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	<title>NSAE &#187; Archives</title>
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	<description>Non pas une autre Eglise, mais une Eglise autre, pour faire de nos vies un chemin de foi</description>
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		<title>Hans Küng interdit d&#8217;enseignement depuis 30 ans</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2009/12/13/hans-kung-interdit-denseignement-depuis-30-ans/</link>
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		<pubDate>Sat, 12 Dec 2009 23:40:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucienne Gouguenheim</dc:creator>
				<category><![CDATA[Archives]]></category>
		<category><![CDATA[Au coeur de réseaux actifs]]></category>
		<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>

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		<description><![CDATA[
« Sa persévérance est pour nous signe d&#8217;encouragement, d&#8217;inspiration et de stimulation ».
 
Pour la 30ème fois, le 18 décembre 2009 rappellera le jour où &#8211; sous le Pape Jean Paul II &#8211; l&#8217;autorisation d&#8217;enseignement « missio canonica » a été retirée au Professeur Hans Küng, en raison de ses thèses pour une réforme de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1822" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/unknown-1.jpeg" alt="unknown-1" width="78" height="78" /></p>
<p><strong>« Sa persévérance est pour nous signe d&#8217;encouragement, d&#8217;inspiration et de stimulation ».</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pour la 30ème fois, le 18 décembre 2009 rappellera le jour où &#8211; sous le Pape Jean Paul II &#8211; l&#8217;autorisation d&#8217;enseignement « missio canonica » a été retirée au Professeur Hans Küng, en raison de ses thèses pour une réforme de l&#8217;Eglise catholique. Dans son ouvrage paru en 1970 « Infaillible ? Une interpellation » Hans Küng avait posé la question de l&#8217;infaillibilité de la doctrine papale après le Concile Vatican II (1962-1965) et à la suite de l&#8217;Encyclique « Humanae Vitae » du 25 juillet 1968 sur la contraception. Ce faisant, Küng a &#8211; comme aucun autre de nos jours &#8211; remis et remet sans cesse en question la vérité dans le christianisme.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce théologien suisse de notoriété internationale, nommé par le Pape Jean XXIII conseiller officiel du Concile Vatican II, a contribué de manière décisive au développement d&#8217;une théologie œcuménique en dépit de sa marginalisation ecclésiale ultérieure. Sa thèse de doctorat « La Justification. La doctrine de Karl Barth et une réflexion catholique », terminée en 1957, avait alors été approuvée par Joseph Ratzinger avec lequel il enseigna à Tubingen jusqu&#8217;en 1968.</p>
<p style="text-align: justify;">Küng a participé de manière déterminante à l&#8217;accord luthérien- catholique de la Justification en 1999. Son « Projet d&#8217;Ethique Planétaire », (www.weltethos.org) lancé en 1990, a fait considérablement fructifier le dialogue interreligieux devenu de plus en plus nécessaire devant la situation mondiale actuelle. Le 6 octobre.2009 il a prononcé sa « Déclaration pour une Ethique Economique Globale » devant l&#8217;ONU.</p>
<p style="text-align: justify;">Après son interdiction d&#8217;enseignement ecclésial, Küng n&#8217;a retiré aucun de ses énoncés, théologiquement fondés, sur le dogme contesté de l&#8217;infaillibilité de 1870 : Il faut résister et non se soumettre si l&#8217;on veut mettre fin aux présomptions romaines. En 1979, Küng a occupé une chaire de théologie œcuménique en dehors de la faculté catholique, chaire dont il est resté titulaire jusqu&#8217;en 1997.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1968, il avait élaboré avec d&#8217;autres théologiens la déclaration « Pour la liberté de la théologie » qui a été finalement signée par 1360 théologiens et théologiennes catholiques du monde entier &#8211; dont aussi Joseph Ratzinger, l&#8217;actuel Pape Benoît XVI.  En 1989, Küng fut cosignataire de la « Déclaration de Cologne » pour un catholicisme ouvert et contre les abus de l&#8217;autorité papale.</p>
<p style="text-align: justify;">Hans Küng est également l&#8217;un des pères spirituels de la « Requête du peuple de l&#8217;Eglise » lancée en 1995 et qui a donné naissance au mouvement Nous sommes aussi l&#8217;Eglise<em>.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Le deuxième tome de ses mémoires « Vérité contestée » donne un fondement historique et systématique aux demandes de <em>Nous sommes aussi l&#8217;Eglise </em>qui se sont cristallisées depuis le concile Vatican II et que Küng avait soutenues dans les années 60 et 70. Avec des oeuvres fondamentales (« L&#8217;Eglise » 1967, « Etre chrétien » 1974 et «Est-ce que Dieu existe ? » 1978) Küng ne tarda pas non seulement à lancer dans le public des idées de réformes, mais aussi à les étayer du point de vue biblique et systématique dans des ouvrages fondamentaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Les questions de Küng concernant la papauté dans sa forme présente restent sans réponse, d&#8217;où les conflits croissants entre Rome et les Eglises locales. Le célibat obligatoire, l&#8217;ordination des femmes et la question eucharistique restent en discussion malgré les interdictions romaines.</p>
<p style="text-align: justify;">Lors de la surprenante rencontre de septembre 2005 avec le Pape Benoît XVI, son ancien collègue à l&#8217;université de Tubingen, les questions concernant les réformes ecclésiales internes avaient été d&#8217;avance éludées, ce qui n&#8217;empêche pas Küng de continuer à soutenir les demandes de réformes qu&#8217;il juge importantes, selon le deuxième volume de sa biographie que « Ce n&#8217;est pas le Concile, mais la trahison envers le Concile qui est responsable de la crise dans l&#8217;Eglise. »</p>
<p>« Sa persévérance dans le renouvellement de l&#8217;Eglise catholique-romaine ainsi que son engagement pour l&#8217;oecuménisme et pour le dialogue des religions mondiales sont pour nous à la fois encouragement, inspiration et stimulation ».</p>
<p style="text-align: right;">Communiqué de Presse du Mouvement international</p>
<p style="text-align: right;"><em>Nous sommes Eglise (IMWAC)</em></p>
<p style="text-align: right;"><em>Traduction: Jacqueline Hegenbarth</em></p>
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		<title></title>
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		<pubDate>Tue, 08 Dec 2009 10:31:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Karim Mahmoud-Vintam</dc:creator>
				<category><![CDATA[Archives]]></category>

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		<description><![CDATA[maquette-infra-au-4-decembre1
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		<title></title>
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		<pubDate>Tue, 08 Dec 2009 10:31:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nsae</dc:creator>
				<category><![CDATA[Archives]]></category>

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		<description><![CDATA[manuscrit-p-1-a-58
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			<content:encoded><![CDATA[<p>manuscrit-p-1-a-58</p>
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		<title>Célébration organisée par le collectif NSAE Cher le 27 juin 09</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2009/10/05/celebration-organisee-par-le-collectif-nsae-cher-le-27-juin-09/</link>
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		<pubDate>Mon, 05 Oct 2009 16:38:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucienne Gouguenheim</dc:creator>
				<category><![CDATA[Archives]]></category>
		<category><![CDATA[FAIRE ÉGLISE AUTREMENT]]></category>
		<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous avions décidé de proposer une célébration eucharistique :
- pour se faire connaître ;
- pour contribuer concrètement à la recherche d&#8217;une autre façon de célébrer ;
- pour proposer à un certain nombre de connaissances de faire un pas avec nous.

Nous pensons que ces objectifs ont été atteints


Cela nous a demandé un certain investissement.
Nous avons été heureux de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Nous avions décidé de proposer une célébration eucharistique :</p>
<p style="text-align: justify;">- pour se faire connaître ;</p>
<p style="text-align: justify;">- pour contribuer concrètement à la recherche d&#8217;une autre façon de célébrer ;</p>
<p style="text-align: justify;">- pour proposer à un certain nombre de connaissances de faire un pas avec nous.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Nous pensons que ces objectifs ont été atteints</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Cela nous a demandé un certain investissement.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons été heureux de la réponse de notre curé qui voulait bien être parmi nous. Cela nous semblait nécessaire en l&#8217;état actuel des choses, et compte tenu des participants. Il était convenu qu&#8217;il ne porterait pas de signe distinctif. Il avait quand même mis une étole (après en avoir parlé au groupe).</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">La salle était belle, avec une grande nappe à fleurs, des petits bouquets, des bougies et surtout la banderole de la dernière AG de NSAE, représentant à gauche, un grand sac de dollars sur un fond foncé, et à droite, sur un fond lumineux, les symboles du Christ avec les mots « promouvoir la justice ».</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-medium wp-image-1511" src="http://www.nsae.fr/wp-content/uploads/2009/10/pic_1710-300x225.jpg" alt="pic_1710" width="300" height="225" /><img class="alignright size-medium wp-image-1513" src="http://www.nsae.fr/wp-content/uploads/2009/10/pic_17091-300x225.jpg" alt="pic_17091" width="300" height="225" /></p>
<p style="text-align: justify;">Les invitations avaient été ciblées, pour éviter que des gens viennent uniquement pour contrer, mais est-ce bien ? peut-être d&#8217;autres personnes intéressées ont-elles été oubliées ?</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a eu 35 participants, quelques-uns uns il est vrai, étant venus par amitié pour les invitants.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, nous étions un peu déçus que des gens engagés, participants habituellement à la messe et s&#8217;en disant insatisfaits, ne soient pas présents, alors qu&#8217;ils avaient été invités.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Déroulement de la célébration : (volontairement assez proche de la normale) :</p>
<p style="text-align: justify;">Partage sur la banderole, avec le texte de l&#8217;association théologique mexicaine ci-dessous. Il a été animé, et aurait continué si les contraintes du temps n&#8217;avaient pas été là !</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Prière pénitentielle libre. Elle découlait du débat.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Geste d&#8217;accueil et de paix</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Pour le gloria, le chant « tu es grand, tu es beau, tu es le Dieu d&#8217;amour »</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Evangile précédé d&#8217;un bref commentaire et suivi d&#8217;un silence</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Credo de Don Helder Camera</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Prière universelle : Un gros volume de fleurs dans un panier. Chacun était invité à en choisir une, à la déposer dans un vase en disant une intention ou un nom.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Tous ont participé activement.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Prière eucharistique.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Après « corps du Christ » tous disaient « nous sommes le corps du Christ », après « sang du Christ », tous disaient « nous sommes le sang du Christ, nous sommes sa vie donnée ».</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Nous avions pensé dire tous ensemble le paroles de la consécration, mais n&#8217;ayant pas tous le texte, cela n&#8217;a pu être réalisé.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Notre Père chanté.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">A la place de la bénédiction finale, nous nous sommes tous tenus par la main, de nous avons dit « bénis-nous Seigneur, et donnes-nous le courage d&#8217;aller vers les autres ».</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Méditation finale avec le texte « le chemin de Dieu passe par l&#8217;homme » lu et accompagné musicalement.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Verre de l&#8217;amitié</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Quelques réflexions entendues </strong>:</p>
<p style="text-align: justify;">Suzanne : Je n&#8217;ai jamais autant senti la communauté.</p>
<p style="text-align: justify;">Mabel : Pour une fois, je repars le cœur plein.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Extraits du texte de l&#8217;association théologique œcuménique mexicaine face au drame de la crise alimentaire qui sévit dans ce pays.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Crées par Dieu, rachetés par le Christ l&#8217;homme et la femme ont une dignité qui fait d&#8217;eux le centre de la société et le principe des droits qui ne doivent pas être violés. Cette dignité humaine doit être respectée par tous, spécialement par les institutions sociales et politiques dont la mission principale est de contribuer au développement intégral de la personne .</p>
<p style="text-align: justify;">Ce principe a été altéré dans le système de l&#8217;économie de marché, parce qu&#8217;on y considère les marchandises comme plus importantes que les personnes.</p>
<p style="text-align: justify;">Si quelqu&#8217;un n&#8217;a pas la capacité de produire et de consommer, il est de trop, il ne présente aucun intérêt dans cette société de consommation. Peu importe ses besoins, car ce qui importe, c&#8217;est l&#8217;accumulation du capital .</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;économie de marché est un système sans éthique. Il n&#8217;a pas de vision humanitaire des personnes. C&#8217;est un système qui saccage les deux sources de richesse dans le monde : la nature et la personne humaine.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Face à la crise alimentaire qui se manifeste avec une logique tellement inhumaine,</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut réinventer un nouveau système, où le centre de l&#8217;attention ne soit pas le capital et où le profit et la concurrence ne soient pas les seuls types de relations dans les secteur de la production de du commerce.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">On doit essayer des actions solidaires au plan local, mais avec une perspective globale.<br />
Des actions telles qu&#8217;on mette en pratique les valeurs d&#8217;une nouvelle société.</p>
<p style="text-align: justify;">Le pire est de rester spectateurs passifs de la mort de millions de pauvres dans le monde.<br />
La foi en Christ nous interpelle et nous pousse à l&#8217;engagement en faveur de la justice et de la vie digne.
</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: right;">Compte-rendu par Annie et Philippe Grazon</p>
<p style="text-align: justify;">
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>Au G8, le Sud renâcle à suivre le Nord sur l&#8217;environnement</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2009/07/11/au-g8-le-sud-renacle-a-suivre-le-nord-sur-lenvironnement/</link>
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		<pubDate>Sat, 11 Jul 2009 08:33:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Karim Mahmoud-Vintam</dc:creator>
				<category><![CDATA[Archives]]></category>

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		<description><![CDATA[Au G8, on ne prend pas de décision contraignante, mais la discussion permet de faire décanter les dossiers délicats. Réunis en Italie à L&#8217;Aquila, mercredi 8 juillet, les dirigeants des principales puissances du nord de la planète se sont efforcés d&#8217;ouvrir la voie à trois grandes négociations internationales décisives : celle sur le climat, qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Au G8, on ne prend pas de décision contraignante, mais la discussion permet de faire décanter les dossiers délicats. Réunis en Italie à L&#8217;Aquila, mercredi 8 juillet, les dirigeants des principales puissances du nord de la planète se sont efforcés d&#8217;ouvrir la voie à <strong>trois grandes négociations internationales décisives : celle sur le climat, qui se tiendra à Copenhague en décembre 2009 ; celle de Pittsburgh, qui réunira les 24 et 25 septembre le G20 au chevet de la finance et de l&#8217;économie mondiale ; enfin, celle sur la libéralisation du commerce, ouverte depuis 2001 à Doha</strong>.</p>
<p>Même si elle n&#8217;a pas donné lieu à des percées majeures, la réunion du G8, la première à laquelle participait le président américain Barack Obama, a témoigné d&#8217;un état d&#8217;esprit constructif. Les travaux ont été laborieux, les horaires largement dépassés mais chacun a pris en compte les contraintes de l&#8217;autre, comme a cherché à l&#8217;expliquer le président français Nicolas Sarkozy : sur le climat, il faut aider le président Obama à faire accepter son plan par le congrès ; sur l&#8217;Iran, prendre en compte les préoccupations de Dmitri Medvedev, soucieux de donner du temps au temps, mais aussi celles de Nicolas Sarkozy, qui voulait faire condamner la négation de la Shoah par le président Ahmadinejad.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/uploads/2009/07/actu-monde-les-dirigeants-du-g8-a-l-aquila_articlephoto.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1154" title="actu-monde-les-dirigeants-du-g8-a-l-aquila_articlephoto" src="http://www.nsae.fr/wp-content/uploads/2009/07/actu-monde-les-dirigeants-du-g8-a-l-aquila_articlephoto.jpg" alt="actu-monde-les-dirigeants-du-g8-a-l-aquila_articlephoto" width="635" height="364" /></a></p>
<p><strong>La lutte contre le réchauffement climatique.</strong> Ce sujet est un engagement de longue date des Européens. Ils ont été rejoints sur le tard par les Etats-Unis de M. Obama.</p>
<p>Pour la première fois, le G8 endosse l&#8217;avis du <em>Groupe intergouvernemental d&#8217;experts sur l&#8217;évolution du climat</em> (GIEC), selon lequel il faudrait éviter que l&#8217;augmentation de la température de la planète dépasse les deux degrés Celsius d&#8217;ici à la fin du siècle. Pour y parvenir, le G8 propose de réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre d&#8217;ici à 2050.</p>
<p>Les Occidentaux n&#8217;ont toutefois pas réussi à faire partager cet objectif aux pays en voie de développement qui les ont rejoints jeudi. Pour montrer qu&#8217;ils prennent en compte le besoin de rattrapage économique de ces derniers, les pays développés se sont engagés à faire un effort plus important : si le G8 s&#8217;est engagé à une réduction de moitié les émissions mondiales de CO2 d&#8217;ici à 2050, celles des pays industrialisés baisseraient de plus de 80%. &laquo;&nbsp;<em>Il était important de présenter un front uni face au Brésil, la Chine, l&#8217;Inde</em>&laquo;&nbsp;, a déclaré l&#8217;hôte du G8, Silvio Berlusconi.</p>
<p>&laquo;&nbsp;<em>On a fixé la feuille de route pour la négociation de Copenhague</em>&laquo;&nbsp;, indique un diplomate français. Tout comme les organisations de défense de l&#8217;environnement, Nicolas Sarkozy a regretté qu&#8217;il n&#8217;ait pas été possible de se fixer un objectif intermédiaire, en 2020, comme l&#8217;ont fait les Européens. &laquo;&nbsp;<em>On n&#8217;y est pas encore</em>&laquo;&nbsp;, a estimé M. Sarkozy, notant qu&#8217;il restait &laquo;&nbsp;<em>cent cinquante jours</em>&nbsp;&raquo; d&#8217;ici à la conférence de Copenhague.</p>
<p>En ne précisant pas l&#8217;année de départ de référence pour la réduction des émissions de CO2 (1990 ou après), les Occidentaux se laissent une marge d&#8217;appréciation, qui permettra de réduire l&#8217;effort de l&#8217;Allemagne si la référence est 1990, alors que la RDA polluait à tout va, ou de réduire celui des des Etats-Unis si la référence est 2005.</p>
<p><strong>La crise économique.</strong> C&#8217;était le deuxième &laquo;&nbsp;<em>gros dossier</em>&nbsp;&raquo; du G8. Sur ce point, rendez-vous est pris à Pittsburgh, en septembre, le G8 n&#8217;étant pas d&#8217;accord pour élaborer une stratégie commune de sortie de crise.</p>
<p>L&#8217;économie chinoise repart. M. Obama a fait part, selon M. Sarkozy, d&#8217;un &laquo;&nbsp;<em>frémissement</em>&laquo;&nbsp;, tandis que M. Berlusconi estime que la crise est &laquo;&nbsp;<em>derrière nous</em>&laquo;&nbsp;. &laquo;&nbsp;<em>Je suis plus rassuré aujourd&#8217;hui qu&#8217;il y a un an</em>&laquo;&nbsp;, a même confié le président français. Mais il ne veut pas prendre acte de la reprise, car ce serait ouvrir le débat sur la sortie de crise. Il serait vite contraint de suivre les exigences de la chancelière allemande Angela Merkel qui plaide pour un retour à l&#8217;orthodoxie budgétaire.</p>
<p>Le premier ministre britannique, Gordon Brown, ne veut pas non plus aborder le sujet, pas plus que le président Obama : il est sous pression pour organiser un second plan de relance, alors que l&#8217;efficacité des mesures budgétaires prises lors de son arrivée au pouvoir est mise en cause.</p>
<p>Le G8 note donc des &laquo;&nbsp;<em>signes de stabilisation</em>&laquo;&nbsp;, mais précise que &laquo;&nbsp;<em>la situation reste incertaine</em>&nbsp;&raquo; et que &laquo;&nbsp;<em>des risques importants continuent de peser sur la stabilité économique et financière</em>&laquo;&nbsp;. Les stratégies de sortie de crise &laquo;&nbsp;<em>varieront d&#8217;un pays à l&#8217;autre en fonction de la situation nationale de l&#8217;économie et des finances publiques</em>&laquo;&nbsp;.</p>
<p><strong>Le prix du pétrole.</strong> Les Européens voulaient profiter de la chute des prix des matières premières pour demander un encadrement des prix du pétrole sans donner le sentiment de faire un plaidoyer <em>pro domo</em>. M. Sarkozy a dénoncé l&#8217;absurdité des cours du pétrole qui ont rebondi fortement ces dernières semaines.</p>
<p>Les Européens n&#8217;ont pas eu gain de cause, en dépit d&#8217;une déclaration très générale sur la volatilité des cours du brut. Le président russe Dmitri Medvedev a condamné toute cartellisation du marché du pétrole.</p>
<p><strong>Le rôle du dollar comme monnaie de référence.</strong> L&#8217;autre sujet tabou porte sur le dollar. Après la visite de M. Obama à Moscou, les Russes ont choisi de ne pas lancer l&#8217;offensive sur la création d&#8217;une nouvelle monnaie de réserve. Le sujet avait été abordé par la Chine avant la réunion du G20 de Londres début avril.</p>
<p>Chacun estime que cette question ultrasensible devra faire l&#8217;objet d&#8217;une entente Chine-Etats-Unis, les excédents commerciaux de la première finançant les déficits des seconds.</p>
<p>Le G8 n&#8217;était pas le lieu, d&#8217;autant que le président Hu Jintao avait dû repartir précipitamment à Pékin en raison des émeutes dans le Xin Jiang.</p>
<p><strong>Le dossier de la libéralisation du commerce.</strong> La marotte des pays émergents, c&#8217;est la relance du cycle de libéralisation commerciale de Doha. Celui-ci devra être clos en 2010, en clair avant les élections américaines de mi-mandat, si les conclusions de la réunion de jeudi entre le G8 et les pays émergents ne sont pas modifiées.</p>
<p>Selon Pascal Lamy, directeur général de l&#8217;<em>Organisation mondiale du commerce</em> (OMC), ce sont les pays du Sud qui ont le plus poussé à cette relance, car ils ont le plus à perdre du recul du commerce mondial.</p>
<p>L&#8217;objectif est de lutter contre la montée des tentations protectionnistes, jusqu&#8217;à présent contenues, alors que la pression augmentera parallèlement à l&#8217;augmentation du chômage.</p>
<p><strong>Auteurs : Arnaud Leparmentier et Corine Lesnes<br />
Source : <em><a href="http://www.lemonde.fr" target="_blank">Le Monde</a></em>, édition du 9 juillet 2009</strong></p>
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		<title>Les Etats-Unis veulent contrer l&#8217;influence chinoise dans le monde</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2009/04/24/les-etats-unis-veulent-contrer-linfluence-chinoise-dans-le-monde/</link>
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		<pubDate>Fri, 24 Apr 2009 06:36:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Karim Mahmoud-Vintam</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le constat, sans appel, est signé Hillary Clinton, la secrétaire d&#8217;Etat américaine, qui craint de voir l&#8217;influence des Etats-Unis dans le monde reculer : &#171;&#160;Nous perdons du terrain.&#160;&#187; En cause, la présence toujours plus importante de la Chine dans les affaires du monde, Pékin s&#8217;imposant comme le principal rival de Washington dans les pays en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le constat, sans appel, est signé Hillary Clinton, la secrétaire d&#8217;Etat américaine, qui craint de voir l&#8217;influence des Etats-Unis dans le monde reculer : &laquo;&nbsp;<em>Nous perdons du terrain</em>.&nbsp;&raquo; En cause, la présence toujours plus importante de la Chine dans les affaires du monde, Pékin s&#8217;imposant comme le principal rival de Washington dans les pays en développement.</p>
<p>Pour redorer le blason américain, Mme Clinton a estimé, jeudi 23 avril devant une commission du Congrès, que les Etats-Unis devaient être plus prompts à accorder une aide aux pays qui en ont besoin. Diagnostic : &laquo;&nbsp;<em>Les pays demandeurs sont fatigués des palabres avec notre bureaucratie et décident d&#8217;aller faire affaire avec quelqu&#8217;un d&#8217;autre</em>.&nbsp;&raquo;</p>
<h3>&laquo;&nbsp;<em>C&#8217;EST TROP LENT</em>&laquo;&nbsp;</h3>
<p>La secrétaire d&#8217;Etat a pris pour exemple un article du Washington Post selon lequel la Jamaïque, allié traditionnel des Etats-Unis, a signé en mars avec la Chine des contrats portant sur environ 138 millions de dollars. Les Jamaïcains &laquo;&nbsp;<em>viennent de signer un protocole d&#8217;accord avec la Chine. Et désormais, ils ont des relations de gouvernement à gouvernement avec la Chine</em>&laquo;&nbsp;, a commenté la chef de la diplomatie américaine. Selon le Washington Post, la Jamaïque s&#8217;est tournée vers la Chine parce que les Etats-Unis étaient trop accaparés par leurs propres difficultés économiques. Le quotidien ajoute que la Chine a signé d&#8217;importants contrats avec plusieurs pays comme le Brésil ou la Corée du Sud.</p>
<p>&laquo;&nbsp;<em>Nous devons être sûrs que nous avons des garanties pour que l&#8217;argent aille bien où nous voulons. Mais ça n&#8217;explique pas ceci</em>&laquo;&nbsp;, a ajouté Mme Clinton, qui a appelé le Congrès à accélérer la prise de décision concernant l&#8217;aide promise pour la guerre contre la drogue au Mexique. &laquo;&nbsp;<em>C&#8217;est trop lent. Quand j&#8217;étais au Mexique, c&#8217;est ce que j&#8217;ai entendu de la part du président et de la ministre des affaires étrangères</em>.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Source : <a href="http://www.lemonde.fr" target="_blank">www.lemonde.fr</a></p>
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		<title>El Jesús histórico y los 4 Evangelios:</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Oct 2008 11:51:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Karim Mahmoud-Vintam</dc:creator>
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		<description><![CDATA[El Jesús histórico y los 4 Evangelios:
Memoria, credo y canon para una reforma de la Iglesia
Pablo Richard, Teólogo (Costa Rica)
Introducción
En la lección inaugural de este día busco fundamentalmente rescatar el carácter fundante y la fuerza espiritual del Jesús de la historia y la necesidad de interpretar los 4 Evangelios desde este Jesús de la historia [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>El Jesús histórico y los 4 Evangelios:<br />
Memoria, credo y canon para una reforma de la Iglesia<br />
Pablo Richard, Teólogo (Costa Rica)<br />
Introducción</p>
<p>En la lección inaugural de este día busco fundamentalmente rescatar el carácter fundante y la fuerza espiritual del Jesús de la historia y la necesidad de interpretar los 4 Evangelios desde este Jesús de la historia y no desde el Jesús teológico. En segundo lugar queremos proponer los 4 Evangelios como memoria, credo y canon para una reforma de la Iglesia. Más allá de esta reforma, reflexionamos también sobre la crisis, o quizás fracaso en el Primer Mundo, de la así llamada &laquo;&nbsp;Civilización Cristiana Occidental&nbsp;&raquo; y la necesidad de construir desde el Tercer Mundo una sociedad alternativa fundada en la fuerza espiritual del Jesús de la historia. Desde esta perspectiva, los 4 Evangelios y la Iglesia fundada sobre ellos, sigue siendo fuente de vida y esperanza para el mundo, mundo donde haya vida para todos y todas, en armonía con la naturaleza.</p>
<p>En nuestro camino hermenéutico y en nuestro trabajo bíblico en América Latina aprovechamos lo mejor de la producción exegética del Primer Mundo, pero buscamos un espíritu y un camino nuevo. También afirmamos que el horizonte de nuestro trabajo no es fundamentalmente la modernidad o la post-modernidad, sino el camino de liberación en América latina. Nuestra opción hermenéutica fundamental es la opción preferencial por los pobres. También abordaremos el problema del sujeto intérprete de la Biblia y proponemos la Iglesia Pueblo de Dios como el espacio privilegiado para la construcción de ese sujeto intérprete, sin descuidar el acompañamiento de la Exégesis y del Magisterio, el trabajo interpretativo de las Comunidades de base. En el Movimiento Bíblico Comunitario afirmamos que es indispensable superar el abismo entre Exégesis y Pueblo de Dios, dándole a la exégesis una orientación pastoral y formando agentes de base de pastoral en la ciencia bíblica.</p>
<p>Lo que aquí presentaremos es una propuesta, que puede ser criticada, rechazada o aceptada. Más que propuesta es un programa de trabajo, una orientación hermenéutica para trabajar en el futuro. Vamos ahora a la exposición y pido a ustedes paciencia y comprensión, para poder llegar hasta el final.</p>
<p>A. El camino recorrido en la búsqueda del Jesús histórico</p>
<p>1. Desde el siglo XIX al siglo XXI: tres grandes etapas</p>
<p>Empecemos reconociendo tres etapas en la búsqueda del Jesús histórico:</p>
<p>La primera etapa (siglo XIX y comienzos del XX) fue aquella etapa liberal y pre-crítica, en la cual surgieron innumerables obras sobre la &laquo;&nbsp;vida de Jesús&nbsp;&raquo;, con una clara tendencia idealista, psicológicas e imaginativas.</p>
<p>La segunda etapa, por el contrario, fue ultra crítica y negó toda posibilidad de reconstruir el Jesús histórico. Típico de esta etapa es R. Bultmann con su libro &laquo;&nbsp;Jesús&nbsp;&raquo;, de 1926, donde reacciona contra la etapa liberal anterior. Se dice que del Jesús histórico solo sabemos &laquo;&nbsp;que&nbsp;&raquo; existió, pero nada mas. El escepticismo frente al Jesús histórico es total: &laquo;&nbsp;no podemos saber nada de la vida y enseñanza de Jesús&nbsp;&raquo;. Todos los Evangelios son creación de la fe de las primeras comunidades cristianas.</p>
<p>La tercera etapa, iniciada por E. Käseman (1953), nos ha permitido felizmente superar el escepticismo de la etapa anterior y recuperar la confianza exegética que el encuentro con el Jesús de la historia si es posible. El paso de la &laquo;&nbsp;historia de las formas&nbsp;&raquo; a la &laquo;&nbsp;historia de la redacción&nbsp;&raquo;, nos ha permitido reconocer en el texto de los Evangelios la diferencia y la continuidad entre el Jesús histórico antes de su muerte y la tradición oral de la Iglesias y la labor redaccional de los diferentes evangelistas. En esta etapa se estudian los textos desde una perspectiva histórica, geográfica, arqueológica, cultural y sociológica.</p>
<p>2. Criterios de credibilidad</p>
<p>En esta búsqueda del Jesús histórico se han utilizado los siguientes criterios de credibilidad histórica:</p>
<p>Criterio de dificultad: acciones y dichos de Jesús que son incómodos para la Iglesia primitiva y que nunca ésta habría inventado. Por ejemplo el pasaje de Jesús y la mujer sorprendida en adulterio (Jn 8, 1-11). También el bautismo de Jesús por Juan, la negación de Pedro, la traición de Judas, y muchos otros que la tradición oral y escrita no puede suprimir únicamente porque pertenecen al Jesús de la historia.</p>
<p>Criterio de discontinuidad y originalidad: prácticas de Jesús que están en continuidad, pero que no se derivan del judaísmo anterior y que están en discontinuidad con el cristianismo naciente. Cuanto más conocemos el judaísmo y los orígenes del cristianismo, descubrimos la originalidad genial y sorprendente del Jesús histórico.</p>
<p>Criterio de testimonio múltiple: hechos y dichos de Jesús que aparecen en varias fuentes independientes (Marcos, Q, fuentes propias de Mt, Lc y Jn). Por ejemplo la multiplicación del Pan o el enfrentamiento de Jesús con el templo.</p>
<p>Criterio de coherencia entre todos los datos históricos recogidos con los criterios anteriores. Todo aquello que calza con el estilo propio de Jesús.</p>
<p>Criterio de rechazo: dichos y hechos de Jesús que explican su rechazo y crucifixión. El Jesús histórico enfrentó, irritó, molestó a casi todas las autoridades (fariseos, escribas, herodianos, saduceos y sacerdotes). Todo esto explica por qué fue rechazado y crucificado. Todas aquellas palabras y hechos de Jesús que están en armonía con el sistema religioso o político de su época, difícilmente serán del Jesús histórico.</p>
<p>Criterio de sintonía con el contexto geográfico, cultural, social y político de la época de Jesús.</p>
<p>Nos da alegría y tranquilidad el situarnos en la tercera etapa, donde tenemos finalmente certeza de que el encuentro con el Jesús de la historia es posible. Igualmente conocer los criterios de historicidad que nos ofrecen una metodología para reconstruir el Jesús de la historia. Esto no es fácil, pues tendremos que dar una lucha permanente contra las tendencias teológicas, cristológicas, dogmáticas o religiosas que, explícitas o encubiertas, determinan a priori una interpretación de los Evangelios que rechaza o anula al Jesús de la Historia.</p>
<p>B. Un camino nuevo en la búsqueda del Jesús histórico</p>
<p>Hemos descrito brevemente las tres etapas en la búsqueda del Jesús histórico. A nosotros nos ha interesado y siguen interesándonos el desarrollo exegético de la tercera búsqueda del Jesús histórico (&laquo;&nbsp;the third quest&nbsp;&raquo;), que nació fundamentalmente en el mundo de habla inglesa en las dos ultimas décadas. Los autores más actuales y conocidos de esta tercera etapa son: John P. Meier, John Dominic Crossan, Gerd Theissen, Raymond E. Brown y muchos otros .</p>
<p>En América Latina conocemos esa larga historia de búsqueda del Jesús de la historia y valoramos muy especialmente los autores de la tercera etapa. Casi todas sus obras han sido traducidas al español y suscitan un creciente interés entre nosotros. En América Latina, sin embargo, estamos tratando de crear un camino nuevo, que en forma presumida llamaría &laquo;&nbsp;la cuarta búsqueda&nbsp;&raquo; (&laquo;&nbsp;the fourth quest&nbsp;&raquo;) del Jesús histórico. Es importante insistir que nosotros recogemos con interés todos los estudios exegéticos que nos llegan desde Europa y Estados Unidos, pero chocamos sobre todo con el espíritu de estos estudios. En una imagen decimos: &laquo;&nbsp;utilizamos sus materiales, pero no entramos en su casa&nbsp;&raquo;. Por el contrario, con todos los elementos exegéticos que ellos nos ofrecen, tratamos de construir nuestra casa propia (pensamiento de Frei Carlos Mesters). Clarifiquemos qué significa esto.</p>
<p>1. Punto de partida: cuatro definiciones necesarias de Jesús</p>
<p>Tomemos como punto de partida para nuestra reflexión cuatro definiciones, reconstrucciones o representaciones de Jesús. Estas definiciones las tomamos de los exegetas modernos, especialmente de John P. Meier, pero desde ahí hacemos nuestra reflexión propia.</p>
<p>El Jesús real: es el Jesús tal cual existió. Especialmente el Jesús antes de iniciar su ministerio, pero también Jesús durante su ministerio. Todo lo que él pensó, hizo y dijo realmente. Sus mismísimas palabras. Este Jesús en su totalidad es definitivamente inalcanzable. Como dice Jn 21, 25: &laquo;&nbsp;si se escribieran todas las cosas que hizo Jesús, no cabrían en el mundo todos los libros escritos sobre él&nbsp;&raquo;.</p>
<p>El Jesús histórico: es el Jesús que podemos re-construir a partir de los datos bíblicos, utilizando todos los métodos histórico-críticos disponibles y los criterios de historicidad. Este Jesús es históricamente existente, aunque no se identifique con el Jesús real en su totalidad histórica. El Jesús histórico no es sólo una reconstrucción intelectual, sino que lo encontramos efectivamente al interior del Jesús real. En la reconstrucción del Jesús de la historia se acentúa fundamentalmente la plena humanidad de Jesús. El Jesús histórico tiene realmente rostro humano, tiene conciencia humana, corazón y sentimientos humanos. Hablamos históricamente de la fe de Jesús. Además se habla de preferencia del &laquo;&nbsp;movimiento de Jesús&nbsp;&raquo;, pues Jesús no es sólo él, sino él con sus discípulos y discípulas. En la afirmación del Jesús histórico se combate no tanto contra la herejía que niega la divinidad de Jesús, sino contra la herejía dominante en toda la Iglesia actual que niega su humanidad. El problema actual no es el arrianismo, sino el gnosticismo. Los exegetas de la tercera etapa sólo reconstruyen el Jesús histórico antes de su muerte y dejan explícitamente de lado toda consideración de fe o teológica de la Iglesia posterior a la muerte de Jesús.</p>
<p>El Jesús teológico: es el Jesús definido básicamente en los 4 primeros concilios: Nicea (325 dC.), Constantinopla (381 dC.), Efeso (431 dC.) y Calcedonia (451 dC.). Estos concilios fueron necesarios para definir el dogma cristológico frente a la fragmentación de las herejías, que amenazaban seriamente la unidad de la Iglesia y del imperio romano en aquella época. Algunos Padres de la Iglesia compararon los 4 Concilios con los 4 Evangelios, pero el problema es que los 4 primeros Concilios llegaron a sustituir a los 4 Evangelios, y más aún anularon o sustituyeron al Jesús histórico presente en los Evangelios. El credo, el catecismo y la teología posteriores se construyeron sobre los 4 Concilios, donde el Jesús teológico también sustituyó al Jesús de la historia.</p>
<p>El Jesús de la fe: es la respuesta de fe de los primeros discípulos a su encuentro con el Jesús histórico. El Jesús de la fe es la aceptación del Jesús histórico en la práctica de fe de los primeros cristianos. Esta vivencia de fe está ya en los mismos 4 Evangelios. El método histórico-crítico nos permite distinguir en el texto mismo de los 4 Evangelios el Jesús de la historia y el Jesús de la fe.</p>
<p>2. La fuerza espiritual del Jesús histórico</p>
<p>a. Relación entre el Jesús histórico y el Jesús teológico</p>
<p>Nuestro desafío fundamental es recuperar la prioridad fundamental del Jesús histórico sobre el Jesús teológico y cómo interpretar los 4 Evangelios, fundamentalmente desde el Jesús de la historia y no desde el Jesús teológico. No se trata de negar el Jesús teológico. Este estará siempre ahí como referencia fundamental para no apartarnos del camino de la ortodoxia y para no caer en las herejías históricas del cristianismo (arrianismo, nestorianismo, gnosticismo). La reflexión teológica enraizada y fundada en el Jesús de la historia es ciertamente necesaria para profundizar sistemáticamente en la relevancia y significado del Jesús histórico en la Iglesia y en el mundo actual. Pero una cristología que ignora al Jesús histórico es una cristología sin Jesús, que no tiene sentido y que, aún más, es un obstáculo para la interpretación de los Evangelios. Muchas veces la cristología &laquo;&nbsp;usa&nbsp;&raquo; los 4 Evangelios como fuente para simplemente &laquo;&nbsp;probar&nbsp;&raquo; tesis teológicas ya elaboradas. Lo que es peor, se usan versículos desconectados como textos de apoyo, sin tomar los Evangelios como una totalidad con su propia teología histórica y redaccional. El problema es que se usan los 4 Evangelios sin asumir una interpretación de los mismos hecha desde el Jesús histórico. Los Evangelios así usados no tienen un fundamento serio en la historia y en la tradición oral de los cuatro Evangelios.</p>
<p>El credo niceno-constantinopolitano, que recitamos todos los domingos, define a Jesús en términos filosóficos y teológicos. Definición ciertamente necesaria en el siglo IV, pero constatamos en ese Credo la ausencia casi total del Jesús de la historia. Decimos de Jesús: &laquo;&nbsp;Dios de Dios, Luz de Luz, Dios verdadero del Dios verdadero, engendrado no creado, de la misma naturaleza que el Padre&nbsp;&raquo;, luego confesamos que Jesús &laquo;&nbsp;se hizo hombre, y por nuestra causa fue crucificado en tiempos de Poncio Pilatos: padeció y fue sepultado&nbsp;&raquo;. Los dos datos históricos que aquí aparecen son que Jesús &laquo;&nbsp;nació y murió&nbsp;&raquo;, pero nada se dice sobre qué pasó entre su nacimiento y su muerte, para qué nació y por qué lo mataron. El Jesús confesado en la Iglesia es un Jesús sin rostro y sin personalidad humana, un Jesús sin palabra, sin hechos, sin proyecto histórico. Lo trágico es que el Catecismo de la Iglesia y la Teología se construyeron sobre el Credo Niceno-constantinopolitano, marcando así profundamente la fe de la Iglesia y la tradición teológica sobre Jesús.</p>
<p>Desde otro punto de vista, es importante también ampliar el horizonte del Jesús histórico. En la exégesis del Primer Mundo se reduce el Jesús de la historia al Jesús antes de su muerte. Este punto de vista es necesario para una reconstrucción estrictamente histórica de Jesús. Pero creo que el Jesús de la historia hay que verlo también globalmente como el &laquo;&nbsp;Jesús antes del Cristianismo&nbsp;&raquo; (como sugestivamente titula su libro Albert Noland). También debemos ver el Jesús de la historia dentro de lo que en América Latina hemos llamado el &laquo;&nbsp;movimiento de Jesús&nbsp;&raquo;, antes y después de su muerte. También debemos situar al Jesús de la historia en el horizonte de &laquo;&nbsp;el movimiento de Jesús antes de la Iglesia&nbsp;&raquo; (así titulé mi libro sobre los Hechos de los Apóstoles) y, en forma análoga, el movimiento de Jesús en las iglesias apostólicas antes de la cristiandad constantiniana. Todos estos &laquo;&nbsp;ANTES&nbsp;&raquo; nos permiten una visión histórica más amplia del Jesús de la historia, aunque sigue siendo siempre necesario considerar el Jesús histórico como el Jesús antes de su muerte, por lo menos desde un punto de vista metodológico que ilumine la historicidad del movimiento de Jesús después de su resurrección, antes de la Iglesia y sobre todo antes de la Cristiandad.</p>
<p>b. Relación entre el Jesús de la historia y el Jesús de la fe</p>
<p>1. Un Jesús de la Historia que ignora y excluye el Jesús de la Fe</p>
<p>En la tercera etapa de búsqueda del Jesús de la historia hay una desconexión total entre el Jesús histórico y el Jesús de la fe. Los historiadores que buscan reconstruir el Jesús histórico antes de su muerte, dejan consciente y programáticamente de lado al Jesús de la fe. Desde un cierto punto de vista metodológico, como ya dijimos, quizás es correcto y necesario, pero a nosotros nos interesa también, una vez reconstruido científicamente el Jesús de la historia, descubrir la relación entre el Jesús de la historia y el Jesús de la fe. Nuestra intención es ir más allá del Jesús de la historia. Nos interesa analizar cómo los discípulos históricos de Jesús respondieron desde su fe al Jesús de la historia. Nos interesa vivir al Jesús de la historia como una referencia fundamental para nuestra fe en la actualidad. En los mismos 4 Evangelios tenemos las dos realidades: el Jesús de la historia y el testimonio de fe de las primeras comunidades ante este Jesús de la historia. Sin olvidar este Jesús histórico queremos que nuestra experiencia de fe en Jesús en la actualidad tenga esa corporeidad e identidad del Jesús histórico, aquellas que se fundan en los hechos y palabras del Jesús de la historia. Queremos que nuestro Jesús de la fe tenga la misma conciencia, rostro y corazón del Jesús de la historia. Es el Jesús de la historia el que queremos vivir hoy como el Jesús de la fe. Es evidente que esta relación entre el Jesús de la historia y el Jesús de la fe supone aquella reconstrucción histórica previa del Jesús de la historia en sí misma considerada y una interpretación de los 4 Evangelios desde este Jesús de la historia. Si no tenemos la referencia al Jesús de la historia, el Jesús de la fe es pura subjetividad y manipulación. Pero también el Jesús de la historia debe ser asumido y vivido en nuestra práctica de fe para que no sea un puro dato arqueológico, como tantos otros que nos llegan de la antigüedad. Nuestro interés por el Jesús de la historia implica algo más que estudiar cualquier personaje del pasado como Aristóteles, Flavio Josefo o Julio César. En este punto vamos más allá de la tercera etapa en la búsqueda del Jesús histórico.</p>
<p>2. Un Jesús de la fe que desconoce al Jesús de la historia</p>
<p>Veamos ahora el mismo problema, pero desde el Jesús de la fe. En nuestro pueblo católico, el Jesús de la fe presente en la piedad de la Iglesia o en la religión popular, tiene poca relación con el Jesús de la historia. El Jesús de la fe es vivido en forma intimista, individualista, pietista o sacrificial. Vivimos un Jesús idealizado, como un Jesús que es &laquo;&nbsp;sólo corazón&nbsp;&raquo; (el &laquo;&nbsp;Sagrado Corazón&nbsp;&raquo;) o un Jesús infantilizado en una imagen estática de niño o un Jesús exaltado como Rey a la manera de los Emperadores. Todas estas representaciones imaginarias del Jesús de la fe se apartan mucho del Jesús de la historia. En los diez primeros siglos del cristianismo el icono dominante fue el de Jesús en la última cena con sus discípulos y posteriormente el icono de Jesús crucificado, ambos más cercanos al Jesús de la historia.</p>
<p>En la tradición bíblica y eclesial tradicional se definen al menos siete espacios de encuentro con Jesús: la Comunidad Cristiana, la Palabra de Dios (especialmente en la Liturgia y en la Lectura Orante de la Biblia), los Sacramentos (especialmente en la Eucaristía), los pobres y excluidos, el libro de la vida (el cosmos y la historia humana) y, finalmente, nosotros mismos: nuestro cuerpo físico, espiritual, cultural y social. Algunos textos bíblicos en apoyo de estas afirmaciones fluyen fácilmente en la memoria: &laquo;&nbsp;donde dos o tres estén reunidos en mi nombre, allí estaré yo en medio de ellos&nbsp;&raquo; (Mt 18, 20); &laquo;&nbsp;El que come mi carne y bebe mi sangre permanece en mi y yo en él&nbsp;&raquo; (Jn 6, 56); &laquo;&nbsp;Tuve hambre y me distes de comer&nbsp;&raquo; (todo Mt 25, 31-46); &laquo;&nbsp;No vivo yo, sino que es Cristo quien vive en mi&nbsp;&raquo; (Gal 2, 22); &laquo;&nbsp;He aquí que yo estoy con ustedes todos los días hasta el final del mundo&nbsp;&raquo; (Mt 28, 20), etc.</p>
<p>Nuestro desafío es encontrar al Jesús de la historia en todos estos espacios. Nuestra experiencia actual de Jesús, no tiene muchas veces el rostro del Jesús histórico. No encontramos en el Jesús de la fe al Jesús de la historia. No hay relación del Jesús de la fe con el Jesús de la historia. Son dos vivencias de Jesús, diferentes, que se ignoran entre si.</p>
<p>Es importante reconstruir la continuidad entre el Jesús de la historia antes de su muerte y el Jesús de la fe en la actualidad. El fundamento de esta continuidad está dado por los evangelistas en la manera de vivir y testimoniar su experiencia de la Resurrección de Jesús. La experiencia de fe de la Resurrección de Jesús no destruye su identidad y su corporeidad humana. El resucitado, aunque ya glorificado, es corporalmente el mismo que murió en la cruz. El Jesús glorificado manifiesta su identidad con el Jesús crucificado mostrando las marcas de su pasión en sus manos, pies y costado. Los Evangelios insisten en la corporeidad de Jesús al afirmar que él no es un fantasma, pues ningún fantasma tiene carne y huesos como tiene Jesús. Éste comía frecuentemente con ellos y ellos podían realmente tocarlo. Jesús tiene un cuerpo glorificado, un cuerpo &laquo;&nbsp;espiritual&nbsp;&raquo;, pero esta glorificación de su cuerpo no destruye su identidad y corporalidad humana. Igualmente histórico es el movimiento de Jesús después de la resurrección.</p>
<p>Todo lo que vengo diciendo es para afirmar la continuidad posible, &laquo;&nbsp;histórica&nbsp;&raquo; en cierto sentido, del Jesús de la fe con el Jesús de la historia. Debemos asumir en nuestra experiencia de fe del Jesús resucitado toda la plenitud del Jesús de la historia. Nada más contrario a la tradición de los Evangelios que reducir al Jesús Resucitado a un pura experiencia de fe, negando toda corporeidad histórica.</p>
<p>3. La fuerza espiritual de los 4 Evangelios</p>
<p>Dijimos que la exégesis del Primer Mundo insiste mucho, y con razón, en el Jesús histórico, pero deja de lado las consecuencias de esta búsqueda para la vivencia de Jesús en la actualidad. En esta búsqueda del Jesús histórico, la exégesis de los 4 Evangelios insiste correctamente en el sentido literal e histórico de los textos. Nosotros también insistimos en este sentido literal e histórico de los textos, pero sobre todo destacamos su sentido espiritual.</p>
<p>La exégesis del Primer Mundo, en los últimos 40 años, ha hecho avances realmente extraordinarios en los estudios bíblicos, que nosotros apreciamos y utilizamos, pero estos estudios se mueven en un mundo cerrado, marcado por un cientificismo y un historicismo, donde constatamos la ausencia de la fuerza espiritual de los textos bíblicos. La exégesis dominante evita la dimensión espiritual de las SS.EE., para poder dialogar con la modernidad y post-modernidad. Nuestra exégesis por el contrario no tiene como horizonte la modernidad, sino que se enfrenta fundamentalmente con los desafíos de los procesos de liberación, al interior de los cuales la dimensión religiosa y espiritual es fundamental.</p>
<p>El movimiento bíblico en América Latina, sin dejar de lado el estudio exegético del sentido literal e histórico de los textos, desarrolla al máximo su sentido espiritual, pastoral y comunitario. Debemos, sin embargo, también reconocer, que en nuestro trabajo bíblico se da muchas veces una espiritualidad sin fundamento exegético, que termina siendo una interpretación puramente espiritualista y subjetiva de las SS.EE. Dijimos al comienzo que es importante para nosotros el estudio exegético y científico del Jesús histórico y de los Evangelios realizado en la academia del Primer Mundo, pero nosotros recogemos ese material con otro espíritu y con otra dimensión.</p>
<p>Detrás de un exégeta del Primer Mundo hay una biblioteca, pero detrás de nosotros hay un pueblo. Por eso la responsabilidad espiritual y pastoral del exégeta latino-americano con el Pueblo de Dios y en especial con el Movimiento Bíblico Popular. Todo esto nos exige desarrollar al máximo la fuerza espiritual de los Evangelios. La llamada Lectura Orante de la Biblia es la práctica donde descubrimos este sentido espiritual de los Evangelios. Este sentido es como el huracán y el fuego de Pentecostés, por eso también debe estar siempre &laquo;&nbsp;controlado&nbsp;&raquo; por el sentido literal e histórico de los textos.</p>
<p>C. Jesús histórico, Evangelios y reforma de la Iglesia</p>
<p>Hasta ahora hemos intentado rescatar toda la fuerza espiritual del Jesús de la historia: podríamos sintetizar nuestro trabajo en tres etapas:</p>
<p>En una primera etapa hemos afirmado la prioridad fundamental del Jesús de la historia sobre el Jesús teológico y la necesidad de interpretar los 4 Evangelios desde el Jesús de la historia y no desde el Jesús teológico.</p>
<p>En una segunda etapa hemos fundamentado en el Jesús de la historia nuestra actual práctica de fe, para dar a nuestra fe un contenido histórico fundante y darle al Jesús de la historia un significado espiritual permanente.</p>
<p>Este proceso de descubrimiento de toda la potencialidad espiritual del Jesús histórico no puede terminar aquí, sino tiene que ir más allá en la búsqueda de una reforma de la Iglesia. No entraremos aquí en los problemas teológicos e institucionales de esta reforma, pero sí afirmar que la reforma de la Iglesia debe asumir como su fundamento y referencia principal la fuerza del Jesús histórico y del Evangelio interpretado desde el Jesús de la historia. En síntesis, queremos construir una Iglesia cuya Memoria, Credo y Canon sean los 4 Evangelios interpretados éstos a partir del Jesús de la historia.</p>
<p>En nuestra Iglesia actual hemos elaborado una catequesis fundada sobre el dogma cristológico tal como fue definido en los Concilios de Nicea y Calcedonia, dejando de lado la memoria viva y actuante del Jesús de la historia presente en los Evangelios. El Credo Niceno-constantinopolitano que profesamos asume muy débilmente las tradiciones de los cuatro Evangelios. Utilizamos un canon dogmático para definir la ortodoxia y condenar las herejías, pero muchas veces el dogma cristológico es asumido como la única ortodoxia y la interpretación de los Evangelios desde el Jesús de la historia es considerada más bien como herejía. Todavía hoy se sigue condenando como arrianos a los exegetas que buscan rescatar la fuerza espiritual del Jesús de la historia.</p>
<p>Hagámosnos algunas preguntas, aunque suenen un poco utópicas: ¿Cómo sería la Iglesia si asumiera las enseñanzas del Jesús histórico como credo para articular su fe y como canon para medir su autenticidad? ¿Cómo sería, por ejemplo, una Iglesia que asumiera el Sermón de la Montaña de Jesús como el canon de su fe? ¿No podríamos tomar el Evangelio de Marcos como referencia fundamental para articular el Credo de la Iglesia? ¿O tomar el Evangelio de Mateo como fundamento del Canon de la Iglesia? ¿O tomar el Evangelio de Lucas y los Hechos de los Apóstoles como el Camino de la Iglesia? ¿No podríamos tomar el Evangelio de Juan como la memoria y la identidad más profunda de la comunidad del discípulo amado que es la Iglesia? Si los Evangelios son Memoria, Credo y Canon de nuestra fe tendríamos que vivir en la actualidad según Marcos, según Mateo, según Lucas y según Juan y no solamente según tal o cual definición cristológica o dogmática. El Canon del Nuevo Testamente felizmente no &laquo;&nbsp;canonizó&nbsp;&raquo; tal o cual teología, sino que canonizó para siempre la pluralidad de 4 Evangelios para reconstruir el Jesús de la historia, 4 Evangelios fundantes de nuestra forma de ser cristiano y de ser Iglesia. La diversidad del canon bíblico con su pluralidad histórica nos acerca mucho más al Jesús de la historia que la dogmatización única construida en Nicea o Calcedonia. La fe de la Iglesia está mas cerca de la Cristología de los 4 primeros Concilios que del Jesús de la historia presente en los 4 Evangelios.</p>
<p>Si los 4 Evangelios (y en realidad toda la Biblia) son memoria, credo y canon fundamental de la Iglesia, estos Evangelios deben constituir el fundamento principal de la catequesis, de la teología y de la liturgia de toda la Iglesia. Esto implica necesariamente una reforma profunda de la Iglesia. La reconstrucción del Jesús histórico llega a desarrollar todas sus virtualidades sólo en esta reforma de la Iglesia. Si esto es realmente así la reforma sería la etapa final de la reconstrucción del Jesús histórico. Exégesis histórica y Reforma eclesial son dos extremos de un mismo proceso.</p>
<p>¿Cómo lograr esto? ¿Cómo reconstruir este camino entre el Jesús de la historia y la reforma de la Iglesia actual?</p>
<p>Si queremos una reforma de la Iglesia a partir del Jesús histórico, debemos enfrentar algunos problemas estructurales del trabajo bíblico en la Iglesia actual. Lo primero que constatamos es el abismo existente entre Exégesis y Pueblo de Dios. En América Latina hemos buscado superar este abismo de dos maneras. Por un lado, dando a la exégesis una orientación pastoral, sin que por eso pierda su rigor exegético, y por otro lado, formando a los agentes de pastoral bíblica lo mejor posible en el conocimiento exegético. Para una reforma de la Iglesia, es importante reconocer al Pueblo de Dios, organizado en Comunidades y Movimientos, como el espacio y el sujeto privilegiado para interpretar la Biblia, sin olvidar el apoyo necesario de la Ciencia Bíblica y del Magisterio. Si bien este apoyo es necesario la Ciencia Bíblica debe despojarse de su autosuficiencia y el Magisterio no debe olvidar que la máxima autoridad en la Iglesia es la Palabra de Dios y el Magisterio está a su servicio (Cf. Dei Verbum nº 10).</p>
<p>La reforma de la Iglesia es posible si devolvemos la Biblia al Pueblo de Dios y si todo el Pueblo de Dios tiene la Biblia en sus manos, en su corazón y en su mente. Toda reforma de la Iglesia a lo largo de su historia ha comenzado siempre con un movimiento bíblico poderoso en el seno del Pueblo de Dios. Hoy vivimos en un mundo, donde el sujeto es aplastado como sujeto, tanto en la sociedad como en la Iglesia. Un pueblo aplastado y reducido a objeto, ciertamente no es capaz de interpretar la Palabra de Dios. Por eso es importante construir y reconocer ese sujeto intérprete de la Biblia. Este sujeto será plenamente sujeto cuando pueda interpretar la Biblia con autoridad, legitimidad, libertad, autonomía, seguridad y creatividad. Lo que constituye a este sujeto, con estas características, es fundamentalmente el conocimiento y encuentro personal con el Jesús de la historia y con los 4 Evangelios interpretados desde el Jesús de la historia. Son estos sujetos los que llevan adelante el movimiento bíblico y la reforma de la Iglesia.</p>
<p>Lo que hemos afirmado de todos los bautizados al interior del Pueblo de Dios, lo podemos afirmar con mayor fuerza del pobre, en cuanto sujeto creyente que lee e interpreta la Biblia en la Iglesia. Sin olvidar que el pobre, como sujeto genérico, irrumpe hoy en la Iglesia desde culturas y razas diferentes, desde una condición concreta de género (varón &#8211; mujer) y de generación (jóvenes).</p>
<p>D. El Jesús histórico como fuente de vida y esperanza para el mundo</p>
<p>La búsqueda del Jesús histórico en Europa y EE.UU. tiene &#8211; como ya dijimos más arriba &#8211; como contexto fundamental el diálogo con la modernidad y la post-modernidad (que no es sino la crisis de la modernidad). Nuestra búsqueda, por el contrario, tiene como contexto histórico fundamental los procesos y movimientos sociales de liberación. Hoy nuestro movimiento bíblico se desarrolla sobre todo en los movimientos campesinos, urbanos, movimientos de mujeres y jóvenes, movimientos culturales y ecológicos y muchos otros. Buscamos reconstruir al Jesús de la historia desde el Tercer Mundo y desde los pobres y excluidos. Esto determina nuestra opción hermenéutica en la búsqueda del Jesús de la historia.</p>
<p>Por &laquo;&nbsp;Tercer Mundo&nbsp;&raquo; entendemos los pueblos, culturas y religiones de Asia, Oceanía, Africa y América Latina y el mundo de los pobres en el Primer Mundo. El cristianismo llegó a estos continentes, desde el siglo XVI hacia delante, con la expansión del colonialismo europeo. Nuestra búsqueda del Jesús de la historia busca romper con este contexto colonial eurocéntrico e intenta pensar al Jesús de la historia en diálogo con los pueblos, culturas y religiones del Tercer Mundo. Es una búsqueda &laquo;&nbsp;desde el sur&nbsp;&raquo;, que cada día afirma más claramente su identidad.</p>
<p>En un horizonte mayor, y en la línea de lo que hemos dicho, podríamos decir que el Jesús de la historia, y la interpretación de los 4 Evangelios desde el Jesús de la historia, no sólo es memoria, credo y canon para un reforma de la Iglesia, sino para un cuestionamiento de toda la así llamada &laquo;&nbsp;civilización cristiana occidental&nbsp;&raquo;, civilización construida sobre el modelo de cristiandad constantiniana.</p>
<p>El Jesús de la historia es la referencia fundamental para la reconstrucción de una alternativa, que manifieste claramente que no estamos viviendo &laquo;&nbsp;una choque de civilizaciones&nbsp;&raquo; (entre la civilización cristiana y el Islam -Cf. Huntington: &laquo;&nbsp;Choque de civilizaciones&nbsp;&raquo;) sino que estamos viviendo la crisis final de la civilización cristiana occidental. Una alternativa es posible desde el Tercer Mundo y con la inspiración de vida del Jesús histórico y de los 4 Evangelios. El futuro del cristianismo no está asegurado por la relación constantiniana Iglesia-Poder, sino por la relación Evangelio-Vida. La alternativa a esta crisis es la construcción de un mundo &laquo;&nbsp;donde haya vida para todos y todas en armonía con la naturaleza&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Es muy importante constatar que la crisis de la civilización cristiana occidental se da especialmente en la crisis del cristianismo en el contexto de una radical secularización en el Primer Mundo (Europa y Estados Unidos). Europa niega la identidad cristiana de sus orígenes dada la crisis irreversible de la civilización cristiana occidental. Es una crisis que ya significa un fracaso, especialmente después de la guerra contra Irak. En el sur, sin embargo, se vive un proceso realmente antagónico. Aquí vivimos más bien el auge del cristianismo y de las grandes religiones, que son en general religiones del Tercer Mundo. Por eso el futuro del cristianismo no está ligado a la reconstrucción de una civilización cristiana o la construcción de una nueva cristiandad, sino al diálogo interreligioso, cuyo objetivo es salvar la vida de la humanidad y la vida de la tierra y del agua en nuestro planeta. En síntesis: en el norte crisis de la civilización cristiana occidental. En el sur diálogo interreligioso para la vida del mundo.</p>
<p>En este diálogo interreligioso la tradición del Jesús histórico será fundamental. Nuestra referencia tendrá que ser el Jesús histórico y no tanto el Jesús dogmático construido en los 4 primeros Concilios en el corazón de la cristiandad constantiniana de los siglos IV y V.</p>
<p>Un ejemplo para entender la importancia del Jesús histórico, lo podemos tomar del Evangelio de Marcos, que relata la tradición ciertamente histórica del &laquo;&nbsp;secreto mesiánico&nbsp;&raquo;. Esta tradición pertenece ciertamente al Jesús de la historia. El sentido del &laquo;&nbsp;secreto mesiánico&nbsp;&raquo;, es que Jesús no quiere ser el centro de su actividad, sino que quiere que el centro de todo sea el Reino de Dios. Son los demonios los que identifican a Jesús como Mesías. Jesús los manda callar. El Reino en todos los sinópticos se identifica con la vida del pueblo pobre (el Reino llega cuando los enfermos son sanados de sus enfermedades y los demonios son expulsados).</p>
<p>También hoy en el diálogo con las religiones debemos mantener el secreto mesiánico y tomar como referencia fundamental el Reino de Dios. Superar el cristo-centrismo, propio de la teología posterior al Jesús de la historia y dialogar sobre la vida en el Tercer Mundo como voluntad de Dios. Desde el punto de partida del &laquo;&nbsp;secreto mesiánico&nbsp;&raquo; no podemos partir de un cristo-centrismo sino de un biocentrismo, en la perspectiva del Reino de Dios.</p>
<p>Los temas &laquo;&nbsp;teológicos&nbsp;&raquo; en el diálogo interreligioso serán los problemas relativos a la justicia y la paz, al hambre y la destrucción de la naturaleza, y otros temas semejantes sobre la vida y la muerte en el mundo. Todo esto nos ilustra, sobre todo en el Tercer Mundo, sobre la fuerza espiritual de la tradición del Jesús de la historia y de los 4 Evangelios para la defensa de la vida en diálogo con las religiones.</p>
<p>En contraste con la modernidad, en los movimientos de liberación en el Tercer Mundo tiene una gran importancia la dimensión espiritual y religiosa. Por eso el Jesús de la historia tiene un significado histórico, no solamente para la reforma de la Iglesia, sino también para los pobres y excluidos, sobre todo en el Tercer Mundo, sedientos de vida y esperanza. Nosotros no tenemos mucha dificultad para interpretar los milagros y los exorcismos como signos concretos de la llegada del Reino de Dios, puesto que en el Tercer Mundo el milagro es algo cotidiano, especialmente entre los pobres que viven de milagro.</p>
<p>El Reino de Dios predicado por el Jesús de la historia es la esperanza y la utopía de vida de los pobres y excluidos. Nuestra opción hermenéutica es en este sentido la opción preferencial por los pobres. La búsqueda del Jesús de la historia y nuestra interpretación de los 4 Evangelios desde este Jesús de la historia es un signo de esperanza, no sólo para la Iglesia, sino para el mundo entero.<br />
Bibliografía (no es completa, sino sugestiva de algunos temas)</p>
<p>Boff, Leonardo: Jesucristo, Liberador En: Jesucristo y la liberación del hombre, Madrid, Ed. Cristiandad, 1981.</p>
<p>Bravo G., Carlos: Jesús, hombre en conflicto. El relato de Marcos en América Latina. Santander, Sal Térrea, 1986.</p>
<p>Cardenal, Ernesto: El Evangelio en Solentiname. Costa Rica, DEI, 1979. Dos volúmenes.</p>
<p>Comblin, José: Jesús de Nazareth. Meditación sobre la vida y acción humana de Jesús. Santander, Sal Térrea, 1979.</p>
<p>Dri, Rubén: La Utopía de Jesús. México, DF, Ediciones Nuevomar. 1984.</p>
<p>Echegaray, Hugo: La Práctica de Jesús, Lima (Perú), CEP, 1980.</p>
<p>Gutiérrez, Gustavo: Teología de la Liberación. Perspectivas, Lima, CEP, 1971. Séptima edición en 1990, con una nueva introducción titulada &laquo;&nbsp;Mirar lejos&nbsp;&raquo;, febrero, 1988.</p>
<p>Miranda, José Porfirio: El Ser y el Mesías. Salamanca, Ed. Sígueme, 1973.</p>
<p>Lois, Julio: Cristología en la Teología de la Liberación, en: Ellacuría/Sobrino: Mysterium Liberationis. Conceptos fundamentales de la Teología de la Liberación. Tomo I. Madrid, Trotta, 1990.</p>
<p>López Vigil, José Ignacio y María: Un tal Jesús. La Buena Noticia contada al Pueblo de América latina. San Salvador, UCA,1992. Dos tomos.</p>
<p>Mesters, Fray Carlos: Con Jesús a contramano en defensa de la vida, Buenos Aires, Centro Bíblico Ecuménico, 1995 (traducido del portugués).</p>
<p>Richard, Pablo: Apocalipsis. Reconstrucción de la Esperanza, San José, DEI, 1994. (Republicado en Quito, Caracas y México. Traducido al portugués, inglés, alemán, italiano y francés).</p>
<p>Richard, Pablo: El movimiento de Jesús antes de la Iglesia. Una interpretación liberadora de los Hechos de los Apóstoles, Santander, Sal Térrea, 2000 .</p>
<p>Segundo, Juan Luis: El Hombre de hoy ante Jesús de Nazaret, Madrid, Ed. Cristiandad, 1982. Tres tomos. Especialmente Tomo II/1: &laquo;&nbsp;El Jesús histórico de los Sinópticos&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Segundo, Juan Luis: La historia perdida y recuperada de Jesús de Nazaret, Santander, Sal Térrea, 1991.</p>
<p>Sobrino, Jon: Cristología desde América latina (esbozo), México, Ediciones CRT, 1976.</p>
<p>Sobrino, Jon: Jesucristo liberador. Lectura histórico-teológica de Jesús de Nazareth. Madrid, Trotta, 1991, 93, 97.</p>
<p>Tepedino, Ana María: Las Discípulas de Jesús, Madrid, Narcea, 1994.</p>
<p>Algunos libros escritos en otros continentes, que han tenido impacto en América Latina:</p>
<p>Aguirre, Rafael: Del movimiento de Jesús a la Iglesia cristiana. Ensayo de exégesis sociológica del cristianismo primitivo, Estella, Navarra, Ed. Verbo Divino, 1998.</p>
<p>Crossan, John Dominic: Jesús, vida de un campesino judío, Barcelona, Crítica, 1994.</p>
<p>Käsemann, E.: El problema del Jesús histórico. En: Ensayos exegéticos, Salamanca, Ed, Sígueme, 1978.</p>
<p>Meier, John P.: Un judío marginal. Nueva Visión del Jesús histórico. Tomo I, II-1 y II-2 y III, Estella (4 volúmenes), Navarra, Ed. Verbo Divino, 1998 ss.</p>
<p>Noland, Albert: ¿Quién es este hombre? Jesús, antes del cristianismo. Santander, Sal Terrae, 1981. Autor sudafricano.</p>
<p>Sanders, E.P.: La figura histórica de Jesús, Estella, Navarra, Ed. Verbo Divino, 2000.</p>
<p>Schottroff, L / Stegemann, W: Jesús de Nazareth, esperanza de los pobres, Salamanca, Ed. Sígueme, 1981.</p>
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		<title>Tous les éditos</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Feb 2008 17:09:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Karim Mahmoud-Vintam</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Edito / Mai 2006. Habemus Nouveau président !Tout a commencé il y a quelques années avec la lecture d&#8217;un ouvrage au titre énigmatique et alléchant : « Contributions pour l&#8217;avenir du christianisme ». Pour un croyant de ma jeune génération, chrétien de cœur mais plus de pratique, orphelin d&#8217;une communauté au sein de laquelle j&#8217;aurais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Edito / Mai 2006. Habemus Nouveau président !Tout a commencé il y a quelques années avec la lecture d&#8217;un ouvrage au titre énigmatique et alléchant : « Contributions pour l&#8217;avenir du christianisme ». Pour un croyant de ma jeune génération, chrétien de cœur mais plus de pratique, orphelin d&#8217;une communauté au sein de laquelle j&#8217;aurais pu librement exprimer mes doutes et trouver un sens vivant à partir du message de Jésus-Christ, cette lecture eut l&#8217;effet d&#8217;une nouvelle révélation. Ainsi d&#8217;autres personnes partageaient les mêmes aspirations, les mêmes indignations, la même espérance ?</p>
<p>Depuis, je peux dire que j&#8217;ai trouvé une nouvelle « famille » qui, loin de toujours penser dans le même sens &#8211; quelle tristesse ce serait ! &#8211; a le mérite de toujours pousser dans le même sens, vers une Eglise plus ouverte, plus libre, plus fraternelle, bref, plus évangélique. Une Eglise soucieuse de se laisser profondément interroger par son temps et de contribuer, même modestement, à faire advenir, ici et maintenant, le Royaume de Dieu, un Royaume non par abstrait et au-delà, mais concret et en avant.</p>
<p>En ce lendemain de Pâques, porteur de mort et de résurrection, j&#8217;aimerais de tout cœur remercier Robert Grenier pour le travail remarquable qu&#8217;il a accompli ces dernières années à la présidence de NSAE et vous dire ma joie, ma gratitude et ma fierté d&#8217;avoir obtenu la confiance du Conseil d&#8217;Administration de notre Association pour poursuivre ensemble cette aventure, tout à la fois ambitieuse et nécessaire : faire Eglise autrement.</p>
<p>KARIM MAMOUD-VINTAM, président de NSAE<br />
&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p>10 ANS<br />
(Rappel : NSAE a été créé en 1996.L&#8217;AG de Janvier 2006 a fêté l&#8217;anniversaire)</p>
<p>10 ans pour appeler et contribuer, au nom de notre ami Jésus de Nazareth, à la délivrance des captifs et à la libération des exploités.</p>
<p>Pour substituer résolument la solidarité, la justice, la dénonciation des systèmes financiers opprimants à la générosité catho-sociale.</p>
<p>Pour, selon la prière de Marie, descendre les puissants de leurs trônes et renvoyer les riches les mains vides.</p>
<p>Pour remettre debout, comme Jésus l&#8217;a fait, tous ceux que l&#8217;Eglise a remis à genoux depuis.</p>
<p>Pour émanciper ceux qu&#8217;elle a infantihsés.</p>
<p>Pour redonner toute leur place à ceux qu&#8217;elle a exclus.</p>
<p>Pour accueillir tous les amoureux, quelles que soient leurs façons de vivre et d&#8217;aimer.</p>
<p>Pour voir advenir une Eglise autre dans un monde économique autre.</p>
<p>10 ans pour relever tous ces défis, c&#8217;est bien court !</p>
<p>Alors, reprenons la route et les combats,</p>
<p>autant de fois 10 ans qu&#8217;il le faudra&#8230;</p>
<p>Bon Anniversaire, NSAE<br />
M.D.<br />
&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p>CHAUD DEVANT !<br />
Novembre fut chaud dans nos banlieues. De quoi faire bouillir nombre de bien-pensants et autres pharisiens. Que n&#8217;avons-nous entendu ?</p>
<p>- &laquo;&nbsp;Faire respecter l&#8217;ordre !&nbsp;&raquo; mais quel ordre ?<br />
Celui de la résignation du plus grand nombre à la précarité du travail et de la vie ? celui de la soumission des petits à la bienveillance optionnelle des grands ?</p>
<p>- &#8211; &laquo;&nbsp;Trafics, économie parallèle !&nbsp;&raquo;<br />
Mais n&#8217;est-on pas là dans la logique même du capitalisme sauvage présenté et glorifié aujourd&#8217;hui comme seul modèle de société ?</p>
<p>- &#8211; &laquo;&nbsp;S&#8217;exprimer ainsi par la violence !&nbsp;&raquo;<br />
Certes l&#8217;expression démocratique est bien préférable mais inefficace, puisque tous les scrutins politiques de l&#8217;an dernier avaient appelé en vain les changements nécessaires&#8230;</p>
<p>Oui, il fait chaud dans les banlieues.<br />
A NSAE, on dit aussi qu&#8217;il fait chaud sur les parvis, dans les banlieues d&#8217;une société injuste et inégalitaire et d&#8217;une église qui lui sert trop souvent de bonne conscience morale.</p>
<p>Nous voulons de vrais changements de l&#8217;une et de l&#8217;autre. Noël, fête d&#8217;un Dieu incarné en jésus pour révolutionner le monde et la religion, devrait nous confirmer dans cette option. C&#8217;est dans ce sens que nous vous souhaitons, à toutes et à tous, un bon NOEL.<br />
MD<br />
&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p>LE COMBAT CONTINUE</p>
<p>Bientôt les vacances de Noël pour nos enfants en activité scolaire, cette activité qui rythme la vie des petits et aussi des grands.</p>
<p>Nous formons le souhait que les études des uns et des autres développent en eux<br />
le sens de la justice, de la solidarité, l&#8217;envie d&#8217;une révolte active contre les discriminations, les inégalités, tout ce qui nous tient tant à cœur.</p>
<p>Mais comment leur transmettre l&#8217;amour du bien commun<br />
lorsque les services publics qui le gèrent<br />
sont de plus en plus attaqués idéologiquement et financièrement ?</p>
<p>Comment leur communiquer la dignité du travail<br />
quand le droit du travail est lui-même remis en cause pour le rendre encore plus précaire ?</p>
<p>Comment leur donner le goût de la fraternité<br />
quand on les fait chanter sur les stades un hymne où il est question de &laquo;&nbsp;sang impur&nbsp;&raquo; ?</p>
<p>Comment leur léguer quelque chose de notre foi en Jésus de Nazareth<br />
dans une église qui se mobilise tant pour elle et si peu pour Lui ?</p>
<p>Comment éveiller en eux l&#8217;indispensable sens critique comme citoyens et comme croyants ?</p>
<p>Sûrement un peu par le témoignage de nos vies, de nos choix, de nos combats sociaux, républicains, ecclésiaux.</p>
<p>A NSAE, nous pouvons nous aider à relever le défi qui est aussi éducatif.<br />
Voilà beaucoup de travail en perspective !</p>
<p>M.D.<br />
&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p>Benoît XVI est arrivé&#8230; ENCORE UN GARCON !</p>
<p>Habemus Papam ! encore un garçon ! le préféré du Sanhédrin. Nouvel héritier de Pierre. Ce pauvre Pierre qui, dans l&#8217;évangile, n&#8217;avait vraiment pas de chance avec Jésus. A chaque fois qu&#8217;il ouvrait la bouche, c&#8217;était pour sortir une &laquo;&nbsp;boulette&nbsp;&raquo;&#8230;. à deux exceptions prés, deux beaux actes de foi (Mat 16,16 et Jn 6,68).<br />
Au début de ce nouveau &laquo;&nbsp;règne&nbsp;&raquo;, il nous reste aujourd&#8217;hui à nous demander pour qui seront ces boulettes et pour qui les exceptions :<br />
les inclus ou les exclus ?<br />
les soumis ou les révoltés ?<br />
ceux du premier rang ou ceux du Parvis ?<br />
les laissés pour compte du néo-libéralisme ravageur ? ou leurs prédateurs ?<br />
nos amis protestants, encore tout humiliés par &laquo;&nbsp;Dominus Jésus&nbsp;&raquo; ?<br />
les femmes ramenées à la raison par la déclaration &laquo;&nbsp;Collaboration de l&#8217;homme et de la femme dans l&#8217;Eglise et dans le monde&nbsp;&raquo; ?<br />
les homos amoureux ?<br />
les théologiens audacieux ?<br />
les prophètes aventureux ?<br />
les divorcés qui ont le courage d&#8217;un nouvel amour ?<br />
notre laïcité fragilisée par tant de lobbies cléricaux ?</p>
<p>Il nous reste surtout à poursuivre, à l&#8217;appel de Jésus, le chantier d&#8217;une église renouvelée, alternative à une institution religieuse et à ses grandes pompes, avec toutes celles et ceux qu&#8217;il a voulu émanciper et remettre debout, face aux super puissants de la société et de la religion d&#8217;hier et d&#8217;aujourd&#8217;hui.</p>
<p>Bonne route, Benoît : Tu ne nous trouveras pas forcément à tes côtés; mais si tu nous cherches, tu nous trouveras sur le chantier&#8230;</p>
<p>En te souhaitant plus de chances qu&#8217;à Pierre.</p>
<p>NSAE &#8211; Nous Sommes Aussi l&#8217;Eglise , 21 Mai 2005<br />
&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p>Jean- Paul 2 nous a quittés&#8230;.</p>
<p>PETIT MESSAGE POUR L&#8217;AU-DELA</p>
<p>Frère Jean Paul, /<br />
Tu viens de quitter notre humanité.<br />
A NSAE, nous n&#8217;avons pas participé à l&#8217;hystérie funèbre. Nous sommes suffisamment confiants en l&#8217;amour de Dieu pour te savoir en paix prés de Lui.<br />
Tu nous a déçus, mais tu ne nous as pas ralentis.<br />
Tu as voulu une Eglise dévote et puritaine. Nous avons préféré une société humanisée et amoureuse.<br />
Tu as retenu loin de Jésus nombre d&#8217;exclus et de non-conformes. Il les a retrouvés sur nos parvis, lui qui les aime tant !<br />
Là où tu es à présent, enfin libéré de tous les obstacles religieux d&#8217;ici-bas, nous te souhaitons une vie vraiment nouvelle. Que l&#8217;Esprit saint t&#8217;ouvre des chemins nouveaux comme il &#8216;a fait pour nous.</p>
<p>M.D.<br />
&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;<br />
D&#8217;UNE AG A L&#8217;AUTRE ! (janvier 2005)</p>
<p>&laquo;&nbsp;Un autre monde est une exigence vitale&nbsp;&raquo; disions &#8211; nous l&#8217;an dernier. Le contexte européen de cette année, avec le référendum constitutionnel, nous donne l&#8217;occasion de concrétiser cette exigence.</p>
<p>Que nous votions &laquo;&nbsp;Oui&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;Non&nbsp;&raquo;, nous ne nous satisfaisons pas d&#8217;un système économique basé sur le capitalisme néolibéral.<br />
Nous voulons continuer à nous former et à agir pour d&#8217;autres choix politiques, comme citoyens et aussi comme chrétiens, en référence à l&#8217;Evangile. C&#8217;était le thème de notre Assemblée Générale 2005 à Paris.</p>
<p>Sur ce terrain de la construction européenne, l&#8217;épiscopat romain, représenté par la COMECE use de son influence pour soutenir des options qui sont souvent bien loin des nôtres. Raison de plus pour nous de ne pas leur reconnaître la légitimité de parler en notre nom, nous qui sommes aussi l&#8217;Eglise..</p>
<p>Voilà de quoi nous tenir mobilisés toute cette année, jusqu&#8217;à l&#8217;Assemblée Générale de 2006, celle des 10 ans de NSAE. Déjà !</p>
<p>M.D.</p>
<p>HEUREUSE ANNEE 2005<br />
ce qui veut dire de notre part : que nous nous engageons à vous offrir des pages qui nous paraissent utiles<br />
pour votre progression dans la réflexion et dans l&#8217;action,<br />
pour l&#8217;humanisation de notre société<br />
et pour la profonde transformation de notre Eglise.</p>
<p>GAILLOT, 10 ans d&#8217;exclusion déjà !</p>
<p>2005 : une année anniversaire, avec les 100 ans de la loi sur la laïcité de notre république, bien fragilisée,<br />
avec les 10 ans du diocèse de Partenia,<br />
le diocèse des exclus.<br />
Une année aussi pour donner du sens à notre avenir européen,<br />
avec le référendum sur la Constitution.<br />
Pour le &laquo;&nbsp;oui&nbsp;&raquo; ou pour le &laquo;&nbsp;non&nbsp;&raquo;,<br />
nous pourrons nous éclairer sur le sens de notre prochain vote lors de notre<br />
Assemblée générale des 29 et 30 Janvier au CISP de Paris.<br />
Notre invité, René Passet, y interviendra sur &laquo;&nbsp;la finalité humaine de l‘économie&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Alors, à bientôt pour une année 2005<br />
pleine de sens pour vous toutes et tous !</p>
<p>M.D.<br />
&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p>Toujours d&#8217;actualité : la LAICITE &gt;&gt;</p>
<p>La laïcité, Tout le monde en parle&#8230;<br />
Et nous, un an après notre Colloque national et<br />
un an avant le centenaire de la loi française de séparation,</p>
<p>où en sommes-nous ?</p>
<p>Plusieurs Associations, en Réseau sur le Parvis, ont fondé et développé</p>
<p>l&#8217;Observatoire Chrétien de la Laïcité, auquel nous souhaitons la bienvenue sur notre Site.<br />
Nous accueillons, dans les pages qui suivent, plusieurs textes sur ce sujet brûlant,<br />
au moment où la Constitution européenne hésite à affirmer clairement son indispensable caractère laïque,<br />
face à la pression des lobbies religieux.<br />
Que notre &laquo;&nbsp;morale&nbsp;&raquo; commune ne soit pas celle des modes de vie, mais</p>
<p>d&#8217;abord celle des choix de société !<br />
Michel DEHEUNNINCK<br />
&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p>C&#8217;est la rentrée 2004 &#8211; 2005 !</p>
<p>Voici une nouvelle rentrée pour NSAE.<br />
L&#8217;année qui vient s&#8217;annonce riche en défis. A nous en tenir juste à l&#8217;Europe, nous aurons d&#8217;ici la fin de l&#8217;année 2005 à approuver ou à rejeter par Referendum le Traité constitutionnel européen. Impossible donc de faire l&#8217;économie d&#8217;un important travail de prise de connaissance du texte et de réflexion sur ses enjeux par rapport à la société et sur le rôle de l&#8217;Eglise.<br />
Ce dernier point, abondamment développé dans les textes très officiels de la COMECE (Commission des Épiscopats de la Communauté européenne) mais peu connu du grand public, nous interpelle particulièrement en tant que &laquo;&nbsp;Nous Sommes Aussi l&#8217;Eglise&nbsp;&raquo;.<br />
Nous reparlerons de tout cela à notre Assemblée générale des 29 et 30 janvier 2005, où nous vous espérons nombreux, que vous soyez adhérents ou simplement intéressés à mieux nous connaître.</p>
<p>En attendant, bonne rentrée à toutes et à tous. MD</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p>Ne pas se tromper de combat ! (juin 2004)</p>
<p>Déjà, quand il fallait dénoncer avec force une Constitution européenne prônant la &laquo;&nbsp;concurrence libre et non faussée&nbsp;&raquo;, une loi du marché complètement débridée, une loi de la jungle impitoyable pour les plus petits, avec régression des droits sociaux dans le monde du travail, les autorités ecclésiales avaient préféré chercher à se placer, revendiquant une prérogative d&#8217;influence sur le sens de la vie&#8230;biologique et sur la conduite morale&#8230; du peuple.</p>
<p>Alors que l&#8217;école de la République, laïque elle-même, devient la proie convoitée des grand prédateurs boursiers (une importante banque y investissant déjà auprès des écoliers toute une pédagogie de conquête de juteux profits, avec cadeaux aux meilleurs élèves), ces mêmes autorités ecclésiales craignent surtout pour&#8230; leurs signes religieux &laquo;&nbsp;ostensibles&nbsp;&raquo;&#8230;</p>
<p>Décidément les cathos &laquo;&nbsp;rangés&nbsp;&raquo; ne sont vraiment pas là où l&#8217;évangile aurait besoin d&#8217;eux d&#8217;abord !</p>
<p>Pour notre part la croix du Christ n&#8217;est peut-être pas sur notre CV, ni sur notre photo; elle est, avant tout, au cœur de nos combats pour un monde enfin juste et solidaire et une Eglise enfin réconciliée avec l&#8217;Evangile.<br />
Tandis que, telles des minerves orthopédiques, les cols romains rigidifient les jeunes générations cléricales, l&#8217;Evangile nous rappelle que le seul signe ostensible est celui de l&#8217;Amour : &laquo;&nbsp;A cela on reconnaîtra que vous êtes mes amis.&nbsp;&raquo;<br />
Jn 13,35.<br />
Combien de combats à mener encore dans le monde et dans l&#8217;Eglise au non de cet Amour ?</p>
<p>Propositions concernant les jours fériés</p>
<p>Janvier 2004 / Nous sommes aussi des &#8230;Alters !</p>
<p>On parle d&#8217;un Monde &laquo;&nbsp;autre&nbsp;&raquo;, d&#8217;une Europe &laquo;&nbsp;autre&nbsp;&raquo;, d&#8217;une Eglise &laquo;&nbsp;autre&nbsp;&raquo; &#8230;<br />
Pas de doute à NSAE, nous sommes aussi des &laquo;&nbsp;alters&nbsp;&raquo;.Et nous voulons l&#8217;être concrètement, à chacun de nos pas, à chacune de nos paroles, à chacun de nos actes. Comment ? C&#8217;est ce que nous sommes venus nous dire lors de notre Assemblée Générale des 24 et 25 Janvier 04 à Paris &laquo;&nbsp;Un autre monde : de l&#8217;utopie à l&#8217;exigence vitale&nbsp;&raquo;.</p>
<p>C&#8217;est peut-être aussi cela que nous voulions fêter à l&#8217;occasion de Noël ce nouveau monde, cette nouvelle religion, inaugurés par Dieu fait homme en Jésus de Nazareth et trahis depuis 2000 ans par les mêmes pouvoirs conservateurs de la société et de l&#8217;Eglise.</p>
<p>Il est grand temps que les alter-chrétiens que nous sommes contribuent à mettre en place un nouvel ordre économique et une nouvelle EgIise, nés tous deux, non des caprices des puissants, mais de la volonté et de l&#8217;espérance des peuples. Que dans ce Monde et cette Eglise renouvelés, Dieu puisse enfin reconnaître, comme il y a 2000 ans, qu&#8217;il y a aussi sa place.<br />
Bonne année 2004 à tous<br />
M.D.<br />
&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p>Eté 2003<br />
Le printemps social aura été bien chaud. Beaucoup d&#8217;entre nous se sont investi(e)s dans les actions militantes, non seulement pour défendre les retraites ou l&#8217;école, ou contre les OGM, mais pour résister aux graves menaces de marchandisation de nos vies.</p>
<p>NSAE fait le choix de prendre toute sa place dans la perspective d&#8217;une société nouvelle comme d&#8217;une Église autre. Car c&#8217;est le même combat, contre les mêmes forces réactionnaires qui prétendent conduire le monde financier comme le pouvoir religieux conduit l&#8217;Église, avec des alliés communs, tel l&#8217;Opus Dei&#8230;</p>
<p>Déjà autrefois ces complicités avaient permis de condamner et d&#8217;exécuter un certain contestataire, nommé Jésus de Nazareth.</p>
<p>La rentrée aussi promet d&#8217;être chaude.<br />
M.D.<br />
&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p>Juin 2003</p>
<p>ATYPIQUE ? Vous avez dit &laquo;&nbsp;ATYPIQUE&nbsp;&raquo; !</p>
<p>A NSAE, nous aussi, nous le sommes, en humanité et en Église : des chrétiens&#8230; pas comme les autres.</p>
<p>Mais notre virus à nous est un plus de santé pour la vie et la foi des croyants en marge, en recherche ou en révolte. Puissions-nous donc être contagieux sur tous nos parvis !</p>
<p>Quelle respiration reste-t-il à un monde contaminé par les ravages du virus financier néo-libéral ?<br />
Quelle respiration reste-t-il à une religion essoufflée dans ses poumons dogmatisés qui ne sont plus ventilés que par des bronches obstruées de rites paralysants et anesthésiants ?</p>
<p>Ecoutons la toux de tous ceux qui résistent encore.<br />
Otons tous les masques de protection et insufflons-nous largement ce virus atypique et ami, qui nous (re)met debout pour tousser et gêner, bouger et créer,</p>
<p>dans un souffle nouveau que certains appellent l&#8217;Esprit Saint.</p>
<p>M.D.<br />
&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p>RENTREE AUTOMNE 2003</p>
<p>Les récents mouvements sociaux ont révélé les aspirations de notre humanité vers une société vraiment nouvelle où la course au rendement et la marchandisation de la vie ne soient plus les critères du progrès.</p>
<p>Ceux-là même dont les options économiques excluent les moins «rentables » n&#8217;hésitent pas à culpabiliser les comportements individuels</p>
<p>et familiaux sur le sort des plus âgés pendant la chaleur de l&#8217;été&#8230;</p>
<p>Les succès d&#8217;ATTAC et du rassemblement alter-mondialiste au Larzac ont permis d&#8217;affirmer autrement le sens et la valeur que nous voulons donner à nos combats pour la justice sociale et économique. Est-ce à dire que les organisations syndicales et politiques d&#8217;opposition, aussi nécessaires qu&#8217;elles soient, ne suffiraient plus pour cela ?<br />
Ceci est bien plus patent encore concernant l&#8217;institution ecclésiale. Son mode de fonctionnement et son attachement, englués à une tradition pervertie par l&#8217;histoire, la rendent incapable de prendre clairement le parti des plus exploités et d&#8217;engager les chrétiens, au nom de l&#8217;Évangile, vers le choix d&#8217;une société inversée dans laquelle « les derniers seront les premiers »<br />
(Mt 19 ; Mc 10 ; Lc 13).<br />
L&#8217;avenir, aujourd&#8217;hui, se jouerait-il sur les Parvis ? Avec NSAE, c&#8217;est le défi que nous entendons relever, c&#8217;est ce chemin que nous voulons, chaque année, reprendre.</p>
<p>Sur ce chemin, bonne rentrée à toutes et tous</p>
<p>M.D.</p>
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		<title>Connaître les enjeux du traité constitutionnel européen</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Feb 2008 16:52:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Karim Mahmoud-Vintam</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pour prendre position sur le texte qui sera soumis à référendum, il faut savoir ce qu&#8217;il contient et connaître les questions clés. Nous donnons ici quelques pistes.
1- Texte définitif adopté par la Conférence intergouvernementale (CIG)
On peut le trouver (349 pages) par exemple à l&#8217;adresse électronique : http://www.ciginfo.net/demain/fr/default.htm
Il diffère du &#171;&#160;Projet de traité&#160;&#187; qui a été [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour prendre position sur le texte qui sera soumis à référendum, il faut savoir ce qu&#8217;il contient et connaître les questions clés. Nous donnons ici quelques pistes.</p>
<p>1- Texte définitif adopté par la Conférence intergouvernementale (CIG)</p>
<p>On peut le trouver (349 pages) par exemple à l&#8217;adresse électronique : <a href="http://www.ciginfo.net/demain/fr/default.htm">http://www.ciginfo.net/demain/fr/default.htm</a><br />
Il diffère du &laquo;&nbsp;Projet de traité&nbsp;&raquo; qui a été largement diffusé, d&#8217;une part par un certain nombre de modifications introduites par la CIG et d&#8217;autre part par la renumérotation des articles (chacune des 4 parties repartait au numéro 1; la numérotation est maintenant continue de 1 à 448.)</p>
<p>2- Architecture générale du texte</p>
<p>La partie I (60 articles) est la partie institutionnelle. Elle concerne les règles qui régissent l&#8217;Union européenne. Elle comprend 9 titres intitulés : définition et objectifs ; les droits fondamentaux et la citoyenneté de l&#8217;Union ; les compétences de l&#8217;Union ; les institutions et organes de l&#8217;Union ; l&#8217;exercice des compétences de l&#8217;Union ; la vie démocratique de l&#8217;Union ; les finances de l&#8217;Union ; l&#8217;Union et son environnement proche ; l&#8217;appartenance à l&#8217;Union.</p>
<p>C&#8217;est pour l&#8217;essentiel sur cette partie que se concentrent les débats &laquo;&nbsp;politiques&nbsp;&raquo;, qui se posent en particulier en terme de pouvoir (influence relative des différents États membres; influence des Églises&#8230;)</p>
<p>La partie II (54 articles) est la &laquo;&nbsp;C&nbsp;&raquo;.</p>
<p>La partie III (321 articles, c&#8217;est le &laquo;&nbsp;gros morceau&nbsp;&raquo; !) concerne la politique de l&#8217;Union : elle reprend en particulier les Traités antérieurs. Elle est peu discutée dans les médias (rien de vraiment nouveau, dit-on), mais fait l&#8217;objet de l&#8217;essentiel des critiques des mouvements &laquo;&nbsp;citoyens&nbsp;&raquo;. D&#8217;une part elle introduit des choix de nature politique, qui doivent donc pouvoir être régulièrement remis en cause, dans un texte constitutionnel qui par sa définition et son mode de ratification se prête fort peu à la révision, ce qui se traduit par &laquo;&nbsp;graver dans le marbre des choix politiques discutables&nbsp;&raquo;. D&#8217;autre part elle fait le choix d&#8217;une politique ultra-libérale qui fixe l&#8217;objectif premier du &laquo;&nbsp;respect du principe d&#8217;une économie de marché où la concurrence est libre et non faussée&nbsp;&raquo; et donne tous les moyens d&#8217;y parvenir.</p>
<p>La partie IV (11 articles) liste des dispositions générales.</p>
<p>3- Pourquoi cette Constitution ?</p>
<p>Le Conseil européen de Laeken, en décembre 2001, avait décidé de convoquer une Convention chargée de préparer les travaux d&#8217;une Conférence intergouvernementale (CIG), présidée par Valéry Giscard d&#8217;Estaing et chargée de relever trois &laquo;&nbsp;défis fondamentaux&nbsp;&raquo; :<br />
- Comment rapprocher les citoyens, et en particulier les jeunes, du projet européen et des institutions européennes ?<br />
- Comment structurer la vie politique et l&#8217;espace politique européen dans une Union élargie ?<br />
- Comment faire de l&#8217;Union un facteur de stabilisation et un repère dans un monde nouveau et multipolaire ?</p>
<p>La Convention devait en particulier réfléchir à une meilleure répartition des compétences entre l&#8217;Union et les États membres, afin de rendre l&#8217;Union plus claire, de la simplifier et de l&#8217;ajuster en fonction de nouveaux problèmes. Elle était en particulier invitée à simplifier les &laquo;&nbsp;instruments&nbsp;&raquo; de l&#8217;Union, à introduire &laquo;&nbsp;davantage de démocratie, de transparence et d&#8217;efficacité&nbsp;&raquo; dans le fonctionnement de ses institutions et s&#8217;interroger sur l&#8217;opportunité d&#8217;une &laquo;&nbsp;Constitution pour les citoyens européens&nbsp;&raquo;, destinée à se substituer aux quatre traités régissant l&#8217;Union.</p>
<p>4- Exemples de questions clés</p>
<p>- Discerner ce qui est vœu pieux et disposition contraignante. Un exemple : le &laquo;&nbsp;Pacte de stabilité&nbsp;&raquo; fixe un critère strict sur les déficits des États. Certains socialistes (&laquo;&nbsp;Un vrai traité pour l&#8217;Europe sociale&nbsp;&raquo;) avaient proposé que de la même façon soient fixés : un taux de chômage inférieur à 5%, un taux de pauvreté inférieur à 5%, un taux de mal logés inférieur à 3%, un taux d&#8217;illettrisme à l&#8217;âge de 10 ans inférieur à 3%, une aide publique au développement supérieure à 1% du PIB.</p>
<p>- Le contenu et la portée de la &laquo;&nbsp;Charte des droits fondamentaux&nbsp;&raquo;. On pourra la comparer à d&#8217;autres textes régissant les droits, comme par exemple la &laquo;&nbsp;Convention de sauvegarde des Droits de l&#8217;Homme et des Libertés fondamentales&nbsp;&raquo; du Conseil de l&#8217;Europe.</p>
<p>- Que deviennent les services publics ? Le Traité constitutionnel ne mentionne que les Services économiques d&#8217;intérêt général.</p>
<p>- Ce qui change quand on passe de l&#8217;Europe des 15 à l&#8217;Europe des 25 : en termes de fonctionnement; en termes d&#8217;éventail des situations sociales&#8230;</p>
<p>- Quelles conséquences pourrait avoir le refus du texte ?</p>
<p>4- Eléments de bibliographie</p>
<p>• sur la mondialisation :<br />
- Que penser de la mondialisation ? par François Houtard; Editions Fidélité n° 54; prix : 1,95<br />
- La foi chrétienne aux prises avec la mondialisation par Alain Durand; Ed. du CERF<br />
- Faut-il avoir peur de la mondialisation ? par Albert Rouet; DDB<br />
- Quelle mondialisation ? HS de Parvis &#8211; NSAE (1,5€ port compris)</p>
<p>• sur les institutions européennes et le projet de constitution<br />
- Petit mémento &#8211; NSAE (1,5€ port compris)<br />
- 21 exigences publiées par ATTAC</p>
<p align="right"><strong><em>Assemblée générale de NSAE, 29 et 30 janvier 2005 </em></strong></p>
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		<title>La vie de NSAE</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Feb 2008 14:29:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Karim Mahmoud-Vintam</dc:creator>
				<category><![CDATA[Archives]]></category>

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		<description><![CDATA[NSAE est née de la Requête lancée par les Autrichiens et les Allemands d&#8217;une part, et d&#8217;autre part du mouvement de chrétiens indignés par la mise à l&#8217;écart de Mgr Gaillot, évêque d&#8217;Evreux (Eure), non par les chrétiens de son diocèse, mais par un diktat de Rome en 1995. Cela explique en partie sa double [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>NSAE est née de la <strong>Requête</strong> lancée par les Autrichiens et les Allemands d&#8217;une part, et d&#8217;autre part du mouvement de chrétiens indignés par la <strong>mise à l&#8217;écart de Mgr Gaillot</strong>, évêque d&#8217;Evreux (Eure), non par les chrétiens de son diocèse, mais par un diktat de Rome en 1995. Cela explique en partie sa double orientation : Église et Société.&nbsp;&raquo; NSAE a pour but de promouvoir l&#8217;engagement de l&#8217;Église Catholique dans la voie d&#8217;une réforme permanente, en solidarité avec les femmes et les hommes de ce temps.<br />
Elle entend rejoindre les combats citoyens en faveur de tous les droits humains, sans distinction d&#8217;origine et de culture, en liaison avec les réseaux nationaux, européens et internationaux. Elle entend favoriser les liens des Collectifs, Associations et groupes nationaux et régionaux, et mettre en synergie des initiatives venues du terrain ou d&#8217;autres groupes ayant la même finalité. &nbsp;&raquo; (article 2 de nos statuts).</p>
<p>Parmi nos préoccupations et nos engagements, citons :<br />
- la lutte contre l&#8217;exclusion dans la société ;<br />
- la lutte contre l&#8217;exclusion dans l&#8217;Église (situation des divorcés-remariés, des homosexuels, des prêtres qui se sont mariés, des compagnes clandestines de prêtres&#8230;) ;<br />
- la laïcité et ses valeurs propres.</p>
<p>NSAE s&#8217;est aussi investi dans des activités internationales :<br />
- Rassemblement du Réseau Européen &laquo;&nbsp;Église de liberté&nbsp;&raquo; à Versailles en janvier 2001, au Royaume Uni en Janvier 2002, à Bruxelles en 2003 ;<br />
- Développement de nos liens avec des organisation partenaires :<br />
- partenaire belge &laquo;&nbsp;<strong>Pour d&#8217;autres visages d&#8217;Église et de Société</strong>&nbsp;&raquo; (PAVES). NSAE a participé à la 10éme session oecuménique interrégionale de formation (SOIF) sur le thème &laquo;&nbsp;Résister et construire&nbsp;&raquo; organisée par nos amis belges à Blankenberge du 31 octobre au 3 novembre 2001 ainsi qu&#8217;à la manifestation organisée à Louvain-la-Neuve (Belgique) par l&#8217;Association PAVES en soutien à Jean Kamp, prêtre ;<br />
- partenaire italien &laquo;&nbsp;<strong>Noi siamo Chiesa</strong>&laquo;&nbsp;: voir ici la &laquo;&nbsp;<strong>Charte européenne</strong>&nbsp;&raquo; ;<br />
- partenaire espagnol &laquo;&nbsp;<strong>Somos Iglesia</strong>&nbsp;&raquo; : participation à la rencontre de Madrid en septembre 2002 ;<br />
- NSAE a participé à la préparation d&#8217;un Synode parallèle au Synode mondial des évêques qui s&#8217;est tenu à Rome en octobre 2001.</p>
<p>NSAE s&#8217;investit aussi dans des actions :<br />
- nationales, par exemple le Colloque du CEDEC à la Roche sur Yon ;<br />
- régionales, par exemple le Forum de Nantes sur &laquo;&nbsp;Une Église qui invente&nbsp;&raquo;, tenu à l&#8217;initiative de l&#8217;association &laquo;&nbsp;Église en dialogue 44&#8243;, ou la conférence de Gabriel Ringlet à Tours à l&#8217;initiative de l&#8217;Association &nbsp;&raquo; Parole en Liberté 37&#8243; ;<br />
- locales : participation de plusieurs de nos Collectifs à la &laquo;&nbsp;Fête du Peuple de Dieu&nbsp;&raquo; à Marseille, organisée par l&#8217;Association &laquo;&nbsp;Évreux 13&#8243;, ou encore participation annuelle du Collectif NSAE-Hérault à la &laquo;&nbsp;Foire municipale aux associations&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Parce que NSAE fonctionne en Réseau, on peut voir plus en détail la vie des groupes locaux (page Collectifs et Associations adhérentes) qui organisent, chacun dans son contexte, leur propre parcours, leurs propres recherches, leurs propres combats :<br />
&laquo;&nbsp;Évangile et Modernité 38&#8243;,<br />
&laquo;&nbsp;Liberté et Partage 45&#8243;<br />
&laquo;&nbsp;Collectif Paris-Ile de France&nbsp;&raquo;<br />
&laquo;&nbsp;Collectif du Cher&nbsp;&raquo;</p>
<p>NSAE est une association qui respecte la démocratie et la participation ; le Réseau s&#8217;applique à lui-même ce qu&#8217;il souhaiterait voir se développer dans son Eglise :<br />
Son Président est Robert Grenier, membre de l&#8217;Association Évangile et Modernité, (Collectif Jacques Gaillot &#8211; Isère)<br />
Prochain Conseil d&#8217;administration à Paris : tous les 3 mois.<br />
Prochaine Assemble générale à Paris : Janvier 2009 avec la participation de tous les délégués des Collectifs et Associations</p>
<p>Paix en Palestine</p>
<p>NSAE s&#8217;est associé aux différentes manifestations organisées le samedi 23 mars dans toute la France en réponse à l&#8217;appel du Collectif des 40 organisations et associations :<br />
- pour une Paix juste et durable au Proche-Orient ;<br />
- pour le retrait de l&#8217;armée israélienne des Territoires occupés en 1967 ;<br />
- pour l&#8217;établissement d&#8217;un État Palestinien aux côtés de l&#8217;État Israélien ;<br />
- pour une force de protection internationale des populations civiles palestiniennes.</p>
<p>NSAE a appelé tous ses adhérents et sympathisants à s&#8217;y retrouver.</p>
<p>NSAE, lors de sa dernière A.G., a approuvé à l&#8217;unanimité une motion qui se terminait ainsi : « Nous appelons tous les chrétiens européens à faire pression sur leurs gouvernements pour qu&#8217;ils relancent la dynamique de paix et nous leur demandons d&#8217;affirmer, par tous les moyens possibles, leur solidarité avec les Palestiniens et avec les Israéliens qui luttent pour la paix ».</p>
<p>NSAE a participé à la Rencontre à Madrid de groupes réformateurs d&#8217;Europe&#8230; et d&#8217;ailleurs, en coopération avec la Fédération internationale des prêtres mariés (FIPCM) les 19, 20 et 21 septembre 2002. Voir la page Madrid 2002.</p>
<p>Nsae a publié plusieurs communiqués sur la Paix en Irak notamment Les chrétiens du Parvis disent non à la guerre en Irak en février 2003 et La Paix a besoin de tous en avril 2003.</p>
<p>A la suite du Colloque &laquo;&nbsp;L&#8217;Europe en quête de laïcité &nbsp;&raquo; qui s&#8217;est tenu à Paris, les 15 et 16 mars derniers, les associations chrétiennes organisatrices ont décidé le 30 juin de créer un &laquo;&nbsp;Observatoire Chrétien de la Laïcité&nbsp;&raquo;.</p>
<p>NSAE a réagi à &laquo;&nbsp;Ecclesia in Europa&nbsp;&raquo;, contestant la position du Vatican à propos de la Constitution européenne en juillet 2003.</p>
<p>Voir la page &laquo;&nbsp;Communiqués de presse&nbsp;&raquo; qui reprend toutes les déclarations propres à NSAE ou communes aux Associations du Réseau des Parvis ou à un ensemble d&#8217;organisations.</p>
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		<title>TEMOIGNAGES, ECONOMIE ET SOCIAL</title>
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		<pubDate>Fri, 28 Sep 2007 09:51:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nsae</dc:creator>
				<category><![CDATA[Archives]]></category>

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		<description><![CDATA[


Antoine Savarin
&#171;&#160;Une conception de la société qui m&#8217;a ouvert les yeux&#160;&#187;



Charlotte Boissaille
&#171;&#160;Des reflexions qui m&#8217;ont permis de mieux apréhender mon prochain&#160;&#187;



Guillaume Vessige
&#171;&#160;Une vision inédite, à méditer et à pratiquer&#160;&#187;


]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<table border="0" width="100%">
<tr>
<td><img src="http://www.nsae.fr/images/tem1.jpg" alt="temoignage" title="temoignage" /></td>
<td><strong>Antoine Savarin</strong><br />
&laquo;&nbsp;Une conception de la société qui m&#8217;a ouvert les yeux&nbsp;&raquo;</td>
</tr>
<tr>
<td><img src="http://www.nsae.fr/images/tem2.jpg" alt="témoignage" title="témoignage" /></td>
<td><strong>Charlotte Boissaille</strong><br />
&laquo;&nbsp;Des reflexions qui m&#8217;ont permis de mieux apréhender mon prochain&nbsp;&raquo;</td>
</tr>
<tr>
<td><img src="http://www.nsae.fr/images/tem3.jpg" alt="témoignage" title="témoignage" /></td>
<td><strong>Guillaume Vessige</strong><br />
&laquo;&nbsp;Une vision inédite, à méditer et à pratiquer&nbsp;&raquo;</td>
</tr>
</table>
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		<title>UNI(E)S CONTRE UNE IMMIGRATION JETABLE</title>
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		<pubDate>Fri, 28 Sep 2007 07:14:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>nsae</dc:creator>
				<category><![CDATA[Archives]]></category>
		<category><![CDATA[]]></category>
		<category><![CDATA[CESEDA]]></category>
		<category><![CDATA[immigration]]></category>
		<category><![CDATA[Sarkozy]]></category>

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		<description><![CDATA[
(écrivez à votre député et à votre sénateur : proposition de lettre plus bas)
L&#8217;Assemblée nationale devrait le 2 mai commencer l&#8217;examen d&#8217;une nouvelle réforme du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), projet présenté par le Ministre de l&#8217;Intérieur Nicolas Sarkozy.
Ce projet conduit à une négation radicale des droits [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img width="170" src="http://www.nsae.fr/images/imjet.gif" alt="Immigration &amp; Eglise" height="201" title="Immigration &amp; Eglise" /></p>
<p>(écrivez à votre député et à votre sénateur : proposition de lettre plus bas)</p>
<p>L&#8217;Assemblée nationale devrait le 2 mai commencer l&#8217;examen d&#8217;une nouvelle réforme du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), projet présenté par le Ministre de l&#8217;Intérieur Nicolas Sarkozy.<br />
Ce projet conduit à une négation radicale des droits fondamentaux de la personne. Elle restreint encore plus radicalement le droit au séjour pour les familles, les conjoints, les enfants, de toutes celles et ceux qui construisent leur vie en France. Elle entérine la quasi-disparition de cet outil d’« intégration » qu’était la carte de résident. Elle s’attaque au séjour des malades étrangers. D&#8217;où la forte mobilisation. Vous en jugerez par le nombre d&#8217;organisations signataires à l&#8217;appel du collectif &laquo;&nbsp;Uni(e)s contre une immigration jetable&nbsp;&raquo;, pour dénoncer le projet de loi sur l&#8217;immigration &laquo;&nbsp;choisie&nbsp;&raquo;.</p>
<p>.Si ce projet est adopté, il ne fera pas bon s’aimer entre Français-e-s et étranger-e-s, vouloir vivre avec sa famille ou avoir des enfants. Pour ceux-là, la multiplication sans fin des conditions rendra l’espoir de la régularisation bien vain.</p>
<p>Le projet s’inscrit délibérément dans une perspective utilitariste. Le gouvernement affiche sa volonté d’aller piller les capacités et talents dans le monde. Ne sera « acceptable » que l’étranger perçu comme rentable pour l’économie française. Quant aux autres, ni leur situation personnelle, ni leur situation familiale ne leur conféreront désormais des droits, au point que les régularisations deviendront quasiment impossibles. Ce projet crée une nouvelle catégorie de travailleurs étrangers dont la durée du séjour est limitée au bon vouloir de leur patron. De plus, la suppression du droit à la délivrance d’un titre de séjour, pour les étrangers présents depuis au moins dix ans en France, les condamne à l’irrégularité perpétuelle. Le projet sélectionnera également beaucoup plus l’entrée des étudiants étrangers.</p>
<p>Quant aux étrangers en situation régulière, le droit de vivre en famille devient un exploit : le gouvernement prévoit de durcir les conditions du regroupement familial (ressources, logement, avis du maire sur l’« intégration » de la famille). Il jette la suspicion sur les pères étrangers d’enfants français, qui devront justifier de leur paternité.</p>
<p>A lire le nouveau projet gouvernemental sur l’immigration, pour espérer obtenir et conserver leur titre de séjour les étrangers devront cumulativement être « bien intégrés », bien vus par le maire de leur commune, en bonne entente avec leur conjoint, appréciés par leur patron, disposant d’un bon salaire et d’un grand logement.</p>
<p>Sachant qu’une réforme du droit d’asile devrait largement réduire les conditions d’octroi du statut de réfugié, c’est l’ensemble des droits des étrangers qui est en danger. Il est de la responsabilité de chacun d’entre nous de réagir. En stigmatisant les étrangers, le gouvernement tente de nous opposer les uns aux autres et il brade les libertés fondamentales.</p>
<p>Nous appelons donc à nous mobiliser contre la réforme CESEDA qui, si elle était adoptée, ferait des étrangers en France, réguliers ou irréguliers, une population de seconde zone, privée de droits, précarisée et livrée pieds et poings liés à l’arbitraire du patronat, de l’administration et du pouvoir.</p>
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