plus clairement possible  les enjeux du débat engagé.</strong></em></p>
<p><strong><em>Ce courrier est également envoyé par NSAE à chacun des députés.</em></strong></p>
<p><span id="more-3880"></span></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Aux instances dirigeantes des partis politiques français</span> </strong></p>
<p>Madame, Monsieur,</p>
<p style="text-align: justify;">Sur proposition de M. Coppé, secrétaire général de l&#8217;UMP, M. Sarkozy, président de la République, a décidé d&#8217;organiser une réflexion nationale concernant la laïcité dans la France d&#8217;aujourd&#8217;hui. Nous craignons – vu le contexte – que cette décision soit prioritairement une façon d&#8217;interroger la place de l&#8217;Islam dans notre pays. Or de fausses inquiétudes sont délibérément entretenues – y compris  par des responsables politiques éminents – et surtout par des tendances et des mouvements xénophobes, concernant les menaces que feraient planer nos concitoyens musulmans sur la culture  française.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;Observatoire Chrétien de la Laïcité (OCL) soutient qu&#8217;une réflexion sur la laïcité en 2011 ne saurait se confondre avec un combat contre une prétendue islamisation de la France ! Nous considérons que les croyants de l&#8217;Islam ont droit au même respect que les catholiques, les protestants, les juifs, les bouddhistes mais aussi les agnostiques ou les athées, etc., et que la loi doit les traiter également. Telle est la base du vivre ensemble, ainsi que la possibilité même d&#8217;une démocratie de citoyens.</p>
<p style="text-align: justify;">Certes, la situation des convictions, qu&#8217;elles soient religieuses ou non, dans la société française d’aujourd’hui est différente de ce qu’elle était en 1905 au moment du vote de la loi de  séparation, qui se voulut et fut, de fait, malgré certaines résistances conservatrices temporaires, une loi d&#8217;apaisement. Mais on ne saurait prétendre pour autant que le concept de laïcité est dépassé et que le toilettage de cette loi doit être envisagé !</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;OCL souligne que la loi de 1905, dans ses principes de base, reste d&#8217;actualité*. En effet les principes de liberté de conscience, de liberté des cultes, de non « reconnaissance » de ces derniers qui implique que l&#8217;État ne saurait les subventionner, sont à nos yeux toujours valables. Il n&#8217;y a donc aucune  raison de mettre en cause ces fondements de la loi.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;OCL souligne en particulier que, contrairement à certains arguments juridiquement erronés, garantir la liberté des cultes n&#8217;implique aucunement de fournir aux organisations  religieuses – sur les deniers de l&#8217;État – les moyens matériels de fonctionner, mais affirme la reconnaissance du droit pour les citoyens qui le désirent de se rassembler à des fins cultuelles et religieuses. L&#8217;objet du verbe « garantir » dans l&#8217;article 1 de la loi n&#8217;est pas l&#8217;exercice des cultes lui-même, c’est-à-dire une activité dont l&#8217;État fournirait éventuellement les moyens, mais <strong>le libre </strong>exercice des cultes.<strong> C&#8217;est la liberté de cet exercice qui est donc l&#8217;objet de la garantie.</strong> Ainsi la loi fonde à la fois l&#8217;indépendance de l&#8217;Etat à l&#8217;égard des religions et l&#8217;autonomie des religions à l&#8217;égard de l&#8217;Etat, dans les limites démocratiques du respect de l&#8217;ordre public.</p>
<p style="text-align: justify;">On objecte souvent que les municipalités, les départements, l&#8217;État – selon le cas – ont en charge l&#8217;entretien des églises catholiques datant d&#8217;avant 1905. Cette décision a été prise conjoncturellement du fait du refus obstiné de l&#8217;Église catholique, à la différence des juifs et des protestants, d’entrer dans le cadre de la loi, et dans le souci de ne pas brimer les fidèles à cause de l&#8217;entêtement aveugle du Vatican.</p>
<p style="text-align: justify;">Du fait de cette malheureuse  exception, faudrait-il donc revenir à une situation antérieure où l&#8217;État reconnaitrait <em>de jure</em> la qualité religieuse de telle ou telle organisation afin de subvenir à la construction de lieux de culte ? Cette situation est impensable au regard de ce qui devient de plus en plus une mosaïque de communautés, voire de chapelles ou de groupuscules, prêts pour certains à se faire « reconnaître » comme cultes pour en retirer des avantages financiers.</p>
<p style="text-align: justify;">On peut au contraire souhaiter que, petit à petit, l&#8217;exception catholique soit en voie d&#8217;extinction du fait des nouvelles structures ecclésiastiques qui laissent vacantes et inoccupées de très nombreuses églises, souvent trésors du patrimoine culturel français, dont l&#8217;État et les collectivités territoriales sont propriétaires. Il reviendrait alors aux propriétaires de ces lieux de prendre en considération leur intérêt artistique, culturel, ou seulement architectural, pour aider à l&#8217;entretien de ce qui fut un lieu de culte attribué à l&#8217;Église catholique, en vue d&#8217;assurer divers services à la communauté citoyenne dans  son ensemble. Ces lieux anciens, puisque construits avant 1905, ne seraient plus alors des lieux de culte, et pourraient être affectés à d&#8217;autres fonctions d&#8217;intérêt général.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce simple exemple montre que le « paysage » religieux en France en 2011 a profondément changé par rapport à celui qui prévalait au moment du vote de la loi de 1905. Le christianisme s&#8217;est diversifié, a parfois éclaté, des églises ou communautés nouvelles (évangéliques par exemple, progressistes ou intégristes en d&#8217;autres cas),  des religions, comme les baha’is, les différentes écoles du bouddhisme, des communautés spirituelles très diverses, jusqu&#8217;à des mouvements ou groupuscules sectaires, sont apparus.</p>
<p style="text-align: justify;">D&#8217;aucuns pensent néanmoins qu&#8217;il faudrait faire un geste particulier en faveur de nos concitoyens musulmans désormais très nombreux dans notre pays, et qui n&#8217;étaient pas pris en compte dans la loi de 1905. De plus en plus de musulmans vivant en France sont en accord avec ce passage du rapport de  la commission Stasi :</p>
<p style="text-align: justify;"><em> &#8220;L&#8217;islam, religion la plus récemment implantée en France et qui compte de nombreux fidèles, est parfois présentée comme inconciliable avec la laïcité. Pourtant la théologie musulmane a produit, dans sa période la plus brillante, une réflexion novatrice sur le rapport entre politique et religion. Les courants les plus rationnels en son sein refusaient la confusion entre pouvoir politique et spirituel. La culture musulmane peut trouver dans son histoire les ressources lui permettant de s&#8217;accommoder d&#8217;un cadre laïque, de même que la laïcité peut permettre le plein épanouissement intellectuel de la pensée islamique à l&#8217;abri des contraintes du pouvoir.&#8221; </em></p>
<p style="text-align: justify;">Dans le sens de la loi de 1905, il revient à <em>toutes les Églises et institutions religieuses, </em>d&#8217;envisager les moyens de leur propre financement. En ce qui concerne la construction des lieux de culte, des formules juridiques (telles que des fondations privées favorisant le recueil des fonds nécessaires) sont tout à fait envisageables. Il revient aux pouvoirs publics d&#8217;étudier, comme pour toute implantation architecturale nouvelle, les conditions urbanistiques d&#8217;implantation de ces lieux de culte. A ce propos, construire des minarets dans le cadre d&#8217;une mosquée n&#8217;a rien qui puisse choquer la culture française. Seuls quelques fanatiques irrationnels s&#8217;élèvent par exemple contre le minaret de la Grande mosquée de Paris.</p>
<p style="text-align: justify;">Il devient d&#8217;autant plus impératif que l&#8217;État, tout en connaissant cette diversité, et sans oublier que de très nombreux Français athées ou agnostiques ne souhaitent pas que leurs impôts subventionnent des religions, se refuse à « <em>reconnaître</em> » quelque culte que ce soit sous aucun prétexte. Il n&#8217;a pas vocation à le faire, et nous ne voyons pas quels critères il pourrait se donner pour en décider.</p>
<p style="text-align: justify;">Veiller à ce que des groupuscules prétendument religieux, voire des sectes n&#8217;attentent pas à la liberté des personnes ou ne servent pas de paravent à des manœuvres financières plus ou moins occultes ou à des crimes sexuels, par  exemple – comme cela s&#8217;est vu – est en revanche de son rôle  comme le soulignait très clairement le rapport de la commission Stasi :</p>
<p style="text-align: justify;"><em> &#8220;L&#8217;État laïque, garant de la liberté de conscience, outre la liberté de culte ou d&#8217;expression, protège l&#8217;individu : il permet librement à tous de choisir, ou non, une option spirituelle ou religieuse, d&#8217;en changer ou d&#8217;y renoncer. Il s&#8217;assure qu&#8217;aucun groupe, aucune communauté ne peut imposer à quiconque une appartenance ou une identité confessionnelle, en particulier en raison de ses origines. Il protège chacune et chacun contre toute pression, physique ou morale, exercée sous couvert de telle ou telle prescription spirituelle ou religieuse. La défense de la liberté de conscience individuelle contre tout prosélytisme vient aujourd&#8217;hui compléter les notions de séparation et de neutralité centrales dans la loi de 1905.&#8221;</em></p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est pourquoi nous sommes fermement attachés à l&#8217;école publique, creuset de citoyenneté. Nous voyons avec beaucoup d&#8217;inquiétude que la loi Debré qui a favorisé essentiellement les  établissements catholiques sous contrat serve désormais de plus en plus à la mise en place  d&#8217;établissements d&#8217;autres obédiences (protestante, juive, et récemment musulmane). La diversité des cultures dont la rencontre, le dialogue et les échanges réciproques forgent historiquement les civilisations, aussi bien en France qu&#8217;en Europe ou dans l&#8217;ensemble du monde, est une richesse pour toute l&#8217;humanité. L&#8217;école publique laïque est ouverte et doit s&#8217;ouvrir toujours plus au dialogue et à l&#8217;échange, et assurer la formation de citoyens se reconnaissant comme concitoyens. En revanche, la sectorisation confessionnelle accrue de la vie scolaire favoriserait le passage d&#8217;une société fraternelle, riche de la diversité de l&#8217;humanité, à une  société déstructurée communautariste où se  dresseraient des frontières de toute nature entre citoyens de convictions différentes. C&#8217;est ce que précisément déplorent de plus en plus de responsables politiques dans des pays proches ayant fait le choix de ce qu&#8217;on a appelé le multiculturalisme, et qui souffrent de plus en plus d&#8217;une situation d&#8217;éclatement social, culturel et politique.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est tout à fait souhaitable à nos yeux que, dans le cadre de la société civile, des espaces de dialogue et d&#8217;échanges inter-religieux et, de façon plus générale, inter-convictionnels puissent se constituer. Mais ces espaces ne sauraient participer en tant que tels ni à l&#8217;élaboration, ni à l&#8217;application des lois de la République, qui relèvent du pouvoir politique et de lui seul . Quand des questions d’éthique sociale se posent, les autorités publiques peuvent réunir un comité d’experts réputés pour leur compétence et leur liberté d’esprit ; s’ils sont connus pour adhérer à un groupe de conviction, cela ne peut être un motif d’exclusion ni d’appel.</p>
<p style="text-align: justify;">La commission réunie en  son temps par le président Jacques Chirac sous la direction de Monsieur Stasi est un exemple de ce genre de comité, à la fois indépendant et capable de faire des propositions utiles au pouvoir. Il est d&#8217;ailleurs fort regrettable que le rapport de cette commission n&#8217;ait été que fort peu suivi d &#8216;effets.</p>
<p style="text-align: justify;">Quelques mots de la lettre d&#8217;introduction adressée par Monsieur Stasi au président Jacques Chirac pour présenter le rapport de la commission (11/12/2003) attestent de l&#8217;attachement indéfectible de son auteur à la loi de 1905, base juridique du principe de laïcité : [que le] « <em>principe de laïcité, fondement de l&#8217;unité nationale, soit reconnu et respecté par tous ceux qui habitent sur notre territoire</em>&#8221; Il permet<em> &#8220;la qualité de notre vivre ensemble, aujourd&#8217;hui et demain ».</em></p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;<em>Nous avons pu constater, </em>écrit le rapporteur – <em>l&#8217;attachement de la grande majorité de nos concitoyens au principe de la laïcité. Instinctivement, ils reconnaissent dans ce principe une valeur sur laquelle est fondée l&#8217;unité nationale, en même temps qu&#8217;un garant de la liberté individuelle. C&#8217;est dire combien il leur paraît important que cette valeur soit respectée et chaque fois qu&#8217;elle est menacée défendue</em>&#8220;.</p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;attire aussi votre attention sur cet autre passage du texte de ce rapport : <em>&#8220;La laïcité, pierre angulaire du pacte républicain, repose sur trois valeurs indissociables : liberté de conscience, égalité en droit des options spirituelles et religieuses, neutralité du pouvoir politique&#8230; L&#8217;égalité en droit prohibe toute discrimination ou contrainte et l&#8217;État ne privilégie aucune option. Enfin le pouvoir politique reconnaît ses limites en s&#8217;abstenant de toute immixtion dans le domaine spirituel ou religieux&#8221;.</em></p>
<p style="text-align: justify;">La force de conviction qui transparaît à travers ces lignes reste pour nous une référence. C&#8217;est pourquoi nous nous permettons de vous envoyer le texte de ce rapport**, dont vous avez  sans doute connaissance et qui figure à coup sûr dans vos archives, mais il nous semble opportun de vous inviter à l’exhumer, en ces temps où le débat sur l&#8217;actualisation de la laïcité est menacé par la tentation de la  démagogie populiste dont les musulmans de France seraient les cibles privilégiées.</p>
<p style="text-align: justify;">A moins  que certaines pressions inverses d&#8217;origines variées – religieuses ou non – profitent de ce débat pour remettre en cause, sous le nom très ambigu de laïcité « ouverte », les principes fondamentaux de la laïcité telle qu&#8217;elle assure jusqu&#8217;à présent la paix  sociale en France.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p>Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, en l&#8217;expression de ma considération</p>
<p>Le 3 mars 2011</p>
<p style="text-align: center;">Jean RIEDINGER</p>
<p style="text-align: center;">Secrétaire de l&#8217;Observatoire Chrétien de la Laïcité</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Observatoire Chrétien de la Laïcité</strong></p>
<p style="text-align: right;">Fédération des réseaux du Parvis Temps Présent</p>
<p style="text-align: right;">68 rue de Babylone 75007 PARIS</p>
<p style="text-align: right;">jean.riedinger@club-internet-.fr</p>
<p><strong><em>* </em></strong><strong>TITRE PREMIER DE LA LOI  DE 1905<em> </em></strong></p>
<p><strong><em>Principes.</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>ARTICLE PREMIER. &#8211; La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l&#8217;intérêt de l&#8217;ordre public. </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>ART. 2.- La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. En conséquence, à partir du 1er janvier qui suivra la promulgation de la présente loi, seront supprimées des budgets de l&#8217;État, des départements et des communes, toutes dépenses relatives à l&#8217;exercice des cultes. Pourront toutefois être inscrites aux dits budgets les dépenses relatives à des services d&#8217;aumônerie et destinées à assurer le libre exercice des cultes dans les établissements publics tels que lycées, collèges, écoles, hospices, asiles et prisons.</em><em><br />
</em><em>Les établissements publics du culte sont supprimés, sous réserve des dispositions énoncées à l&#8217;article 3.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>** </em><strong>Texte du rapport Stasi </strong>: <a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Rapport-Stasi1.pdf">Rapport Stasi</a><em> </em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nsae.fr/2011/03/05/observatoire-chretien-de-la-laicite/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Samuel Ruiz, l’évêque des pauvres, est mort.</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2011/02/07/samuel-ruiz/</link>
		<comments>http://www.nsae.fr/2011/02/07/samuel-ruiz/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 07 Feb 2011 17:25:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucienne Gouguenheim</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'édito du moment]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nsae.fr/?p=3712</guid>
		<description><![CDATA[Il servit à la guérilla zapatiste d’intermédiaire avec le gouvernement mexicain Le Chiapas est devenu célèbre grâce à la révolte des zapatistes, mais aussi parce que s’y est développée une expérience religieuse courageuse pendant la seconde moitié du siècle dernier. Elle fut conduite par Samuel Ruiz, un des prélats les plus légendaires du monde chrétien, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: justify;">Il servit à la guérilla zapatiste d’intermédiaire avec le gouvernement mexicain</h3>
<p style="text-align: center;"><strong><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/samuel-ruiz1.jpg"><img class="size-medium wp-image-3718 aligncenter" title="samuel-ruiz1" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/samuel-ruiz1-300x192.jpg" alt="" width="300" height="192" /></a><br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le Chiapas est devenu célèbre grâce à la révolte des zapatistes, mais aussi parce que s’y est développée une expérience religieuse courageuse pendant la seconde moitié du siècle dernier. Elle fut conduite par <strong>Samuel Ruiz</strong>, un des prélats les plus légendaires du monde chrétien, lui dont l’option pour les pauvres lui a valu des attentats (contre lui-même et contre sa sœur) et des désagréments sans nombre.</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-3712"></span>Les parents de Samuel Ruiz, Maclovio et Lupe, se sont connus aux Etats-Unis, où ils sont arrivés du Mexique <em>un poignard dans le dos</em>, c’est-à-dire comme immigrants illégaux. Ils sont vite rentrés se marier et le premier de leurs cinq enfants, Samuel, est né à Irapuato (Guanajuato) le 3 novembre 1924. Il devint prêtre, fut choisi pour étudier à l’impressionnante Université Pontificale Grégorienne de Rome, et à 35 ans il était le plus jeune évêque de son pays.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais il ne perdit jamais de vue ses origines. Comme 500 ans auparavant Bartolomé de Las Casas, lui aussi évêque du Chiapas et fier défenseur des indigènes dans l’Espagne de la conquête, Samuel Ruiz rama à son tour à contre-courant, non seulement face aux institutions politiques mais, par-dessus tout,  vis-à-vis des hauts dignitaires du Vatican. On ne considéra jamais avec sympathie à Rome son enthousiasme pour la théologie de la libération, ni qu’il servît d’intermédiaire entre la guérilla de l’Armée Zapatiste de Libération Nationale et le Gouvernement mexicain. En dépit de tout cela, Jean-Paul II ne le déplaça pas du diocèse de San Cristobal de Las Casas, où Jean XXIII l’avait envoyé en 1960. Il fêta son jubilé en 2000 après quarante ans d’épiscopat.</p>
<p style="text-align: justify;">Parmi ses créations, on remarque le Centre Frère Bartolomé de Las Casas, qui a ouvert ses portes en 1989. En 2009, il a reçu le prix qui porte le nom du frère espagnol remis par les Princes des Asturies. Il fut aussi lauréat du prix Simon Bolivar, accordé par l’UNESCO en 2000.</p>
<p style="text-align: justify;">Samuel Ruiz a, depuis son modeste Chiapas, illuminé une pastorale libératrice qui l’a rendu populaire dans le monde entier, particulièrement parmi les partisans du concile Vatican II. Il avait été l’un des prélats convoqués à Rome par Jean XXIII entre 1962 et 1965, et le concile l’a profondément marqué. Il a raconté son expérience à <em>El Pais </em>lorsqu’il est venu à Madrid en 2002 comme vedette de l’année au congrès de l’Association de Théologiens Jean XXIII.</p>
<p style="text-align: justify;">Les deux préoccupations du concile devaient être le dialogue avec l’athéisme et l’unité des églises, mais, quelques jours avant l’ouverture, Jean XXIII a introduit une troisième perspective : les pauvres. Samuel Ruiz a toujours regretté que cette perspective fût faussée. <em>La réflexion sur l’option pour les pauvres n’était pas mûre parce qu’à l’époque il n’y avait guère de pauvres en Europe</em>, regrettait Samuel Ruiz.</p>
<p style="text-align: justify;">Il était partisan d’un nouveau concile, comme le cardinal Martini. <em>Les conciles ne sont dangereux que pour la Curie</em>, disait-il. <em>Quand le grand Jean XXIII est mort en plein concile, j’ai entendu un Monsignor de la Curie prier pour lui. « Que Dieu lui pardonne le dommage qu’il a fait à l’Eglise avec ce concile », murmurait le pauvre homme</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré tout, le grand conflit avec Rome fut son option radicale pour les pauvres. Il disait : <em>la seule question qui va se poser à nous  à la fin des temps est comment traitons-nous les pauvres. J’avais faim et tu m’as donné à manger. A cause de cela, l’Amérique latine a ses martyrs et ses saints. Les laïcs sont tombés les premiers. Parmi les membres de la hiérarchie qui assument cette option pour les pauvres, il y a aussi des martyrs, qui ne sont plus, comme avant, des martyrs de la foi, mais des martyrs de la justice. Aujourd’hui on meurt en prenant le parti des pauvres</em>.</p>
<p style="text-align: right;"><strong><span style="color: #000000;">Juan G. Bedoya</span></strong><span style="color: #000000;"> 24/01/2</span><span style="color: #000000;">011 </span><strong><em><span style="color: #000000;">El Pais</span></em></strong><span style="color: #000000;">. Espagne.</span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="color: #000000;">Traduction : Didier Vanhou</span><span style="color: #000000;">tte</span></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nsae.fr/2011/02/07/samuel-ruiz/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L’or de Noël, il est en toi</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2010/12/21/l%e2%80%99or-de-noel-il-est-en-toi/</link>
		<comments>http://www.nsae.fr/2010/12/21/l%e2%80%99or-de-noel-il-est-en-toi/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 21 Dec 2010 10:52:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'édito du moment]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nsae.fr/?p=3483</guid>
		<description><![CDATA[Noël, Noël ! Jésus naît à notre monde Savourons la joie de ce cadeau inouï, Dans cette vie nouvelle donnée à notre Terre S‘accomplit la promesse de Dieu. Jésus, enfant de gens ordinaires, Devant eux, toutes les portes se ferment. Sans doute ne valent-ils pas la peine Qu’on leur fasse de la place. Jésus, si [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/ACO-luminion.jpg"><img class="size-full wp-image-3484 alignleft" title="ACO-luminion" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/ACO-luminion.jpg" alt="" width="225" height="169" /></a></p>
<p>Noël, Noël !</p>
<p>Jésus naît à notre monde</p>
<p>Savourons la joie de ce cadeau inouï,</p>
<p>Dans cette vie nouvelle donnée à notre Terre</p>
<p>S‘accomplit la promesse de Dieu.</p>
<p>Jésus, enfant de gens ordinaires,</p>
<p>Devant eux, toutes les portes se ferment.</p>
<p>Sans doute ne valent-ils pas la peine</p>
<p>Qu’on leur fasse de la place.</p>
<p>Jésus, si fragile, vulnérable,</p>
<p>Dès le départ menacé,</p>
<p>Emmené hors d’Israël pour fuir la violence d’Hérode,</p>
<p>Que peut-on attendre d’un sauveur que l’on cache ?</p>
<p><span id="more-3483"></span></p>
<p>Que peut-on attendre d’un monde injuste et dur,</p>
<p>Où des enfants, des jeunes,</p>
<p>Des femmes et des hommes</p>
<p>Sont fragilisés, exploités,</p>
<p>Rejetés,</p>
<p>Trop souvent découragés,</p>
<p>Résignés jusqu’au bout du silence ?</p>
<p>Ils ne font pas partie des « gagnants »,</p>
<p>Des « bien nés ».</p>
<p>En ce jour de Noël,</p>
<p>Quel chamboulement !</p>
<p>Les gens les plus petits,</p>
<p>Ont du prix,</p>
<p>Ils sont même hors de prix !</p>
<p>C’est ça que nous révèle l’Enfant de Noël !</p>
<p>T’es pas comme moi, et alors ?</p>
<p>Les derniers sont les premiers,</p>
<p>Les étrangers, les bienvenus,</p>
<p>Les jeunes des cités attendus</p>
<p>Les filles, les femmes ont toute leur place,</p>
<p>Tous les êtres humains sont aimés :</p>
<p>Les vieux, les malades,</p>
<p>Tous également dignes,</p>
<p>Tous sacrés,</p>
<p>Ils sont à l’image de Dieu.</p>
<p>Jésus met à notre portée</p>
<p>Un Royaume nouveau,</p>
<p>Révolutionnaire,</p>
<p>Un avenir donné à notre Terre,</p>
<p>En pièces détachées.</p>
<p>Pour l’assembler, tous les Hommes sont embauchés !</p>
<p>Chaque geste de fraternité,</p>
<p>Chaque combat pour la dignité,</p>
<p>Le respect, le vivre ensemble,</p>
<p>L’accès pour tous à une culture de qualité</p>
<p>Le maintien des systèmes de solidarité : chômage, santé, retraites,</p>
<p>Chaque action contre la fermeture des écoles, des entreprises,</p>
<p>Des services publics,</p>
<p>Chaque acte de résistance à la maltraitance des enfants,</p>
<p>Des jeunes, des travailleurs</p>
<p>Qu’ils soient français ou étrangers sans papiers,</p>
<p>Chaque lutte en faveur de la justice sociale,</p>
<p>Ici et partout dans le monde,</p>
<p>Réalise la promesse d’alliance faite par Dieu aux Hommes :</p>
<p>L’amour l’emportera sur la haine et la violence</p>
<p>La vie vaincra la mort.</p>
<p>En ce temps de Noël,</p>
<p>Laissons-nous embaucher,</p>
<p>Laissons Jésus nous rappeler l’exigence d’aimer,</p>
<p>Comme lui, jusqu’au bout.</p>
<p>Alors, apôtres de l’Amour,</p>
<p>Engagés auprès de ceux qui bousculent la fatalité</p>
<p>D’un monde voué à l’inégalité,</p>
<p>Habités d’une formidable Espérance,</p>
<p>Remplis de la joie de Noël,</p>
<p>Nous pouvons TOUT !</p>
<p style="text-align: right;"><strong><em>Message proposé par les membres de la Mission ouvrière</em></strong></p>
<p style="text-align: right;"><em>(Action catholique ouvrière, Jeunesse ouvrière chrétienne,</em></p>
<p style="text-align: right;"><em>Action catholique des enfants, prêtres-ouvriers,</em></p>
<p style="text-align: right;"><em>prêtres, diacres, religieux et religieuses en monde ouvrier)</em></p>
<p style="text-align: right;">
<p><strong>Source</strong> :</p>
<p>http://www.acofrance.net/ressources/10174/08/mo_noel_2010_l_or_de_noel_il_est_en_toi.pdf</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nsae.fr/2010/12/21/l%e2%80%99or-de-noel-il-est-en-toi/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Rassemblement autour de Jacques Gaillot pour ses 75 ans</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2010/09/27/rassemblement-autour-de-jacques-gaillot-pour-ses-75-ans/</link>
		<comments>http://www.nsae.fr/2010/09/27/rassemblement-autour-de-jacques-gaillot-pour-ses-75-ans/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 27 Sep 2010 09:33:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucienne Gouguenheim</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'édito du moment]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nsae.fr/?p=3157</guid>
		<description><![CDATA[Nous te saluons chaleureusement, cher Jacques, nous qui sommes aussi l’Eglise. Non pas une autre Eglise, mais une Eglise autre !! Toi non plus, tu n’as pas voulu une autre Eglise que celle de notre Frère Jésus. Une Eglise des petits, celle des plus fragilisés par les injustices d’un monde confisqué par les puissants, les riches. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify">Nous te saluons chaleureusement, cher Jacques,<strong> nous qui sommes aussi l’Eglise.</strong></p>
<p style="text-align: justify">Non pas une autre Eglise, mais une Eglise autre !!</p>
<p style="text-align: justify">Toi non plus, tu n’as pas voulu une autre Eglise que celle de notre Frère Jésus.</p>
<p style="text-align: justify">Une Eglise des petits, celle des plus fragilisés par les injustices d’un monde confisqué par les puissants, les riches.</p>
<p style="text-align: justify">Tu es proche des plus démunis, comme Jésus, rejetant tous les discours pontifiants et moralisants, préférant le coude à coude quotidien avec eux, sur le terrain de leurs luttes, pour les aider à vivre, parfois survivre, et grandir.</p>
<p style="text-align: justify">En contribuant à leur libération, tu nous libères aussi. Et nous pouvons découvrir cette authentique « bonne nouvelle » annoncée aux petits et non plus celle qui sert nos dogmes et nos intérêts.</p>
<p style="text-align: justify">Un vrai travail d’évêque et de bon pasteur pour lequel, Jacques, nous te remercions.</p>
<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: right">André Thireau, NSAE</p>
<p style="text-align: right">18 septembre 2010</p>
<p style="text-align: center"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/P11103051.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3164" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/P11103051.jpg" alt="" width="375" height="500" /></a></p>
<p style="text-align: right"><span id="more-3157"></span></p>
<p style="text-align: right">
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nsae.fr/2010/09/27/rassemblement-autour-de-jacques-gaillot-pour-ses-75-ans/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Ne laissons pas fragiliser le droit de l’étranger</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2010/07/21/ne-laissons-pas-fragiliser-le-droit-de-l%e2%80%99etranger-2/</link>
		<comments>http://www.nsae.fr/2010/07/21/ne-laissons-pas-fragiliser-le-droit-de-l%e2%80%99etranger-2/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 21 Jul 2010 21:16:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucienne Gouguenheim</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chantiers de réforme]]></category>
		<category><![CDATA[FAIRE ÉGLISE AUTREMENT]]></category>
		<category><![CDATA[L'édito du moment]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nsae.fr/?p=2953</guid>
		<description><![CDATA[Pour la cinquième fois en sept ans, le gouvernement veut réformer le régime de l&#8217;entrée et de l&#8217;expulsion des étrangers en France. Cette nouvelle modification de la loi constitue une étape supplémentaire dans la fragilisation d&#8217;hommes, de femmes, d&#8217;enfants et de familles déjà fortement ébranlés par les difficultés de l’exil. Ce sont pourtant des êtres humains. Certains fuient la guerre ou les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify">
<p style="text-align: justify">Pour la cinquième fois en sept ans, le gouvernement veut réformer le régime de l&#8217;entrée et de l&#8217;expulsion des étrangers en France. Cette nouvelle modification de la loi constitue une étape supplémentaire dans la fragilisation d&#8217;hommes, de femmes, d&#8217;enfants et de familles déjà fortement ébranlés par les difficultés de l’exil.</p>
<p style="text-align: justify"><span id="more-2953"></span>Ce sont pourtant des êtres humains. Certains fuient la guerre ou les traitements inhumains pour sauver leur vie. D’autres cherchent simplement à améliorer leur situation et celle de leur famille. Ils aspirent, comme nous, à vivre en paix, à trouver le bonheur, à travailler, en France, leur pays « d’accueil ».</p>
<p style="text-align: justify">Mais le projet de loi va sonner le glas des aspirations de beaucoup et, par là même, de notre hospitalité et de notre humanité en réduisant leurs droits à la justice, à une vie familiale et à la solidarité.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Si nous laissons faire, les étrangers n’auront plus le droit d’être entendus !</strong></p>
<p style="text-align: justify">Jusqu&#8217;alors, la loi réclamait le contrôle du juge des libertés si la mise en rétention excédait deux jours avant l&#8217;expulsion. Ce garde-fou, indispensable face à l’arbitraire de l’administration, est retardé par ce projet de loi : ainsi des expulsions seront possibles pendant cinq jours sur seule décision administrative.</p>
<p style="text-align: justify">De plus, le juge judiciaire ne pourra plus sanctionner certaines irrégularités.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Si nous laissons faire, le droit d’asile sera entravé !</strong></p>
<p style="text-align: justify">Ce projet de loi restreint les possibilités d’accéder au territoire pour demander l’asile et place un nombre plus important d’éventuels demandeurs dans des conditions défavorables pour l’examen de leur demande de protection.</p>
<p style="text-align: justify">Et s’ils sont déboutés et renvoyés, il leur interdit de revenir dans l’Union européenne pour sauver leur vie.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Si nous laissons faire, le droit de vivre en famille sera restreint !</strong></p>
<p style="text-align: justify">Des conjoints de Français ou d&#8217;étrangers en situation régulière, voire avec des enfants en France, sont parfois sans document de séjour. La loi qui peut déjà interrompre leur vie familiale va durcir les conditions de leur séparation en repoussant toute possibilité de retour. En effet, tout étranger renvoyé peut être « banni » de l’Union Européenne jusqu’à 5 ans : nous refusons cette double peine !</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Si nous laissons faire, la solidarité restera répréhensible !</strong></p>
<p style="text-align: justify">En modifiant la loi, le projet voudrait calmer les critiques sur le délit dit de &#8220;solidarité&#8221;. En ne modifiant que très marginalement l&#8217;exemption pour un tel délit, le projet de loi persiste à dissuader quiconque aiderait, de bonne foi et dans la durée, un étranger dont nul ne sait a priori s&#8217;il est en situation administrative irrégulière.</p>
<p style="text-align: justify">Il est contradictoire de maintenir le principe de fraternité dans la devise de la République et de punir les actes de solidarité.</p>
<p style="text-align: justify">Motivés par la solidarité et la défense des plus faibles, notamment des étrangers, en partenariat avec d&#8217;autres membres de la société civile, nos organismes, mouvements, associations et services <strong>chrétiens </strong>refusent que des mesures de plus en plus restrictives, voire arbitraires, propulsent des milliers d’hommes et de femmes dans la précarité et le désespoir.</p>
<p style="text-align: justify">Aussi estimons-nous nécessaire d’éveiller les consciences, d’appeler à la vigilance et à l’information sur ce projet de loi qui comporte des dispositions très inquiétantes.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Nous nous engageons à agir pour que la figure de l’étranger </strong><strong>ne serve pas de bouc émissaire en France et en Europe.</strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong>Initiateurs de l&#8217;appel :</strong></p>
<p style="text-align: justify">- <strong>ACAT-France </strong>(Action des chrétiens pour l&#8217;abolition de la torture)</p>
<p style="text-align: justify">- <strong>CCFD </strong>- Terre solidaire</p>
<p style="text-align: justify">- <strong>FEP </strong>(Fédération de l&#8217;Entraide Protestante)</p>
<p style="text-align: justify">- <strong>La Cimade </strong>(Service oecuménique d&#8217;entraide)</p>
<p style="text-align: justify">- <strong>Secours Catholique </strong>/ CARITAS-France Avec la contribution du <strong>SNPM </strong>(Service national de la pastorale des migrants)</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Autres signataires nationaux :</strong></p>
<p style="text-align: justify">- ACO (Action catholique Ouvrière)</p>
<p style="text-align: justify">- Apostolat de la prière</p>
<p style="text-align: justify">- Association Espoir</p>
<p style="text-align: justify">- CASP (Centre d&#8217;Action Sociale Protestant)</p>
<p style="text-align: justify">- CERAS (Centre Recherche et Action Sociales)</p>
<p style="text-align: justify">- Chrétiens et sida</p>
<p style="text-align: justify">- Communauté Mission de France</p>
<p style="text-align: justify">- Communauté de Vie Chrétienne</p>
<p style="text-align: justify">- Congrégation des Auxiliatrices de la Charité</p>
<p style="text-align: justify">- Congrégation des Fils de la Charité</p>
<p style="text-align: justify">- Conseil National de l&#8217;Église réformée de France</p>
<p style="text-align: justify">- DEFAP (service protestant de mission)</p>
<p style="text-align: justify">- DOM&#8217;Asile</p>
<p style="text-align: justify">- Éclaireuses et Éclaireurs Unionistes de France</p>
<p style="text-align: justify">- Équipe nationale des Prêtres-Ouvriers</p>
<p style="text-align: justify">- Fédération des réseaux des parvis</p>
<p style="text-align: justify">- Fédération protestante de l&#8217;enseignement</p>
<p style="text-align: justify">- Fraternité Évangélique Afrique-Caraïbe-Europe</p>
<p style="text-align: justify">- Fondation de l&#8217;Armée du Salut</p>
<p style="text-align: justify">- JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne)</p>
<p style="text-align: justify">- JRS-France (Service Jésuite des Réfugiés)</p>
<p style="text-align: justify">- Justice et Paix &#8211; France</p>
<p style="text-align: justify">- Mission Populaire Évangélique de France</p>
<p style="text-align: justify">- Missionnaires d&#8217;Afrique (Pères Blancs)</p>
<p style="text-align: justify">- MIR-France (Mouvement International de la Réconciliation)</p>
<p style="text-align: justify">- Nous sommes aussi l&#8217;Église</p>
<p style="text-align: justify">- Pax Christi &#8211; France</p>
<p style="text-align: justify">- Réseau chrétien &#8211; immigrés</p>
<p style="text-align: justify">- Réseau Foi et Justice Afrique-Europe</p>
<p style="text-align: justify">- Réseau franciscain Gubbio</p>
<p style="text-align: justify">- Soeurs Auxiliatrices</p>
<p style="text-align: justify">- Soeurs du Bon Pasteur</p>
<p style="text-align: justify">- Union nationale des CPCV (organisme protestant de formation)</p>
<p>- Alliance Nationale des Unions Chrétiennes de Jeunes Gens &#8211; UCJG-YMCA</p>
<p>- VEA (Vivre ensemble l&#8217;Évangile Aujourd&#8217;hui)</p>
<p style="text-align: center"><em><strong>Nous invitons chacun à lire l&#8217;argumentaire qui développe les aspects évoqués dans cet appel. </strong></em><em><strong>A l&#8217;utiliser pour informer, débattre, interpeller les élus qui sont nos représentants…</strong></em></p>
<p style="text-align: center"><em><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Appel-+-Argumentaire-avec-signataires-au-16-juillet-20101.pdf">Appel + Argumentaire avec signataires au 16 juillet 2010</a></em></p>
<p style="text-align: center">
<p><strong><br />
</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nsae.fr/2010/07/21/ne-laissons-pas-fragiliser-le-droit-de-l%e2%80%99etranger-2/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Appel pour une relance du christianisme social, pour des communes théologiques</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2010/05/25/appel-pour-une-relance-du-christianisme-social-pour-des-communes-theologiques/</link>
		<comments>http://www.nsae.fr/2010/05/25/appel-pour-une-relance-du-christianisme-social-pour-des-communes-theologiques/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 25 May 2010 15:28:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nsae</dc:creator>
				<category><![CDATA[FAIRE ÉGLISE AUTREMENT]]></category>
		<category><![CDATA[L'édito du moment]]></category>
		<category><![CDATA[Ouverture(s)]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nsae.fr/?p=2727</guid>
		<description><![CDATA[A l&#8217;orée du XXIe siècle, nous reprenons le chemin du christianisme social. Le projet de la fin du XIXe siècle reste le nôtre : confronter la foi chrétienne avec son environnement social, économique, politique, culturel et écologique et poser des paroles et des gestes de libération. Si nous vous invitons à cette nouvelle marche, c&#8217;est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A l&#8217;orée du XXIe siècle, nous reprenons le chemin du christianisme social. Le projet de la fin du XIXe siècle reste le nôtre : confronter la foi chrétienne avec son environnement social, économique, politique, culturel et écologique et poser des paroles et des gestes de libération. Si nous vous invitons à cette nouvelle marche, c&#8217;est qu&#8217;apparaissent dans le christianisme des clivages et des engagements nouveaux qui appellent à des rencontres, des paroles, des actions nouvelles dans un monde qui a cruellement besoin d&#8217;amour, de justice, d&#8217;espérance.</p>
<p>Nos réflexions sont nourries de nos engagements, de nos lectures de la Bible et de l&#8217;héritage intellectuel notamment protestant, de nos dialogues et nos compagnonnages avec les autres croyants, les mouvements intellectuels, politiques et sociaux qui se battent pour un monde plus juste.<span id="more-2727"></span></p>
<p>Divers dans nos références théologiques, nous nous retrouvons dans un évangile qui repense et repousse sans cesse les frontières, qui refuse les barrières du pur et de l&#8217;impur, qui nous dit que la grâce est offerte à toute la création, que la vie est toujours plus forte que les mises à mort sociale, économique, écologique, culturelle, raciste, sexiste ou homophobe. Nous voulons convoquer à nouveaux frais les vieux et gros mots comme Royaume de Dieu, Seigneurie de Jésus Christ, Amour inconditionnel de Dieu : expérimenter leur déplacement dans un nouveau contexte, considérer que la fidélité à laquelle engage la parole religieuse n&#8217;est pas déplacement d&#8217;un contenu à l&#8217;identique, sans transformation mais bien plutôt redéfinition incessante de ce qu&#8217;elle véhicule, réfléchir à ce que notre attachement à ces termes nous fait et nous fait faire.</p>
<p>Nous regardons le monde et nous crions : « injustice ! » La violence sociale et écologique du système économique actuel et son incapacité à se réformer nous invitent à rechercher les voies de son dépassement. L&#8217;invasion de son imaginaire nous pousse à travailler avec tous les autres créateurs d&#8217;un imaginaire alternatif. L&#8217;évolution des débats sur l&#8217;immigration en décalage avec une réalité sociale de plus en plus métissée nous engage à rentrer frontalement en dissidence avec les discours et les décisions qui transforment l&#8217;Europe en forteresse. Notre refus d&#8217;un apartheid planétaire nous met en relation avec les croyants et les militants des pays du Sud. Le détournement de la laïcité au profit de logiques d&#8217;exclusion nous incite à défendre et inventer un espace public riche qui n&#8217;a pas peur du conflit et de la différence. L&#8217;évolution des réalités familiales et sexuelles nous amène à une éthique nouvelle qui tourne clairement le dos au moralisme, qui interroge profondément l&#8217;imaginaire de la « famille chrétienne », du soi-disant « projet de Dieu » en la matière.</p>
<p>Ces réalités disent notre urgence, ces convictions expriment nos points de départ. Elles ne limitent pas ce que nous désirons construire ensemble, avec vous et avec d&#8217;autres. Elles ne définissent ni un dedans, ni un dehors. Nous en appelons ici et là à la création de « communes théologiques » pour relancer le Christianisme social, qu&#8217;il soit un « nous » mobile et indéterminé de réflexion et d&#8217;action. Un collectif à échelles et formes diverses qui n&#8217;aura de cesse de se redéfinir en situation, de se recréer sans cesse et sans centre unique. Une communauté qui se caractérise par le manque et les questions, la rencontre et l&#8217;hospitalité, plutôt que par le plein, le propre et les affirmations.</p>
<p>Nous ne voulons pas agir seuls, nous désirons des alliances : les protestants par-delà les frontières, les catholiques et tous les croyants ouverts, se reconnaissant dans les théologies de libération, la gauche qui ne renonce pas, la droite qui s&#8217;interroge, le mouvement social, tous les humanistes, celles et ceux qui croient en l&#8217;amour, la justice et l&#8217;espérance sont nos parentèles.</p>
<p>Nous voulons réfléchir et agir, l&#8217;un et l&#8217;autre, l&#8217;un pour l&#8217;autre.</p>
<p>Si nous voulons affirmer des positions, nous voulons aussi prendre le temps de la conversation et de l&#8217;échange, nous mettre d&#8217;accord sur nos accords et nos désaccords, donner et recevoir à penser, soutenir la pensée depuis toutes les places et non penser à la place de.</p>
<p>Si nous voulons prendre la parole, nous voulons surtout engager les batailles d&#8217;idées nécessaires afin de déplacer les questions et les clivages des débats dans nos Eglises et dans la société.</p>
<p>Si nous voulons réfléchir, nous voulons autant agir, encourager à l&#8217;action, échanger sur nos expériences de terrain, contribuer ici et maintenant aux changements nécessaires, en ne nous interdisant aucun des moyens de la non-violence, de sa logique de surabondance prophétique et de désobéissance aimante.</p>
<p>Une invitation est lancée à nous relancer dans cette épopée commune : publiquement, dire notre espérance et agir en conséquence. Nous répondons à l&#8217;invitation et nous vous invitons à y répondre : pour que se démultiplient les « communes théologiques » !</p>
<p>Quiconque se reconnaissant dans le Christianisme Social. Il est minuit dans l&#8217;ordre social. Quelqu&#8217;un frappe à la porte.</p>
<p>le groupe de rédaction de ce texte* vous invite à <a href="http://lapetition.be/en-ligne/petition-7297.html" target="_blank">signer cet appel</a> qui devrait être publié dans un organe de presse protestant début juin. En laissant vos coordonnées, vous serez également tenu au courant de la suite des événements.</p>
<p>Une première rencontre aura lieu le 02/10/2010 à Paris.</p>
<p>* Olivier Abel, Jacqueline Amphoux, Roberto Beltrami, Christian Bouzy, Pierre Bühler, Diane Barraud, Olivier Brès, Héloïse Duché, Laurent Gagnebin, Mathieu Gervais, Sebastien Heintz, Alain Houziaux, Stéphane Lavignotte, Olivier Maes, Pierre-Olivier Monteil, Jean-Paul Nunez, Yves Parrend, Raphaël Picon, Yves Quetin, Jean-Pierre Rive, Pierre Strauss, Robin Sautter, Jean-Pierre Thévenaz, Marion Véziant-Rolland, Antoine Rolland, Pierre Vergniol, Joseph Zysiadis, et d&#8217;autres personnes&#8230;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nsae.fr/2010/05/25/appel-pour-une-relance-du-christianisme-social-pour-des-communes-theologiques/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Mouvement international Nous sommes Eglise : « Le temps est venu d’engager des réformes qui n’ont que trop attendu »</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2010/04/18/mouvement-international-nous-sommes-eglise-%c2%ab-le-temps-est-venu-d%e2%80%99engager-des-reformes-qui-n%e2%80%99ont-que-trop-attendu-%c2%bb/</link>
		<comments>http://www.nsae.fr/2010/04/18/mouvement-international-nous-sommes-eglise-%c2%ab-le-temps-est-venu-d%e2%80%99engager-des-reformes-qui-n%e2%80%99ont-que-trop-attendu-%c2%bb/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 18 Apr 2010 17:10:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nsae</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'édito du moment]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nsae.fr/?p=2553</guid>
		<description><![CDATA[A l&#8217;occasion du cinquième anniversaire du pontificat de Benoît XVI, le Mouvement international Nous sommes Eglise appelle l’ensemble des fidèles catholiques à soutenir la Lettre ouverte aux évêques de Hans Küng. Le Mouvement international Nous sommes Eglise déplore que le cinquième anniversaire de l’élection du pape Benoît XVI soit si gravement terni par la profonde crise [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A l&#8217;occasion du cinquième anniversaire du pontificat de Benoît XVI, le Mouvement international <em>Nous sommes Eglise</em> appelle l’ensemble des fidèles catholiques à soutenir la <em>Lettre ouverte aux évêques</em> de Hans Küng.</p>
<p>Le Mouvement international <em>Nous sommes Eglise</em> déplore que le cinquième anniversaire de l’élection du pape Benoît XVI soit si gravement terni par la profonde crise que traverse l’Eglise – à savoir la révélation du scandale mondial d’abus sexuels et leur couverture depuis des décennies.<span id="more-2553"></span></p>
<p>« Il serait vain de rechercher les raisons de cette profonde crise de notre Eglise dans l’approfondissement de la sécularisation ; elles résident dans l’inaptitude de la Papauté à discerner les signes des temps », déclare <strong>Raquel Mallavibarrena</strong> de <em>Nous sommes Eglise</em> Espagne, <strong>actuelle présidente du Mouvement international <em>Nous sommes Eglise</em></strong>. « Le scandale des abus sexuels et de leur couverture est le fruit d’une conception inhumaine de la sexualité et de structures patriarcales de pouvoir caduques. La crise globale actuelle met en lumière l’incapacité de la hiérarchie cléricale seule à servir plus longtemps de fondement et de justification à la structure institutionnelle de l’Eglise catholique et à son autorité ».</p>
<p><em>Nous sommes Eglise</em> apprécie les récentes entreprises du Pape pour combattre la pédophilie dans l’Eglise. Mais <strong>la tragédie de Benoît XVI réside dans le fait qu’il les a initiées trop tard, trop timidement, et qu’il n’est pas suffisamment soutenu par tous les cardinaux, les évêques, et la Curie romaine</strong>. Il récolte aujourd’hui ce qu’il a semé quand, en 2001, au titre de préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (CDF), il a intimé à tous les évêques de l’Eglise universelle l’ordre de dissimuler aux autorités civiles tout cas de crime sexuel contre des mineurs perpétré par des membres du clergé, pour en informer plutôt ses services.</p>
<p>Joseph Ratzinger, qui eut à assumer durant les trois dernières décennies la plus haute responsabilité institutionnelle dans la définition de la doctrine catholique officielle, porte en dernière instance la responsabilité de l’échec de l’Eglise à répondre adéquatement aux défis de notre temps dans de nombreux domaines. Il a choisi d’ignorer, à de multiples occasions, les préoccupations que lui présentaient des évêques, des théologiens ainsi que de nombreux fidèles laïcs du monde entier – eux qui doivent pourtant affronter concrètement, sur le terrain, de multiples défis pastoraux. Son hostilité fut particulièrement nette à l’encontre de la théologie de Libération. <strong>Le premier quinquennat de son pontificat a mis chaque jour davantage en évidence la faiblesse fondamentale du système sur lequel repose l’Eglise catholique romaine – son organisation pyramidale ; sa ruineuse division en une « société à deux classes » avec des clercs d’un côté et les laïcs de l’autre ; le centralisme romain qui ne laisse aux Eglises locales pratiquement aucune autonomie</strong>.</p>
<p>Par ailleurs, la résistance résolue à la guerre, qui caractérisa Jean-Paul II, fut abandonnée par Benoît XVI, comme le prouve sa rencontre avec l’ex-président George W. Bush, placée sous le signe de la cordialité, en dépit de la responsabilité de ce dernier dans l’attaque de l’Irak en complète infraction du Droit international. Benoît honorerait l’Eglise en renouant avec une opposition énergique face aux chefs d’Etat qui considèrent la guerre comme un moyen d’action légitime. Il honorerait l’Eglise en se prononçant sans équivoque en faveur du désarmement global et contre le commerce des armes.</p>
<p>« Le scandale suscité dans l’Eglise universelle par la décision solitaire du pape – au mépris total du principe de collégialité – de lever l’excommunication de quatre évêques de la fraternité Saint Pie X, a été reçu comme le signal clair d’une prise de distance vis-à-vis du concile Vatican II », selon les termes de <strong>Pedro Freitas</strong> de <em>Nous sommes Eglise</em> Portugal, <strong>qui assumera prochainement la présidence du Mouvement international <em>Nous sommes Eglise</em></strong>. « L’extrême centralisation du pouvoir et le total mépris du principe de subsidiarité dans l’Eglise, caractéristique du mode de gouvernement de Benoît XVI jusqu’à ce jour, induit des conséquences alarmantes. Ces derniers sont largement responsables des défis croissants auxquels sont confrontées les Eglises locales : l’effondrement continu des vocations à exercer une prêtrise d’un autre temps tout comme la désertion de fidèles toujours plus nombreux ».</p>
<p><strong>Le Mouvement international <em>Nous sommes Eglise</em> soutient avec détermination la <em>Lettre ouverte aux évêques</em> rédigée par Hans Küng</strong>, dans laquelle il les appelle à donner de la voix en faveur de réformes. <strong><em>Nous sommes Eglise</em> invite l’ensemble des fidèles à envoyer courriers électroniques et lettres à leurs évêques et à leurs nonces pour exprimer leur soutien à la lettre ouverte de Küng</strong>. La crise contemporaine et l’inadéquation de la réponse qu’ont apportée les autorités ecclésiales à cette crise mettent en évidence l’urgence inédite de réformes structurelles conformes à l’esprit du concile Vatican II – et que <em>Nous sommes Eglise</em> réclame avec constance depuis 15 ans. Elles ne peuvent plus continuer à être remises à plus tard. <strong>Le temps est venu d’initier ces réformes :</strong></p>
<p>1. <strong>Le Peuple de Dieu devra participer à la prise de décision</strong>, à tous les niveaux de notre Eglise, afin que puissent advenir les innovations nécessaires pour répondre adéquatement aux défis pastoraux de notre temps. Les fidèles devraient prendre part à l’élection de leurs évêques. S’il n’en va pas ainsi, Rome continuera à nommer des évêques davantage préoccupés par l’Institution et sa défense que par leurs ouailles et leurs besoins.</p>
<p>2. La misogynie ecclésiale devra cesser. <strong>Les femmes devront être admises à tous les ministères de l’Eglise</strong> – ministères qui devront se transformer en ministères de service et non de pouvoir.</p>
<p>3. <strong>Le célibat devra devenir optionnel</strong>, afin que l’amour conjugal cesse d’être un tabou pour les clercs.</p>
<p>4. <strong>Les avancées réalisées dans le champ des Sciences en ce qui concerne la morale sexuelle devront être reconnues</strong> ; le principe absolu du primat de la conscience individuelle devra être respecté.</p>
<p>5. <strong>L’Évangile devra être proclamé comme incitation à la vie en plénitude</strong>, et non comme un moyen pour discipliner les personnes en les intimidant.</p>
<p>Le pape Benoît devrait accueillir les mises en cause mondiales et croissantes de son pontificat comme l’expression d’une profonde préoccupation quant au bien de l’Eglise tout entière. Comme le précise le <strong>Code de Droit Canon (Can. 212)</strong> : « Les fidèles chrétiens sont libres de manifester aux Pasteurs de l’Eglise leurs besoins, en particulier d’ordre spirituel, et leurs désirs (§2). » « Conformément aux connaissances, compétences et prestige dont ils disposent, ils ont le droit, et même le cas échéant le devoir, de manifester aux pasteurs sacrés leur opinion sur tout ce qui touche au bien de l’Eglise, et de la faire connaître au reste des fidèles chrétiens, sans préjudice pour l’intégrité de la foi et de la morale, avec révérence envers leurs Pasteurs, et attentifs au bien commun et à la dignité des personnes (§3). »</p>
<p><strong>Qui sommes-nous ?</strong></p>
<p>Le Mouvement international <em>Nous sommes Eglise</em> fut créé à Rome en 1996. Il est présent dans plus de 20 pays sur tous les continents et entretient des liens avec des organisations partageant ses combats dans le monde entier. <em>Nous sommes Eglise</em> est un mouvement international à l’intérieur de l’Eglise catholique, engagé dans sa réforme sur la base du concile Vatican II (1962-1965). <em>Nous sommes Eglise</em> est né en Autriche en 1995, à l’occasion d’un référendum ecclésial mis en œuvre en réponse au scandale de pédophilie provoqué par le cardinal de Vienne d’alors, Hans-Hermann Groer.</p>
<p><strong>Vos contacts </strong><strong>:</strong></p>
<p>Allemagne : Christian Weisner +49-172-518 40 82 <a href="mailto:media@we-are-church.org">media@we-are-church.org</a></p>
<p>Autriche : Hans Peter Hurka +43-650-315 42 00 <a href="mailto:hans_peter.hurka@gmx.at">hans_peter.hurka@gmx.at</a></p>
<p>Belgique : Edith Kuropatwa-Fèvre +32-(0)-2-567-09-64 <a href="mailto:ekf.paves@happymany.net">ekf.paves@happymany.net</a></p>
<p>Brésil : Irene Cacais +55-61 3223 4599 <a href="mailto:luisirenecacais@solar.com.br">luisirenecacais@solar.com.br</a></p>
<p>Canada : Jean Trudeau +1-613)745-2170 <a href="mailto:trudeau.jean@videotron.ca">trudeau.jean@videotron.ca</a></p>
<p>Catalogne : Francesc Bragulat <a href="mailto:somescat@somesglesia-cat.org">somescat@somesglesia-cat.org</a></p>
<p>Chili : Enrique Orellana +56-696 4491 <a href="mailto:lapazesobradelajusticia@yahoo.com">lapazesobradelajusticia@yahoo.com</a></p>
<p>Espagne : Raquel Mallavibarrena +34-649332654 <a href="mailto:rmallavi@mat.ucm.es">rmallavi@mat.ucm.es</a></p>
<p>États-Unis : Anthony Padovano +1 973-539-8732 <a href="mailto:tpadovan@optonline.net">tpadovan@optonline.net</a></p>
<p>Finlande : Giovanni Politi <a href="mailto:giovanni.politi@kolumbus.fi">giovanni.politi@kolumbus.fi</a></p>
<p>France : Hubert Tournès +33-240119873 <a href="mailto:hubertournes@orange.fr">hubertournes@orange.fr</a></p>
<p>Hongrie : Dr. Marcell Mártonffy +36 1 2190621 <a href="mailto:martonffy@pantelweb.hu">martonffy@pantelweb.hu</a></p>
<p>Irlande : Helen McCarthy <a href="mailto:wearechurchireland@eircom.net">wearechurchireland@eircom.net</a></p>
<p>Italie : Vittorio Bellavite +39-02-70602370 <a href="mailto:vi.bel@IOL.IT">vi.bel@IOL.IT</a></p>
<p>Norvège : Aasmund Vik <a href="mailto:aasmund.vik@nationaltheatret.no">aasmund.vik@nationaltheatret.no</a></p>
<p>Pays-Bas : Henk Baars +31-20 6370221 <a href="mailto:hbaars@steknet.nl">hbaars@steknet.nl</a></p>
<p>Pérou : Franz Wieser +51-1-4492716 <a href="mailto:fwieser@speedy.com.pe">fwieser@speedy.com.pe</a></p>
<p>Portugal : Maria Joao Sande Lemos +351.91 460 2336 <a href="mailto:mjoaosandel@gmail.com">mjoaosandel@gmail.com</a></p>
<p>Royaume-Uni : Martin Pendergast +44 (0)208 986 0807 <a href="mailto:martinjp@btinternet.com">martinjp@btinternet.com</a></p>
<p>Suède : Krister Janzon <a href="mailto:krister.janzon@comhem.se">krister.janzon@comhem.se</a></p>
<p>suisse : Brigitte Durrer +41-819212725 <a href="mailto:bridu@gmx.ch">bridu@gmx.ch</a></p>
<p> Communiqué de presse Madrid/Rome, 17 avril 2010</p>
<p><strong>Page d’accueil</strong> : <a href="http://www.we-are-church.org/int/">http://www.we-are-church.org/int/</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nsae.fr/2010/04/18/mouvement-international-nous-sommes-eglise-%c2%ab-le-temps-est-venu-d%e2%80%99engager-des-reformes-qui-n%e2%80%99ont-que-trop-attendu-%c2%bb/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Connaissez-vous Sabîl ?</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2010/04/15/connaissez-vous-sabil/</link>
		<comments>http://www.nsae.fr/2010/04/15/connaissez-vous-sabil/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 15 Apr 2010 09:01:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nsae</dc:creator>
				<category><![CDATA[FAIRE ÉGLISE AUTREMENT]]></category>
		<category><![CDATA[L'édito du moment]]></category>
		<category><![CDATA[Ouverture(s)]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nsae.fr/?p=2549</guid>
		<description><![CDATA[Chaque jeudi à midi, heure de Jérusalem, l&#8217;association théologique palestinienne Sabîl organise une célébration de communion œcuménique. C&#8217;est le temps de célébrer l’eucharistie, examiner comment les écritures s’appliquent à la vie en Palestine aujourd’hui et prier pour les besoins particuliers de la région. Dans leurs fuseaux horaires respectifs, des individus et des groupes partout dans le monde [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chaque jeudi à midi, heure de Jérusalem, l&#8217;association théologique palestinienne <a href="http://www.sabeel.org" target="_blank">Sabîl</a> organise une célébration de communion œcuménique. C&#8217;est le temps de célébrer l’eucharistie, examiner comment les écritures s’appliquent à la vie en Palestine aujourd’hui et prier pour les besoins particuliers de la région. Dans leurs fuseaux horaires respectifs, des individus et des groupes partout dans le monde prient en union avec eux<span id="more-2549"></span>, en solidarité avec Sabîl à Jérusalem, des “Amis de Sabîl” et des artisans de paix partout dans le monde. Partant de l’Australie, traversant la Palestine et tout autour du monde ils prieront pour la paix dans la justice et porteront leur attention sur des questions locales et mondiales chaque semaine.</p>
<h3>Vague de prière pour le jeudi 15 avril 2010</h3>
<p>1) Un ordre militaire israélien qui vient d’être révélé et prend effet cette semaine permet la déportation ou l’expulsion de la Cisjordanie de dizaines de milliers de gens. Des Palestiniens nés à Gaza, des conjoints de Palestiniens nés à l’étranger, des militants internationaux semblent devoir être les premières cibles de la police mais la formulation ambiguë de cet ordre met en danger la presque totalité de la population de Cisjordanie. Prions pour que cette injustice soit arrêtée avant que des familles et des communautés ne soient démembrées. Pour plus d’information (en anglais), vous pouvez consulter le site de <a href="http://www.haaretz.com/hasen/spages/1162075.html" target="_blank">Haaretz</a> ainsi que celui de <a href="http://www.hamoked.org.il/news_main_en.asp?id=901" target="_blank">Hamoked</a>.</p>
<p>2) Le 17 avril est “le jour des prisonniers” en Palestine. Ce jour là, nous nous souvenons qu’il y a actuellement près de 8.000 Palestiniens dans les geôles israéliennes, y compris les 259 personnes maintenues en “détention administrative” sans inculpation ni jugement et 337 mineurs (dont 41 ont moins de 16 ans). Actuellement, de nombreux prisonniers observent une grève de la faim pour attirer l’attention sur les mauvaises conditions auxquelles ils sont soumis. Prions pour que leur message soit entendu par ceux qui exercent le pouvoir. Puissent-ils trouver soulagement et justice.</p>
<p>3) Cette semaine est un moment de transition pour les Amis de Sabîl du Royaume-Uni. Anne Clayton va assurer le rôle de coordination à la suite de Jennifer Oldershow. Nous sommes très reconnaissants à Jennifer pour les cinq années qu’elle a consacrées à ce service et nous sommes heureux de travailler avec Anne au cours des prochaines années. Nous remercions Dieu pour le témoignage des Amis de Sabîl du Royaume-Uni et les autres groupes d’Amis de Sabîl dans le monde.</p>
<p>4) Au moment ou prend fin la visite des témoins anglophones de Sabîl et celle des témoins de Sabîl des Pays-Bas, prions pour les douzaines de participants qui vont bientôt rentrer chez eux partager ce qu’ils ont vécu. Puissent-ils trouver des moyens forts de sensibiliser leurs familles et leurs amis au besoin d’une paix juste en Palestine et en Israël.</p>
<p>Cette semaine, nous nous associons à la prière du Conseil Œcuménique des Églises pour le Japon,la Corée du Nord, la Corée du Sud et Taiwan.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nsae.fr/2010/04/15/connaissez-vous-sabil/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;Eglise est menacée de devenir une sous-culture, par Mgr Albert Rouet</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2010/04/03/leglise-est-menacee-de-devenir-une-sous-culture-par-mgr-albert-rouet/</link>
		<comments>http://www.nsae.fr/2010/04/03/leglise-est-menacee-de-devenir-une-sous-culture-par-mgr-albert-rouet/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 03 Apr 2010 17:38:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nsae</dc:creator>
				<category><![CDATA[FAIRE ÉGLISE AUTREMENT]]></category>
		<category><![CDATA[L'édito du moment]]></category>
		<category><![CDATA[Textes critiques]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nsae.fr/?p=2474</guid>
		<description><![CDATA[Archevêque de Poitiers, Mgr Albert Rouet est l&#8217;une des figures les plus libres de l&#8217;épiscopat français. Son ouvrage J&#8217;aimerais vous dire (Bayard, 2009) est un best-seller dans sa catégorie. Vendu à plus de 30.000 exemplaires, lauréat du Prix 2010 des lecteurs de La Procure, ce livre d&#8217;entretiens porte un regard assez critique sur l&#8217;Eglise catholique. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Archevêque de Poitiers, Mgr Albert Rouet est l&#8217;une des figures les plus libres de l&#8217;épiscopat français. Son ouvrage <em>J&#8217;aimerais vous dire</em> (Bayard, 2009) est un best-seller dans sa catégorie. Vendu à plus de 30.000 exemplaires, lauréat du Prix 2010 des lecteurs de La Procure, ce livre d&#8217;entretiens porte un regard assez critique sur l&#8217;Eglise catholique. A l&#8217;occasion de Pâques, Mgr Rouet livre ses réflexions sur l&#8217;actualité et son diagnostic sur son institution.<span id="more-2474"></span></p>
<p><strong>L&#8217;Eglise catholique est secouée depuis plusieurs mois par la révélation de scandales de pédophilie dans plusieurs pays européens. Cela vous a-t-il surpris ?</strong></p>
<p>Je voudrais d&#8217;abord préciser une chose : pour qu&#8217;il y ait pédophilie, il faut deux conditions, une perversion profonde et un pouvoir. Cela signifie que tout système clos, idéalisé, sacralisé est un danger. Dès lors qu&#8217;une institution, y compris l&#8217;Eglise, s&#8217;érige en position de droit privé, s&#8217;estime en position de force, les dérives financières et sexuelles deviennent possibles. C&#8217;est ce que révèle cette crise, et cela nous oblige à revenir à l&#8217;Evangile ; la faiblesse du Christ est constitutive de la manière d&#8217;être de l&#8217;Eglise.</p>
<p>En France, l&#8217;Eglise n&#8217;a plus ce type de pouvoir ; cela explique qu&#8217;on est face à des fautes individuelles, graves et regrettables, mais que l&#8217;on ne connaît pas une systématisation de ces affaires.</p>
<p><strong>Ces révélations surviennent après plusieurs crises, qui ont jalonné le pontificat de Benoît XVI. Qui malmène l&#8217;Eglise ?</strong></p>
<p>Depuis quelque temps, l&#8217;Eglise est battue d&#8217;orages, externes et internes. On a un pape qui est plus théoricien qu&#8217;historien. Il est resté le professeur qui pense que quand un problème est bien posé, il est à moitié résolu. Mais dans la vie, ce n&#8217;est pas comme cela ; on se heurte à la complexité, à la résistance du réel. On le voit bien dans nos diocèses, on fait ce qu&#8217;on peut ! L&#8217;Eglise peine à se situer dans le monde tumultueux dans lequel elle se trouve aujourd&#8217;hui. C&#8217;est le coeur du problème.</p>
<p>Au-delà, deux choses me frappent dans la situation actuelle de l&#8217;Eglise. Aujourd&#8217;hui, on y constate un certain gel de la parole. Désormais, le moindre questionnement sur l&#8217;exégèse ou la morale est jugé blasphématoire. Questionner ne va plus de soi, et c&#8217;est dommage. Parallèlement, règne dans l&#8217;Eglise un climat de suspicion malsain. L&#8217;institution fait face à un centralisme romain, qui s&#8217;appuie sur tout un réseau de dénonciations. Certains courants passent leur temps à dénoncer les positions de tel ou tel évêque, à faire des dossiers contre l&#8217;un, à garder des fiches contre l&#8217;autre. Ces comportements s&#8217;intensifient avec Internet.</p>
<p>En outre, je note une évolution de l&#8217;Eglise parallèle à celle de notre société. Celle-ci veut plus de sécurité, plus de lois, celle-là plus d&#8217;identité, plus de décrets, plus de règlements. On se protège, on s&#8217;enferme, c&#8217;est le signe même d&#8217;un monde clos, c&#8217;est catastrophique !</p>
<p>En général, l&#8217;Eglise est un bon miroir de la société. Mais aujourd&#8217;hui, dans l&#8217;Eglise, les pressions identitaires sont particulièrement fortes. Tout un courant, qui ne réfléchit pas trop, a épousé une identité de revendication. Après la publication de caricatures dans la presse sur la pédophilie dans l&#8217;Eglise, j&#8217;ai eu des réactions dignes des intégristes islamistes sur les caricatures de Mahomet ! A vouloir paraître offensif, on se disqualifie.</p>
<p><strong>Le président de la conférence épiscopale, Mgr André Vingt-Trois l&#8217;a redit à Lourdes le 26 mars : l&#8217;Eglise de France est marquée par la crise des vocations, la baisse de la transmission, la dilution de la présence chrétienne dans la société. Comment vivez-vous cette situation ?</strong></p>
<p>J&#8217;essaie de prendre acte que nous sommes à la fin d&#8217;une époque. On est passés d&#8217;un christianisme d&#8217;habitude à un christianisme de conviction. Le christianisme s&#8217;était maintenu sur le fait qu&#8217;il s&#8217;était réservé le monopole de la gestion du sacré et des célébrations. Face aux nouvelles religions, à la sécularisation, les gens ne font plus appel à ce sacré.</p>
<p>Pour autant, peut-on dire que le papillon est &#8220;plus&#8221; ou &#8220;moins&#8221; que la chrysalide ? C&#8217;est autre chose. Donc, je ne raisonne pas en termes de dégénérescence ou d&#8217;abandon : nous sommes en train de muter. Il nous faut mesurer l&#8217;ampleur de cette mutation.</p>
<p>Prenez mon diocèse : il y a soixante-dix ans, il comptait 800 prêtres. Aujourd&#8217;hui il en a 200, mais il compte aussi 45 diacres et 10 000 personnes impliquées dans les 320 communautés locales que nous avons créées il y a quinze ans. C&#8217;est mieux. Il faut arrêter la pastorale de la SNCF. Il faut fermer des lignes et en ouvrir d&#8217;autres. Quand on s&#8217;adapte aux gens, à leur manière de vivre, à leurs horaires, la fréquentation augmente, y compris pour le catéchisme ! L&#8217;Eglise a cette capacité d&#8217;adaptation.</p>
<p><strong>De quelle manière ?</strong></p>
<p>Nous n&#8217;avons plus le personnel pour tenir un quadrillage de 36 000 paroisses. Soit l&#8217;on considère que c&#8217;est une misère dont il faut sortir à tout prix et alors on va resacraliser le prêtre ; soit on invente autre chose. La pauvreté de l&#8217;Eglise est une provocation à ouvrir de nouvelles portes. L&#8217;Eglise doit-elle s&#8217;appuyer sur ses clercs ou sur ses baptisés ? Pour ma part, je pense qu&#8217;il faut faire confiance aux laïques et arrêter de fonctionner sur la base d&#8217;un quadrillage médiéval. C&#8217;est une modification fondamentale. C&#8217;est un défi.</p>
<p><strong>Ce défi suppose-t-il d&#8217;ouvrir le sacerdoce aux hommes mariés ?</strong></p>
<p>Non et oui ! Non, car imaginez que demain je puisse ordonner dix hommes mariés, j&#8217;en connais, ce n&#8217;est pas ça qui manque. Je ne pourrais pas les payer. Ils devraient donc travailler et ne seraient disponibles que les week-ends pour les sacrements. On reviendrait alors à une image cultuelle du prêtre. Ce serait une fausse modernité.</p>
<p>Par contre, si on change la manière d&#8217;exercer le ministère, si son positionnement dans la communauté est autre, alors oui, on peut envisager l&#8217;ordination d&#8217;hommes mariés. Le prêtre ne doit plus être le patron de sa paroisse ; il doit soutenir les baptisés pour qu&#8217;ils deviennent des adultes dans la foi, les former, les empêcher de se replier sur eux-mêmes.</p>
<p>C&#8217;est à lui de leur rappeler que l&#8217;on est chrétien pour les autres, pas pour soi ; alors il présidera l&#8217;eucharistie comme un geste de fraternité. Si les laïques restent des mineurs, l&#8217;Eglise n&#8217;est pas crédible. Elle doit parler d&#8217;adulte à adulte.</p>
<p><strong>Vous jugez que la parole de l&#8217;Eglise n&#8217;est plus adaptée au monde. Pourquoi ?</strong></p>
<p>Avec la sécularisation, une &#8220;bulle spirituelle&#8221; se développe dans laquelle les mots flottent ; à commencer par le mot &#8220;spirituel&#8221; qui recouvre à peu près n&#8217;importe quelle marchandise. Il est donc important de donner aux chrétiens les moyens d&#8217;identifier et d&#8217;exprimer les éléments de leur foi. Il ne s&#8217;agit pas de répéter une doctrine officielle mais de leur permettre de dire librement leur propre adhésion.</p>
<p>C&#8217;est souvent notre manière de parler qui ne fonctionne pas. Il faut descendre de la montagne et descendre dans la plaine, humblement. Pour cela il faut un énorme travail de formation. Car la foi était devenue ce dont on ne parlait pas entre chrétiens.</p>
<p><strong>Quelle est votre plus grande inquiétude pour l&#8217;Eglise ?</strong></p>
<p>Le danger est réel. L&#8217;Eglise est menacée de devenir une sous-culture. Ma génération était attachée à l&#8217;inculturation, la plongée dans la société. Aujourd&#8217;hui, le risque est que les chrétiens se durcissent entre eux, tout simplement parce qu&#8217;ils ont l&#8217;impression d&#8217;être face à un monde d&#8217;incompréhension. Mais ce n&#8217;est pas en accusant la société de tous les maux qu&#8217;on éclaire les gens. Au contraire, il faut une immense miséricorde pour ce monde où des millions de gens meurent de faim. C&#8217;est à nous d&#8217;apprivoiser le monde et c&#8217;est à nous de nous rendre aimables.</p>
<p><strong>Propos recueillis par Stéphanie Le Bars<br />
Source : <em>Le Monde</em>, édition du 03 avril 2010</strong></p>
<p>__________________________________________________________</p>
<h3>Une France de moins en moins pratiquante</h3>
<p>Culture catholique :<br />
64 % des Français se reconnaissent de culture catholique. Ils étaient 65 % en 2006 et 75 % en 1987.</p>
<p>Pratique hebdomadaire :<br />
4,5 % fréquentent l&#8217;église chaque dimanche, contre 6 % en 1987 et 14 % en 1978.</p>
<p>Pratique mensuelle :<br />
15 % des Français se rendent une fois par mois à l&#8217;église.</p>
<p>Répartition sociale :<br />
25 % des croyants sont retraités ; 46 % chez les pratiquants .</p>
<p>Répartition politique :<br />
30,6 % des Français qui se disent pratiquants affichent une sympathie pour l&#8217;UMP, 25,6 % pour le PS, 11,8 % pour le FN, 10,8 % pour le MoDem.</p>
<p><strong>Sources : compilations d&#8217;enquêtes IFOP.</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nsae.fr/2010/04/03/leglise-est-menacee-de-devenir-une-sous-culture-par-mgr-albert-rouet/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>A la recherche de l&#8217;impôt juste</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2010/04/01/a-la-recherche-de-limpot-juste/</link>
		<comments>http://www.nsae.fr/2010/04/01/a-la-recherche-de-limpot-juste/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 01 Apr 2010 08:12:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nsae</dc:creator>
				<category><![CDATA[Économie & Société]]></category>
		<category><![CDATA[FAIRE SOCIÉTÉ AUTREMENT]]></category>
		<category><![CDATA[L'édito du moment]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nsae.fr/?p=2441</guid>
		<description><![CDATA[Au moment où le bouclier fiscal suscite des discussions de plus en plus vives, un philosophe, un sociologue et un économiste expliquent dans « La Croix » ce que serait à leurs yeux un système fiscal plus juste. «Seul l&#8217;impôt profitant à l&#8217;ensemble de la société est juste» (Serge-Christophe Kolm, philosophe et économiste) «Trouver un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Au moment où le bouclier fiscal suscite des discussions de plus en plus vives, un philosophe, un sociologue et un économiste expliquent dans « La Croix » ce que serait à leurs yeux un système fiscal plus juste.<span id="more-2441"></span></p>
<h3>«Seul l&#8217;impôt profitant à l&#8217;ensemble de la société est juste» (Serge-Christophe Kolm, philosophe et économiste)</h3>
<p>«Trouver un consensus autour d’un impôt juste s’avère extrêmement complexe. Pourquoi ? Tout simplement parce que la justice en matière de redistribution dépend du corpus de valeurs de chacun. Un ultralibéral, par exemple, considère que les revenus tirés de son travail sont sa propriété. À ses yeux, le prélèvement d’une partie de son salaire à des fins redistributives constitue une forme d’expropriation. À l’entendre, l’imposition est intrinsèquement injuste.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/isf_article.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2442" title="isf_article" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/isf_article.jpg" alt="" width="400" height="273" /></a></p>
<p>Selon d’autres, à l’inverse, nos revenus découlent en grande partie de nos capacités intellectuelles, de nos origines sociales, de notre éducation, etc. Bref, de paramètres globalement aléatoires. Envisagés sous cet angle, les revenus semblent arbitraires et peu corrélés au mérite. Dans cette perspective, il est souhaitable et juste de taxer très fortement les hauts revenus. C’est ce que promeuvent, par exemple, les partisans de l’égalitarisme.</p>
<p>L’idée que l’on se fait d’un impôt juste découle donc de la façon dont on définit les notions de propriété individuelle ou de mérite personnel. Inutile de dire que les libéraux et les égalitaristes divergent sur ce point. C’est d’ailleurs souvent notre position dans la société qui nous fait adhérer à l’un de ces deux grands systèmes.</p>
<p>Nous optons, en fait, pour le modèle répondant le mieux à nos intérêts personnels. On trouve certes ça et là des individus très aisés partisans de l’égalitarisme mais, en général, ils apporteront plutôt leurs suffrages aux tenants du libéralisme. En face, les plus démunis auront tendance, eux, à dénoncer l’arbitraire de leur position sociale et à réclamer une forte redistribution par l’impôt.</p>
<p>Il faut, selon moi, dépasser cet antagonisme. Comment ? En amenant chacun à faire abstraction de ses intérêts particuliers, tâche ardue ! , et à se poser la question suivante : “Quel est l’impôt juste, non pas pour moi mais pour l’ensemble de la collectivité ?” En effet, seul l’impôt profitant à l’ensemble de la société peut être qualifié de juste.</p>
<p>À partir de là se posent deux questions complémentaires. La première consiste à se demander s’il existe des besoins de base auxquels il est impératif de répondre. Si tel est le cas, on peut estimer que tout impôt permettant de financer ces besoins sera juste. L’autre question est celle de savoir à partir de quel niveau d’imposition les individus risquent d’être désincités à créer de la richesse, au motif qu’il leur semble injuste d’être aussi fortement taxés. Un tel désengagement s’avérerait contre-productif pour la société. »</p>
<h3>«L&#8217;impôt juste est celui qui prépare l&#8217;avenir» (Michel Wieviorka, sociologue)</h3>
<p>«Avant même de réfléchir à la manière dont il est prélevé, on pourrait se poser la question de la justesse de l’impôt en fonction de son poids. Un impôt lourd n’est pas forcément un impôt juste. Il y a des États qui prélèvent peu mais qui ont une affectation juste et inversement. Donc, le fond du sujet n’est pas que celui du volume.</p>
<p>Techniquement, il y a des impôts qui évoluent plus ou moins selon les revenus des ménages. Je pense pour ma part que l’impôt progressif ne suffit pas, et qu’il faut tendre vers un impôt vraiment proportionnel. Je pense de ce point de vue que la TVA est un impôt injuste, mais c’est là une question de philosophie politique.</p>
<p>Au-delà de ces considérations, la question de fond est moins celle du poids ou du mode de prélèvement de l’impôt que celle de son usage. Si l’on considère que le modèle de société souhaité est celui d’un monde où le meilleur gagne en s’appuyant sur ses seules forces individuelles, on n’aura pas la même conception de l’impôt que si l’on aspire à une société de solidarité avec les plus démunis. L’impôt est là pour répondre à des attentes.</p>
<p>Mais que constate-t-on ? Les Français ont le sentiment de ne plus savoir où va leur pays. Et ils ont le sentiment d’une perte de sens du politique. Ils ne savent plus très bien à quoi servent les élections régionales, s’il faut être pour ou contre l’Europe… Pourquoi tant d’angoisse, tant d’incertitude dans cette société contemporaine ? Parce que, au fond, la France n’a pas encore terminé sa lente sortie de l’ère industrielle qui dure depuis maintenant quarante ans. Tous nos repères traditionnels ont vacillé.</p>
<p>Dans un tel contexte d’inquiétude, je pense qu’un impôt juste est celui qui contribue à la reconstruction d’un avenir. Prenons l’exemple de l’industrie automobile. Si je prélève des impôts pour sauver l’emploi et protéger l’industrie telle qu’elle est, il y a de fortes chances pour que vous le trouviez injuste. En revanche, si je prélève l’impôt pour préparer autrement la mobilité dans l’espace, l’urbanisme, l’utilisation de l’énergie, je contribue à redonner du sens à un projet collectif.</p>
<p>Un programme de gauche comme de droite qui commencerait par dire : “Voilà la fiscalité que je propose” passerait donc à côté de l’essentiel. La fiscalité est un moyen au service d’une vision et non l’inverse. Il porte un projet qui s’adresse aux citoyens d’aujourd’hui mais qui prend aussi en compte les générations à venir. »</p>
<h3>«Il faudrait rendre le système plus simple et plus homogène» (Jacques Le Cacheux, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques-OFCE)</h3>
<p>« Pour définir un impôt juste, les économistes distinguent deux dimensions. La justice horizontale, d’abord, consiste à dire : à situation identique, traitement identique. Ce qui, en matière fiscale, revient à appliquer un même impôt aux personnes qui ont un niveau de vie comparable.</p>
<p>La justice verticale, elle, consiste à prélever plus les personnes les plus aisées et moins les personnes les plus modestes, de façon à assurer une redistribution des revenus. Ce critère est plus subjectif car, si toutes les sociétés modernes considèrent qu’il est normal de pratiquer une justice verticale, le degré de redistribution acceptable est sujet à des jugements de valeur.</p>
<p>Hélas, la fiscalité française ne répond plus ni à l’un ni à l’autre de ces deux critères. Concernant la justice horizontale, elle ne traite pas pareil les personnes qui ont des situations économiques comparables. Elle taxe ainsi différemment les revenus du capital et ceux du travail. Et, dans les revenus salariaux, le salaire fixe et les heures supplémentaires ne sont pas imposés de la même façon. Les niches fiscales aggravent encore ces disparités.</p>
<p>Concernant la justice verticale, l’impôt sur le revenu est devenu de moins en moins progressif avec la réduction du nombre de tranches et la diminution des taux marginaux, ce qui a rendu le barème moins « pentu ». La TVA est aussi par nature non redistributive. Ensuite, le bouclier fiscal, qui plafonne l’impôt à 50 % des revenus, limite clairement la justice verticale. Enfin, dernier exemple, la CSG, créée dans les années 1990, qui est appliquée avec le même pourcentage quel que soit le revenu, et sans quotient familial, est moins progressive que l’impôt sur le revenu.</p>
<p>Pour rendre la fiscalité française plus juste, il faudrait arrêter de réformer morceau par morceau, comme on l’a fait ces dernières années, mais regarder les impôts comme un tout pour tenter de rendre le système plus simple et plus homogène. On pourrait, par exemple, fusionner l’impôt sur le revenu et la CSG en un impôt global fonctionnant avec les mêmes règles.</p>
<p>Une autre réforme consisterait non pas à supprimer toutes les niches fiscales, dont certaines ont des justifications économiques, mais à y mettre bon ordre. Il s’agirait d’éliminer celles qui sont contraires à l’équité sans être très efficaces économiquement. Je pense aux incitations immobilières, comme la déduction fiscale sur les intérêts d’emprunts ou les dispositifs Scellier ou Robien, qui parviennent plus à défiscaliser qu’à orienter l’investissement. »</p>
<p><strong>Propos recueillis par Marie BOËTON, Bernard GORCE, et Nathalie BIRCHEM<br />
Source : </strong><a href="http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2420713&amp;rubId=4076#" target="_blank"><em><strong>La Croix</strong></em></a><strong>, édition du 31 mars 2010</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nsae.fr/2010/04/01/a-la-recherche-de-limpot-juste/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Les bourgeois, c&#8217;est comme les cochons&#8230;</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2010/03/16/les-bourgeois-cest-comme-les-cochons/</link>
		<comments>http://www.nsae.fr/2010/03/16/les-bourgeois-cest-comme-les-cochons/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 16 Mar 2010 18:46:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nsae</dc:creator>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[En France]]></category>
		<category><![CDATA[L'édito du moment]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nsae.fr/?p=2364</guid>
		<description><![CDATA[La propriétaire d&#8217;un appartement du Val-de-Marne a été condamnée à verser 8.000 euros de dommages et intérêts pour avoir enfreint les règles d&#8217;&#8221;occupation bourgeoise&#8221; en louant son appartement à des migrants, selon un jugement que l&#8217;AFP a pu consulter lundi 8 mars. Résidant à Vincennes, Mme R. a loué en octobre 2007 deux appartements à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La propriétaire d&#8217;un appartement du Val-de-Marne a été condamnée à verser 8.000 euros de dommages et intérêts pour avoir enfreint les règles d&#8217;&#8221;occupation bourgeoise&#8221; en louant son appartement à des migrants, selon un jugement que l&#8217;AFP a pu consulter lundi 8 mars.</p>
<p>Résidant à Vincennes, Mme R. a loué en octobre 2007 deux appartements à l&#8217;association France Terre d&#8217;Asile qui y installait pour une durée de six mois des personnes bénéficiant du statut de réfugiés, en attendant de leur trouver un logement pérenne.<span id="more-2364"></span></p>
<h3>Une utilisation &#8220;commerciale&#8221;</h3>
<p>En juillet 2008, le syndicat des copropriétaires de l&#8217;immeuble a saisi la justice pour demander la résiliation du bail au nom des règles d&#8217;&#8221;occupation bourgeoise&#8221; des lieux détaillées dans le règlement intérieur et qui interdit notamment toute utilisation &#8220;commerciale&#8221; ou &#8220;industrielle&#8221; de l&#8217;immeuble.</p>
<p>Dans son jugement du 19 janvier, le tribunal de grande instance de Créteil se refuse, pour des questions de forme, à résilier le bail mais donne raison aux copropriétaires sur le fond.</p>
<p>Selon le tribunal, ce bail entraîne &#8220;un mode d&#8217;occupation précaire incompatible avec les conditions d&#8217;occupation pérennes et paisibles qu&#8217;implique la notion d&#8217;occupation bourgeoise&#8221;.</p>
<p>Cette location rend par ailleurs inefficace la sécurisation de l&#8217;entrée de l&#8217;immeuble &#8220;en raison de la multiplicité des accédants&#8221;, selon le jugement.</p>
<p>Le tribunal reconnaît également l&#8217;existence de &#8220;nombreux incidents&#8221; liés à cette location &#8220;irrégulière&#8221;, citant &#8220;des bruits, y compris nocturnes, des allées et venues, des jets de mégots&#8221; et &#8220;faïences&#8221; par la fenêtre.</p>
<h3>&#8220;Une pratique discriminatoire&#8221;</h3>
<p>Au titre des dommages et intérêts, le tribunal a donc condamné Mme R. à verser 8.000 euros au syndicat auxquels s&#8217;ajoutent 2.500 euros de frais de justice.</p>
<p>&#8220;La notion d&#8217;occupation bourgeoise sert ici à une pratique discriminatoire qui est liée à l&#8217;origine des occupants&#8221;, a déclaré à l&#8217;AFP Pierre Henry, le directeur général de France Terre d&#8217;Asile, qui a annoncé qu&#8217;il saisira la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l&#8217;égalité (Halde).</p>
<p>Selon lui, ce jugement met en péril &#8220;un maillon essentiel&#8221; du dispositif de relogement des réfugiés, confrontés, comme d&#8217;autres, à une pénurie de logements publics.</p>
<p>L&#8217;assocation a fait appel du jugement.</p>
<p><strong>Source : AFP, 8 mars 2010</strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nsae.fr/2010/03/16/les-bourgeois-cest-comme-les-cochons/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Pierre de Locht, trois ans déjà !</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2010/03/12/pierre-de-locht-trois-ans-deja/</link>
		<comments>http://www.nsae.fr/2010/03/12/pierre-de-locht-trois-ans-deja/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 12 Mar 2010 15:33:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nsae</dc:creator>
				<category><![CDATA[FAIRE ÉGLISE AUTREMENT]]></category>
		<category><![CDATA[L'édito du moment]]></category>
		<category><![CDATA[Textes libérateurs]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nsae.fr/?p=2326</guid>
		<description><![CDATA[Voilà trois ans déjà que, le 9 mars 2007, Pierre de Locht nous quittait. Né à Bruxelles en 1916, Pierre de Locht était prêtre catholique et docteur en théologie. Expert appelé à siéger à Rome dans la Commission pontificale sur la famille (1964 -1966), il a progressivement pris des positions &#8221; non traditionnelles&#8221;. Il se retrouve [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Voilà trois ans déjà que, le 9 mars 2007, Pierre de Locht nous quittait. Né à Bruxelles en 1916, Pierre de Locht était prêtre catholique et docteur en théologie. Expert appelé à siéger à Rome dans la Commission pontificale sur la famille (1964 -1966), il a progressivement pris des positions &#8221; non traditionnelles&#8221;. Il se retrouve de ce fait quelques années plus tard mis au ban de l&#8217;Église catholique par sa hiérarchie. Si ses prises de position (notamment sur la contraception et l&#8217;avortement) ont fait grand bruit dans la société et ont secoué l&#8217;Église catholique, elles ont surtout permis à de nombreux croyants de se libérer<span id="more-2326"></span> d&#8217;une morale d&#8217;interdits. Elles ont aussi amené bien des incroyants à considérer sous un jour nouveau les relations avec les chrétiens. Il prendra position pour la dépénalisation de l&#8217;avortement dans les années 80, s&#8217;attirant les foudres &#8220;célestes&#8221;. Il plaidera également pour l&#8217;ordination d&#8217;hommes mariés ou l&#8217;accès des femmes à la prêtrise. Il regrettera inlassablement l&#8217;effet dévastateur de la centralisation du pouvoir de l&#8217;église &#8220;en faveur d&#8217;un tout petit nombre, le pape et sa curie&#8221;. Outre de nombreux articles consacrés à la morale, et plus spécialement à l&#8217;éthique de la sexualité et à la foi chrétienne, il est l&#8217;auteur de plusieurs livres, parmi lesquels <em>L&#8217;avortement. Les enjeux d&#8217;un débat passionné</em> (1985), <em>La foi décantée</em> (Desclée de Brouwer, 1998), <em>Oser être chrétien aujourd&#8217;hui</em> (Desclée de Brouwer, 2000), <em>Et si j&#8217;étais nommé évêque</em> (Mols, 2002) ou encore, en février 2007, <em>Chrétien aujourd&#8217;hui : un engagement contradictoire ?</em> (éditions Luc Pire). Mais pour nous, il était d&#8217;abord un témoin d&#8217;évangile à la voix incomparable, bienveillante, ferme, stimulante, libératrice&#8230;</p>
<p>Le texte qui suit est pour nous une façon de prolonger sa vie et sa voix parmi nous. Il s&#8217;agit des réflexions qu&#8217;il nous livra lors de l&#8217;assemblée générale de <em>Nous Sommes Aussi l&#8217;Église</em> en juin 1998 : importance du vécu à la base et nécessité de se libérer d&#8217;une sorte de « dépendance hiérarchique » que peuvent paradoxalement révéler certaines postures contestataires. Ecoutons-le&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Pierre-de-Locht.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-2327" title="Pierre de Locht" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Pierre-de-Locht.jpg" alt="" width="400" height="544" /></a></p>
<h3>Où faut-il investir nos énergies ?</h3>
<p>Au lendemain d’une très intéressante et stimulante assemblée, je me suis fait quelques réflexions, que j’aimerais vous communiquer. Il est impressionnant de voir avec quel dynamisme les participants, et spécialement les femmes, refusant l’esprit peu évangélique de tant de prises de position officielles de notre Église, militent pour de tout autres comportements. Spécialement à l’égard des divorcés remariés, des prêtres qui s’ouvrent à un amour humain, des homosexuels&#8230;</p>
<p>Je garde cependant un peu la crainte que, pour un certain nombre, il s’agisse avant tout d’obtenir de la hiérarchie qu’elle modifie son regard et sa manière de faire. N’est ce pas donner encore trop d’importance à l’autorité, comme si les maturations et évolutions dans l’Église étaient conditionnées par l’attitude des évêques ?</p>
<h3>Légitime transgression</h3>
<p>On n’a pas besoin d’autorisation pour refuser personnellement et en communauté des manières d’être que l’on perçoit comme anti-évangéliques et pour se mettre à adopter des attitudes que l’on croit autrement plus conformes à l’inspiration de Jésus. Sachant bien, d’ailleurs, que les évolutions germent pratiquement toujours à la base.</p>
<p>La transgression n’est pas une opposition. Elle est une manière d’être qu’on adopte en soi et pour soi, car on la considère comme davantage conforme à l’Évangile. Faut-il une autorisation pour faire ce que l’on croit mieux ? Transgresser, ce n’est pas s’opposer, c’est avancer au-delà des normes actuellement établies, afin de mieux répondre aux exigences humaines et évangéliques. Et lorsqu’on constate avec étonnement que les « autorités » ne perçoivent guère ou pas le sens de ces indispensables modifications, on ne peut laisser tomber les bras et attendre leur autorisation pour agir selon ce que l’on croit devoir faire. Et cela d’autant plus que n’existe pas de dialogue ouvert et confiant entre l’autorité et le peuple chrétien.</p>
<p>Encore trop marqués par une obéissance-soumission qu’on nous a inculquée comme vertu majeure du chrétien, beaucoup n’osent pas encore être eux-mêmes. C’est pourtant la manière d’être des chrétiens de la base, entre autres vis-à-vis des divorcés remariés, des homosexuels ou des prêtres qui se marient, comme la manière de célébrer l’Eucharistie, qui feront le plus efficacement changer le mentalités et peu à peu les structures, mais ces dernières à un rythme plus lent car les législations sont toujours en retard sur la vie.</p>
<h3>Le vécu à la base, condition d’une contestation crédible et efficace</h3>
<p>Les énergies ne doivent donc pas être investies d’abord, me semble-t-il, dans la lutte pour faire changer l’autre, et spécialement les autorités religieuses, mais pour vivre à la base d’autres manières de penser et d’être. Et cela, au besoin dans l’incompréhension des autorités. Telle est l’exigence de la transgression comme avancée indispensable.</p>
<p>Le plus urgent n’est donc pas de demander à l’autorité ces transformations ; il s’agit de les susciter à la base, de les instaurer, de les vivre, au besoin en marge des normes établies, lorsque celles-ci sont figées et qu’un vrai dialogue est impossible.</p>
<p>Les stratégies à l’égard de l’autorité, si importantes soient-elles, je les crois secondes (non pas secondaires ni accessoires). Elles n’engendrent ni densité ni force, si elles n’émanent pas d’un vécu à la base. Ces stratégies se mèneront du reste dans un tout autre esprit si elles ne sont pas avant tout revendicatives, mais le cri de ce qui se pense, se vit, se réalise déjà à sa mesure à la base.</p>
<p>Tant à l’égard des divorcés remariés que des homosexuels, un climat de non jugement et d’accueil s’est peu à peu instauré dans les communautés. Ces changements de mentalité, dont nous sommes tous agents actifs, sont primordiaux. Sans eux, les modifications structurelles n’auraient guère de poids. Pourquoi ne pas instaurer, dès maintenant, à l’égard de prêtres qui se marient, des attitudes constructives et même comme cela se réalise déjà à plus d’un endroit, des pratiques qui ne les qualifient pas.</p>
<h3>Ne pas surestimer l’importance de la hiérarchie</h3>
<p>Cela n’empêche nullement de militer pour que l’ensemble de la communauté participe aux choix des évêques. A la condition de ne pas laisser croire ou se persuader que la vitalité d’une communauté tient avant tout à la qualité de sa hiérarchie. Ce serait encore en majorer l’importance. Mais il est clair que celle-ci n’est nullement négligeable. Cependant, le climat de confiance, de collaboration, de dynamisme joyeux, ne dépend pas seulement de l’évêque, mais de tout ce qui est suscité à la base.</p>
<p>La revendication des chrétiens de la base (laïcs et ministres divers) d’être partie prenante dans le choix de ses dirigeants est beaucoup plus qu’une exigence de rendement et d’efficacité. Elle tient à la dignité foncière des baptisés, également et solidairement responsables du devenir du message chrétien dans l’aujourd’hui. Ce sont des raisons théologiques fondamentales qui appellent à refuser la conception d’une Église dans laquelle les fidèles ne seraient que les exécutants d’une hiérarchie dépositrice privilégiée de la grâce et des dons de l’Esprit, et relais indispensable entre Dieu et les humains.</p>
<h3>La vérité de l’Église, c’est d’abord ce que les chrétiens vivent à la base</h3>
<p>Ceci m’amène à une dernière réflexion. La participation indispensable du tout venant chrétien n’est pas seulement une question d’efficacité dans l’organisation de l’Église. C’est l’apport de chacun, avec sa manière personnelle d’accueillir l’inspiration évangélique et de l’incarner dans la réalité présente, qui constitue l’Église. Quel appauvrissement du rayonnement évangélique lorsque cette effervescence de l’Esprit, ce « souffle de sainteté », suivant l’expression de Chouraqui, est paralysée parce que domine une organisation pyramidale et dictatoriale ! Il est entre autres indispensable à la vérité de la communauté ecclésiale que la perception féminine du message de Jésus Christ, loin d’être contrecarrée, puisse se déployer pleinement.</p>
<p>Si le peuple chrétien revendique, à juste titre, sa participation dans tous les rouages d’organisation de l’Église, c’est parce qu’il doit être présent dans la réflexion doctrinale, l’élaboration morale, la sensibilité sacramentelle&#8230; C’est ce que pense, cherche, vit le peuple chrétien qui fait la vérité et la vitalité de l’Église.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.nsae.fr/2010/03/12/pierre-de-locht-trois-ans-deja/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

