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	<title>NSAE &#187; ACTUALITÉ</title>
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	<description>Non pas une autre Eglise, mais une Eglise autre, pour faire de nos vies un chemin de foi</description>
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		<title>Nettoyage ethnique à Jérusalem</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 21:59:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[À ne pas rater]]></category>
		<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Philippe Lewandowski « Le maire de Jérusalem, Nir Barakat, a annoncé que la municipalité allait classer 70.000 citoyens de Jérusalem comme non-résidents, dans le cadre de la campagne israélienne visant à atteindre une majorité juive à Jérusalem-Est. 70.000 résidents palestiniens, déjà coupés du reste de Jérusalem par le mur d’apartheid israélien, seront désormais privés de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par Philippe Lewandowski</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>« Le maire de Jérusalem, Nir Barakat, a annoncé que la municipalité allait classer 70.000 citoyens de Jérusalem comme non-résidents, dans le cadre de la campagne israélienne visant à atteindre une majorité juive à Jérusalem-Est. 70.000 résidents palestiniens, déjà coupés du reste de Jérusalem par le mur d’apartheid israélien, seront désormais privés de papiers d’identité, et leur administration transférée de la Municipalité de Jérusalem à l’administration civile de l’armée israélienne en Cisjordanie »</strong>.</em> [1]</p>
<p style="text-align: justify;">La brutalité et le caractère extrêmement grave de cette annonce ne doivent pas être sous-estimés. Il s’agit ni plus ni moins de la reprise, ou plus exactement de la poursuite de la Nakba (catastrophe), dans une ampleur qui n’a été dépassée que lors de la sinistre année 1948.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un peu d’histoire</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Rappelons que le plan de partage mort-né de 1947 [2] prévoyait, aux côtés d’un État palestinien et d’un État israélien, un statut à part pour Jérusalem et ses environs (incluant Bethléem), qui seraient administrés par l’ONU. Cette résolution et ce statut ont été balayés par la guerre de 1948 : « <em>Pour David Ben Gourion, Jérusalem ne pouvait se trouver hors du périmètre du nouvel État juif. C’est pourquoi la bataille pour Jérusalem fut une priorité absolue. Les forces armées israéliennes réussirent à s’assurer le contrôle de la partie ouest de la ville, obligeant ses habitants palestiniens à se réfugier derrière la ligne d’armistice tracée à proximité des murailles de la vieille ville qui demeura dans la partie arabe de la Palestine, bientôt annexée par la Transjordanie du roi Abdallah</em> ». [3]</p>
<p style="text-align: justify;">Cette situation dura jusqu’à la guerre de 1967, à l’issue de laquelle Israël occupa l’ensemble de la ville, la Cisjordanie ainsi que le Golan. L’annexion unilatérale d’une partie de ces territoires n’est pas reconnue par la communauté internationale, ils doivent donc, dans leur ensemble, être considérés comme des territoires occupés. La puissance occupante est censée ne pas s’en prendre à la population locale, et toute colonisation demeure en principe illégale. Mais le projet sioniste n’a cure du droit international.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La dépossession rampante</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Terres et habitations constituent les premières cibles des nouveaux arrivants. Les expropriateurs n’ont pas toujours la patience d’attendre que s’écroulent des demeures faute d’entretien (mais les Palestiniens n’obtiennent de permis de construire, et donc de maintenir en état, qu’avec la plus grande parcimonie, voire qu’à titre exceptionnel), il n’est donc pas rare de voir des bulldozers raser des maisons, côté pile ; côté face, des colons s’installent sans façon dans des immeubles habités par des Palestiniens en chassant tout simplement ces derniers sous la protection de l’armée.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/images22.jpeg"><img class="size-full wp-image-6006 aligncenter" title="images" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/images22.jpeg" alt="" width="275" height="183" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Les personnes, quant à elles, se voient gratifiés de statuts aussi divers que variables, accompagnés de droits plus ou moins restreints. Les 250.000 Palestiniens de Jérusalem reçoivent ainsi une carte de résident bleue (qui leur donne en pratique le droit d’habiter à Jérusalem-Est, mais nul droit de vote), dont le renouvellement « <em>est un processus long, ennuyeux, et parfois humiliant, une routine annuelle à laquelle il faut se soumettre dans les bureaux du Ministère de l’Intérieur dans la partie Est de Jérusalem</em> » [4]. La perte de cette carte ressemble fort au prélude d’un processus d’expulsion.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>De l’accélération à l’explosion</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Une augmentation notable des refus de renouvellement de cartes avait été observée en 2009 : « <em>En 2008, selon le Haaretz , le ministère de l’intérieur israélien a privé de statut de résident 4 577 Palestiniens . Au cours des quarante années précédentes, 8 558 Palestiniens au total avaient perdu ce statut. Soit une augmentation exponentielle</em> ». [5]</p>
<p style="text-align: justify;">Le chiffre effarant de 70.000 non renouvellements prend dès lors toute sa signification. Surtout si on le met en rapport avec l’annonce presque simultanée de l’autorisation de la construction de 130 nouveaux logements pour Israéliens juifs à Jérusalem-Est. [6]</p>
<p style="text-align: justify;">En termes clairs, qu’est-ce donc si ce n’est de la purification ethnique au grand jour ? Les pitres médiatiques habituels restent bien entendu silencieux. Ceux qu’on dit grands dans les pays occidentaux leur emboîtent le pas dans l’inaction. Pouvons-nous nous taire ?</p>
<p align="right"><strong><a href="http://www.democratie-socialisme.org/spip.php?auteur48">Philippe Lewandowski</a></strong></p>
<p align="right">27 janvier 2012</p>
<p><strong>Notes</strong></p>
<p>[1] Wadi Hilweh Information Center, 70.000 Palestiniens de Jérusalem vont être reclassés comme citoyens de Cisjordanie, <a href="http://www.ism-france.org/communiques/70000-palestiniens-de-Jerusalem-vont-etre-reclasses-comme-citoyens-de-Cisjordanie-article-16452">http://www.ism-france.org/communiqu&#8230;</a> , 30-12-2011, consulté le 01-01-2012.</p>
<p>[2] Résolution 181 de l’ONU, votée le 29 novembre 1947, mais sans consultation des populations concernées</p>
<p>[3] Jean-Paul Chagnollaud &amp; Sid-Ahmed Souiah, <em>Atlas des Palestiniens</em>. Paris : Autrement, 2011, p.54.</p>
<p>[4] <em>Jérusalem, le rapport occulté : rapports 2005 et 2008 des diplomates de l’Union Européenne en poste à Jérusalem</em>, présentation par René Backmann. Paris : Salvator, 2009, p.63.</p>
<p>[5] Blog de Gilles Paris, journaliste au Monde, <a href="http://israelpalestine.blog.lemonde.fr/2009/12/02/4-577-palestiniens-en-moins-a-jerusalem-est-en-2008/">http://israelpalestine.blog.lemonde&#8230;</a>, 02-12-2009, consulté le 01-01-2012.</p>
<p>[6] En fait, ce sont 15.000 unités d’habitations supplémentaires réservées aux Juifs qui sont prévues d’ici 2015. Cf. Jean-Paul Chagnollaud &amp; Sid-Ahmed Souiah, op. cit., p.57.</p>
<p><strong>Source</strong> : <a href="http://www.democratie-socialisme.org/spip.php?article2557">http://www.democratie-socialisme.org/spip.php?article2557</a></p>
<p><strong>Photo</strong> : <a href="http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=4848">http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=4848</a></p>
<p><strong>Pour en savoir plus </strong>:</p>
<p>lire « <em>La politique d&#8217;Israël à Jérusalem inquiète les Européens</em> »  par  Laurent Zecchini, correspondant du Monde à Jérusalem ; télécharger : <a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Politique-Israël-à-Jérusalem.pdf">Politique Israël à Jérusalem</a></p>
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		<title>La dette de la France, un secret bancaire ?</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2012/02/02/la-dette-de-la-france-un-secret-bancaire/</link>
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		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 17:01:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[En France]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Ivan du Roy  Qui détient la dette de la France ? Cette question, chaque contribuable français est en droit de se la poser. Ses impôts ne servent-ils pas à payer en partie les intérêts de la dette ? Or, si l’on dispose des quelques informations générales, savoir en détail qui détient les créances françaises et pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><strong>Par Ivan du Roy</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong><em><strong>Qui détient la dette de la France ? Cette question, chaque contribuable français est en droit de se la poser. Ses impôts ne servent-ils pas à payer en partie les intérêts de la dette ? Or, si l’on dispose des quelques informations générales, savoir en détail qui détient les créances françaises et pour quel montant relève du secret extrêmement bien gardé. L’opacité est totale et couverte par la loi.</strong></em></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Euroclear.jpeg"><img class="size-full wp-image-5991 aligncenter" title="Euroclear" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Euroclear.jpeg" alt="" width="78" height="69" /></a></p>
<p><strong>Enquête.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">1 317 milliards d’euros. Tel est le montant, fin 2011, de la dette de l’État français. Qui sont ses créanciers ? La dette est-elle concentrée entre quelques richissimes mains ? Ou répartie entre une multitude de petits épargnants, du détenteur d’une assurance vie en Picardie au retraité du Minnesota qui vit des dividendes versés par son fonds de pension ? Les prêteurs sont-ils des spéculateurs, prêts à tout pour faire monter les taux d’intérêt, ou des investisseurs tranquilles ?</p>
<p style="text-align: justify;"><em> « Le savoir permettrait de mesurer les conséquences potentielles d’un défaut de paiement, même partiel. Et de ne pas se retrouver dans une situation de spoliation de petits épargnants »</em>, explique Thomas Coutrot, économiste et coprésident d’Attac (Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne). Les banques européennes, et françaises, qui ont bénéficié avant Noël d’un beau cadeau de la Banque centrale européenne – un prêt à 1 % sur plus de 450 milliards d’euros – pour les inciter à acheter de la dette européenne, jouent-elles le jeu ? Pour tenter de répondre à toutes ces questions, il faut suivre le parcours d’un bon ou d’une obligation du Trésor.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>42,5 milliards d’euros d’intérêts versés à des inconnus ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pour se financer, l’État émet des titres financiers que des investisseurs achètent. Plusieurs types de titres, avec chacun leur échéance et leur taux d’intérêt, sont régulièrement proposés à la vente [1]. C’est l’Agence France Trésor (AFT) qui gère leur mise aux enchères (adjudication). Vingt grandes banques agréées, les « spécialistes en valeur du Trésor » («<a href="http://www.aft.gouv.fr/articles/liste-des-svt_96.html">SVT</a>» de BNP Paribas à Goldman Sachs, en passant par Natixis, la Deutsche Bank ou la Société générale), sont chargées de les écouler sur les marchés financiers. Elles savent donc à qui elles revendent éventuellement ces titres. Ensuite, obligations et bons du Trésor circulent sur les marchés, mais son détenteur final perçoit chaque année ses intérêts. Ceux-ci totalisaient 42,5 milliards d’euros – la charge de la dette – en 2010. En théorie, on devrait donc savoir à qui ils sont versés.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur le site de l’AFT, le citoyen curieux apprend juste que 66 % des détenteurs de la dette sont des « non-résidents ». <em>« En gros, un tiers de la dette est détenu par des investisseurs français, un tiers au sein de la zone euro, et un tiers à l’étranger, en dehors de la zone euro »</em>, précise Tân Le Quang, responsable de la communication au sein de l’agence. Problème : <em>« Les non-résidents peuvent être de faux non-résidents, des Français détenteurs d’un portefeuille d’obligations via un paradis fiscal »</em>, objecte Michel Husson, de l’Institut de recherches économiques et sociales (Ires). <em>« Un investisseur saoudien, qui détient de la dette française car il a investi dans un fonds d’investissement à Londres, est comptabilisé comme un investisseur britannique »</em>, complète Patrick Artus, économiste à la banque Natixis [2] <em>« Les trois plus gros détenteurs de la dette française sont le Luxembourg, les îles Caïmans et le Royaume-Uni »</em>, lance-t-il. Les Îles Caïmans, un paradis fiscal des Caraïbes autant peuplé que Châteauroux (44 000 âmes), pourrait donc ainsi faire basculer le destin des Français ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La dette, un secret d’État ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les enquêtes réalisées par l’Agence France Trésor auprès de ses vingt banques partenaires permettent d’en savoir un peu plus sur les gros acheteurs : principalement des banques centrales, des fonds souverains, des assureurs, des banques commerciales et des fonds de pension. Ce que confirme la base de données financières eMAXX, mise en place par Thomson et l’agence de presse Reuters, qui publient régulièrement <a href="http://fr.reuters.com/article/companyNews/idFRL5E7N51QI20111228">la liste</a> <em>« des 50 plus gros détenteurs de dette souveraine française »</em> (hors banques centrales). Nous y retrouvons des assureurs (Axa, Allianz…), des mutuelles (MMA, MAAF, Groupama…), des banques (BNP-Paribas, La Banque postale, ING…) et une multitude de fonds d’investissement, principalement européens. Nous n’en saurons pas davantage : <em>« Ce sont les banques qui voient les flux, pas nous. Les investisseurs en dette souveraine n’ont pas l’obligation de dévoiler leur position »</em>, confie Tân Le Quang. Mais pourquoi est-il impossible de savoir qui détient quoi et combien ?</p>
<p style="text-align: justify;">C’est pourtant simple : cette absence de transparence est inscrite dans la loi. <em>« Les textes actuellement en vigueur [<span style="text-decoration: underline;">3</span>] n’autorisent les conservateurs d’instruments financiers (…) à communiquer aux émetteurs la liste de leurs détenteurs finaux qu’aux seuls émetteurs d’actions, de bons de souscription d’actions ou d’instruments de taux donnant immédiatement ou à terme accès au capital. Par conséquent, l’Agence France Trésor (AFT) ne peut pas identifier précisément les détenteurs</em> [des obligations et bons du Trésor] », <a href="http://www.senat.fr/questions/base/2010/qSEQ100613641.html">répond</a>, en 2010, le ministère de l’Économie et des Finances à un sénateur trop curieux. Traduction : si les entreprises ont le droit de savoir qui sont leurs actionnaires, il est interdit à l’État français de connaître ses créanciers. La dette, un secret bancaire ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Opacité généralisée</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Face à cette opacité, <em>« nous soupçonnons une extrême concentration</em>, confie Thomas Coutrot. <em>On pourrait très bien disposer d’informations statistiques sur la concentration des portefeuilles et la nature de ceux qui les détiennent »</em>. Des chercheurs suisses ont récemment révélé que 147 multinationales, tout en se contrôlant elles-mêmes, possèdent 40 % de la valeur économique et financière des dizaines de milliers de multinationales du monde entier (lire <a href="http://www.bastamag.net/article1719.html">notre article</a>). Il serait étonnant qu’il n’en soit pas ainsi pour les dettes souveraines. Selon les données présentées par la Banque des règlements internationaux (BRI), un organisme géré par 58 banques centrales nationales, les banques étrangères possédaient en juin dernier <a href="http://www.gecodia.fr/Qui-detient-la-dette-de-la-France-Pres-de-180-milliards-pour-les-banques-etrangeres_a2505.html">13% de la dette</a> de l’État français. Soit 176 milliards d’euros, dont plus des deux tiers sont entre les mains de banques britanniques, japonaises, allemandes, états-uniennes et suisses. Mais il ne s’agit que d’un euro sur dix empruntés.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est pourtant tout à fait possible, en théorie, d’en savoir plus. C’est la société <a href="file://localhost/site/public/EF">Euroclear France</a> [<span style="text-decoration: underline;">4</span>], un organisme boursier privé, qui est <em>« le dépositaire central des titres français »</em>. Elle sert d’intermédiaire entre la Banque de France et les détenteurs de titres du Trésor pour leur verser leurs intérêts ou leur pécule quand l’emprunt arrive à échéance. Un peu comme la chambre de compensation Clearstream sert, au Luxembourg, de « péage » entre les transactions financières. Euroclear France sait donc parfaitement qui détient combien à quel moment. Mais la loi l’autorise à ne pas rendre publiques ces données. Pourtant, ce sont bien les citoyens qui paient la charge de la dette.</p>
<p style="text-align: right;" align="right"><strong>Ivan du Roy</strong></p>
<p align="right">12 janvier 2012</p>
<p><strong>Notes</strong></p>
<p>[<span style="text-decoration: underline;">1</span>] Leur échéance de remboursement s’étale d’un à cinquante ans. Leur taux varie entre 1 % et 4 %. Plus l’échéance de remboursement est lointaine, plus le taux est élevé.</p>
<p>[<span style="text-decoration: underline;">2</span>] <em>Le Monde</em> du 23 juin 2011.</p>
<p>[<span style="text-decoration: underline;">3</span>] Notamment l’article L. 228-2 du code de commerce, décret d’application n° 2002-803 du 3 mai 2002 publié au Journal officiel du 5 mai 2002, et l’article L. 212-4 du code monétaire et financier relatif à la nominativité obligatoire</p>
<p>[<span style="text-decoration: underline;">4</span>] Ancienne Société interprofessionnelle pour la compensation des valeurs mobilières (Sicovam).</p>
<p><strong>Source</strong> : <a href="http://www.bastamag.net/article2041.html">http://www.bastamag.net/article2041.html</a></p>
<p><strong><a href="http://www.bastamag.net/article2096.html">Soutenir BASTA</a>, </strong>média libre.<strong></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>1905 dans la Constitution</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2012/01/31/1905-dans-la-constitution/</link>
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		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 18:54:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[En France]]></category>
		<category><![CDATA[L'Observatoire Chrétien de la Laïcité (OCL)]]></category>
		<category><![CDATA[LE RÉSEAU NSAE]]></category>

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		<description><![CDATA[L’OCL exprime sa position concernant la proposition de François Hollande d&#8217;inscrire le concordat d&#8217;Alsace Moselle dans la Constitution dans une courte déclaration qui s&#8217;appuie sur une argumentation dont les éléments figurant dans les deux textes joints* expriment bien sa réflexion. Déclaration de l’OCL : L&#8217;OCL (Observatoire Chrétien de la Laïcité) se félicite de la volonté de M. François Hollande, s’il est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><em>L’OCL exprime sa position concernant la proposition de François Hollande d&#8217;inscrire le concordat d&#8217;Alsace Moselle dans la Constitution dans une courte déclaration qui s&#8217;appuie sur une argumentation dont les éléments figurant dans les deux textes joints* expriment bien sa réflexion. </em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/loi2-1905.jpeg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5975" title="loi2-1905" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/loi2-1905.jpeg" alt="" width="240" height="304" /></a></p>
<p><strong>Déclaration de l’OCL </strong>:</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;OCL (Observatoire Chrétien de la Laïcité) se félicite de la volonté de M. François Hollande, s’il est élu président de la République, d&#8217;introduire les articles fondateurs de la Loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat dans la Constitution de la République Française, mais déplore l&#8217;information selon laquelle ce candidat se préparerait aussi à rendre constitutionnelle l&#8217;exception concordataire en Alsace-Moselle.<br />
Ces exceptions, dues à des circonstances historiques particulières, n&#8217;ont plus de raison d&#8217;être aujourd’hui et doivent donc disparaître même si pour cela des négociations et des étapes peuvent s’avérer nécessaires.<br />
L&#8217;OCL affirme que c&#8217;est la Loi de 1905 qui doit devenir la loi de l&#8217;ensemble de la République française.</p>
<p align="right">Jean Riedinger - Secrétaire de l&#8217;OCL</p>
<p align="right">Lundi 30 janvier 2012</p>
<p>* <strong>Textes joints</strong> :</p>
<p>1- Extraits de l’article de Charles Arambourou, à télécharger : <a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Extraits-C.Arambourou.pdf">Extraits C.Arambourou</a></p>
<p>2- Extraits de l’entretien de Jean Baubérot avec l’AFP, à télécharger : <a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/J.Bauberot-Laïcité-et-Concordat.pdf">J.Bauberot-Laïcité et Concordat</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
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		<title>UE : De nombreuses atteintes aux droits humains commises au sein même de l’Union européenne sont ignorées</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2012/01/26/ue-de-nombreuses-atteintes-aux-droits-humains-commises-au-sein-meme-de-lunion-europeenne-sont-ignorees/</link>
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		<pubDate>Thu, 26 Jan 2012 12:49:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Dans le monde]]></category>

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		<description><![CDATA[Le bilan de l’Europe en matière de droits humains s’est détérioré de façon alarmante en 2011 selon Human Rights Watch.   L’Union européenne et ses États membres se sont avérés peu désireux de s’attaquer aux atteintes aux droits humains commises sur ce continent en 2011, alors même que leurs dirigeants affirmaient publiquement l’importance de cette [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><em>Le bilan de l’Europe en matière de droits humains s’est détérioré de façon alarmante en 2011 selon Human Rights Watch. </em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em> <a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/HumanR.W..jpeg"><img class="size-full wp-image-5923 aligncenter" title="HumanR.W." src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/HumanR.W..jpeg" alt="" width="232" height="218" /></a></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">L’Union européenne et ses États membres se sont avérés peu désireux de s’attaquer aux atteintes aux droits humains commises sur ce continent en 2011, alors même que leurs dirigeants affirmaient publiquement l’importance de cette question comme ayant inspiré le Printemps arabe, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui dans son Rapport mondial 2012<em>. </em></p>
<p style="text-align: justify;">Human Rights Watch a constaté des tendances préoccupantes en matière de droits humains au sein de l’<a href="http://www.hrw.org/fr/node/104026">Union européenne</a>, relevant des événements survenus dans neuf États membres ainsi que des évolutions dans les domaines de la migration et de l’asile, de la discrimination et de l’intolérance, et des politiques antiterroristes.</p>
<p style="text-align: justify;">Un <a href="http://www.hrw.org/fr/node/104205">chapitre</a> spécifique du rapport analyse les tendances à long terme en matière de droits humains en Europe. Ce chapitre conclut que la détérioration du respect des droits humains, la faible application de ces droits lorsque des violations se produisent, l’influence croissante de partis extrémistes, et le recul de l’idée que les droits s’appliquent également à chacun équivalent à une crise qui réclame une action urgente.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Si l’on en juge par les belles paroles sur le Printemps arabe en 2011, les droits humains pourraient sembler une préoccupation centrale de l’Union européenne</em> », a déclaré<span style="text-decoration: underline;"> Benjamin Ward</span>, directeur adjoint de la division Europe et Asie centrale au sein de Human Rights Watch. « <em>La triste vérité est que les gouvernements de l’UE mettent trop souvent de côté les droits humains au sein même de l’Europe lorsqu’ils s’avèrent gênants, en particulier ceux des minorités vulnérables et des migrants, et balaient d’un revers de main les critiques portées sur les atteintes à ces droits</em>. »</p>
<p style="text-align: justify;">Dans son rapport de 676 pages, Human Rights Watch a évalué les progrès réalisés en matière de droits humains durant l’année écoulée dans plus de 90 pays, notamment les soulèvements populaires dans le monde arabe que peu de personnes auraient imaginés.</p>
<p style="text-align: justify;">Si l’idée d’une crise des droits humains en Europe pourrait sembler improbable, un examen plus approfondi révèle des tendances préoccupantes, selon Human Rights Watch. Quatre évolutions se détachent : l’érosion des droits dans le cadre de politiques antiterroristes ; l’intolérance croissante et des politiques constituant des abus envers les minorités et les migrants ; la montée de partis populistes extrémistes et leur influence sur les politiques générales ; et l’efficacité amoindrie des institutions et des instruments qui protègent les droits humains.</p>
<p style="text-align: justify;">Certaines politiques européennes en réponse à la migration en provenance d’Afrique du Nord ont illustré l’approche négative de l’UE en 2011. Il s’agit notamment d’appels à limiter la liberté de mouvement au sein des frontières internes de l’UE, de conflits portant sur la responsabilité du sauvetage de migrants risquant la noyade, et d’une réticence à la réinstallation de réfugiés en provenance de la Libye.</p>
<p style="text-align: justify;">Les partis populistes extrémistes sont demeurés influents à travers le continent européen, altérant les politiques générales, en particulier sur les questions relatives aux Roms, aux Musulmans et aux migrants. Les gouvernements de l’UE ont fréquemment réagi en se faisant l’écho des critiques de ces partis envers les minorités et en appliquant des politiques qui transgressaient les droits humains.</p>
<p style="text-align: justify;">La Commission européenne s’est abstenue de mettre en œuvre avec fermeté son devoir d’agir contre des mesures qui violent la Charte des droits fondamentaux et d’autres lois de l’UE. Elle a accepté des amendements timides à une loi sur les médias hautement problématique en Hongrie, renoncé à engager des poursuites contre la France à propos de l’expulsion de Roms originaires d’Europe de l’Est en dépit d’abus persistants, et suspendu les poursuites contre la Grèce alors même que ce pays n’a pas fait grand-chose pour réformer son système d’asile profondément défectueux et ses conditions de détention inhumaines et dégradantes. Le 17 janvier, la Commission européenne a annoncé le lancement de procédures d’infraction contre la Hongrie, relatives au nouveau système de nominations judiciaires adopté dans ce pays ; il est toutefois difficile de prévoir l’effet qu’auront ces procédures sur l’ingérence plus générale du gouvernement hongrois dans le travail des tribunaux et des médias.</p>
<p style="text-align: justify;"> « <em>Malgré toutes ses promesses de tolérance zéro, la Commission européenne s’est montrée réticente à interpeller les États membres à propos de leurs bilans en matière de droits humains</em> », a indiqué Benjamin Ward. « <em>Si la Commission ne fait pas preuve de davantage de courage, la pente descendante en matière de droits au sein de l’UE semble devoir se poursuivre</em>. »</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Principales évolutions en 2011</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Alors que des centaines de migrants se sont noyés en Méditerranée en tentant de fuir la Libye, l’UE s’est abstenue d’entreprendre une action concertée pour améliorer la coordination des efforts de sauvetages en mer ou pour aider à réinstaller un nombre important de réfugiés reconnus en provenance d’Afrique du nord. Si l’Italie et Malte ont secouru de nombreux bateaux, le fait qu’un bateau de guerre n’aurait pas secouru un bateau en détresse fin mars et début avril aurait entraîné la mort de 63 personnes. Des conflits portant sur le lieu de débarquement des migrants et des demandeurs d’asile secourus ont mis d’autres personnes en danger.</p>
<p style="text-align: justify;">Les progrès vers un système d’asile commun sont restés lents, toutes les directives amendées proposées portant sur la réception, les procédures et la qualification demeurant en attente à la fin de l’année. L’approche de l’UE a mis l’accent sur le contrôle de la migration plutôt que sur l’accès à la protection pour les personnes qui en ont besoin.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un jugement marquant du mois de janvier, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), un tribunal du Conseil de l’Europe dont les décisions sont contraignantes pour les États de l’UE, a conclu que les renvois de demandeurs d’asile vers la Grèce depuis d’autres pays de l’UE violaient leurs droits. La décision de la CEDH invoquait les conditions de détention inhumaines et dégradantes, ainsi que le manque d’accès réel à l’asile en Grèce. La Cour est demeurée un instrument crucial pour la protection des droits humains dans l’ensemble de l’UE, en dépit d’attaques politiques de la part de certaines personnes en Europe, entre autres de ministres du Royaume-Uni.</p>
<p style="text-align: justify;"> Le jugement de la CEDH, ainsi qu’un autre similaire rendu par la Cour de justice de l’UE en décembre, ont mis en relief les problèmes relatifs au règlement « Dublin » de l’UE, qui exige que le premier pays d’entrée traite les demandes d’asile, ce qui impose un fardeau injuste aux pays qui se trouvent aux frontières externes de l’UE. La plupart des États ont suspendu les renvois vers la Grèce mais les efforts pour réformer le règlement sont restés au point mort en raison de l’opposition d’une majorité des membres de l’UE.</p>
<p style="text-align: justify;"> Les violences racistes et xénophobes à l’encontre des migrants, des demandeurs d’asile et des Roms ont constitué un problème grave dans plusieurs pays, notamment en Grèce, en Italie et en Hongrie, avec une réponse insuffisante de la part de ces gouvernements. Les horribles attaques terroristes en Norvège perpétrées en juillet par un extrémiste xénophobe qui a tué 77 personnes ont souligné les dangers d’une intolérance non réprimée, tandis que la décision du gouvernement norvégien de répondre par « <em>plus d’ouverture, plus de démocratie et plus d’humanité</em> » a donné un exemple positif. De nouvelles lois sont entrées en vigueur en France et en Belgique interdisant le voile intégral musulman ; au cours de cette même année, les dirigeants français et britanniques ont déclaré que le multiculturalisme était une politique qui a échoué.</p>
<p style="text-align: justify;">Certaines mesures antiterroristes en vigueur dans des pays européens ont porté atteinte aux droits humains. L’Espagne autorise la détention au secret pour une durée pouvant aller jusqu’à 13 jours. Des réformes portant sur les règles de garde à vue par la police en France ont laissé en place des possibilités d’interroger des personnes soupçonnées de terrorisme sans qu’un avocat soit présent, et de refuser l’accès à un avocat pour une durée pouvant atteindre 72 heures. Des propositions législatives visant à limiter des ordres de contrôles et de détention préventive antiterroriste au Royaume-Uni ont été affaiblies par des dispositions permettant de les rétablir en cas d’urgence.</p>
<p style="text-align: justify;">Peu de progrès ont été réalisés contre l’impunité pour complicité de la part de gouvernements européens avec les tortures et la détention secrète pratiquées par les États-Unis. La Lituanie a clôturé son enquête, il y a eu peu de progrès dans une enquête similaire en Pologne, et les autorités roumaines ont formulé des démentis répétés malgré des preuves identifiant l’emplacement d’un ancien centre de détention secrète de la CIA à Bucarest. Un tribunal allemand a rejeté une affaire impliquant le gouvernement allemand pour avoir omis de procéder à l’extradition de citoyens étatsuniens soupçonnés d’implication dans le renvoi en 2004 vers l’Afghanistan d’un citoyen allemand naturalisé.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Le résultat net de l’évolution des droits humains en Europe suscite de graves préoccupations</em> », a conclu Benjamin Ward. « <em>Sans une action concertée des gouvernements de l’UE, il se pourrait que la prochaine génération d’Européens considère les droits humains comme une valeur facultative plutôt que fondamentale</em>. »</p>
<p align="right">(Bruxelles, le 22 janvier 2012)</p>
<p><strong>Source</strong> : Communiqué de presse de <em>Human Rights Watch</em> du 22 janvier 2012</p>
<p><a href="http://www.hrw.org/fr/news/2012/01/22/ue-de-nombreuses-atteintes-aux-droits-humains-commises-au-sein-m-me-de-l-union-europ">http://www.hrw.org/fr/news/2012/01/22/ue-de-nombreuses-atteintes-aux-droits-humains-commises-au-sein-m-me-de-l-union-europ</a></p>
<p><strong>A lire </strong>: le Rapport Mondial 2012 : Union européenne &#8211; Synthèse pays (16 pages)</p>
<p>à télécharger (PDF) : <a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/eu_fr_2012.pdf">eu_fr_2012</a></p>
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		<title>Guantanamo : une décennie d&#8217;atteintes aux droits humains</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Jan 2012 11:44:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Dans le monde]]></category>

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		<description><![CDATA[A l’occasion des 10 ans du centre, le rapport &#8220;Guantánamo: A Decade of Damage to Human Rights&#8221; met en lumière le traitement illégal infligé aux prisonniers de Guantánamo et expose en quoi ce centre de détention constitue encore une atteinte aux droits humains. En s’abstenant de fermer le centre de détention de Guantánamo Bay, le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><em>A l’occasion des 10 ans du centre, le rapport &#8220;Guantánamo: A Decade of Damage to Human Rights&#8221; met en lumière le traitement illégal infligé aux prisonniers de Guantánamo et expose en quoi ce centre de détention constitue encore une atteinte aux droits humains.</em></strong><em></em></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/guanta2012_orange.jpg"><img class="size-full wp-image-5882 aligncenter" title="guanta2012_orange" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/guanta2012_orange.jpg" alt="" width="204" height="158" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">En s’abstenant de fermer le centre de détention de Guantánamo Bay, le gouvernement des États-Unis lègue un héritage toxique en matière de droits humains.</p>
<p style="text-align: justify;">Guantánamo est devenu le symbole de 10 années de non-respect systématique des droits humains dans la réponse apportée par les États-Unis aux attentats du 11 septembre 2001. Le gouvernement américain a foulé aux pieds les droits fondamentaux dès les premiers transferts de prisonniers. Alors que Guantánamo entame sa 11e année d’existence, ces manquements se poursuivent.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong>Malgré la promesse faite par le président Barack Obama de fermer le centre de détention de Guantánamo avant le 22 janvier 2010, 171 hommes y étaient toujours incarcérés à la mi-décembre 2011. Au moins 12 prisonniers transférés à Guantánamo le 11 janvier 2002 y sont toujours détenus. L’un d’entre eux purge une peine de réclusion à perpétuité après avoir été déclaré coupable par une commission militaire en 2008. Les 11 autres n’ont toujours pas été inculpés.</p>
<p style="text-align: justify;">Le gouvernement de Barack Obama – en fait de larges sections des trois branches du gouvernement fédéral – ont adopté le cadre de la « guerre » mondiale mis en place sous le gouvernement de George W. Bush. Le gouvernement a ainsi affirmé en janvier 2010 qu&#8217;une cinquantaine de détenus de Guantánamo ne pouvaient être ni inculpés ni libérés, mais devaient être maintenus en détention militaire pour une durée indéterminée, sans inculpation ni jugement, au titre de l’interprétation unilatérale que font les États-Unis des lois de la guerre.</p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em> Ce centre de détention, établi quatre mois après les attentats du 11 septembre sur une base navale américaine à Cuba, est devenu un symbole de torture et de mauvais traitements.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Guantanamo1.jpg"><img class="size-full wp-image-5883 aligncenter" title="Guantanamo1" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Guantanamo1.jpg" alt="" width="226" height="163" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Parmi les prisonniers qui y sont toujours incarcérés, certains ont été victimes aux mains des États-Unis d’actes de torture et de disparitions forcées avant d’être transférés à Guantánamo. L’obligation de rendre des comptes n’a pas ou presque été mise en œuvre pour ces crimes relevant du droit international commis dans le cadre d&#8217;un programme de détentions secrètes ayant reçu l’aval du président.  Le gouvernement américain a systématiquement bloqué les démarches d’anciens détenus visant à obtenir des réparations pour ces violations des droits humains.</p>
<p style="text-align: justify;">En 10 ans, seul un des 779 détenus incarcérés à la base a été transféré aux États-Unis pour être jugé devant un tribunal fédéral de droit commun. D’autres ont comparu devant des commissions militaires dans le cadre de procès iniques. Le gouvernement a aujourd’hui l’intention de requérir la peine de mort contre six détenus jugés dans ces conditions.</p>
<p style="text-align: justify;">Le gouvernement de Barack Obama fait porter la responsabilité de son incapacité à fermer Guantánamo sur le Congrès, qui n’a pas veillé, il est vrai, à ce que les États-Unis respectent les principes internationaux relatifs aux droits humains dans ce contexte.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> Aux termes du droit international, ni le droit national ni la politique ne peuvent être invoqués pour justifier le fait de ne pas honorer les obligations inscrites dans les traités.</strong> Une branche du gouvernement ne saurait faire porter le chapeau à une autre pour les manquements d’un pays envers les droits humains. Le droit international exige de trouver des solutions, pas des excuses.</p>
<p style="text-align: right;" align="right">Amnesty international &#8211; 10.01.2012</p>
<p style="text-align: left;" align="right"> <strong>Source </strong>:</p>
<p><a href="http://www.amnesty.fr/AI-en-action/Violences/Securite/Actualites/Guantanamo-une-decennie-d-atteintes-aux-droits-humains-4336">http://www.amnesty.fr/AI-en-action/Violences/Securite/Actualites/Guantanamo-une-decennie-d-atteintes-aux-droits-humains-4336</a></p>
<p><strong>EN SAVOIR PLUS</strong> :</p>
<p>• <strong>Lire</strong> : <a href="file://localhost/10eme%20anniversaire%20de%20Guantanamo%20/%20faits%20et%20chiffres">10eme anniversaire de Guantanamo : faits et chiffres</a>.</p>
<p>• <strong>Lire</strong> (version en français) le rapport  :</p>
<p><em>&#8220;<span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.amnesty.org/en/library/asset/AMR51/103/2011/en/f18963ab-9d88-4df7-8c06-386eeb1c940f/amr511032011fr.html">USA: Guantánamo: A decade of damage to human rights and 10 anti-human rights messages Guantánamo still sends&#8221;</a></span></em> publié le 16 décembre 2011.</p>
<p>• <strong>Lire</strong> <a href="http://www.amnesty.fr/sites/default/files/AMR511032011_intro_concl_fr.pdf">l’introduction et les conclusions</a> de ce rapport.</p>
<p><strong>AGIR : </strong><a href="http://www.amnesty.fr/AI-en-action/Violences/Securite/Actions/Mettez-fin-aux-detentions-Guantanamo-4331">signer en ligne la pétition</a> adressée au président Barack Obama  : « <em>Dix ans après, mettez fin aux détentions à Guantanamo</em> » <strong></strong></p>
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		<title>Gaza : trois ans après l’opération « Plomb durci »</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Jan 2012 11:31:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[À ne pas rater]]></category>
		<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis le 18 janvier 2009 la bande de Gaza survit aux conditions drastiques mises en place suite à l’offensive israélienne sur son territoire. Bernard Flichy, du département Moyen-Orient du Secours Catholique, nous rappelle ces conditions. &#160; L’opération « Plomb durci », lancée par l’armée israélienne aux derniers jours de l’année 2008, se voulait une réponse aux roquettes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Depuis le 18 janvier 2009 la bande de Gaza survit aux conditions drastiques mises en place suite à l’offensive israélienne sur son territoire. Bernard Flichy, du département Moyen-Orient du Secours Catholique, nous rappelle ces conditions.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Palestine.jpeg"><img class="size-full wp-image-5877 aligncenter" title="Palestine" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Palestine.jpeg" alt="" width="155" height="207" /></a></p>
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<p style="text-align: justify;">L’opération « Plomb durci », lancée par l’armée israélienne aux derniers jours de l’année 2008, se voulait une réponse aux roquettes artisanales et aux obus de mortier lancés par des groupes résistants palestiniens, prisonniers dans la bande de Gaza. Comme l’explique Bernard Flichy, <em>« les tirs n’ont pas cessé pour autant. En 2011, on en a dénombré environ 400 qui ont causé la mort de trois civils israéliens. En représailles, 107 Palestiniens ont été tués. »</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le rapport Goldstone dénonçait des crimes de guerre</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les pilonnages intensifs sur Gaza de décembre 2008 et janvier 2009 avaient causé la mort de 1 400 Gazaouis, dont un quart d’enfants, et détruit des milliers de logements et de nombreuses infrastructures (écoles, hôpitaux, etc.). Malgré les condamnations, notamment par le biais du rapport Goldstone qui dénonçait des crimes de guerre, le gouvernement israélien n’a subi aucune sanction.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Or, Gaza vit depuis en état de blocus permanent,</em> explique Bernard Flichy, <em>une punition collective absolument interdite par le droit international et plus particulièrement par la 4e Convention de Genève. Les 1,6 million d’habitants de Gaza, dont la moitié a moins de 18 ans, sont devenus des otages ce qui, là aussi, est contraire au droit international. »</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les mouvements de population sont interdits</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« La libération du soldat israélien Shalit aurait pu avoir des conséquences positives</em>, poursuit Bernard Flichy, <em>mais l’étendue du contrôle est toujours la même. »</em> À quelques exceptions près, les mouvements de population sont interdits ; les importations de marchandises, réduites à un quart de ce qu’elles étaient avant 2005, sont extrêmement contrôlées (à l’exception de celles qui transitent par les tunnels qui relient la bande de Gaza à l’Égypte) ; contrôle de l’espace aérien et des eaux territoriales, réservés aux forces israéliennes (les pêcheurs de Gaza sont sommés de ne pas franchir la limite de 3 miles marins) ; 35 % des terres agricoles ne peuvent pas être exploitées, car jugées zones à « haut risque ».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>75 % de la population survit grâce à des aides</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les conséquences de cette situation entraînent un chômage de masse : 38 % des jeunes sont sans emploi. Les salaires ont diminué de 20 % au cours des six dernières années. Plus de la moitié de la population de Gaza souffre d’insécurité alimentaire et 75 % de la population survit grâce à des aides.</p>
<p style="text-align: justify;">À cette situation humaine extrêmement difficile vient s’ajouter la dégradation de l’environnement : 90 % de l’eau pompée dans la nappe aquifère est impropre à la boisson et plus de 50 millions de litres d’eaux usées sont déversées quotidiennement dans la mer.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quelle est la politique poursuivie ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le blocus de Gaza a suivi l’accession démocratique du Hamas au pouvoir. Mais il n’a pas totalement annihilé la résistance des Gazaouis. À l’heure où la popularité du Hamas semble diminuer parmi la population, Bernard Flichy se demande quelle est la politique poursuivie par le gouvernement israélien. Cette politique de punition collective n’est-elle pas l’indice d’une absence pure et simple de projet politique en la matière ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Source </strong>:</p>
<p><a href="http://www.secours-catholique.org/actualite/gaza-trois-ans-apres-l-operation-plomb-durci,10598.html">http://www.secours-catholique.org/actualite/gaza-trois-ans-apres-l-operation-plomb-durci,10598.html</a></p>
<p><strong>En savoir plus :</strong></p>
<p><a href="http://%20www.plateforme-palestine.org">Plateforme des ONG françaises pour la Palestine</a></p>
]]></content:encoded>
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		<title>La TVA antisociale de Sarkozy</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2012/01/05/la-tva-antisociale-de-sarkozy/</link>
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		<pubDate>Thu, 05 Jan 2012 16:58:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[En France]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.nsae.fr/?p=5804</guid>
		<description><![CDATA[par Jean-Jacques Chavigné Avec la TVA « sociale », Sarkozy affirme avoir trouvé une mesure miracle. Augmenter de 3 ou 4 points le taux de la TVA permettrait, selon lui, de gagner sur tous les tableaux à la fois : augmenter les salaires directs, ne pas augmenter les prix, lutter contre les délocalisations, financer la protection sociale&#8230;. Il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>par </strong><strong><a href="http://www.democratie-socialisme.org/spip.php?auteur4">Jean-Jacques Chavigné</a></strong><strong></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/tva2.jpeg"><img class="aligncenter  wp-image-5808" title="tva2" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/tva2.jpeg" alt="" width="218" height="192" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Avec la TVA « sociale », Sarkozy affirme avoir trouvé une mesure miracle. Augmenter de 3 ou 4 points le taux de la TVA permettrait, selon lui, de gagner sur tous les tableaux à la fois : augmenter les salaires directs, ne pas augmenter les prix, lutter contre les délocalisations, financer la protection sociale&#8230;.</p>
<p style="text-align: justify;">Il voudrait nous faire croire qu’en fin de règne il aurait trouvé le moyen de multiplier les petits pains alors qu’il s’agit là de son dernier cadeau au Medef et à ses amis du Fouquet’s. L’UMP s’est, en vain, cassée la tête pour essayer de trouver une appellation (TVA sociale, TVA anti-délocalisation…) qui puisse camoufler la réalité de la mesure que veut imposer Sarkozy. Cette réalité est pourtant bien là, sous nos yeux : une augmentation massive de la TVA, le plus injuste des impôts et un transfert massif de revenus (33 milliards d’euros pour 4 points de TVA), du salariat au patronat.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Parti Socialiste a annoncé qu’une majorité de gauche abrogerait cette mesure dès son élection. En cherchant à nous infliger cette augmentation de la TVA, Sarkozy ne fait, finalement, qu’indiquer à quel point il est nécessaire de l’empêcher de nuire et pour cela de le chasser du pouvoir en mai prochain.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Augmenter les salaires directs grâce à l’augmentation de la TVA ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pour Sarkozy et le Medef, les cotisations sociales patronales diminueraient et seraient compensées par une hausse de la TVA. Les employeurs n’auraient donc pas d’autre urgence que d’augmenter les salaires directs.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est pourtant exactement le contraire qu’ils pratiquent depuis vingt ans : ils empochent toutes les exonérations de cotisations sociales qui se présentent mais n’augmentent les salaires qu’au compte-gouttes. Quelle raison y aurait-il pour que cela change ? C’est sans doute, d’ailleurs, ce qui explique le farouche soutien de Laurence Parisot au projet de Sarkozy.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les prix n’augmenteront pas ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pour Sarkozy et le Medef, l’augmentation de 3 à 4 % de la TVA serait neutralisée par la diminution (de 7,5 points ou plus) des cotisations sociales patronales.</p>
<p style="text-align: justify;">A moins que, comme en Allemagne (où 78 % des habitants se disent mécontents des conséquences de la hausse de 3 % de la TVA en 2007), les employeurs choisissent d’augmenter leur marge bénéficiaire de 3 ou 4 %. Qu’est ce qui les en empêcherait alors qu’ils ont toujours sauté sur la moindre occasion pour augmenter leurs profits ? Pour l’INSEE, les employeurs finissent toujours, d’ailleurs, par répercuter intégralement les hausses de TVA sur les consommateurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Le plus vraisemblable &#8211; et de loin &#8211; est donc que les salaires directs (nets) n’augmenteront pas, ou très peu mais que les prix augmenteront de 3 à 4 % et que le patronat empochera la différence sous forme de profits supplémentaires.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Lutter contre les délocalisations ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il faudrait pour cela que les prix des entreprises françaises n’augmentent pas. Nous venons de le voir, c’est un vœu pieux : les employeurs ont toujours choisi d’augmenter leurs marges bénéficiaires dès qu’ils le pouvaient. C’est d’ailleurs cet objectif qui les pousse à délocaliser.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Faire financer notre protection sociale par les pays dont notre pays importe les produits ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pour Sarkozy et Parisot, chaque produit importé serait frappé par l’augmentation de 3 à 4 % de la TVA. Cette augmentation irait donc alimenter la protection sociale de notre pays. Ce plan sur la comète suppose que les partenaires commerciaux de la France se contenteraient de lire le journal pendant qu’augmenterait le taux de notre TVA.</p>
<p style="text-align: justify;">Les partenaires commerciaux de notre pays ne se contentent pourtant pas d’acheter les produits fabriqués en France, ils y vendent aussi leurs propres produits. C’est notamment le cas de l’Allemagne dont le taux de TVA n’est que de 19 % alors que le projet de Sarkozy augmenterait les taux de la TVA, en France, de 19,6 % à 22,6 % ou 23,6 %.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi, dans ces conditions, l’Allemagne et les pays qui exportent leurs produits en France résisteraient-ils à la tentation d’augmenter également leurs taux de TVA pour faire participer les consommateurs français au financement de leur propre protection sociale ? A moins de penser que la France puisse vivre en autarcie et produire tout ce qu’elle consomme.</p>
<p style="text-align: justify;">En augmentant la TVA, Sarkozy ne ferait qu’allumer une nouvelle guerre fiscale en Europe.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un tour de passe-passe aux dépens des salariés.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce que veut nous imposer Sarkozy est, en réalité, un tour de passe-passe : baisser les cotisations patronales et faire payer cette baisse en augmentant la TVA payée essentiellement par les salariés, retraités, demandeurs d’emplois qui représentent 93 % de la population active de notre pays.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet, la TVA est l’impôt le plus injuste qui soit : il frappe du même pourcentage d’imposition le pauvre comme le riche. Son taux est aujourd’hui, pour la très grande majorité des produits et services, de 19,6 %. Pour tout achat de 12 euros, c’est 2,3 euros de TVA qui sont prélevés et versés à l’Etat par le commerçant chez qui l’achat a été fait. 2,3 euros pour le bénéficiaire du RSA comme pour le PDG. ! Demain, avec ce que veut nous infliger Sarkozy, ce serait 2,7 ou 2,8 euros.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour le Conseil Économique et social, le taux d’effort demandé par le paiement de la TVA aux 10 % des ménages les plus pauvres est de 8,1 % de leur revenu et celui des 10 % les plus aisés de 3,4 %. Cela se comprend aisément : plus un ménage est riche, plus la part de son revenu destinée à la consommation diminue et plus la part destinée à l’épargne augmente.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un plongeon encore plus profond dans la récession</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Au moment où l’INSEE annonce que la France entre en récession, augmenter les prix à la consommation, c’est ajouter un 3ème plan d’austérité aux deux premiers, diminuer encore la demande et accentuer le plongeon dans la récession.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une fragilisation de notre protection sociale</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui garantit aujourd’hui le financement de notre protection sociale (assurance-maladie, retraites, assurance-chômage, allocations familiales…) c’est l’obligation légale que les cotisations sociale soient affectées à la protection sociale et uniquement à la protection sociale.</p>
<p style="text-align: justify;">Il n’en va pas du tout de même de l’impôt dont le Parlement décide souverainement de la destination. Si nous laissions dépendre le financement de la protection sociale de la TVA, c’est-à-dire d’un impôt, il ne faudrait pas nous étonner si demain, cet impôt servait à tout autre chose qu’à financer nos retraites ou notre assurance-maladie : à financer, par exemple, le remboursement de la dette publique, un nouveau plan de sauvetage des banques ou la construction d’un nouveau porte-avions.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>C’est le capital qui coûte cher, pas le travail</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Sarkozy reprend le refrain de tous les néolibéraux : le travail coûte trop cher.</p>
<p style="text-align: justify;">Il essaie tout d’abord de faire croire que le coût de la protection sociale repose sur les salariés. C’est totalement faux, les salaires ne servent que de base de calcul des cotisations sociales et, lorsque les cotisations sociales patronales augmentent, les salaires nets perçus chaque mois par les salariés ne sont pas impactés, les profits patronaux sont les seuls à être taxés.</p>
<p style="text-align: justify;">Il essaie, ensuite, de nous faire croire que le coût du travail est le seul facteur à prendre en compte pour assurer la compétitivité d’un pays.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, le salaire moyen allemand (salaires + cotisations sociales) est plus élevé que le salaire moyen français. Si l’Allemagne est plus compétitive, c’est parce que son tissu industriel, sa formation, sa recherche sont plus performants qu’en France.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, le cours de l’euro pénalise les exportations des pays de la zone euro. Entre 2001 et 2011, le cours de l’euro par rapport au dollar a augmenté de 44 % (de 0,9 à 1,3 dollars pour un euro). Ce n’est pas une augmentation de 3 ou 4 % de la TVA qui compenserait cette surévaluation insensée de l’euro.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, il n’y a pas que le coût du travail dans le prix d’un produit ou d’un service, il y a aussi le coût du capital. Et ce coût a augmenté de façon exorbitante. Entre 1982 et 2007, le montant des dividendes versés aux actionnaires a augmenté de 5,3 points de PIB : de 3,2 % à 8,5 % du PIB. Selon Henri Sterdyniak, économiste à l’OFCE, ce montant dépasse aujourd’hui 9 % du PIB. Selon Michel Husson, économiste à l’IRES, en 1980, les dividendes représentaient 4,2 % de la masse salariale et cette proportion est passée à 12,9 % en 2008. Autrement dit, les salariés travaillaient 72 heures par an pour les actionnaires en 1980 et 189 heures en 2008.</p>
<p style="text-align: justify;">Il suffirait de baisser le montant des dividendes pour que les prix diminuent radicalement. Madame Parisot, tirez la première !</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le sommet social de Sarkozy : un leurre</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Sarkozy prétend organiser, le 18 janvier, un sommet social avec les syndicats. En affirmant, en même temps, à propos de l’augmentation de la TVA « <em>Nous allons la proposer aux syndicats lors du sommet social</em> » et « <em>Nous allons la faire et nous allons la faire avant la l’élection présidentielle</em> », la ministre du Budget, Valérie Pécresse avoue que ce sommet social n’est qu’un leurre et que quoi qu’il arrive, Sarkozy fera ce qu’il a décidé de faire.</p>
<p align="right"><strong>Jean-Jacques Chavigné</strong></p>
<p align="right">jeudi 5 janvier 2012</p>
<p><strong>Source : </strong><a href="http://www.democratie-socialisme.org/spip.php?article2533">http://www.democratie-socialisme.org/spip.php?article2533</a></p>
<p><strong>En savoir plus</strong> :</p>
<p>- lire le communiqué de l&#8217;UnionSNUI-Sud Trésor Solidaires du 3 janvier : &#8220;TVA &#8220;sociale&#8221;, le retour précipité d&#8217;une fausse bonne idée&#8221; : <a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/TVAsocialeSNUI-Sud03.01.12.pdf">TVAsocialeSNUI-Sud03.01.12</a></p>
<p>- faire le point et comprendre : <a href="http://snuisudtresor.fr">http://snuisudtresor.fr</a></p>
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		<item>
		<title>&#8220;Un monde tortionnaire. Rapport ACAT- France 2011&#8243; : l&#8217;&#8221;implacable engrenage&#8221;</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2012/01/05/un-monde-tortionnaire-rapport-acat-france-2011-limplacable-engrenage/</link>
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		<pubDate>Thu, 05 Jan 2012 16:20:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Dans le monde]]></category>

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		<description><![CDATA[Le livre du jour, par Florence Beaugé  Près d&#8217;un pays sur deux pratique la torture, aujourd&#8217;hui, dans le monde. C&#8217;est le constat accablant que fait l&#8217;Action des chrétiens pour l&#8217;abolition de la torture (ACAT). &#8220;Du waterboarding à la falaqa, bienvenue dans un monde tortionnaire !&#8221; L&#8217;ACAT-France ouvre en ces termes son rapport annuel*, le deuxième [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le livre du jour, par Florence Beaugé </strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/ACAT2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5800" title="ACAT2" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/ACAT2.jpg" alt="" width="140" height="185" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Près d&#8217;un pays sur deux pratique la torture, aujourd&#8217;hui, dans le monde. C&#8217;est le constat accablant que fait l&#8217;Action des chrétiens pour l&#8217;abolition de la torture (ACAT). <em>&#8220;Du waterboarding à la falaqa, bienvenue dans un monde tortionnaire !&#8221;</em> L&#8217;ACAT-France ouvre en ces termes son rapport annuel*, le deuxième du genre.</p>
<p style="text-align: justify;">Faire savoir : tel est l&#8217;objectif de cette ONG, car la torture est toujours accompagnée d&#8217;efforts pour la dissimuler, la relativiser, voire la banaliser. Il est essentiel de dévoiler cette pratique et d&#8217;en démonter les rouages, afin que le plus grand nombre possible de gens <em>&#8220;prennent conscience de ce fléau, s&#8217;en indignent et passent progressivement de l&#8217;indifférence à l&#8217;attention, puis à l&#8217;action&#8221;</em>, insiste François Walter, le président de l&#8217;ACAT-France.</p>
<p style="text-align: justify;">De son côté, Jean-Etienne de Linares, le délégué général de cette ONG, rappelle que la torture étant <em>&#8220;un implacable engrenage&#8221;</em>, il faut la refuser avant d&#8217;y basculer.</p>
<p style="text-align: justify;">La torture est-elle en augmentation ou en diminution dans le monde ? Difficile de répondre. Contrairement aux exécutions capitales, ce phénomène peut prendre des formes inédites (tortures délocalisées, viols&#8230;). Par ailleurs, il faut dire les succès remportés, <em>&#8220;sinon le désintérêt ou la résignation peuvent s&#8217;installer</em><em> devant l&#8217;ampleur et la pérennité de cette calamité&#8221;</em>, souligne François Walter.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;action est en effet payante. Certes, la torture ne disparaît pas de la surface de la terre, mais, chaque année, l&#8217;ACAT réussit à extraire quelque 200 victimes des mains de leurs bourreaux, et cela est déjà un succès. En 2000, un sondage révélait qu&#8217;un Français sur quatre jugeait la torture acceptable dans certains cas. Qu&#8217;en serait-il aujourd&#8217;hui, après le 11-Septembre et des années de propagande en faveur de l&#8217;utilisation de <em>&#8220;techniques d&#8217;interrogatoire renforcé&#8221;</em> dans le cadre de la lutte contre le terrorisme ? Le rapport de l&#8217;ACAT-France donne la parole à des chercheurs et acteurs de la lutte contre la torture. Sandra Lehalle, professeur de criminologie à l&#8217;Université d&#8217;Ottawa, démonte la fable du <em>&#8220;scénario de la bombe à retardement&#8221;</em>, ultime argument des zélateurs de la torture.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour elle, comme pour le philosophe Olivier Abel, l&#8217;interdiction absolue de la torture est <em>&#8220;un impératif moral à défendre&#8221;.</em> Eric Sottas, cofondateur de l&#8217;Organisation mondiale contre la torture, dissèque les causes socio-économiques et culturelles de la torture. L&#8217;avocate Sylvie Bukhari-de Pontual dresse un bilan de l&#8217;efficacité des mécanismes onusiens de prévention et de lutte contre la torture.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais le témoignage le plus fort est sans doute celui de Khaled Sid Mohand, journaliste algérien indépendant de 40 ans. Quand il est arrêté à Damas en avril, tabassé puis placé à l&#8217;isolement pendant trois semaines par les moukhabarats, les hommes de main du régime de Bachar Al-Assad, cela fait trois ans que ce journaliste est installé en Syrie. En cause : ses récits dans la presse française sur le &#8220;printemps arabe&#8221; qui gagne la Syrie.</p>
<p style="text-align: justify;">Les passages à tabac répétés qu&#8217;il endure pendant sa détention ? Khaled Sid Mohand les qualifie de <em>&#8220;baisers&#8221;</em> à côté de ce que les autres détenus, y compris de très jeunes adolescents, ont subi. Ce journaliste algérien ne parle pas pour lui, mais pour les autres.</p>
<p style="text-align: justify;">D&#8217;où la force de son récit. <em>&#8220;Tous les jours, parfois toutes les nuits, j&#8217;ai entendu des gens torturés, j&#8217;ai entendu leurs cris crescendo, crescendo, crescendo, jusqu&#8217;à ce que des hommes d&#8217;âge mûr soient transformés en petites filles&#8221;</em>, raconte-t-il. Difficile, en lisant ces lignes, de ne pas penser à <em>La Question</em> du journaliste Henri Alleg, petit livre autobiographique publié en 1958 en pleine guerre d&#8217;Algérie&#8230;</p>
<p><strong> </strong><strong>* UN MONDE TORTIONNAIRE. RAPPORT ACAT- FRANCE 2011,</strong> 380 pages, publié le 10 décembre 2011.</p>
<p><strong>Source </strong>: article paru dans le Monde daté du 5 janvier 2012</p>
<p><a href="http://www.lemonde.fr">http://www.lemonde.fr</a></p>
<p><strong>En savoir plus </strong>:</p>
<p>- <a href="http://www.unmondetortionnaire.com/Communique-ACAT-France-Du">communiqué de presse</a> de présentation du rapport</p>
<p>- <a href="http://www.unmondetortionnaire.com">télécharger et lire le rapport</a></p>
<p>- <a href="http://unmondetortionnaire.com/IMG/pdf/Bon_commande_Rapport_Torture_2011.pdf">commander le rapport sous forme papier</a></p>
<p>Le rapport est gratuit, seule une participation aux frais d’expédition est demandée.</p>
<p><strong>- </strong>sur la situation des droits de l’Homme et les pratiques tortionnaires en Israël, lire dans le rapport de l’ACAT  la partie <a href="http://www.unmondetortionnaire.com/Israel-rapport-2010#lire">Israël (rapport 2010).</a></p>
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		<title>Gaza : le droit bafoué</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2011/12/29/gaza-le-droit-bafoue/</link>
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		<pubDate>Thu, 29 Dec 2011 14:45:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Dans le monde]]></category>

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		<description><![CDATA[A l’occasion des 3 ans de l’attaque militaire menée par Israël sur la bande de Gaza entre le 27 décembre 2008 et le 18 janvier 2009, une tribune a été publiée dans le journal Libération par un collectif d’ONG françaises, palestiniennes et israéliennes. Trois ans après le lancement de l&#8217;opération Plomb Durci, aucune justice n’a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><em>A l’occasion des 3 ans de l’attaque militaire menée par Israël sur la bande de Gaza entre le 27 décembre 2008 et le 18 janvier 2009, une tribune a été publiée dans le journal Libération par un collectif d’ONG françaises, palestiniennes et israéliennes.</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/PalestinePolitis.jpeg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5777" title="PalestinePolitis" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/PalestinePolitis.jpeg" alt="" width="194" height="259" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Trois ans après le lancement de l&#8217;opération Plomb Durci, aucune justice n’a été rendue aux victimes du conflit dans la bande de Gaza et dans le sud d’Israël. Au cours de cette attaque militaire menée par Israël sur la bande de Gaza entre le 27 décembre 2008 et le 18 janvier 2009, 1 410 Palestiniens ont été tués, dont plus de 80% de civils, et 9 Israéliens dont 4 civils.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La laborieuse quête de justice pour les victimes du conflit débute en novembre 2009, au moment où l’Assemblée générale des Nations unies adopte le rapport Goldstone. L’Assemblée générale laisse alors un an et demi aux autorités israéliennes et palestiniennes pour poursuivre en justice les responsables présumés des graves crimes commis pendant le conflit. Le 18 mars 2011, un Comité d’experts indépendants a établi que ni le gouvernement israélien, ni la partie palestinienne n’ont satisfait aux demandes d’enquêtes formulées par l’Assemblée générale.</p>
<p style="text-align: justify;">En Israël, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Les organisations palestiniennes représentant les victimes telles qu’al-Mezan, al-Haq et le Centre palestinien pour les droits de l’Homme (PCHR) sont confrontées à un mur de silence dressé par la justice israélienne. Exemple parmi d’autres, sur les 490 plaintes pénales envoyées par le PCHR au Procureur militaire israélien au nom de 1 046 victimes palestiniennes, l’ONG n’a obtenu de réponse substantielle que dans deux cas.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis l’opération Plomb durci, le Procureur militaire n’a ouvert que 47 enquêtes criminelles qui ont mené à la seule condamnation de trois soldats à des peines dérisoires, eu égard à l’ampleur des nombreux crimes commis pendant l’attaque. La plus lourde peine infligée est de sept mois et demi de prison, pour le vol d’une carte de crédit. Ces enquêtes souffrent d’un problème structurel essentiel car elles ont été menées par l’armée israélienne elle-même et manquent donc d’impartialité, de transparence et de l’expertise nécessaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Côté palestinien, les enquêtes ouvertes par l’Autorité <em>de facto</em> dans la bande de Gaza n’ont conduit à aucune poursuite et ne se sont pas avérées plus indépendantes. En Cisjordanie, des enquêtes indépendantes et poussées ont certes été menées mais n’ont conduit à aucune condamnation.</p>
<p style="text-align: justify;">Vers qui se tourner dans ce cas pour obtenir justice ? En l’absence d’enquêtes internes fiables, le rapport Goldstone préconisait notamment le recours à la Cour pénale internationale. Cet ultime recours pour les victimes de l’opération plomb durci apparaît très peu réaliste tant il est mis en doute par les gouvernements occidentaux. La France, pour ne citer qu’elle, a conditionné son soutien à la reconnaissance du futur État palestinien à l’engagement de ce dernier à ne pas saisir la Cour pénale internationale dès sa proclamation car, selon elle, une telle démarche nuirait au processus de paix. Cette exigence envers les Palestiniens est condamnable à plusieurs égards. Elle suppose que les négociations politiques peuvent légitimement prévaloir sur la recherche de justice, ce que nos organisations réfutent fermement et part du postulat, aussi erroné que dangereux, que la lutte contre l’impunité peut entraver le processus de paix, alors qu’il ne saurait y avoir de paix durable sans justice. Par ailleurs qu’elle est en parfaite contradiction avec le soutien constant apporté par la France à la Cour pénale internationale depuis sa création, le cas libyen en étant le dernier exemple.</p>
<p style="text-align: justify;">Reste donc aux victimes dans la bande de Gaza à saisir elles-mêmes la justice civile israélienne pour obtenir des indemnisations pour les dégâts humains et matériels subis.</p>
<p style="text-align: justify;">Les Palestiniens font alors face à un mur d’obstacles absurdes. Tout d’abord, la victime doit payer pour obtenir justice. Les tribunaux israéliens imposent aux demandeurs de verser une provision avant le début de la procédure. Le montant n’est pas fixé par la loi, mais dans la grande majorité des cas, les juges demandent au minimum 10 000 shekels (plus de 2 000 euros, le salaire moyen à Gaza étant de 314 euros) au demandeur réclamant une indemnisation pour la mort d’un de ses parents. En règle générale, plus la violation faisant l’objet d’une plainte civile est grande, plus la provision réclamée à la victime est importante.</p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, les avocats gazaouis ne sont pas autorisés à entrer en Israël pour représenter leurs clients auprès des tribunaux. Ils sont donc obligés de faire appel à des avocats israéliens, mais ces derniers n’ont pas le droit de venir à Gaza pour rencontrer leurs clients. S’ajoute à cela le fait que, depuis 2007, l’armée israélienne refuse aux Palestiniens de Gaza le droit de se rendre au tribunal en Israël, même s’ils sont munis d’une convocation. L’absence du plaignant entraîne alors automatiquement un non lieu.</p>
<p style="text-align: justify;">Deux ans se sont maintenant écoulés depuis l’adoption du rapport Goldstone par l’Assemblée générale des Nations unies. Le rapport est en voie de classement sans suite, faute d’une volonté politique et d’attention médiatique. Au cours de sa dernière session de septembre, l’Assemblée générale aurait dû faire un nouveau bilan de l’application des recommandations du rapport. Il n’en a rien été et les représentants de l’OLP, focalisés sur l’adhésion de la Palestine à l’ONU, n’en ont fait aucune mention.</p>
<p style="text-align: justify;">A l’époque de sa parution, des Palestiniens avaient mis en garde contre «<em> un rapport de plus </em>» comme il en est publié plusieurs dizaines, chaque année, sur les violations des droits de l’Homme dans les Territoires palestiniens. Le rapport Goldstone représente pour les victimes l’espoir que soit mis fin à l’impunité, par le respect du droit international par toutes les parties. Cet espoir doit être préservé.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Signataires :</strong></p>
<p style="text-align: justify;">François Walter, <em>Président de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture</em></p>
<p style="text-align: justify;">Pierre Tartakowsky, <em>Président de la Ligue des droits de l’Homme</em></p>
<p style="text-align: justify;">Claude Léostic, <em>Présidente de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine</em></p>
<p style="text-align: justify;">Ishai Menuchin, <em>Directeur exécutif du Comité public contre la torture en Israël</em></p>
<p style="text-align: justify;">Raji Sourani, <em>Directeur du Centre palestinien pour les droits de l’homme</em></p>
<p style="text-align: justify;">Issam Younis, <em>Directeur général du Centre Al Mezan pour les droits de l’homme</em></p>
<p style="text-align: justify;">Shawan Jabarin, <em>Directeur général d’Al-Haq</em></p>
<p style="text-align: justify;">Sahar Francis, <em>Directrice d’Addameer</em></p>
<p><strong>Source</strong> : Tribune publiée dans Libération – 27 décembre 2011</p>
<p><a href="http://www.liberation.fr/monde/01012379868-gaza-le-droit-bafoue">http://www.liberation.fr/monde/01012379868-gaza-le-droit-bafoue</a></p>
<p><strong>•</strong> <strong>Plus d’infos </strong>: <a href="http://www.plateforme-palestine.org/">Plateforme des ONG françaises pour la Palestine</a></p>
<p><strong>• En savoir plus</strong> sur la situation des droits de l’Homme et les pratiques tortionnaires en Israël, lire dans le rapport de l’<strong>ACAT</strong> publié le 10 décembre 2011 « <em><a href="http://www.unmondetortionnaire.com">Un monde tortionnaire</a></em> », la partie  <a href="http://www.unmondetortionnaire.com/Israel-rapport-2010#lire">Israël (rapport 2010).</a></p>
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		<title>Noël 2011 à Bethléem : homélie de Mgr Fouad Twal</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2011/12/29/noel-2011-a-bethleem-homelie-de-mgr-fouad-twal/</link>
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		<pubDate>Thu, 29 Dec 2011 12:16:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[À ne pas rater]]></category>
		<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[hotspot]]></category>

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		<description><![CDATA[Les Amis de Sabeel-France nous ont transmis l’homélie prononcée à Bethléem la nuit de Noël par le patriarche latin de Jérusalem Mgr Fouad Twal en présence, comme c’est la tradition, des autorités civiles et en premier lieu du président Mahmoud Abbas. Il y exprime des positions claires sur la situation politique, en lançant un appel [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><em>Les <a href="http://www.amisdesabeel-france.blogspot.com/">Amis de Sabeel-France</a> nous ont transmis l’homélie prononcée à Bethléem la nuit de Noël par le patriarche latin de Jérusalem Mgr Fouad Twal en présence, comme c’est la tradition, des autorités civiles et en premier lieu du président Mahmoud Abbas. Il y exprime des positions claires sur la situation politique, en lançant un appel pour que soit mis un terme à la violence et à l’injustice, en réclamant la paix, la stabilité et la sécurité pour tout le Moyen-Orient.</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Bethleem1-EgliseNativ..jpg"><img class="size-full wp-image-5768 aligncenter" title="Bethleem1-EgliseNativ." src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Bethleem1-EgliseNativ..jpg" alt="" width="250" height="187" /></a></p>
<p align="center"><strong>Homélie de Noël 2011</strong></p>
<p align="center"><strong><em>« Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix</em></strong></p>
<p align="center"><strong><em>sur la terre aux hommes qu’il aime » </em></strong><em>(Luc 2:14)</em></p>
<p align="center"><span id="more-5767"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Monsieur le Président Abou Mazen, Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement, Excellence Nasser Judeh, Ministre des affaires étrangères de Jordanie représentant le Roi Abdullah de Jordanie,</p>
<p style="text-align: justify;">Mesdames et Messieurs leurs Excellences, Consuls et Ambassadeurs,</p>
<p style="text-align: justify;">Chers représentants des diverses Eglises,</p>
<p style="text-align: justify;">Chers frères et soeurs, fils et filles de la Terre Sainte :</p>
<p style="text-align: justify;">De l’Eglise de la Nativité et à proximité de la Grotte Sainte, où la Vierge Marie a emmailloté son fils et l’a déposé dans une crèche, je vous salue tous, fidèles ici présents, téléspectateurs, mais également nos frères de la diaspora, particulièrement ceux que j&#8217;ai rencontrés récemment. Je salue tout spécialement le président Mahmoud Abbas et le félicite pour ses efforts inlassables en faveur d’une paix juste dans le Moyen-Orient et dont la création d’un Etat palestinien est un des fers de lance principal. Je reconnais ses efforts communs avec Sa Majesté, le Roi Abdullah de Jordanie qui a exprimé sa grande préoccupation pour Jérusalem, pour ses lieux saints et surtout ses habitants.</p>
<p style="text-align: justify;">Chers frères et soeurs,</p>
<p style="text-align: justify;">Le chant des anges dans le ciel de Bethléem il y a plus de deux mille ans, retentit encore dans nos oreilles : « Gloire à Dieu au plus haut et paix sur la terre » (<em>Luc 2:14</em>). Cet hymne, avec son parfum céleste, nous fascine et nous instruit.</p>
<p style="text-align: justify;">Que la Gloire soit rendue à Dieu et que la paix descende sur la terre. La gloire de Dieu et la paix du monde sont inséparables, ayant entre elles un lien de cause à effet. Si nous attribuons la gloire à Dieu, nous aurons sa paix. Si nous nous donnons la gloire à nous-mêmes, nous serons privés de cette paix. En effet, la glorification du Seigneur et son adoration sont un devoir et une dette. Dieu promet sa paix à ceux qui l’adorent en esprit et en vérité. Ce qui nous rassure, c’est que Dieu ne manque jamais à ses promesses.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est vrai que Dieu n’a pas besoin de nos éloges pour grandir, ni de nos prières de louanges pour parfaire sa gloire. C’est nous qui grandissons et devenons meilleurs à la mesure de notre humilité devant sa grandeur infinie. Le Seigneur est glorieux en lui-même, sa gloire provenant de son être intime et de la création, oeuvre de ses mains. « Les cieux racontent la gloire de Dieu, et l&#8217;étendue annonce l&#8217;oeuvre de ses mains. Le jour en instruit un autre jour, la nuit en donne connaissance à une autre nuit. » (<em>Ps 19:2-3</em>)</p>
<p style="text-align: justify;">Nos religions – musulmanes, juives et chrétiennes &#8211; sont unanimes pour dire que l’adoration de Dieu est un devoir d’amour primordial : « Fils de Dieu, rendez au Seigneur familles des peuples, rendez au Seigneur gloire et honneur! Rendez au Seigneur la gloire de son nom ! Adorez le Seigneur, éblouissant de sainteté ! » (<em>Ps. 29: 1-2</em>).</p>
<p style="text-align: justify;">Nous pouvons être fiers car, parmi tous les continents et patries du monde, Dieu a choisi la Palestine, notre chère terre, pour être la patrie du Sauveur, du Messie attendu, qui est sa Parole et la substance de sa gloire. Par conséquent, nous avons le devoir de suivre le cortège des anges et de répéter à l’infini: « Gloire à Dieu au plus haut des cieux ». Gloire à lui « parce que la grâce de Dieu qui porte en elle le salut est apparue à tous les peuples. » (<em>Tite 2 : 11</em>) Oui, elle apparut à quelques pas de ce lieu saint, où nous sommes rassemblés ce soir. De ce Christ attendu, les prophètes ont prédit : «Sur lui reposera l&#8217;Esprit du Seigneur », « il jugera les faibles avec justice, il rendra une sentence équitable pour les humbles du pays. » (<em>Isaïe 11, 4</em>). La bonne nouvelle concerne les 2 ennemis, qui « de leurs épées, forgeront des socs, et de leurs lances, des faucilles. Jamais nation contre nation ne lèvera l&#8217;épée; ils n&#8217;apprendront plus la guerre. » (<em>Is 2: 4</em>)</p>
<p style="text-align: justify;">Chers fidèles, nous ne voulons pas que Noël relève d’une douceureuse mémoire subjective et purement émotionnelle, tournée vers un passé lointain. Non, car , le Christ est vivant parmi nous, vivant par sa résurrection, vivant dans ses sacrements et vivant dans son message : un message d’amour, de justice et de paix à tous les peuples, à tous les individus et à toutes les familles, paix dont nous avons besoin plus que jamais.</p>
<p style="text-align: justify;">Notre région traverse des transformations radicales qui ont un impact sur notre présent et notre avenir. Nous ne pouvons pas rester comme de simples spectateurs. Nous, les chefs religieux et ceux qui ont entre les mains le sort des peuples, devons faire tout ce qui est possible pour protéger notre peuple, travailler à sa survie, et à réaliser ses aspirations. Nous sommes avec notre peuple de toutes nos forces, car ses souffrances et ses espérances sont les nôtres.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous, les habitants de Terre Sainte, de Palestine, d’Israël, de Jordanie et de Chypre nous espérons que la fête de Noël mette fin à la culture de violence et de la mort et inspire une solution aux divisions internationales et nationales. L’Histoire nous enseigne que la volonté des peuples, avec leurs aspirations à la paix et à la liberté, est plus forte que le pouvoir de l’injustice. Par ailleurs, la Toute-puissance de Dieu surpasse celle du Mauvais. C’est pourquoi nous espérons, avec la grâce de Dieu et la bienveillance des hommes de bonne volonté, que disparaissent les murs physiques et psychologiques que les hommes construisent autour d’eux-mêmes. Dieu veut des ponts qui unissent plutôt que des murs qui séparent ce que Dieu a uni. <strong>Chers frères et soeurs, abattons les murs de nos coeurs pour abattre les murs de béton ! </strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Bethléem2-Mur.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-5769" title="Bethléem2-Mur" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Bethléem2-Mur-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Les Palestiniens se sont tournés récemment vers l&#8217;Organisation des Nations Unies, avec l’espoir d’une solution juste au conflit, ayant l’intention de vivre en paix et en sécurité avec leurs voisins. On leur a demandé de revenir à un processus de paix qui avait échoué. Ce processus leur a laissé le goût amer de promesses non tenues et un sentiment de méfiance.</p>
<p style="text-align: justify;">Frères, à l&#8217;occasion de Noël et par la puissance du Prince de la Paix dont nous célébrons la naissance selon la chair, nous élevons notre voix à Dieu lui criant notre soif. Nous demandons la paix et rien que la paix.</p>
<p style="text-align: justify;">- Nous la voulons pour le peuple palestinien aussi bien que pour le peuple israélien.</p>
<p style="text-align: justify;">- Nous voulons la paix, la stabilité et la sécurité pour tout le Moyen-Orient, afin que nos enfants et leurs enfants vivent leur enfance dans l’innocence, et dans un environnement sain, et puissent jouer ensemble sans peur ni complexes.</p>
<p style="text-align: justify;">- Nous voulons que la route prise par nos ancêtres &#8211; les mages et les bergers &#8211; pour rejoindre Bethléem, reste ouverte, sans barrières ni barrages, ouverte aux pèlerins du monde entier, y compris du monde arabe. Ils seront les bienvenus. Avec eux, nous prierons et chanterons : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime » (<em>Luc 2:14</em>)</p>
<p style="text-align: justify;">- Et en cette nuit sainte, les enfants de Terre Sainte, compatriotes de l’Enfant Jésus, nous supplient : « Laissez-nous grandir normalement, donnez-nous le temps de jouer dans les grandes places de nos villes et villages loin des intrigues politiques.»</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Bethléem3.jpeg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5770" title="Bethléem3" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Bethléem3.jpeg" alt="" width="259" height="194" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Mais il ne faut pas seulement prier pour la paix. Les bonnes intentions et discours ne suffisent plus. Cherchons la paix concrètement avec toutes nos énergies. La paix est donnée aux hommes de bonne volonté. Elle ne se réalise pas sans de véritables et courageux artisans de paix, prêts à se sacrifier pour une cause aussi noble. La paix se reçoit et se donne en même temps.</p>
<p style="text-align: justify;">Ecoutons la voix de Jésus : « N&#8217;ayez pas peur, je suis avec vous ». Seigneur, si tu es avec nous, qui est contre nous ?</p>
<p style="text-align: justify;">- Oui, sur ta parole, Seigneur, nous jetons nos filets et reconnaissons que Noël est un jour de fête.</p>
<p style="text-align: justify;">- Sur ta parole, nous invitons tout le monde à se réjouir avec nous.</p>
<p style="text-align: justify;">- Sur ta parole nous allumons l’arbre de Noël dans nos églises et dans nos maisons comme signe d’espérance et de joie. Rien ne nous enlèvera notre espérance: ni la peur, ni les menaces, ni l’arrogance des hommes.</p>
<p style="text-align: justify;">O Enfant de Bethléem, en cette nouvelle année, nous mettons entre tes mains notre Moyen-Orient troublé, et surtout ses jeunes pleins d’aspirations légitimes, ces jeunes frustrés par la situation économique et politique et à la recherche d’un avenir meilleur. Daigne réaliser leurs voeux et mets en leurs coeurs l’audace et la sagesse en même temps que l’esprit de responsabilité.</p>
<p style="text-align: justify;">De cette église, nous adressons nos remerciements et la promesse de nos prières à tous ceux qui ont contribué et contribuent à la paix et à la justice, à tous les amis qui ont participé à nos espérances et nos inquiétudes à l&#8217;occasion des révolutions arabes. En cette nuit, nous prions pour nos gouvernants et pour les dirigeants du monde entier, afin qu’ils aient la sagesse, le discernement et l’esprit du don d’eux-mêmes envers leurs concitoyens. Nous prions pour le retour au calme et la réconciliation en Syrie, en Egypte, en Irak et en Afrique du Nord.</p>
<p style="text-align: justify;">De cette Eglise et en cette nuit sainte, nous appelons les fidèles et les pèlerins à s&#8217;unir avec nous dans la prière pour Jérusalem. Comme son nom l’indique, c’est la ville de la paix. Elle a la vocation de rassembler les croyants du monde entier, les fils d’Abraham, en une seule famille. C’est la ville Sainte, la ville de la prière. Des millions de pèlerins viennent prier pour la paix et la réconciliation. Nous prions pour que nous l’ayons en abondance. (<em>Jean 10:10</em>).</p>
<p style="text-align: justify;">De ce lieu saint, je fais un appel à tous nos frères et soeurs dans le monde. Le monde souffre du manque de charité et de chaleur humaine.</p>
<p style="text-align: justify;">Nos voeux pour cette année : que « nous nous aimions les uns les autres comme Dieu nous a aimés » et que nous nous réconcilions les uns avec les autres comme Dieu nous a réconciliés dans le Christ. (<em>Ephésiens 4:32</em>). Cette réconciliation nous fait voir le visage du Christ dans les autres.</p>
<p style="text-align: justify;">Que la Paix de l’Enfant de Bethléem et le chant des anges du ciel remplissent vos coeurs et vos esprits (<em>Phil. 4: 7</em>) aujourd’hui et tous les jours de votre vie.</p>
<p align="right"><strong>† Fouad Twal</strong></p>
<p> <strong>En savoir plus :</strong></p>
<p><strong>• sur la situation de Bethléem</strong><strong> </strong>: lire « Conte de Noël –Bethléem sous occupation » à :</p>
<p><a href="http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=9857">http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=9857</a></p>
<p><strong>•</strong> sur le <strong>tourisme solidaire en Palestine</strong> : cf le dossier « Terre Sainte, terre de rencontres » publié dans le n° 262 (Déc. 2011) de <em><a href="http://ccfd-terresolidaire.org/ewb_pages/p/publications.php">Faim Développement Magazine</a></em> du CCFD-Terre solidaire et consulter le <a href="http://ccfd-terresolidaire.org/ewb_pages/i/info_2715.php?PHPSESSID=77483aac25030b10f633d1a06d1ce52f">site</a>.</p>
<p style="text-align: justify;" align="center"><strong><br />
</strong></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>PRIÈRE DE SABEEL</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2011/12/22/priere-de-sabeel/</link>
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		<pubDate>Thu, 22 Dec 2011 17:57:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[À ne pas rater]]></category>
		<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>

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		<description><![CDATA[                                                         Dieu de miséricorde et d’amour, nous te rendons grâce pour les nombreuses bénédictions que tu nous as gracieusement accordées. Nous te rendons grâce pour ta présence et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong>              </strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/SABEEL-Logo.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5736" title="SABEEL-Logo" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/SABEEL-Logo.jpg" alt="" width="300" height="190" /></a>                                          </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Dieu de miséricorde et d’amour, nous te rendons grâce pour les nombreuses bénédictions que tu nous as gracieusement accordées. Nous te rendons grâce pour ta présence et pour ta conduite sur le chemin de la paix où nous marchons.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Bénis l’œuvre  de Sabeel et de ses amis, localement et internationalement. Dirige ses activités œcuménique, interreligieuse, et pour la justice. Accorde à nous tous le courage de faire face à l’oppression. Fortifie notre engagement au service de la justice, de la paix, et de la réconciliation entre tous les peuples, et particulièrement entre Palestiniens et Israéliens. Aide-nous tous à voir ton image les uns dans les autres. Rends-nous capables de nous dresser en faveur de la vérité, et pour le respect de la dignité de tout être humain.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>A toi seul soit la gloire et l’honneur, maintenant et à toujours.   Amen.</strong></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Invitation à une vague de prière</span></strong>.<em>   </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Chaque jeudi à midi, Sabeel organise à Jérusalem une célébration œcuménique pour la communauté. C’est un temps de rassemblement pour réfléchir à la façon dont les écritures s’appliquent à nos vies actuelles, prier pour les besoins de cette région et de notre monde, partager l’eucharistie. Depuis les iles du Pacifique, en traversant l’Asie, la Palestine, l’Europe, les Amériques, tout autour du globe, nous vous invitons à prier pour la paix et la justice, lorsqu’il est midi sur notre fuseau horaire.</em></p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="text-decoration: underline;">Vague  de  prière  pour le jeudi 22 décembre  2011  </span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">► La violence extrême de colons a continué à s’exercer cette semaine à Hébron et Naplouse et dans leurs environs. Des pierres lancées par des colons juifs illégaux ont aussi frappé le bus rempli d’étudiants du collège biblique de Bethléem à son retour d’un concert de chorale. La violence des colons contre les Palestiniens s’est accrue de 50% en 2011 ; elle a semé la terreur chez les gens et dans les terres agricoles, causant des dommages considérables aux biens. Au cours de ce seul mois, trois mosquées près de Ramallah, de Jérusalem et de Salfit ont été incendiées et couvertes de graffitis racistes, prions pour que le gouvernement prenne ses responsabilités en mettant fin à ces violences plutôt que de rendre ces attaques possibles puis de protéger les colons des poursuites. Prions Dieu pour qu’il change le cœur des colons. Seigneur, dans Ta miséricorde, entends notre prière.</p>
<p style="text-align: justify;">► Les gens dans toute la Palestine se sont réjouis de la libération en début de semaine de 550 prisonniers politiques supplémentaires des prisons israéliennes dans le cadre de l’accord d’échange de prisonniers conclu entre le Hamas et Israël. Parmi les prisonniers il y avait 55 enfants et 6 femmes. Prions pour leur rapide réintégration dans la société et pour plus de sagesse. Prions pour la libération de tous les prisonniers politiques. Seigneur, dans Ta miséricorde, entends notre prière.</p>
<p style="text-align: justify;">► Prions pour tous ceux qui doivent rassembler des éléments de vie et de mort après la fin officielle de la guerre menée en Irak par les États-Unis. À la vue des effets de cette guerre qui a fait rage pendant 9 années et détruit des millions de vies, nous sommes dans la peine. Prions pour la population d’Irak qui doit faire face à un avenir incertain et qui cherche à reconstruire après cette guerre injuste. Seigneur, dans Ta miséricorde, entends notre prière.</p>
<p style="text-align: justify;">► Le temps de Noël se déroule en Israël-Palestine avec de nombreuses célébrations conduites des jours différents par des catholiques romains et des protestants, des chrétiens arméniens et orhodoxes. Alors que nous avons le privilège de recevoir des gens du monde entier pour la célébration de la naissance de Jésus, nous déplorons le fait que de nombreuses familles palestiniennes sont dans l’impossibilité de se réunir à cette occasion, parce qu’elles n’ont pas reçu des permis de déplacement pour quitter la Cisjordanie. Seigneur, dans Ta miséricorde, entends notre prière.</p>
<p style="text-align: justify;"> ► Prions avec le Conseil Œcuménique des Églises pour le Ghana et le Nigéria. Rendons grâce à Dieu pour leurs apports à la famille des croyants du monde entier, et prions pour que leurs besoins soient satisfaits. Seigneur, dans Ta miséricorde, entends notre prière.</p>
<p style="text-align: justify;"> <strong>Source</strong>:</p>
<p><a href="http://www.amisdesabeel-france.blogspot.com/">http://www.amisdesabeel-france.blogspot.com/</a></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>La violence religieuse est inacceptable</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2011/12/15/la-violence-religieuse-est-inacceptable/</link>
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		<pubDate>Thu, 15 Dec 2011 13:23:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[En France]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Par Guy Coq * Dans les polémiques qui montent de plus en plus souvent sur le thème du blasphème, il ne faut pas que les chrétiens oublient qu&#8217;ils sont dans une position de faiblesse. Ils se réclament d&#8217;un homme en qui ils voient le Verbe de Dieu. Et cet homme-là, éminente présence de Dieu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Par Guy Coq *</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/G.Coq_1.jpeg"><img class="size-full wp-image-5703 aligncenter" title="G.Coq" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/G.Coq_1.jpeg" alt="" width="211" height="239" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Dans les polémiques qui montent de plus en plus souvent sur le thème du blasphème, il ne faut pas que les chrétiens oublient qu&#8217;ils sont dans une position de faiblesse. Ils se réclament d&#8217;un homme en qui ils voient le Verbe de Dieu. Et cet homme-là, éminente présence de Dieu aux hommes, accepta de subir les injures, les crachats, l&#8217;infamie et le supplice sans la moindre condamnation contre la haine qui allait le tuer. Il se contenta d&#8217;une prière : <em>&#8221; Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu&#8217;ils font. &#8220;</em></p>
<p style="text-align: justify;">Alors, serait-il quand même légitime au chrétien choqué d&#8217;en appeler aux tribunaux ? Sûrement pas. Il n&#8217;a aucune légitimité pour apprécier la réalité du blasphème, et du coup il ne saurait statuer sur la blessure qui peut en résulter chez le fidèle. Sinon, il assurerait une fonction religieuse. Du coup, toute loi sur le blasphème et ce qui y ressemble serait une entorse grave à la laïcité.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant dans une société laïque, il existe à côté du droit une sphère de la morale publique. Le &#8221; blasphémateur &#8220;, ou celui qui est perçu comme tel, devrait savoir qu&#8217;à défaut de porter atteinte au Dieu auquel il ne croit pas, il répand une réelle souffrance chez des croyants et celle-ci peut être difficile à supporter. Qu&#8217;il songe un instant à ce que serait sa réaction à lui si un être très cher était traîné publiquement dans la boue, défiguré, méprisé.</p>
<p style="text-align: justify;">La seule solution est dans la sphère éthique, dans le maintien d&#8217;un climat de relative convivialité où des citoyens, qui s&#8217;opposent sur des convictions fondamentales, choisissent au moins le parti de se parler. Ceux qu&#8217;une virulence antireligieuse anime peuvent progresser dans la perception de certaines souffrances du croyant. Mais celui-ci ne doit-il pas rester ouvert à la compréhension des sources du blasphème ? Qui est celui qui ressent le besoin de cette virulence antireligieuse ? Répondre à ce cri par la violence, par une mise en cause de la liberté du blasphémateur, ne serait-ce pas l&#8217;enfermer dans le blasphème ?</p>
<p style="text-align: justify;">Le chrétien choqué devrait se souvenir d&#8217;un certain Paul de Tarse. Sa passion antichrétienne, sa haine du Christ le menèrent sur le chemin de Damas. Avec le blasphémateur, Dieu fera peut-être un saint Paul. Comment les chrétiens peuvent-ils être à ce point aveugles et ne pas comprendre que la pire des choses qui pourrait arriver à l&#8217;Evangile, c&#8217;est l&#8217;indifférence, la tiédeur qui, à coup sûr, ne donnent pas prise à la grâce ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Barbarie</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Certes, me dira-t-on, mais quand même, s&#8217;agissant de l&#8217;art, des oeuvres vouées en principe à la beauté, doit-on se résigner à les voir sombrer dans le mépris des idéaux, des grandes figures religieuses ?</p>
<p style="text-align: justify;">Disons qu&#8217;il y a ici un malentendu et peut-être une certaine incohérence. Car c&#8217;est un fait que le croyant du christianisme se réjouit quand une oeuvre d&#8217;art donne une image positive de l&#8217;expérience de la foi. C&#8217;est un malentendu sur le sens de l&#8217;art. Dans ses diverses formes, l&#8217;art est voué à l&#8217;exploration de l&#8217;expérience humaine sous toutes ses formes, dans ses excès mêmes, dans ses passions, dans sa grandeur et sa misère. La vie spirituelle fait partie de cette expérience de l&#8217;humanité. La foi est signe de contradiction pour l&#8217;homme et la religion nourrit des vies épanouies, mais elle suscite aussi la haine et le désespoir. Il y aurait une grande incohérence à n&#8217;accepter l&#8217;oeuvre d&#8217;art que si elle est sympathique à la religion.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans la société laïque, les faits religieux échappent au contrôle des institutions religieuses. Qu&#8217;ils se rattachent à la mémoire commune ou qu&#8217;ils soient présents dans l&#8217;actualité, les discours, les représentations auxquels donnent lieu les religions n&#8217;ont pas à se conformer à ce que les religieux souhaiteraient qu&#8217;ils soient.</p>
<p style="text-align: justify;">Les autorités religieuses n&#8217;ont plus le pouvoir d&#8217;imposer de la religion les images qui leur conviennent. Envisager la violence ou la menace de la violence pour imposer des interdits sur les images qui circulent sur une religion est une attitude inacceptable dans la société laïque et démocratique, et même&#8230; dans toute société humaine. Les caricatures de Jésus, Mahomet ou Moïse qui peuvent circuler le font en vertu du droit dans la société laïque et démocratique, et c&#8217;est au nom de cette même liberté que circulent les éloges des grands fondateurs spirituels.</p>
<p style="text-align: justify;">Et c&#8217;est à partir de cette position rigoureuse qui refuse au blasphème la moindre existence dans la loi, qu&#8217;on peut légitimement crier à la barbarie devant la condamnation à mort d&#8217;Asia Bibi au Pakistan.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin quoi ! ceux qui osent, au nom de la défense du visage du Christ, empêcher une représentation de se faire librement, sans protection de la police, se sont-ils demandés où aujourd&#8217;hui le visage du Christ est bafoué dans ce monde ? Il ne s&#8217;agit plus du théâtre mais de la scène du monde réel. Il faudrait énumérer la longue litanie : les enfants qui meurent de faim, les êtres violés, torturés, déshumanisés&#8230; par la finance divinisée. C&#8217;est là qu&#8217;il faudrait s&#8217;opposer, dans le réel où le Christ en effet agonise, dans les humains déshumanisés.</p>
<p><strong>* Guy Coq</strong>, Agrégé de philosophie, membre de la rédaction de la revue<em> &#8221; Esprit &#8220;</em></p>
<p><strong>Source : </strong>article publié dans Le Monde daté du 9 décembre 2011</p>
<p><a href="http://www.lemonde.fr">http://www.lemonde.fr</a></p>
<p><strong><br />
</strong></p>
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		<title>L&#8217;avenir des arabes chrétiens</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Dec 2011 22:02:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Dans le monde]]></category>

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		<description><![CDATA[Bloc-notes du 5 décembre 2011 de Jean Claude Petit , Président du réseau Chrétiens de la Méditerranée. Nous les avons longtemps ignorés, pour ne pas dire méconnus. Aujourd’hui, Dieu merci, leur voix commence à être entendue et leur situation prise en compte. Sur environ trois cent trente millions d’habitants que compte l’ensemble des pays du Proche et du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Bloc-notes du 5 décembre 2011 de Jean Claude Petit , </strong></p>
<p><strong>Président du réseau Chrétiens de la Méditerranée.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/P1020569.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5683" title="P1020569" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/P1020569.jpg" alt="" width="75" height="99" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Nous les avons longtemps ignorés, pour ne pas dire méconnus. Aujourd’hui, Dieu merci, leur voix commence à être entendue et leur situation prise en compte. Sur environ trois cent trente millions d’habitants que compte l’ensemble des pays du Proche et du Moyen Orient, ils sont entre dix et douze millions d’Arabes chrétiens dont cinq millions sous l’autorité du pape de Rome. Héritiers des chrétiens des premiers siècles, ils appartiennent à onze Eglises orientales de rites différents et vivent, depuis quinze siècles avec les Arabes musulmans. Mgr Maroun Lahham, jordanien d’origine, aujourd’hui archevêque de Tunis, écrit à ce propos : « Il serait naïf de penser que ces quinze siècles se soient passés sans heurts, sans des hauts et des bas. Mais il est aussi vrai qu’une si large coexistence a forgé chez les uns et les autres, la conviction que l’autre (chrétien ou musulman) constitue une partie intégrante de sa propre histoire, de sa propre culture et de sa propre civilisation. » Et d’ajouter : « Il ne s’agit pas là d’un simple détail. Dans toutes ces tribulations la dimension “nationale”, c’est-à-dire la dimension de l’arabité a prévalu sur la dimension religieuse. »</p>
<p style="text-align: justify;">Autrement dit, les Arabes chrétiens sont « chez eux » au Proche et au Moyen Orient. Même s’ils le sont, les uns et les autres, dans des conditions très diverses et sous des régimes très différents, aujourd’hui encore plus qu’hier, en plein bouleversement du monde arabo-musulman. Les chrétiens d’Irak vivent en pleine tourmente quand ceux du Liban font l’apprentissage du pluralisme politique. Les Syriens sont en pleine dispute entre pro et anti-Assad quand les Palestiniens multiplient les groupes islamo-chrétiens. Des Coptes embrassent des musulmans sur la place Tahir au Caire tandis que des dizaines d’autres se font tuer par des extrémistes musulmans dans leurs églises.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur ce fond d’histoire commune et d’arabité partagée, de nouvelles données, en effet, se sont fait jour depuis un quart de siècle. Une émigration déjà ancienne mais en augmentation due aux conditions économiques, une natalité en baisse, une participation citoyenne en dégringolade alors qu’aux XIXème et XXème siècles les chrétiens avaient joué un rôle prépondérant dans la renaissance arabe, le statut de « dhimmis », c’est-à-dire de minoritaires protégés par les pouvoirs musulmans, en contrepartie de leur soumission et du paiement d’un impôt spécial, la non réciprocité en matière de liberté religieuse, de conversion et de construction d’églises, tout cela a fait que l’addition a été trop lourde pour beaucoup de familles. Hélas, les difficultés se sont fortement aggravées, ces dernières années, avec la montée de plus en plus violente des extrémismes religieux, plus connus sous le nom d’islamistes. Les chrétiens d’Irak en ont été de loin les plus nombreuses victimes. Plus de quatre cent mille à ce jour ont dû fuir leur pays depuis la chute de Saddam Hussein. Sans oublier bien sûr les centaines de morts et de blessés dans les attentats sauvages, véritables martyrs de la foi. A travers ces violences de toutes natures se déploie et se développe de plus en plus la haine de l’Occident, suscitée dans les populations par les islamistes et dont les chrétiens présentés, comme les fils des « Croisés », sont les premiers à faire les frais. Tout cela explique le déclin des populations chrétiennes dans l’ensemble proche et moyen oriental. Et l’inquiétude qu’il provoque.</p>
<p style="text-align: justify;">Face à cet exil silencieux, les chrétiens d’Europe ne peuvent pas demeurer indifférents. S’agit-il d’en appeler à la croisade comme l’a fait récemment un prêtre catholique prêt à en découdre avec l’islam ? Ou de crier à la persécution généralisée des chrétiens d’Orient avec des titres racoleurs et dangereusement provocateurs ? Laissons là des attitudes imprudentes et imbéciles. Manifester à l’égard de nos frères arabes une solidarité naturelle va de soi. Elle peut prendre mille formes, d’une information plus complète à des voyages-rencontres, voire à des parrainages, à des jumelages, à des temps de prière partagés, que sais-je encore…</p>
<p style="text-align: justify;">Mais être solidaire c’est aussi écouter, comprendre et apprendre. A cet égard, l’expérience historique des Arabes chrétiens est pour nous, chrétiens d’Occident, une véritable leçon de choses. D’eux, nous pouvons apprendre une manière plus synodale de vivre l’Eglise. Ou bien une façon différente de célébrer notre foi à travers une liturgie plus orientée vers l’action de grâces, plus ample, plus biblique. Ou encore une approche plus expérimentale, plus humaine du dialogue avec les musulmans. D’eux, nous devons retenir comment, affrontés au défi de la diversité des cultures dès les premiers temps du christianisme, ils se sont mis en quête de la vérité du Christ pleinement homme et pleinement Dieu et l’ont exprimée dans les grands conciles de Nicée et de Chalcédoine. D’eux, enfin, nous pouvons nous inspirer pour être à leurs côtés, comme ils l’ont été des siècles durant, des “passeurs” entre des univers culturels et religieux différents. Des passeurs, autrement dit les porteurs d’un message d’universalité dans lequel tous les humains sont égaux, en dignité, en droits et en devoirs face aux limites des communautarismes montants.</p>
<p style="text-align: justify;">Au moment où le monde arabo musulman est en plein chambardement, assoiffé qu’il est de dignité, de justice et de paix, voilà les Arabes chrétiens appelés à jouer, plus que jamais, un rôle historique dans l’ensemble euro-méditerranéen. « Leur destin, écrit le grand journaliste libanais Ghassan Tuéni, est de servir l’harmonie des cultures et la coexistence entre les religions. Autrement dit, de négocier aujourd’hui un pacte avec l’histoire. » Mais pour ce faire, ils ont l’urgent besoin de sortir de la fragilité où ils se trouvent. Comment ? En devenant, dans tous les pays du Proche et du Moyen Orient, « des citoyens à part entière » ainsi que l’a souhaité, en 2010, le Synode des évêques de la région réuni par Benoît XVI. Syrien de confession chaldéenne, spécialiste connu des minorités, Joseph Yacoub écrit à ce propos : « Conférer aux chrétiens la qualité de citoyens à part entière, leur accorder une liberté effective d’exercice de la religion et la réciprocité d’un traitement égal, voilà une vertu qui honorerait les pays arabes. » Et qui contribuerait à l’avancée de la paix.</p>
<p style="text-align: justify;">On l’aura compris, l’avenir des Arabes chrétiens est un enjeu géopolitique autant que religieux. Citoyens et chrétiens d’Europe saurons-nous en prendre la mesure à temps ?</p>
<p style="text-align: right;">Jean-Claude PETIT</p>
<p><strong>Source </strong>:</p>
<p><a href="http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-l-avenir-des-arabes-chretiens-89862881.html">http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-l-avenir-des-arabes-chretiens-89862881.html</a><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
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		<title>Pour les agriculteurs, resemer sa propre récolte sera interdit ou taxé</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Dec 2011 15:19:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[À ne pas rater]]></category>
		<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[En France]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans le champ de l&#8217;agriculture, l&#8217;usage libre et gratuit des graines ne sera bientôt plus qu&#8217;un doux souvenir rappelant des méthodes paysannes d&#8217;un autre temps. Surnommées &#8220;semences de ferme&#8221;, ces graines étaient jusqu&#8217;alors sélectionnées par les agriculteurs au sein de leurs propres récoltes et replantées l&#8217;année suivante. Depuis plusieurs décennies, ces pratiques n&#8217;allaient déjà plus de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/semences.jpg"><img class="size-full wp-image-5659 aligncenter" title="semences" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/semences.jpg" alt="" width="128" height="96" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Dans le champ de l&#8217;agriculture, l&#8217;usage libre et gratuit des graines ne sera bientôt plus qu&#8217;un doux souvenir rappelant des méthodes paysannes d&#8217;un autre temps. Surnommées &#8220;semences de ferme&#8221;, ces graines étaient jusqu&#8217;alors sélectionnées par les agriculteurs au sein de leurs propres récoltes et replantées l&#8217;année suivante.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis plusieurs décennies, ces pratiques n&#8217;allaient déjà plus de soi lorsque ces semences étaient protégées par un Certificat d&#8217;obtention végétale (COV) <em>– </em>à savoir  le droit de propriété des &#8220;obtenteurs&#8221; de l&#8217;espèce. Resemer ces graines était théoriquement interdit. Mais cet usage demeurait, dans les faits, largement toléré en France. Il est désormais strictement réglementé par une proposition de loi UMP adoptée lundi 28 novembre par le Parlement.</p>
<p style="text-align: justify;"><em> &#8220;Sur les quelque 5 000 variétés de plantes cultivées dans le commerce, 1 600 sont protégées par un COV. Ces dernières représentent 99 % des variétés cultivées par les agriculteurs&#8221;,</em> explique Delphine Guey, du Groupement national interprofessionnel des semences (GNIS). Or, environ la moitié des céréales cultivées étaient jusqu&#8217;ici ressemées par les agriculteurs, <a href="http://www.semences-fermieres.org/">selon la CNDSF</a> (Coordination nationale pour la défense des semences fermières). Presque toujours illégalement, donc. Mais le temps de <em>&#8220;l&#8217;incertitude juridique&#8221;</em> semble révolu : pour le ministre de l&#8217;agriculture, Bruno Le Maire, ces semences <em>&#8220;ne peuvent pas être</em><em> libres de droit, comme elles le sont aujourd&#8217;hui&#8221;. </em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ce qui change</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En fait, la <a href="http://www.senat.fr/leg/ppl09-720.html">proposition de loi</a> du sénateur UMP Christian Demuynck transpose un <a href="http://eur-lex.europa.eu/Notice.do?mode=dbl&amp;lang=en&amp;lng1=en,fr&amp;lng2=bg,cs,da,de,el,en,es,et,fi,fr,hu,it,lt,lv,mt,nl,pl,pt,ro,sk,sl,sv,&amp;val=302956:cs&amp;page=1&amp;hwords=">règlement européen</a> de 1994 sur la protection des obtentions végétales, jusqu&#8217;ici nullement en vigueur en France. Conséquence : les semences de ferme, jusqu&#8217;ici tolérées, sont désormais légalisées&#8230; à condition de verser une <em>&#8220;rémunération aux titulaires des COV&#8221; – </em>à savoir aux entreprises de semenciers <em>–</em>, <em>&#8220;afin que soit poursuivi le financement des efforts de recherche et que les ressources génétiques continuent d&#8217;être</em><em> améliorées&#8221;</em>, dit le texte de loi. En sont exemptés les petits agriculteurs produisant moins de 92 tonnes de céréales.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis 2001, cette taxe est appliquée pour une seule espèce : le blé tendre. Nommée &#8220;contribution volontaire obligatoire&#8221;, elle est empochée par l&#8217;interprofession des semenciers. L&#8217;agriculteur doit payer 50 centimes par tonne de blé lors de la livraison de sa récolte. Ce système devrait donc être étendu à 21 espèces, dont la liste reste ouverte, assure Xavier Beulin, président de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d&#8217;exploitants agricoles), sur le site du syndicat.</p>
<p style="text-align: justify;">En somme, pour Guy Kastler, délégué général du réseau Semences paysannes et membre de la Confédération paysanne, <em>&#8220;pour la moitié des espèces cultivées – le soja, les fruits, les légumes… –, il est interdit de réutiliser</em><em> ses propres graines, et pour l&#8217;autre moitié – céréales et plantes fourragères –, il faut payer</em><em> pour resemer</em><em>.&#8221;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Vers une privatisation des semences ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Plusieurs associations écologistes et paysannes craignent ainsi une mainmise accrue de la filière semencière sur l&#8217;accès aux graines, via un droit de propriété étendu aux récoltes et aux graines qui en sont issues. Avec la taxe<em>, &#8220;même les agriculteurs qui se passent des semences commerciales doivent payer</em><em> pour ces semences&#8221;,</em> déplore Guy Kastler. Le militant redoute que la part des semences de ferme ne s&#8217;amenuise, à mesure que ces dernières deviennent plus chères et donc moins intéressantes pour l&#8217;agriculteur. Entre cette taxe et l&#8217;interdiction de resemer ses propres graines, l&#8217;agriculteur est de plus en plus incité, non plus à produire, mais à acheter ses semences. D&#8217;où la crainte d&#8217;une dépendance accrue aux entreprises semencières.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais du point de vue de Xavier Beulin, la contribution de tous à la recherche sur les espèces cultivées se justifie, dans la mesure où même les semences de ferme en sont généralement issues. Dressant un parallèle avec la loi Hadopi visant à <em>&#8220;protéger les créateurs&#8221;</em> de films et de musique, le président de la FNSEA estime qu&#8217;il est <em>&#8220;normal que [ceux qui utilisent des semences fermières] participent aussi au financement de la création variétale, puisqu&#8217;ils en bénéficient&#8221;</em>.<em> </em>Opposé à cet argumentaire, le syndicat <a href="http://www.coordinationrurale.fr/semences-de-ferme-xavier-beulin-un-semencier-en-confusion-dinterets.html">Coordination rurale</a> relève sur son site que Xavier Beulin n&#8217;est pas seulement à la tête du premier syndicat agricole. Il dirige aussi le groupe <a href="http://www.sofiproteol.com/activites/gestion-de-fonds-dinvestissement/strategie-dinvestissement/semences-et-biotechnologies/">Sofiprotéol</a>, <em>&#8220;qui détient des participations dans plusieurs grands groupes semenciers français (Euralis Semences, Limagrain&#8230;)&#8221;</em>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Vers une perte de biodiversité ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Autre crainte : l&#8217;impact de cette mesure sur la diversité agricole. Certes, resemer une même variété – presque toujours issue de la recherche – n&#8217;accroît pas, a priori, la biodiversité. D&#8217;autant que<em> &#8220;pour les grandes cultures, aucune variété utilisée n&#8217;est le fruit d&#8217;une conservation ancestrale ; toutes ont été développées grâce à la création variétale&#8221;</em>, souligne Xavier Beulin.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, resemer sa récolte peut entraîner des variations dans l&#8217;espèce, et donc favoriser cette biodiversité, nuance Guy Kastler. <em>&#8220;Des caractères nouveaux apparaissent, permettant à la plante d&#8217;être</em><em> mieux adaptée au sol, au climat, aux conditions locales. Il est alors possible de réduire </em><em>les engrais et les pesticides. A l&#8217;inverse, les semenciers adaptent les plantes aux engrais et aux pesticides, qui sont partout les mêmes.&#8221;</em> Ils tendraient donc plutôt à créer de l&#8217;uniformité dans les plantes, où qu&#8217;elles soient cultivées.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Vers le régime du brevet ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le COV est, en France, une alternative au brevet sur le vivant, en vigueur aux Etats-Unis par exemple. Ce droit de propriété intellectuelle est détenu par les entreprises ayant obtenu, par la recherche, les espèces cultivées, et qui jouissent donc du monopole de la vente des semences de cette espèce avant qu&#8217;elle ne tombe dans le domaine public – comme c&#8217;est le cas d&#8217;environ 450 d&#8217;entre elles en France. D&#8217;aucuns, comme Guy Kastler, craignent un glissement vers ce régime du brevet, en limitant le droit des agriculteurs d&#8217;utiliser librement les semences protégées.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, à la différence du COV, le brevet interdit complètement aux agriculteurs de redemer leur récolte, indemnités ou pas, note Delphine Guey. C&#8217;est le cas des variétés OGM de la firme américaine Monsanto qui, selon Marie-Monique Robin dans le documentaire <a href="http://www.arte.tv/fr/1912794.html"><em>Le Monde selon Monsanto</em></a>, a même créé une sorte de &#8220;police des semences&#8221; spécialisée dans la traque des agriculteurs semant ou échangeant illégalement les graines qu&#8217;ils récoltent.</p>
<p style="text-align: justify;">Autre différence avec le brevet, le COV permet aux obtenteurs d&#8217;utiliser librement une variété protégée pour utiliser ses ressources génétiques et en sélectionner de nouvelles. Ainsi, travailler sur un gène d&#8217;une espèce ne permet pas de la breveter et donc de se l&#8217;approprier totalement. Une distinction qui a permis, selon Delphine Guey, de préserver une diversité d&#8217;entreprises semencières françaises. Et donc de laisser aux agriculteurs un plus ample choix d&#8217;espèces à leur disposition. Toutefois, si le brevet des espèces vivantes n&#8217;est pas de mise en France, le brevetage des gènes des plantes y est, lui, de plus en plus pratiqué.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Angela Bolis</strong></p>
<p><strong>Source : </strong>article publié le 29 novembre 2011 sur <a href="http://www.lemonde.fr/">LEMONDE.FR</a><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>• Pour en savoir plus :</strong></p>
<p>-<strong> </strong><a href="http://www.bastamag.net/article1941.html">Le droit de planter et cultiver librement bientôt interdit ?</a><strong> </strong>(24 nov. 2011)</p>
<p>- <a href="http://www.bastamag.net/article1954.html">Taxe sur les semences : l’UMP contre les paysans</a> ( 28 nov. 2011)</p>
<p>- <a href="http://www.bastamag.net/article1961.html">Droit de propriété sur les semences : l’agro-industrie obtient sa redevance</a> (30 nov. 2011)</p>
<p>- <a href="http://www.confederationpaysanne.fr/gouvernem-fait-voter-nouvelle-taxe-contre-pay_840-actu_1925.php">Le gouvernement fait voter une nouvelle taxe contre les paysans !</a> (29 nov. 2011)</p>
<p>• <strong>Pour suivre l’actualité des mobilisations à venir </strong>(cf les sites suivants) :</p>
<p>- <a href="http://www.confederationpaysanne.fr">Confédération Paysanne</a></p>
<p>- <a href="http://www.semencespaysannes.org/">Réseau Semences Paysannes</a></p>
<p>- <a href="http://www.semonslabiodiversite.com/">Semons la Biodiversité</a></p>
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		<title>Egypte : les bombes lacrymogènes et les écrans de fumée</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2011/11/24/egypte-les-bombes-lacrymogenes-et-les-ecrans-de-fumee/</link>
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		<pubDate>Thu, 24 Nov 2011 17:23:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[À ne pas rater]]></category>
		<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous reproduisons ici, traduite de l’arabe, une chronique de l’écrivain égyptien Galal Amer, parue le 22 novembre 2011 dans le quotidien Al Masri Al Youm. Les bombes lacrymogènes obscurcissent la vue et les écrans de fumée obscurcissent les consciences. Je suis un voyou, l’enfant d’un quartier populaire d’Egypte. Comme un passant, je disparaîtrai aussi soudainement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><em>Nous reproduisons ici, traduite de l’arabe, une chronique de l’écrivain égyptien Galal Amer, parue le 22 novembre 2011 dans le quotidien </em></strong><strong>Al Masri Al Youm<em>. Les bombes lacrymogènes obscurcissent la vue et les écrans de fumée obscurcissent les consciences.</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/EgypteLacrymogènes.jpg"><img class="size-medium wp-image-5615 aligncenter" title="EgypteLacrymogènes" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/EgypteLacrymogènes-300x224.jpg" alt="" width="270" height="202" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Je suis un voyou, l’enfant d’un quartier populaire d’Egypte. Comme un passant, je disparaîtrai aussi soudainement que je suis  apparu, car il n’y a derrière moi ni association, ni syndicat ni parti, ni clique. En mai 2010, j’ai vécu l’ère de « La Prime, Monsieur le président ! » et, en janvier 2011, celle de « Fiche le camp, Président ». J’ai lu sur les conquêtes romaine, arabe et ottomane et je me suis toujours interrogé : « Pourquoi, Dieu, sommes nous-conquis par le premier venu ? » J’ai appris la tactique chez de grands chefs de guerre et, pour moi, la pire des choses que le Conseil militaire ait jamais faites, c’est d’avoir considéré la révolution comme une offensive hostile, qu’il lui faudrait d’abord « absorber » avant de lui opposer une contre-offensive.</p>
<p style="text-align: justify;">Ceux qui tiennent le pouvoir s’allient toujours à ceux qui tiennent l’argent, contre les pauvres qui, eux, n’ont que leur urine à tenir. Essaie de vite lire cette chronique car je dois partir à cause de la fumée. La seule chose qui ait été modernisée au ministère de l’Intérieur, ce sont les bombes lacrymogènes. Le gouvernement a exploité la trêve pour se réarmer et, étrange coïncidence, la rue Mohamed-Mahmoud (où ont lieu les affrontements les plus durs, NDT) porte le nom du pire ministre de l’Intérieur de l’histoire de l’Egypte, qui était surnommé « Poigne de fer ». A cette cadence, la moitié d’entre nous finiront la période de transition avec un œil unique.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous vivons dans l’illusion, et tout n’est qu’écran de fumée : le référendum, les amendements de la Constitution, le « Document portant principes supra-constitutionnels »… Il y en a qui rendent hommage aux Martyrs avant de poursuivre le massacre, et d’autres qui nous parlent de l’au-delà alors qu’ils possèdent tout ici-bas. Le cheikh et le curé s’embrassent lors des « réunions de réconciliation »,  mais chacun d’eux dit dans son for intérieur : « Puisses-tu, Dieu, lui transmettre mon rhume ! » Les médias, les grandes plumes…, tout n’est qu’écran de fumée. Nous en suffoquons.</p>
<p style="text-align: justify;">Transmettre le pouvoir ? Comment ? Contre accusé de réception ou par huissier de justice interposé ? Ceux qui déclament les éloges funèbres de la révolution sont plus dangereux que ceux qui tentent de l’enterrer. Après les manifestations du 25 janvier, nous avons eu droit à la « Bataille du chameau » et, aujourd’hui, après les manifestations du 18 novembre, nous avons droit à la « Bataille des urnes ». Si elle n’a pas encore pris le pouvoir, la révolution est au moins consciente que Mohamed Hosni (Moubarak, NDT) est Mohamed Hussein (Tantaoui, NDT) est Mohamed Badie (Guide des Frères musulmans, NDT) est Mohamed Mahmoud : tous des bombes lacrymogènes.</p>
<p style="text-align: right;">Texte original (en arabe) de <strong>Galel Amer</strong></p>
<p style="text-align: right;">Traduit de l&#8217;arabe par <strong>Yassin Temlali</strong></p>
<p style="text-align: left;"><strong> </strong><strong>Source :</strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.maghrebemergent.com/economie/78-idees/6423-egypte--bombes-lacrymogenes-et-ecrans-de-fumee.html">http://www.maghrebemergent.com/economie/78-idees/6423-egypte&#8211;bombes-lacrymogenes-et-ecrans-de-fumee.html</a></span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"> </span></p>
<p><strong>Pour en savoir plus</strong> sur les violations des droits humains par les dirigeants militaires de l’Egypte : <strong>LIRE</strong></p>
<p><a href="http://www.amnesty.fr/Presse/Communiques-de-presse/Egypte-Les-dirigeants-militaires-ont-%C2%AB-aneanti-%C2%BB-les-espoirs-des-manifestants-de-la-Revolution-du-25-4002">le communiqué de presse d’Amnesty international du 22/11/2011.</a></p>
<p><strong><em><br />
</em></strong></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Henri Pena-Ruiz &#8211; Extrait d&#8217;un entretien sur le terme «blasphème»</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2011/11/17/henri-pena-ruiz-extrait-dun-entretien-sur-le-terme-%c2%ab-blaspheme-%c2%bb/</link>
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		<pubDate>Thu, 17 Nov 2011 18:10:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[En France]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;évocation du terme de « blasphème » engendrant actes ou manifestations déplorables, il est sans doute utile d&#8217;effectuer les distinctions nécessaires. La retranscription ci-après d&#8217;une partie de l&#8217;interview effectuée par des journalistes de France Culture (lors de l&#8217;émission « les retours du dimanche » le 6 novembre 2011) auprès d&#8217;Henri Pena-Ruiz peut y aider. Comment [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><em>L&#8217;évocation du terme de « blasphème » engendrant actes ou manifestations déplorables, il est sans doute utile d&#8217;effectuer les distinctions nécessaires. La retranscription ci-après d&#8217;une partie de l&#8217;interview effectuée par des journalistes de France Culture (lors de l&#8217;émission </em></strong><strong>« <em>les retours du dimanche </em></strong><strong>» <em>le </em></strong><strong>6 <em>novembre 2011) auprès d&#8217;Henri Pena-Ruiz peut y aider.</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/pena-ruiz2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5541" title="pena-ruiz2" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/pena-ruiz2.jpg" alt="" width="183" height="211" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Comment comprendre aujourd&#8217;hui la résurgence du mot </em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>blasphème ?</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le blasphème a toujours existé, le blasphème en tant que manquement à la règle morale qu&#8217;une religion dicte pour ses adeptes. Mais cette définition stipule clairement que c&#8217;est pour ces adeptes qu&#8217;il y a blasphème. Bayle, qui était croyant, disait: « il n&#8217;y a de blasphème qu&#8217;au regard de la divinité que je révère, si je suis croyant ». Pour tous les autres, qui ne reconnaissent pas cette divinité, le blasphème ne saurait être un délit. Aujourd&#8217;hui, ce qui pose problème, ce n&#8217;est pas une nouvelle apparition du blasphème, c&#8217;est l&#8217;apparition de la volonté de transformer le blasphème qui n&#8217;existe que pour les croyants d&#8217;une religion déterminée en un délit public. Autrement dit, le croyant a tout à fait le droit de considérer que le blasphème existe pour lui et qu&#8217;il est une faute morale. En revanche, il n&#8217;a pas le droit, à partir de cette considération qui lui est personnelle et particulière, d&#8217;ériger une règle publique et de s&#8217;ériger lui-même en juge de ce qui serait une faute au sens universel.</p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Que penser du comportement des intégristes catholiques qui prétendent que l&#8217;art contemporain raille la religion chrétienne mais n&#8217;ose pas (ou très peu) s&#8217;attaquer avec autant de virulence aux autres religions monothéistes? </em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ils se trompent. Les trois monothéismes peuvent être l&#8217;objet de la dérision, de l&#8217;ironie. Ainsi, un cinéaste juif, Amos Gitaï, tourne en dérision la religion juive orthodoxe dans le film Kadosh. Les caricatures danoises de Mahomet ont tourné en dérision le prophète de l&#8217;islam.</p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, ces intégristes catholiques confondent le respect de la liberté de croire &#8211; non négociable &#8211; et le respect des croyances, ce qui est très différent. Ce qui est respectable, c&#8217;est la liberté qu&#8217;a un croyant de croire, ce n&#8217;est pas le contenu de ses croyances. Si je prétends soustraire mes croyances à la critique d&#8217;autrui, je mets en cause la liberté. Ces gens-là, en voulant pénaliser la caricature de certaines croyances glissent d&#8217;un principe de droit légitime (le respect de la liberté de croire) à un principe illégitime (le respect des croyances) qui n&#8217;existe pas dans un pays de liberté. Les croyances, comme les idéologies, comme toute opinion, doivent être susceptibles d&#8217;être critiquées, tournées en dérision, sans qu&#8217;il y ait là le moindre délit.</p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Si le délit de blasphème n&#8217;existe plus en France, l&#8217;Irlande </em></strong><strong>a <em>publié le premier janvier 2010 une loi qui réactualise le droit de la presse </em></strong><strong>et <em>qui crée, dans son article </em></strong><strong>36 <em>un délit de blasphème puni d&#8217;une amende de </em></strong><strong>25 <em>000 euros. Peut-on </em></strong><strong>se <em>trouver dans </em></strong><strong>ce <em>cadre-là en France aujourd&#8217;hui ? </em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Je le crains. Les trois monothéismes : le christianisme, le judaïsme et l&#8217;islam sont profondément divisés au niveau de leurs adeptes. Ceux-ci sont majoritairement d&#8217;accord avec les règles de la laïcité, mais il y en a quand même un certain nombre qui, dans chaque monothéisme, voudraient bien établir un statut de droit public pour les religions et, à partir de là, créer de nouvelles normes qui restaureraient les anciennes. Par exemple, pour le catholicisme, une association de catholiques intégristes s&#8217;était créée : droit et liberté. Elle avait prétendu, par exemple, que le film de Scorcese : « La dernière tentation du Christ » devait faire l&#8217;objet d&#8217;une mise en cause juridique parce qu&#8217;il « blessait » les croyances des chrétiens. Si quelqu&#8217;un se sent blessé dès que sa croyance est mise en cause, c&#8217;est là l&#8217;ouverture d&#8217;un nombre interminable de procès. Les protestants « born again », à savoir « nés à nouveau» en Arkansas, aux Etats-Unis d&#8217;Amérique, sont blessés parce qu&#8217;on enseigne en biologie la théorie de l&#8217;évolution selon Darwin alors qu&#8217;ils interprètent littéralement le texte biblique qui dit : Dieu créa les animaux selon leur espèce; ils affirment que cela « blesse» leur interprétation de la bible et demandent que cela soit interdit. On a cette tentation qu&#8217;il faut combattre, car elle est profondément hostile à la laïcité (d&#8217;ailleurs elle se déguise parfois en défense d&#8217;une laïcité prétendue « ouverte »), tentation de remettre en cause la stricte indépendance de la loi commune par rapport à la foi particulière de certains, de la part notamment de ceux qui voudraient changer certains articles de la loi de 1905.</p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>N&#8217;y a-t-il pas quelques questions </em></strong><strong>à <em>poser aux </em></strong><strong>« <em>victimes </em></strong><strong>» <em>de ces actions? </em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le directeur du Théâtre de la Ville a rédigé une pétition, largement signée, dans laquelle il remarque que ces individus s&#8217;empressent de déclarer blasphématoire, de façon automatique, des spectacles qui ne sont dirigés ni contre les croyants, ni contre le christianisme. Deux lignes de défense existent. L&#8217;une consiste à dire : « mais ce n&#8217;était pas blasphématoire », ce qu&#8217;avait affirmé Scorcese à propos du film : « La dernière tentation du Christ », ce qui est sans doute trop faible, car on serait tenté de répondre : quand bien même ce serait blasphématoire, cela ne doit pas faire l&#8217;objet d&#8217;un délit. Effectivement, je crois qu&#8217;aujourd&#8217;hui existe une pression telle &#8211; de certaines religions &#8211; que des personnes se croient obligées de se défendre non pas en s&#8217;appuyant sur le principe républicain de la laïcité qui distingue la loi commune de la foi particulière, mais en essayant d&#8217;argumenter en disant : « mais je n&#8217;ai pas voulu blasphémer ». La seule ligne de défense est de s&#8217;appuyer sur un principe de dé-liaison, de découplage radical de la loi commune et de la foi de certains.</p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Que penser de ces concepts de christianophobie, d&#8217;islamophobie &#8230; </em></strong><strong>? </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Je me méfie beaucoup de ces concepts. Après tout, on a le droit d&#8217;avoir peur d&#8217;une religion. La phobie, c&#8217;est la peur, la peur panique. Je ne vois pas pourquoi on devrait culpabiliser les gens d&#8217;avoir peur d&#8217;une religion, qu&#8217;ils aient tort ou raison, je ne vois pas en quoi ce serait un délit. Il faut quand même reconnaître le droit de critiquer une religion comme il faut reconnaître le droit de reconnaître le droit de critiquer une idéologie. Vous avez des gens qui ont peur du communisme, d&#8217;autres ont peur du libéralisme quand ils estiment que le communisme &#8211; ou le libéralisme- n&#8217;est pas une bonne chose. On ne va pas les agresser en disant : ce n&#8217;est pas bien, vous ne respectez pas les communistes ou vous ne respectez pas les libéraux. Si jamais on généralise ce principe qui érige en une sorte de délit, de « phobie » la critique d&#8217;une religion ou d&#8217;une idéologie, plus aucun débat ne sera possible. Il faut rappeler que Diderot a été l&#8217;objet d&#8217;une censure lorsqu&#8217;il a publié « La Religieuse ». Je crois que l&#8217;émancipation de la culture c&#8217;est la liberté.</p>
<p style="text-align: justify;">Je voudrais aussi préciser à propos des chrétiens : il faut savoir que des chrétiens (j&#8217;ai sous les yeux un texte de l&#8217;Observatoire Chrétien de la laïcité) sont aux antipodes de ces quelques manifestants. Je lirai simplement une phrase : « l&#8217;Observatoire Chrétien de la laïcité souligne que dans une société démocratique qui respecte la liberté de pensée le blasphème en tant que tel n&#8217;est pas un délit. En accuser quelqu&#8217;un n&#8217;a de sens que du point de vue de certaines croyances: il ne saurait concerner qui ne partage pas ces croyances ». Il est important de rappeler cela. Ce n&#8217;est pas une affaire d&#8217;athées qui voudraient s&#8217;ériger en critiques des chrétiens comme croyants, c&#8217;est une affaire de personnes qui, étant laïques, considèrent que la loi commune à tous ne peut pas dépendre de la croyance particulière à certains.</p>
<p style="text-align: right;">Transcription effectuée par Monique Cabotte-Carillon</p>
<p style="text-align: right;">12 novembre 2011</p>
<p><strong>Plus d&#8217;infos</strong> :</p>
<p>accéder au communiqué de l&#8217;Observatoire Chrétien de la laïcité (OCl) et au site de France-Culture avec l&#8217;enregistrement audio de la totalité de l&#8217;émission du 6 novembre « <em>Blasphème : en rire ou en pleurer ? </em>» à :</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.nsae.fr/20">http://www.nsae.fr/20 11/11 /07 /sur-la-Iiberte-d&#8217;expression-et-Ie-blaspheme/</a> </span></p>
<p><em> </em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Naomi Klein : « Le mouvement Occupons Wall Street est actuellement la chose la plus importante au monde »</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Nov 2011 14:33:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[À ne pas rater]]></category>
		<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>

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		<description><![CDATA[Naomi Klein, journaliste canadienne et auteur de La Stratégie du choc*, était invitée à s’exprimer par le mouvement Occupy Wall Street, à New York. Selon elle, ce mouvement va durer, car le combat contre le système économique « injuste et hors de contrôle » prendra des années. Objectif : renverser la situation en montrant que les ressources financières [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Naomi Klein, journaliste canadienne et auteur de <em>La Stratégie du choc*</em></strong><strong>, était invitée à s’exprimer par le mouvement Occupy Wall Street, à New York. Selon elle, ce mouvement va durer, car le combat contre le système économique « injuste et hors de contrôle » prendra des années. Objectif : renverser la situation en montrant que les ressources financières existent, qui permettraient de construire une autre société.</strong></p>
<p style="text-align: right;"><strong>Par rédaction </strong>(12 octobre 2011)</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/OccupyWallStreet.jpeg"><img class="size-full wp-image-5487 aligncenter" title="OccupyWallStreet" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/OccupyWallStreet.jpeg" alt="" width="239" height="167" /></a></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><em>J’ai été honorée d’être invitée à parler [le 29 septembre] devant les manifestants d’Occupons Wall Street. La sonorisation ayant été (honteusement) interdite, tout ce que je disais devait être répété par des centaines de personnes, pour que tous entendent (un système de « microphone humain »). Ce que j’ai dit sur la place de la Liberté a donc été très court. Voici la version longue de ce discours [publiée initialement en anglais dans Occupy Wall Street Journal].</em></p>
<p style="text-align: justify;">Je vous aime.</p>
<p style="text-align: justify;">Et je ne dis pas cela pour que des centaines d’entre vous me répondent en criant « je vous aime ». Même si c’est évidemment un des avantages de ce système de « microphone humain ». Dites aux autres ce que vous voudriez qu’ils vous redisent, encore plus fort.</p>
<p style="text-align: justify;">Hier, un des orateurs du rassemblement syndical a déclaré : <em>« Nous nous sommes trouvés. »</em> Ce sentiment saisit bien la beauté de ce qui se crée ici. Un espace largement ouvert – et une idée si grande qu’elle ne peut être contenue dans aucun endroit – pour tous ceux qui veulent un monde meilleur. Nous en sommes tellement reconnaissants.</p>
<p style="text-align: justify;">S’il y a une chose que je sais, c’est que les 1 % [les plus riches] aiment les crises. Quand les gens sont paniqués et désespérés, que personne ne semble savoir ce qu’il faut faire, c’est le moment idéal pour eux pour faire passer leur liste de vœux, avec leurs politiques pro-entreprises : privatiser l’éducation et la Sécurité sociale, mettre en pièces les services publics, se débarrasser des dernières mesures contraignantes pour les entreprises. Au cœur de la crise, c’est ce qui se passe partout dans le monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Et une seule chose peut bloquer cette stratégie. Une grande chose heureusement : les 99 %. Ces 99 % qui descendent dans les rues, de Madison à Madrid, en disant : <em>« Non, nous ne paierons pas pour votre crise. »</em></p>
<p style="text-align: justify;">Ce slogan est né en Italie en 2008. Il a ricoché en Grèce, en France, en Irlande, pour finalement faire son chemin jusqu’à l’endroit même où la crise a commencé.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Pourquoi protestent-ils ? »</em> demandent à la télévision les experts déroutés. Pendant ce temps, le reste du monde demande : <em>« Pourquoi avez-vous mis autant de temps ? »</em>, <em>« On se demandait quand vous alliez vous manifester »</em>. Et la plupart disent : <em>« Bienvenus ! »</em></p>
<p style="text-align: justify;">Beaucoup de gens ont établi un parallèle entre <em>Occupy Wall Street</em> et les manifestations « antimondialisation » qui avaient attiré l’attention à Seattle en 1999. C’était la dernière fois qu’un mouvement mondial, dirigé par des jeunes, décentralisé, menait une action visant directement le pouvoir des entreprises. Et je suis fière d’avoir participé à ce que nous appelions alors « le mouvement des mouvements ».</p>
<p style="text-align: justify;">Mais il y a aussi de grandes différences. Nous avions notamment choisi pour cibles des sommets internationaux : l’Organisation mondiale du commerce, le FMI, le G8. Ces sommets sont par nature éphémères, ils ne durent qu’une semaine. Ce qui nous rendait nous aussi éphémères. On apparaissait, on faisait la une des journaux, et puis on disparaissait. Et dans la frénésie d’hyperpatriotisme et de militarisme qui a suivi l’attaque du 11 Septembre, il a été facile de nous balayer complètement, au moins en Amérique du Nord.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Occupy Wall Street</em>, au contraire, s’est choisi une cible fixe. Vous n’avez fixé aucune date limite à votre présence ici. Cela est sage. C’est seulement en restant sur place que des racines peuvent pousser. C’est crucial. C’est un fait de l’ère de l’information : beaucoup trop de mouvements apparaissent comme de belles fleurs et meurent rapidement. Parce qu’ils n’ont pas de racines. Et qu’ils n’ont pas de plan à long terme sur comment se maintenir. Quand les tempêtes arrivent, ils sont emportés.</p>
<p style="text-align: justify;">Être un mouvement horizontal et profondément démocratique est formidable. Et ces principes sont compatibles avec le dur labeur de construction de structures et d’institutions suffisamment robustes pour traverser les tempêtes à venir. Je crois vraiment que c’est ce qui va se passer ici.</p>
<p style="text-align: justify;">Autre chose que ce mouvement fait bien : vous vous êtes engagés à être non-violents. Vous avez refusé de donner aux médias ces images de fenêtres cassées ou de batailles de rue qu’ils attendent si désespérément. Et cette prodigieuse discipline de votre côté implique que c’est la brutalité scandaleuse et injustifiée de la police que l’histoire retiendra. Une brutalité que nous n’avons pas constatée la nuit dernière seulement. Pendant ce temps, le soutien au mouvement grandit de plus en plus. Plus de sagesse.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais la principale différence, c’est qu’en 1999 nous prenions le capitalisme au sommet d’un boom économique frénétique. Le chômage était bas, les portefeuilles d’actions enflaient. Les médias étaient fascinés par l’argent facile. À l’époque, on parlait de start-up, pas de fermetures d’entreprises.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons montré que la dérégulation derrière ce délire a eu un coût. Elle a été préjudiciable aux normes du travail. Elle a été préjudiciable aux normes environnementales. Les entreprises devenaient plus puissantes que les gouvernements, ce qui a été dommageable pour nos démocraties. Mais, pour être honnête avec vous, pendant ces temps de prospérité, attaquer un système économique fondé sur la cupidité a été difficile à faire admettre, au moins dans les pays riches.</p>
<p style="text-align: justify;">Dix ans plus tard, il semble qu’il n’y ait plus de pays riches. Juste un tas de gens riches. Des gens qui se sont enrichis en pillant les biens publics et en épuisant les ressources naturelles dans le monde.</p>
<p style="text-align: justify;">Le fait est qu’aujourd’hui chacun peut voir que le système est profondément injuste et hors de contrôle. La cupidité effrénée a saccagé l’économie mondiale. Et elle saccage aussi la Terre. Nous pillons nos océans, polluons notre eau avec la fracturation hydraulique et le forage en eaux profondes, nous nous tournons vers les sources d’énergie les plus sales de la planète, comme les sables bitumineux en Alberta. Et l’atmosphère ne peut absorber la quantité de carbone que nous émettons, créant un dangereux réchauffement. La nouvelle norme, ce sont les catastrophes en série. Économiques et écologiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Tels sont les faits sur le terrain. Ils sont si flagrants, si évidents, qu’il est beaucoup plus facile qu’en 1999 de toucher les gens, et de construire un mouvement rapidement.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous savons tous, ou du moins nous sentons, que le monde est à l’envers : nous agissons comme s’il n’y avait pas de limites à ce qui, en réalité, n’est pas renouvelable – les combustibles fossiles et l’espace atmosphérique pour absorber leurs émissions. Et nous agissons comme s’il y avait des limites strictes et inflexibles à ce qui, en réalité, est abondant – les ressources financières pour construire la société dont nous avons besoin.</p>
<p style="text-align: justify;">La tâche de notre époque est de renverser cette situation et de contester cette pénurie artificielle. D’insister sur le fait que nous <em>pouvons</em>nous permettre de construire une société décente et ouverte, tout en respectant les limites <em>réelles</em> de la Terre.</p>
<p style="text-align: justify;">Le changement climatique signifie que nous devons le faire avant une date butoir. Cette fois, notre mouvement ne peut se laisser distraire, diviser, épuiser ou emporter par les événements. Cette fois, nous devons réussir. Et je ne parle pas de réguler les banques et d’augmenter les taxes pour les riches, même si c’est important.</p>
<p style="text-align: justify;">Je parle de changer les valeurs sous-jacentes qui régissent notre société. Il est difficile de résumer cela en une seule revendication, compréhensible par les médias. Et il est difficile également de déterminer comment le faire. Mais le fait que ce soit difficile ne le rend pas moins urgent.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est ce qui se passe sur cette place, il me semble. Dans la façon dont vous vous nourrissez ou vous réchauffez les uns les autres, partageant librement les informations et fournissant des soins de santé, des cours de méditation et des formations à « l’empowerment ». La pancarte que je préfère ici, c’est : <em>« Je me soucie de vous. »</em> Dans une culture qui forme les gens à éviter le regard de l’autre et à dire : « Laissez-les mourir », c’est une déclaration profondément radicale.</p>
<p style="text-align: justify;">Quelques réflexions finales. Dans cette grande lutte, voici quelques choses qui ne comptent pas :</p>
<p style="text-align: justify;">Comment nous nous habillons,</p>
<p style="text-align: justify;">Que nous serrions nos poings ou faisions des signes de paix,</p>
<p style="text-align: justify;">Que l’on puisse faire tenir nos rêves d’un monde meilleur dans une phrase-choc pour les médias.</p>
<p style="text-align: justify;">Et voici quelques petites choses qui comptent vraiment :</p>
<p style="text-align: justify;">Notre courage,</p>
<p style="text-align: justify;">Notre sens moral,</p>
<p style="text-align: justify;">Comment nous nous traitons les uns les autres.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous avons mené un combat contre les forces économiques et politiques les plus puissantes de la planète. C’est effrayant. Et tandis que ce mouvement grandit sans cesse, cela deviendra plus effrayant encore. Soyez toujours conscients qu’il y a aura la tentation de se tourner vers des cibles plus petites – comme, disons, la personne assise à côté de vous pendant ce rassemblement. Après tout, c’est une bataille qui est plus facile à gagner.</p>
<p style="text-align: justify;">Ne cédons pas à la tentation. Je ne dis pas de ne pas vous faire mutuellement des reproches. Mais cette fois, traitons-nous les uns les autres comme si on prévoyait de travailler ensemble, côte à côte dans les batailles, pour de nombreuses années à venir. Parce que la tâche qui nous attend n’en demandera pas moins.</p>
<p style="text-align: justify;">Considérons ce beau mouvement comme s’il était la chose la plus importante au monde. Parce qu’il l’est. Vraiment.</p>
<p style="text-align: right;">Naomi Klein, le 6 octobre 2011</p>
<p style="text-align: right;">Traduction : Agnès Rousseaux / <em>Basta !</em></p>
<p>Discours publié dans <a href="http://www.scribd.com/doc/67436424/Occupied-Wsj">Occupied Wall Street Journal</a>. A lire : le <a href="http://www.naomiklein.org/main">blog de Naomi Klein</a> (en anglais).</p>
<p><strong>Source </strong>: <a href="http://www.bastamag.net/article1812.html">http://www.bastamag.net/article1812.html</a></p>
<p>* <strong>A lire et à voir</strong> :</p>
<p><strong>- le livre </strong>: <em>« La stratégie du choc – La montée d’un capitalisme du désastre</em> », par N. Klein, Ed. Actes Sud, 2008, 672 pages, 25 €.</p>
<p>- <strong>le DVD</strong> d’après le livre de N. Klein, <em>« La stratégie du choc – La montée d’un capitalisme du désastre</em> », film réalisé par M. Winterbottom et M. Whitecross, durée 79 min., 2010, Editions du Montparnasse (<a href="http://www.editionsdumontparnasse.fr">http://www.editionsdumontparnasse.fr</a>).</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/DVD-Str.Choc.jpg"><img class="size-full wp-image-5486 aligncenter" title="DVD-Str.Choc" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/DVD-Str.Choc.jpg" alt="" width="119" height="190" /></a></p>
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		</item>
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		<title>La Grèce, dossier noir de l&#8217;ancien VRP du hors-bilan chez Goldman Sachs</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2011/11/02/la-grece-dossier-noir-de-lancien-vrp-du-hors-bilan-chez-goldman-sachs/</link>
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		<pubDate>Wed, 02 Nov 2011 20:53:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Dans le monde]]></category>

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		<description><![CDATA[La nature des fonctions de Mario Draghi chez Goldman Sachs entre 2002 et 2005 constitue la grande zone d&#8217;ombre du parcours professionnel du nouveau président de la Banque centrale européenne (BCE). En particulier, son rôle dans l&#8217;affaire du maquillage des comptes de la Grèce reste un mystère. Un petit rappel des faits d&#8217;abord. En 1999, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><em>La nature des fonctions de Mario Draghi chez Goldman Sachs entre 2002 et 2005 constitue la grande zone d&#8217;ombre du parcours professionnel du nouveau président de la Banque centrale européenne (BCE). En particulier, son rôle dans l&#8217;affaire du maquillage des comptes de la Grèce reste un mystère.</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Draghi.jpeg"><img class="size-full wp-image-5418 aligncenter" title="Draghi" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Draghi.jpeg" alt="" width="264" height="191" /></a><br />
</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Un petit rappel des faits d&#8217;abord. En 1999, lorsque la création de l&#8217;euro est décidée, la Grèce ne peut adhérer à la monnaie unique. Athènes est à des années-lumière des critères très rigoureux énoncés par le traité de Maastricht. Pour rejoindre le dispositif, la nation hellène n&#8217;a d&#8217;autre choix que de dissimuler ses déficits.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce contexte, en 2000, Goldman Sachs International, la filiale britannique de la banque d&#8217;affaires américaine, vend au gouvernement socialiste de Costas Simitis un &#8220;swap&#8221; en devises qui permet à la Grèce de se protéger des effets de change en transformant en euros la dette initialement émise en dollars. L&#8217;astuce permet à la Grèce d&#8217;inscrire cette nouvelle dette en euros dans son hors-bilan et de la faire momentanément disparaître. Pour sa part, Goldman Sachs empoche des commissions juteuses et voit sa réputation de bon gestionnaire de dette souveraine portée au pinacle.</p>
<p style="text-align: justify;">Et c&#8217;est à ce stade qu&#8217;intervient M. Draghi. L&#8217;intéressé affirme qu&#8217;étant entré en fonctions en 2002, il n&#8217;a rien eu à voir avec le maquillage orchestré deux ans plus tôt par la banque. Et il a démissionné en 2005, soit un an avant que Goldman Sachs ne revende dans des conditions qu&#8217;on ignore encore, ni vu ni connu, une partie du &#8220;swap&#8221; à la National Bank of Greece, la première banque commerciale du pays, dirigée par un ancien goldmanien.</p>
<p style="text-align: justify;">Reste que entre ces deux dates, M. Draghi est associé de Goldman Sachs, &#8220;vice-président pour l&#8217;Europe-Goldman Sachs International, entreprises et dette souveraine&#8221;, un intitulé du poste qui laisse supposer que M. Draghi a assuré le suivi du contrat grec.</p>
<p style="text-align: justify;">Deux mois après son arrivée au 133 Fleet Street, le siège néogothique de Goldman Sachs International, M. Draghi signe d&#8217;ailleurs un article avec le Prix Nobel d&#8217;économie Robert C. Merton, justifiant le recours à ces pratiques légales de dissimulation des créances <em>&#8220;pour stabiliser</em><em> les revenus de l&#8217;impôt et éviter</em><em> la soudaine accumulation de dette&#8221;</em>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Conflit d&#8217;intérêts »</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, comme l&#8217;affirme le <em>New York Times</em> publié le 30 octobre, citant un ex-banquier de Goldman Sachs sous couvert d&#8217;anonymat, M. Draghi a été chargé de vendre dans toute l&#8217;Europe ce type de produit financier &#8220;swap&#8221; permettant de dissimuler une partie de la dette souveraine.</p>
<p style="text-align: justify;">Au cours de son audition devant le Parlement européen, le 14 juin 2011, le président de la banque centrale d&#8217;Italie avait écarté tout <em>&#8220;conflit d&#8217;intérêts&#8221;</em> et affirmé ne pas avoir conseillé les gouvernements européens sur leur gestion de la dette.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ses fonctions de VRP du hors-bilan, un autre facteur a aidé M. Draghi à vendre ce produit financier à la Grèce : la désorganisation d&#8217;Eurostat, l&#8217;institut européen de la statistique censé être l&#8217;arbitre attitré du respect des critères du traité de Maastricht. Pris dans la tourmente d&#8217;un scandale financier interne, il s&#8217;en trouve paralysé au moment du lancement de l&#8217;euro et le restera jusqu&#8217;en 2005.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi ce premier de la classe est-il allé se fourvoyer dans l&#8217;aventure de Goldman Sachs ? L&#8217;argent, la culture d&#8217;entreprise très spécifique à cette banque, l&#8217;admiration pour les Etats-Unis ? Il y a sans doute un peu de tout cela.</p>
<p style="text-align: justify;">Les liens entre M. Draghi et Goldman Sachs remontent aux privatisations italiennes, au début des années 1990, dont il s&#8217;était occupé en tant que directeur du Trésor. Parmi les banques étrangères, Goldman Sachs, qui cherchait alors à se faire une place sur le Vieux Continent, s&#8217;était taillée la part du lion de ce gigantesque programme. L&#8217;institution avait en particulier obtenu le mandat pour la cession, en 1993, du géant des hydrocarbures ENI.</p>
<p style="text-align: justify;">Certains à Rome, à l&#8217;instar de l&#8217;ancien président de la République Francesco Cossiga, ont accusé M. Draghi d&#8217;avoir favorisé son futur employeur dans l&#8217;attribution de contrats de dénationalisations. Ce dont M. Draghi s&#8217;est toujours défendu.</p>
<p style="text-align: justify;">En 2006, Luca Montezemelo, l&#8217;ex-président de Fiat et l&#8217;un de ses anciens condisciples à l&#8217;université, a révélé toutefois que la famille Draghi passait régulièrement ses vacances dans le sud de l&#8217;Italie en compagnie de Robert Rubin et des siens. Cet ancien secrétaire au Trésor de Bill Clinton a fait toute sa carrière chez Goldman Sachs avant d&#8217;en assurer la coprésidence entre 1990 et 1992.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Marc Roche</strong></p>
<p style="text-align: right;">Londres Correspondant</p>
<p><strong>Source </strong>: article paru dans Le Monde daté du 1<sup>er</sup> Novembre 2011</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>« Aidons l’argent » à fuir les paradis fiscaux</title>
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		<pubDate>Mon, 31 Oct 2011 23:31:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[À ne pas rater]]></category>
		<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>

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		<description><![CDATA[À une semaine du G20 de Cannes, où Politis sera présent, le CCFD-Terre solidaire a mis ce jeudi 27 octobre un point final à sa campagne contre les paradis fiscaux. Au terme de 16 mois de mobilisation le CCFD-Terre solidaire a remis symboliquement au chef de l’État les 475 524 cartes postales collectées via l’appel [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><em>À une semaine du G20 de Cannes, où Politis sera présent, le CCFD-Terre solidaire a mis ce jeudi 27 octobre un point final à sa campagne contre les paradis fiscaux. </em></strong><strong><em>Au terme de 16 mois de mobilisation le </em></strong><strong><em><a href="http://ccfd-terresolidaire.org/">CCFD-Terre solidaire</a></em></strong><strong><em> a remis symboliquement au chef de l’État les 475 524 cartes postales collectées via l’appel </em></strong><strong><em><a href="http://www.aidonslargent.org/">« aidons l’argent »</a></em></strong><strong><em> à sortir des paradis fiscaux.</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/AidonslArgent2.jpeg"><img class="size-medium wp-image-5415 aligncenter" title="Aidonsl'Argent2" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/AidonslArgent2-300x207.jpg" alt="" width="300" height="207" /></a><br />
</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Selon le CCFD, 800 milliards d’euros s’évadent chaque année des pays en développement. Le manque à gagner annuel pour ces pays est chiffré à 125 milliards.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur la place du Palais-Royal à Paris, jeudi 27 octobre, 400 personnes masquées se sont couchées sur le sol pour donner un retentissement médiatique à la campagne de l’organisation, une semaine avant un G20 crucial à Cannes.</p>
<p style="text-align: justify;">En France, les fuites de capitaux représentent 40 milliards d’euros, contre 250 milliards en Europe. Et la Suisse est à l’offensive pour défendre le<em> statu quo</em> : elle a conclu cet été avec l’Allemagne et l’Angleterre les « <a href="http://www.suisse.attac.org/Les-accords-Rubik-passes-par-la">accords rubik</a> » qui lui permettent de garder secrète l’identité des détenteurs de comptes dans ses banques. En échange la Suisse s’engage à verser à l’Allemagne et à la Grande-Bretagne une somme d’argent issue d’un impôt forfaitaire, qu’elle perçoit elle-même en toute opacité, sur les placements des ressortissants de ces deux pays.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mathilde Dupré, chargée de mission sur les questions fiscales au CCFD-Terre solidaire.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Ces accords sont très dangereux, ils remettent complètement en cause le principe d’échange d’informations entre les États.</em> <em>L’Allemagne et la Grande-Bretagne abandonnent tout moyen de vérifier si ce que leur verse la Suisse correspond effectivement aux fonds qui sont présents dans les banques suisses. Heureusement, ces accords </em><em><a href="http://www.romandie.com/news/n/CHFiscalite_les_accords_Rubik_derangent_Bruxelles_qui_evoque_des_mesures261020110610.asp">viennent d’être condamnés par l’Union européenne</a></em><em>, alors que la France, l’Italie, la Belgique sont démarchés par la Suisse à leur tour. »</em></p>
<p style="text-align: justify;">Sur cette question comme sur beaucoup d’autres, les organisations devraient être massivement mobilisées, du 1er au 4 novembre prochain, à l’occasion du <a href="http://www.mobilisationsg8g20.org/">contre-G20 organisé à Nice</a>, où <em>Politis</em> sera présent.</p>
<p style="text-align: right;"><em><a href="http://www.politis.fr/_Erwan-Manac-h,362_.html">Erwan Manac’h</a></em><em></em></p>
<p style="text-align: right;"><em>28 octobre 2011</em><strong></strong></p>
<p><strong>Source </strong>: <a href="http://www.politis.fr/Aidons-l-argent-a-fuir-les-paradis,15795.html">http://www.politis.fr/Aidons-l-argent-a-fuir-les-paradis,15795.html</a></p>
<p><strong>Pour en savoir plus :</strong></p>
<p><strong>•</strong> le film de cette mobilisation sur :</p>
<p><a href="http://www.dailymotion.com/video/xlzhsv_flash-mob-le-g20-doit-prendre-ses-responsabilites-face-aux-paradis-fiscaux_news"> http://www.dailymotion.com/video/xlzhsv_flash-mob-le-g20-doit-prendre-ses-responsabilites-face-aux-paradis-fiscaux_news</a></p>
<p><strong>•</strong> <a href="http://ccfd-terresolidaire.org/ewb_pages/i/info_2669.php?PHPSESSID=ded75fd0f59ec2b189c57d479526c304">Mobilisation du CCFD-Terre Solidaire : de l’Alter-sommet de Nice au G20 de Cannes</a></p>
<p>• Mobilisations et recommandations du CCFD-Terre Solidaire : le dossier de presse (19 pages) :</p>
<p><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/G20-Cannes.pdf">G20-Cannes</a></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Pierre Larrouturou : « Nous sommes dans un moment crucial »</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Oct 2011 13:25:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[À ne pas rater]]></category>
		<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>

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		<description><![CDATA[À quelques jours du G20 de Cannes organisé les 3 et 4 novembre, l’économiste présente dix propositions pour éviter un effondrement de l’économie. Explications. Contre l’« inertie insupportable » des politiques et devant la gravité de la crise, Pierre Larrouturou, économiste et conseiller régional EELV d’Île-de-France, a souhaité prendre la parole. À quelques jours du G20, qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><em>À quelques jours du </em></strong><strong><em><a href="http://www.cannes.com/index.php?option=com_content&amp;task=view&amp;id=11481&amp;Itemid=2457886">G20 de Cannes</a></em></strong><strong><em> organisé les 3 et 4 novembre, l’économiste présente dix propositions pour éviter un effondrement de l’économie. Explications.</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Contre l’« inertie insupportable » des politiques et devant la gravité de la crise, Pierre Larrouturou, économiste et conseiller régional EELV d’Île-de-France, a souhaité prendre la parole. À quelques jours du G20, qui se tiendra à Cannes les 3 et 4 novembre, il lance un </em></strong><strong><em><a href="http://www.poureviterleffondrement.fr/">appel en ligne</a></em></strong><strong><em> intitulé « Pour éviter l’effondrement ». Une initiative « citoyenne », en son nom propre, pour tenter d’être entendu au-delà des appartenances partisanes.</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/G20.jpg"><img class="size-full wp-image-5406 aligncenter" title="G20" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/G20.jpg" alt="" width="255" height="180" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Propos recueillis par <a href="http://www.politis.fr/_Erwan-Manac-h,362_.html">Erwan Manac’h</a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Politis.fr : Pourquoi avez-vous pris cette initiative ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pierre Larrouturou  :</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il fallait dire l’extrême gravité de ce que nous vivons aujourd’hui. Nous sommes au bord du chaos, la crise sociale qui se dessine peut être beaucoup plus grave que celle qu’on a vécu en 2008. Je souhaitais aussi dire que les « indignés » ont raison : ce n’est pas aux peuples de payer. Aujourd’hui, 0,2% de la population a cumulé une fortune de 39 000 milliards alors qu’il faudrait 110 milliards pour sauver la Grèce.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est un problème de volonté politique. C’est pour cela que nous rappelons que Roosevelt, lorsqu’il est arrivé au pouvoir en 1932 aux États-Unis, a fait passer 15 réformes fondamentales sur les banques et la fiscalité en trois mois.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Peut-on espérer que des mesures soient adoptées lors du G20 à Cannes, les 3 et 4 novembre ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Oui. Les conclusions de ce G20 ne sont pas écrites à l’avance, comme c’est parfois le cas avant les sommets. À <a href="http://www.politis.fr/Un-austere-G8,14291.html">Deauville</a> en mai dernier, pas un mot n’a été échangé sur la crise financière. Aujourd’hui, tout le monde voit bien que c’est l’urgence. Le climat a complètement changé.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous sommes dans un moment crucial, cela peut basculer d’un côté ou de l’autre. Nous devons être nombreux pour présenter les solutions et mettre la pression sur ce G20 et la maintenir.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Parmi vos propositions, vous avancez des mesures contre le chômage. S’agit-il d’amortir le choc d’une récession mondiale, désormais inéluctable ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Oui. Il faut regarder les choses en face. La dette totale américaine a atteint 250 % du PIB. La bulle immobilière en Chine a prit une ampleur encore jamais vue. Elle est aujourd’hui deux fois plus grosse que la bulle américaine avant qu’elle n’explose.</p>
<p style="text-align: justify;">Les déséquilibres s’accumulent depuis 30 ans et l’élection aux États-Unis de Ronald Reagan en 1981. 30 ans de crise sociale et d’endettement ont amené de tels déséquilibres que ce serait se mentir de penser qu’on pourra éviter une crise.</p>
<p style="text-align: justify;">La question est aujourd’hui de savoir si les conséquences de cette crise seront catastrophiques, pour notre société, notre cohésion sociale, nos services publics. Ou au contraire, si nous sommes capables d’anticiper la crise et d’en faire au contraire l’occasion de ressouder notre contrat social, de construire une Europe politique vraiment démocratique et de mettre des règles sociales et écologiques à la mondialisation.</p>
<p style="text-align: justify;">Hélas, vu la bêtise de nos dirigeants, le poids des lobbies et le fatalisme de beaucoup de nos concitoyens qui ne croient plus en l’action collective, le plus probable est sans doute que cela finisse mal. La dernière fois que cela a mal fini [au lendemain de la crise de 1929] ça s’est soldé par 30 millions de morts [lors la Seconde Guerre mondiale], alors que certains avaient tiré la sonnette d’alarme.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais j’ai de l’espoir, nous voyons se lever un mouvement citoyen partout dans le monde pour porter des solutions. Vu le niveau d’intelligence des citoyens et l’apport d’internet, nous pouvons faire pression sur nos politiques qui ne sont pas à la hauteur.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Vous avez quitté le PS pour rejoindre EELV. Les socialistes sont-ils trop éloignés de vos analyses ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Je ne supportais plus l’inertie et le discours perpétuel sur le retour de la croissance. Je me souviens en particulier d’un débat avec Dominique Strauss-Kahn, qui s’était moqué de moi à La Rochelle, alors que je montrais la dette américaine, qui grimpait de façon verticale. La gauche européenne et le PS étaient incapables de regarder cela et de prévenir la crise.</p>
<p style="text-align: justify;">Les membres de la commission économie avaient les yeux rivés sur la croissance américaine. Ils ne voulaient pas s’apercevoir qu’elle était non seulement artificielle, mais intenable du point de vue écologique et qu’elle n’amenait pas le plein emploi. Du fait des gains de productivité et la multiplication des petits boulots, la durée réelle du travail était tombée à 33 heures aux États-Unis.</p>
<p style="text-align: justify;">J’en avais donc marre du PS et de sa politique de « rustines », qui ne propose pas grand-chose d’autre que des emplois jeunes, en espérant que la croissance revienne par miracle. Je ne pouvais plus accepter cette inertie.</p>
<p style="text-align: justify;">Propos recueillis par <a href="http://www.politis.fr/_Erwan-Manac-h,362_.html">Erwan Manac’h</a></p>
<p style="text-align: justify;">26 octobre 2011</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les dix mesures de l’appel de Pierre Larrouturou :</strong></p>
<p style="text-align: justify;">• Séparer les banques de dépôt et les banques d’affaires pour protéger l’épargne des citoyens.</p>
<p style="text-align: justify;">•  Instaurer une taxe sur les transactions financières.</p>
<p style="text-align: justify;">• Responsabiliser les financiers.</p>
<p style="text-align: justify;">• Annuler les baisses d’impôts concédées depuis 20 ans.</p>
<p style="text-align: justify;">•  Lutter contre les paradis fiscaux. Sécuriser les salariés, lutter contre les licenciements.</p>
<p style="text-align: justify;">• Sécuriser les chômeurs.</p>
<p style="text-align: justify;">• Lutter contre les délocalisations.</p>
<p style="text-align: justify;">• Signer à nouveau la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9claration_de_Philadelphie">Déclaration de Philadelphie</a>, pour un sursaut de coopération et de justice sociale à l’échelle planétaire.</p>
<p style="text-align: justify;">• Convoquer un nouveau sommet de Bretton-Woods, pour « prendre acte que nous vivons la fin d’un modèle de développement ».</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Source </strong>:</p>
<p><a href="http://www.politis.fr/Pierre-Larrouturou-Nous-sommes,15719.html">http://www.politis.fr/Pierre-Larrouturou-Nous-sommes,15719.html</a></p>
<p><strong>A LIRE pour en savoir plus </strong>:</p>
<p>• la <em>tribune de P. Larrouturou</em> parue le 25 octobre 2011 dans Le Monde : <strong>&#8220;</strong><strong>Pourquoi les &#8220;indignés&#8221; ont raison&#8221;</strong></p>
<p><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Larrouturou-Monde25.10.11.pdf">Larrouturou-Monde25.10.11</a></p>
<p>• le <em>rapport d’Attac France </em>: <strong>&#8220;</strong><strong>Le G20, un fiasco annoncé&#8221;</strong></p>
<p><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/RapportG20-Attac.pdf">RapportG20-Attac</a></p>
<p style="text-align: justify;">Avant <a href="http://www.mobilisationsg8g20.org/">le contre-sommet du G20</a> qui se tiendra à Nice du 1er au 4 novembre et le G20 de Cannes les 3 et 4 novembre, ce rapport (14 pages) retrace les multiples raisons qui font de ce sommet un fiasco annoncé.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p><strong> </strong></p>
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