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	<title>NSAE &#187; Dans le monde</title>
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		<title>UE : De nombreuses atteintes aux droits humains commises au sein même de l’Union européenne sont ignorées</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Jan 2012 12:49:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Dans le monde]]></category>

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		<description><![CDATA[Le bilan de l’Europe en matière de droits humains s’est détérioré de façon alarmante en 2011 selon Human Rights Watch.   L’Union européenne et ses États membres se sont avérés peu désireux de s’attaquer aux atteintes aux droits humains commises sur ce continent en 2011, alors même que leurs dirigeants affirmaient publiquement l’importance de cette [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><em>Le bilan de l’Europe en matière de droits humains s’est détérioré de façon alarmante en 2011 selon Human Rights Watch. </em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em> <a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/HumanR.W..jpeg"><img class="size-full wp-image-5923 aligncenter" title="HumanR.W." src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/HumanR.W..jpeg" alt="" width="232" height="218" /></a></em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">L’Union européenne et ses États membres se sont avérés peu désireux de s’attaquer aux atteintes aux droits humains commises sur ce continent en 2011, alors même que leurs dirigeants affirmaient publiquement l’importance de cette question comme ayant inspiré le Printemps arabe, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui dans son Rapport mondial 2012<em>. </em></p>
<p style="text-align: justify;">Human Rights Watch a constaté des tendances préoccupantes en matière de droits humains au sein de l’<a href="http://www.hrw.org/fr/node/104026">Union européenne</a>, relevant des événements survenus dans neuf États membres ainsi que des évolutions dans les domaines de la migration et de l’asile, de la discrimination et de l’intolérance, et des politiques antiterroristes.</p>
<p style="text-align: justify;">Un <a href="http://www.hrw.org/fr/node/104205">chapitre</a> spécifique du rapport analyse les tendances à long terme en matière de droits humains en Europe. Ce chapitre conclut que la détérioration du respect des droits humains, la faible application de ces droits lorsque des violations se produisent, l’influence croissante de partis extrémistes, et le recul de l’idée que les droits s’appliquent également à chacun équivalent à une crise qui réclame une action urgente.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Si l’on en juge par les belles paroles sur le Printemps arabe en 2011, les droits humains pourraient sembler une préoccupation centrale de l’Union européenne</em> », a déclaré<span style="text-decoration: underline;"> Benjamin Ward</span>, directeur adjoint de la division Europe et Asie centrale au sein de Human Rights Watch. « <em>La triste vérité est que les gouvernements de l’UE mettent trop souvent de côté les droits humains au sein même de l’Europe lorsqu’ils s’avèrent gênants, en particulier ceux des minorités vulnérables et des migrants, et balaient d’un revers de main les critiques portées sur les atteintes à ces droits</em>. »</p>
<p style="text-align: justify;">Dans son rapport de 676 pages, Human Rights Watch a évalué les progrès réalisés en matière de droits humains durant l’année écoulée dans plus de 90 pays, notamment les soulèvements populaires dans le monde arabe que peu de personnes auraient imaginés.</p>
<p style="text-align: justify;">Si l’idée d’une crise des droits humains en Europe pourrait sembler improbable, un examen plus approfondi révèle des tendances préoccupantes, selon Human Rights Watch. Quatre évolutions se détachent : l’érosion des droits dans le cadre de politiques antiterroristes ; l’intolérance croissante et des politiques constituant des abus envers les minorités et les migrants ; la montée de partis populistes extrémistes et leur influence sur les politiques générales ; et l’efficacité amoindrie des institutions et des instruments qui protègent les droits humains.</p>
<p style="text-align: justify;">Certaines politiques européennes en réponse à la migration en provenance d’Afrique du Nord ont illustré l’approche négative de l’UE en 2011. Il s’agit notamment d’appels à limiter la liberté de mouvement au sein des frontières internes de l’UE, de conflits portant sur la responsabilité du sauvetage de migrants risquant la noyade, et d’une réticence à la réinstallation de réfugiés en provenance de la Libye.</p>
<p style="text-align: justify;">Les partis populistes extrémistes sont demeurés influents à travers le continent européen, altérant les politiques générales, en particulier sur les questions relatives aux Roms, aux Musulmans et aux migrants. Les gouvernements de l’UE ont fréquemment réagi en se faisant l’écho des critiques de ces partis envers les minorités et en appliquant des politiques qui transgressaient les droits humains.</p>
<p style="text-align: justify;">La Commission européenne s’est abstenue de mettre en œuvre avec fermeté son devoir d’agir contre des mesures qui violent la Charte des droits fondamentaux et d’autres lois de l’UE. Elle a accepté des amendements timides à une loi sur les médias hautement problématique en Hongrie, renoncé à engager des poursuites contre la France à propos de l’expulsion de Roms originaires d’Europe de l’Est en dépit d’abus persistants, et suspendu les poursuites contre la Grèce alors même que ce pays n’a pas fait grand-chose pour réformer son système d’asile profondément défectueux et ses conditions de détention inhumaines et dégradantes. Le 17 janvier, la Commission européenne a annoncé le lancement de procédures d’infraction contre la Hongrie, relatives au nouveau système de nominations judiciaires adopté dans ce pays ; il est toutefois difficile de prévoir l’effet qu’auront ces procédures sur l’ingérence plus générale du gouvernement hongrois dans le travail des tribunaux et des médias.</p>
<p style="text-align: justify;"> « <em>Malgré toutes ses promesses de tolérance zéro, la Commission européenne s’est montrée réticente à interpeller les États membres à propos de leurs bilans en matière de droits humains</em> », a indiqué Benjamin Ward. « <em>Si la Commission ne fait pas preuve de davantage de courage, la pente descendante en matière de droits au sein de l’UE semble devoir se poursuivre</em>. »</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Principales évolutions en 2011</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Alors que des centaines de migrants se sont noyés en Méditerranée en tentant de fuir la Libye, l’UE s’est abstenue d’entreprendre une action concertée pour améliorer la coordination des efforts de sauvetages en mer ou pour aider à réinstaller un nombre important de réfugiés reconnus en provenance d’Afrique du nord. Si l’Italie et Malte ont secouru de nombreux bateaux, le fait qu’un bateau de guerre n’aurait pas secouru un bateau en détresse fin mars et début avril aurait entraîné la mort de 63 personnes. Des conflits portant sur le lieu de débarquement des migrants et des demandeurs d’asile secourus ont mis d’autres personnes en danger.</p>
<p style="text-align: justify;">Les progrès vers un système d’asile commun sont restés lents, toutes les directives amendées proposées portant sur la réception, les procédures et la qualification demeurant en attente à la fin de l’année. L’approche de l’UE a mis l’accent sur le contrôle de la migration plutôt que sur l’accès à la protection pour les personnes qui en ont besoin.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un jugement marquant du mois de janvier, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), un tribunal du Conseil de l’Europe dont les décisions sont contraignantes pour les États de l’UE, a conclu que les renvois de demandeurs d’asile vers la Grèce depuis d’autres pays de l’UE violaient leurs droits. La décision de la CEDH invoquait les conditions de détention inhumaines et dégradantes, ainsi que le manque d’accès réel à l’asile en Grèce. La Cour est demeurée un instrument crucial pour la protection des droits humains dans l’ensemble de l’UE, en dépit d’attaques politiques de la part de certaines personnes en Europe, entre autres de ministres du Royaume-Uni.</p>
<p style="text-align: justify;"> Le jugement de la CEDH, ainsi qu’un autre similaire rendu par la Cour de justice de l’UE en décembre, ont mis en relief les problèmes relatifs au règlement « Dublin » de l’UE, qui exige que le premier pays d’entrée traite les demandes d’asile, ce qui impose un fardeau injuste aux pays qui se trouvent aux frontières externes de l’UE. La plupart des États ont suspendu les renvois vers la Grèce mais les efforts pour réformer le règlement sont restés au point mort en raison de l’opposition d’une majorité des membres de l’UE.</p>
<p style="text-align: justify;"> Les violences racistes et xénophobes à l’encontre des migrants, des demandeurs d’asile et des Roms ont constitué un problème grave dans plusieurs pays, notamment en Grèce, en Italie et en Hongrie, avec une réponse insuffisante de la part de ces gouvernements. Les horribles attaques terroristes en Norvège perpétrées en juillet par un extrémiste xénophobe qui a tué 77 personnes ont souligné les dangers d’une intolérance non réprimée, tandis que la décision du gouvernement norvégien de répondre par « <em>plus d’ouverture, plus de démocratie et plus d’humanité</em> » a donné un exemple positif. De nouvelles lois sont entrées en vigueur en France et en Belgique interdisant le voile intégral musulman ; au cours de cette même année, les dirigeants français et britanniques ont déclaré que le multiculturalisme était une politique qui a échoué.</p>
<p style="text-align: justify;">Certaines mesures antiterroristes en vigueur dans des pays européens ont porté atteinte aux droits humains. L’Espagne autorise la détention au secret pour une durée pouvant aller jusqu’à 13 jours. Des réformes portant sur les règles de garde à vue par la police en France ont laissé en place des possibilités d’interroger des personnes soupçonnées de terrorisme sans qu’un avocat soit présent, et de refuser l’accès à un avocat pour une durée pouvant atteindre 72 heures. Des propositions législatives visant à limiter des ordres de contrôles et de détention préventive antiterroriste au Royaume-Uni ont été affaiblies par des dispositions permettant de les rétablir en cas d’urgence.</p>
<p style="text-align: justify;">Peu de progrès ont été réalisés contre l’impunité pour complicité de la part de gouvernements européens avec les tortures et la détention secrète pratiquées par les États-Unis. La Lituanie a clôturé son enquête, il y a eu peu de progrès dans une enquête similaire en Pologne, et les autorités roumaines ont formulé des démentis répétés malgré des preuves identifiant l’emplacement d’un ancien centre de détention secrète de la CIA à Bucarest. Un tribunal allemand a rejeté une affaire impliquant le gouvernement allemand pour avoir omis de procéder à l’extradition de citoyens étatsuniens soupçonnés d’implication dans le renvoi en 2004 vers l’Afghanistan d’un citoyen allemand naturalisé.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Le résultat net de l’évolution des droits humains en Europe suscite de graves préoccupations</em> », a conclu Benjamin Ward. « <em>Sans une action concertée des gouvernements de l’UE, il se pourrait que la prochaine génération d’Européens considère les droits humains comme une valeur facultative plutôt que fondamentale</em>. »</p>
<p align="right">(Bruxelles, le 22 janvier 2012)</p>
<p><strong>Source</strong> : Communiqué de presse de <em>Human Rights Watch</em> du 22 janvier 2012</p>
<p><a href="http://www.hrw.org/fr/news/2012/01/22/ue-de-nombreuses-atteintes-aux-droits-humains-commises-au-sein-m-me-de-l-union-europ">http://www.hrw.org/fr/news/2012/01/22/ue-de-nombreuses-atteintes-aux-droits-humains-commises-au-sein-m-me-de-l-union-europ</a></p>
<p><strong>A lire </strong>: le Rapport Mondial 2012 : Union européenne &#8211; Synthèse pays (16 pages)</p>
<p>à télécharger (PDF) : <a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/eu_fr_2012.pdf">eu_fr_2012</a></p>
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		<title>Guantanamo : une décennie d&#8217;atteintes aux droits humains</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2012/01/20/guantanamo-une-decennie-datteintes-aux-droits-humains/</link>
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		<pubDate>Fri, 20 Jan 2012 11:44:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Dans le monde]]></category>

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		<description><![CDATA[A l’occasion des 10 ans du centre, le rapport &#8220;Guantánamo: A Decade of Damage to Human Rights&#8221; met en lumière le traitement illégal infligé aux prisonniers de Guantánamo et expose en quoi ce centre de détention constitue encore une atteinte aux droits humains. En s’abstenant de fermer le centre de détention de Guantánamo Bay, le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><em>A l’occasion des 10 ans du centre, le rapport &#8220;Guantánamo: A Decade of Damage to Human Rights&#8221; met en lumière le traitement illégal infligé aux prisonniers de Guantánamo et expose en quoi ce centre de détention constitue encore une atteinte aux droits humains.</em></strong><em></em></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/guanta2012_orange.jpg"><img class="size-full wp-image-5882 aligncenter" title="guanta2012_orange" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/guanta2012_orange.jpg" alt="" width="204" height="158" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">En s’abstenant de fermer le centre de détention de Guantánamo Bay, le gouvernement des États-Unis lègue un héritage toxique en matière de droits humains.</p>
<p style="text-align: justify;">Guantánamo est devenu le symbole de 10 années de non-respect systématique des droits humains dans la réponse apportée par les États-Unis aux attentats du 11 septembre 2001. Le gouvernement américain a foulé aux pieds les droits fondamentaux dès les premiers transferts de prisonniers. Alors que Guantánamo entame sa 11e année d’existence, ces manquements se poursuivent.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong>Malgré la promesse faite par le président Barack Obama de fermer le centre de détention de Guantánamo avant le 22 janvier 2010, 171 hommes y étaient toujours incarcérés à la mi-décembre 2011. Au moins 12 prisonniers transférés à Guantánamo le 11 janvier 2002 y sont toujours détenus. L’un d’entre eux purge une peine de réclusion à perpétuité après avoir été déclaré coupable par une commission militaire en 2008. Les 11 autres n’ont toujours pas été inculpés.</p>
<p style="text-align: justify;">Le gouvernement de Barack Obama – en fait de larges sections des trois branches du gouvernement fédéral – ont adopté le cadre de la « guerre » mondiale mis en place sous le gouvernement de George W. Bush. Le gouvernement a ainsi affirmé en janvier 2010 qu&#8217;une cinquantaine de détenus de Guantánamo ne pouvaient être ni inculpés ni libérés, mais devaient être maintenus en détention militaire pour une durée indéterminée, sans inculpation ni jugement, au titre de l’interprétation unilatérale que font les États-Unis des lois de la guerre.</p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em> Ce centre de détention, établi quatre mois après les attentats du 11 septembre sur une base navale américaine à Cuba, est devenu un symbole de torture et de mauvais traitements.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Guantanamo1.jpg"><img class="size-full wp-image-5883 aligncenter" title="Guantanamo1" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Guantanamo1.jpg" alt="" width="226" height="163" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Parmi les prisonniers qui y sont toujours incarcérés, certains ont été victimes aux mains des États-Unis d’actes de torture et de disparitions forcées avant d’être transférés à Guantánamo. L’obligation de rendre des comptes n’a pas ou presque été mise en œuvre pour ces crimes relevant du droit international commis dans le cadre d&#8217;un programme de détentions secrètes ayant reçu l’aval du président.  Le gouvernement américain a systématiquement bloqué les démarches d’anciens détenus visant à obtenir des réparations pour ces violations des droits humains.</p>
<p style="text-align: justify;">En 10 ans, seul un des 779 détenus incarcérés à la base a été transféré aux États-Unis pour être jugé devant un tribunal fédéral de droit commun. D’autres ont comparu devant des commissions militaires dans le cadre de procès iniques. Le gouvernement a aujourd’hui l’intention de requérir la peine de mort contre six détenus jugés dans ces conditions.</p>
<p style="text-align: justify;">Le gouvernement de Barack Obama fait porter la responsabilité de son incapacité à fermer Guantánamo sur le Congrès, qui n’a pas veillé, il est vrai, à ce que les États-Unis respectent les principes internationaux relatifs aux droits humains dans ce contexte.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> Aux termes du droit international, ni le droit national ni la politique ne peuvent être invoqués pour justifier le fait de ne pas honorer les obligations inscrites dans les traités.</strong> Une branche du gouvernement ne saurait faire porter le chapeau à une autre pour les manquements d’un pays envers les droits humains. Le droit international exige de trouver des solutions, pas des excuses.</p>
<p style="text-align: right;" align="right">Amnesty international &#8211; 10.01.2012</p>
<p style="text-align: left;" align="right"> <strong>Source </strong>:</p>
<p><a href="http://www.amnesty.fr/AI-en-action/Violences/Securite/Actualites/Guantanamo-une-decennie-d-atteintes-aux-droits-humains-4336">http://www.amnesty.fr/AI-en-action/Violences/Securite/Actualites/Guantanamo-une-decennie-d-atteintes-aux-droits-humains-4336</a></p>
<p><strong>EN SAVOIR PLUS</strong> :</p>
<p>• <strong>Lire</strong> : <a href="file://localhost/10eme%20anniversaire%20de%20Guantanamo%20/%20faits%20et%20chiffres">10eme anniversaire de Guantanamo : faits et chiffres</a>.</p>
<p>• <strong>Lire</strong> (version en français) le rapport  :</p>
<p><em>&#8220;<span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.amnesty.org/en/library/asset/AMR51/103/2011/en/f18963ab-9d88-4df7-8c06-386eeb1c940f/amr511032011fr.html">USA: Guantánamo: A decade of damage to human rights and 10 anti-human rights messages Guantánamo still sends&#8221;</a></span></em> publié le 16 décembre 2011.</p>
<p>• <strong>Lire</strong> <a href="http://www.amnesty.fr/sites/default/files/AMR511032011_intro_concl_fr.pdf">l’introduction et les conclusions</a> de ce rapport.</p>
<p><strong>AGIR : </strong><a href="http://www.amnesty.fr/AI-en-action/Violences/Securite/Actions/Mettez-fin-aux-detentions-Guantanamo-4331">signer en ligne la pétition</a> adressée au président Barack Obama  : « <em>Dix ans après, mettez fin aux détentions à Guantanamo</em> » <strong></strong></p>
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		</item>
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		<title>&#8220;Un monde tortionnaire. Rapport ACAT- France 2011&#8243; : l&#8217;&#8221;implacable engrenage&#8221;</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2012/01/05/un-monde-tortionnaire-rapport-acat-france-2011-limplacable-engrenage/</link>
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		<pubDate>Thu, 05 Jan 2012 16:20:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Dans le monde]]></category>

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		<description><![CDATA[Le livre du jour, par Florence Beaugé  Près d&#8217;un pays sur deux pratique la torture, aujourd&#8217;hui, dans le monde. C&#8217;est le constat accablant que fait l&#8217;Action des chrétiens pour l&#8217;abolition de la torture (ACAT). &#8220;Du waterboarding à la falaqa, bienvenue dans un monde tortionnaire !&#8221; L&#8217;ACAT-France ouvre en ces termes son rapport annuel*, le deuxième [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le livre du jour, par Florence Beaugé </strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/ACAT2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5800" title="ACAT2" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/ACAT2.jpg" alt="" width="140" height="185" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Près d&#8217;un pays sur deux pratique la torture, aujourd&#8217;hui, dans le monde. C&#8217;est le constat accablant que fait l&#8217;Action des chrétiens pour l&#8217;abolition de la torture (ACAT). <em>&#8220;Du waterboarding à la falaqa, bienvenue dans un monde tortionnaire !&#8221;</em> L&#8217;ACAT-France ouvre en ces termes son rapport annuel*, le deuxième du genre.</p>
<p style="text-align: justify;">Faire savoir : tel est l&#8217;objectif de cette ONG, car la torture est toujours accompagnée d&#8217;efforts pour la dissimuler, la relativiser, voire la banaliser. Il est essentiel de dévoiler cette pratique et d&#8217;en démonter les rouages, afin que le plus grand nombre possible de gens <em>&#8220;prennent conscience de ce fléau, s&#8217;en indignent et passent progressivement de l&#8217;indifférence à l&#8217;attention, puis à l&#8217;action&#8221;</em>, insiste François Walter, le président de l&#8217;ACAT-France.</p>
<p style="text-align: justify;">De son côté, Jean-Etienne de Linares, le délégué général de cette ONG, rappelle que la torture étant <em>&#8220;un implacable engrenage&#8221;</em>, il faut la refuser avant d&#8217;y basculer.</p>
<p style="text-align: justify;">La torture est-elle en augmentation ou en diminution dans le monde ? Difficile de répondre. Contrairement aux exécutions capitales, ce phénomène peut prendre des formes inédites (tortures délocalisées, viols&#8230;). Par ailleurs, il faut dire les succès remportés, <em>&#8220;sinon le désintérêt ou la résignation peuvent s&#8217;installer</em><em> devant l&#8217;ampleur et la pérennité de cette calamité&#8221;</em>, souligne François Walter.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;action est en effet payante. Certes, la torture ne disparaît pas de la surface de la terre, mais, chaque année, l&#8217;ACAT réussit à extraire quelque 200 victimes des mains de leurs bourreaux, et cela est déjà un succès. En 2000, un sondage révélait qu&#8217;un Français sur quatre jugeait la torture acceptable dans certains cas. Qu&#8217;en serait-il aujourd&#8217;hui, après le 11-Septembre et des années de propagande en faveur de l&#8217;utilisation de <em>&#8220;techniques d&#8217;interrogatoire renforcé&#8221;</em> dans le cadre de la lutte contre le terrorisme ? Le rapport de l&#8217;ACAT-France donne la parole à des chercheurs et acteurs de la lutte contre la torture. Sandra Lehalle, professeur de criminologie à l&#8217;Université d&#8217;Ottawa, démonte la fable du <em>&#8220;scénario de la bombe à retardement&#8221;</em>, ultime argument des zélateurs de la torture.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour elle, comme pour le philosophe Olivier Abel, l&#8217;interdiction absolue de la torture est <em>&#8220;un impératif moral à défendre&#8221;.</em> Eric Sottas, cofondateur de l&#8217;Organisation mondiale contre la torture, dissèque les causes socio-économiques et culturelles de la torture. L&#8217;avocate Sylvie Bukhari-de Pontual dresse un bilan de l&#8217;efficacité des mécanismes onusiens de prévention et de lutte contre la torture.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais le témoignage le plus fort est sans doute celui de Khaled Sid Mohand, journaliste algérien indépendant de 40 ans. Quand il est arrêté à Damas en avril, tabassé puis placé à l&#8217;isolement pendant trois semaines par les moukhabarats, les hommes de main du régime de Bachar Al-Assad, cela fait trois ans que ce journaliste est installé en Syrie. En cause : ses récits dans la presse française sur le &#8220;printemps arabe&#8221; qui gagne la Syrie.</p>
<p style="text-align: justify;">Les passages à tabac répétés qu&#8217;il endure pendant sa détention ? Khaled Sid Mohand les qualifie de <em>&#8220;baisers&#8221;</em> à côté de ce que les autres détenus, y compris de très jeunes adolescents, ont subi. Ce journaliste algérien ne parle pas pour lui, mais pour les autres.</p>
<p style="text-align: justify;">D&#8217;où la force de son récit. <em>&#8220;Tous les jours, parfois toutes les nuits, j&#8217;ai entendu des gens torturés, j&#8217;ai entendu leurs cris crescendo, crescendo, crescendo, jusqu&#8217;à ce que des hommes d&#8217;âge mûr soient transformés en petites filles&#8221;</em>, raconte-t-il. Difficile, en lisant ces lignes, de ne pas penser à <em>La Question</em> du journaliste Henri Alleg, petit livre autobiographique publié en 1958 en pleine guerre d&#8217;Algérie&#8230;</p>
<p><strong> </strong><strong>* UN MONDE TORTIONNAIRE. RAPPORT ACAT- FRANCE 2011,</strong> 380 pages, publié le 10 décembre 2011.</p>
<p><strong>Source </strong>: article paru dans le Monde daté du 5 janvier 2012</p>
<p><a href="http://www.lemonde.fr">http://www.lemonde.fr</a></p>
<p><strong>En savoir plus </strong>:</p>
<p>- <a href="http://www.unmondetortionnaire.com/Communique-ACAT-France-Du">communiqué de presse</a> de présentation du rapport</p>
<p>- <a href="http://www.unmondetortionnaire.com">télécharger et lire le rapport</a></p>
<p>- <a href="http://unmondetortionnaire.com/IMG/pdf/Bon_commande_Rapport_Torture_2011.pdf">commander le rapport sous forme papier</a></p>
<p>Le rapport est gratuit, seule une participation aux frais d’expédition est demandée.</p>
<p><strong>- </strong>sur la situation des droits de l’Homme et les pratiques tortionnaires en Israël, lire dans le rapport de l’ACAT  la partie <a href="http://www.unmondetortionnaire.com/Israel-rapport-2010#lire">Israël (rapport 2010).</a></p>
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		<title>Gaza : le droit bafoué</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2011/12/29/gaza-le-droit-bafoue/</link>
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		<pubDate>Thu, 29 Dec 2011 14:45:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
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		<description><![CDATA[A l’occasion des 3 ans de l’attaque militaire menée par Israël sur la bande de Gaza entre le 27 décembre 2008 et le 18 janvier 2009, une tribune a été publiée dans le journal Libération par un collectif d’ONG françaises, palestiniennes et israéliennes. Trois ans après le lancement de l&#8217;opération Plomb Durci, aucune justice n’a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><em>A l’occasion des 3 ans de l’attaque militaire menée par Israël sur la bande de Gaza entre le 27 décembre 2008 et le 18 janvier 2009, une tribune a été publiée dans le journal Libération par un collectif d’ONG françaises, palestiniennes et israéliennes.</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/PalestinePolitis.jpeg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5777" title="PalestinePolitis" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/PalestinePolitis.jpeg" alt="" width="194" height="259" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Trois ans après le lancement de l&#8217;opération Plomb Durci, aucune justice n’a été rendue aux victimes du conflit dans la bande de Gaza et dans le sud d’Israël. Au cours de cette attaque militaire menée par Israël sur la bande de Gaza entre le 27 décembre 2008 et le 18 janvier 2009, 1 410 Palestiniens ont été tués, dont plus de 80% de civils, et 9 Israéliens dont 4 civils.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La laborieuse quête de justice pour les victimes du conflit débute en novembre 2009, au moment où l’Assemblée générale des Nations unies adopte le rapport Goldstone. L’Assemblée générale laisse alors un an et demi aux autorités israéliennes et palestiniennes pour poursuivre en justice les responsables présumés des graves crimes commis pendant le conflit. Le 18 mars 2011, un Comité d’experts indépendants a établi que ni le gouvernement israélien, ni la partie palestinienne n’ont satisfait aux demandes d’enquêtes formulées par l’Assemblée générale.</p>
<p style="text-align: justify;">En Israël, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Les organisations palestiniennes représentant les victimes telles qu’al-Mezan, al-Haq et le Centre palestinien pour les droits de l’Homme (PCHR) sont confrontées à un mur de silence dressé par la justice israélienne. Exemple parmi d’autres, sur les 490 plaintes pénales envoyées par le PCHR au Procureur militaire israélien au nom de 1 046 victimes palestiniennes, l’ONG n’a obtenu de réponse substantielle que dans deux cas.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis l’opération Plomb durci, le Procureur militaire n’a ouvert que 47 enquêtes criminelles qui ont mené à la seule condamnation de trois soldats à des peines dérisoires, eu égard à l’ampleur des nombreux crimes commis pendant l’attaque. La plus lourde peine infligée est de sept mois et demi de prison, pour le vol d’une carte de crédit. Ces enquêtes souffrent d’un problème structurel essentiel car elles ont été menées par l’armée israélienne elle-même et manquent donc d’impartialité, de transparence et de l’expertise nécessaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Côté palestinien, les enquêtes ouvertes par l’Autorité <em>de facto</em> dans la bande de Gaza n’ont conduit à aucune poursuite et ne se sont pas avérées plus indépendantes. En Cisjordanie, des enquêtes indépendantes et poussées ont certes été menées mais n’ont conduit à aucune condamnation.</p>
<p style="text-align: justify;">Vers qui se tourner dans ce cas pour obtenir justice ? En l’absence d’enquêtes internes fiables, le rapport Goldstone préconisait notamment le recours à la Cour pénale internationale. Cet ultime recours pour les victimes de l’opération plomb durci apparaît très peu réaliste tant il est mis en doute par les gouvernements occidentaux. La France, pour ne citer qu’elle, a conditionné son soutien à la reconnaissance du futur État palestinien à l’engagement de ce dernier à ne pas saisir la Cour pénale internationale dès sa proclamation car, selon elle, une telle démarche nuirait au processus de paix. Cette exigence envers les Palestiniens est condamnable à plusieurs égards. Elle suppose que les négociations politiques peuvent légitimement prévaloir sur la recherche de justice, ce que nos organisations réfutent fermement et part du postulat, aussi erroné que dangereux, que la lutte contre l’impunité peut entraver le processus de paix, alors qu’il ne saurait y avoir de paix durable sans justice. Par ailleurs qu’elle est en parfaite contradiction avec le soutien constant apporté par la France à la Cour pénale internationale depuis sa création, le cas libyen en étant le dernier exemple.</p>
<p style="text-align: justify;">Reste donc aux victimes dans la bande de Gaza à saisir elles-mêmes la justice civile israélienne pour obtenir des indemnisations pour les dégâts humains et matériels subis.</p>
<p style="text-align: justify;">Les Palestiniens font alors face à un mur d’obstacles absurdes. Tout d’abord, la victime doit payer pour obtenir justice. Les tribunaux israéliens imposent aux demandeurs de verser une provision avant le début de la procédure. Le montant n’est pas fixé par la loi, mais dans la grande majorité des cas, les juges demandent au minimum 10 000 shekels (plus de 2 000 euros, le salaire moyen à Gaza étant de 314 euros) au demandeur réclamant une indemnisation pour la mort d’un de ses parents. En règle générale, plus la violation faisant l’objet d’une plainte civile est grande, plus la provision réclamée à la victime est importante.</p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, les avocats gazaouis ne sont pas autorisés à entrer en Israël pour représenter leurs clients auprès des tribunaux. Ils sont donc obligés de faire appel à des avocats israéliens, mais ces derniers n’ont pas le droit de venir à Gaza pour rencontrer leurs clients. S’ajoute à cela le fait que, depuis 2007, l’armée israélienne refuse aux Palestiniens de Gaza le droit de se rendre au tribunal en Israël, même s’ils sont munis d’une convocation. L’absence du plaignant entraîne alors automatiquement un non lieu.</p>
<p style="text-align: justify;">Deux ans se sont maintenant écoulés depuis l’adoption du rapport Goldstone par l’Assemblée générale des Nations unies. Le rapport est en voie de classement sans suite, faute d’une volonté politique et d’attention médiatique. Au cours de sa dernière session de septembre, l’Assemblée générale aurait dû faire un nouveau bilan de l’application des recommandations du rapport. Il n’en a rien été et les représentants de l’OLP, focalisés sur l’adhésion de la Palestine à l’ONU, n’en ont fait aucune mention.</p>
<p style="text-align: justify;">A l’époque de sa parution, des Palestiniens avaient mis en garde contre «<em> un rapport de plus </em>» comme il en est publié plusieurs dizaines, chaque année, sur les violations des droits de l’Homme dans les Territoires palestiniens. Le rapport Goldstone représente pour les victimes l’espoir que soit mis fin à l’impunité, par le respect du droit international par toutes les parties. Cet espoir doit être préservé.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Signataires :</strong></p>
<p style="text-align: justify;">François Walter, <em>Président de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture</em></p>
<p style="text-align: justify;">Pierre Tartakowsky, <em>Président de la Ligue des droits de l’Homme</em></p>
<p style="text-align: justify;">Claude Léostic, <em>Présidente de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine</em></p>
<p style="text-align: justify;">Ishai Menuchin, <em>Directeur exécutif du Comité public contre la torture en Israël</em></p>
<p style="text-align: justify;">Raji Sourani, <em>Directeur du Centre palestinien pour les droits de l’homme</em></p>
<p style="text-align: justify;">Issam Younis, <em>Directeur général du Centre Al Mezan pour les droits de l’homme</em></p>
<p style="text-align: justify;">Shawan Jabarin, <em>Directeur général d’Al-Haq</em></p>
<p style="text-align: justify;">Sahar Francis, <em>Directrice d’Addameer</em></p>
<p><strong>Source</strong> : Tribune publiée dans Libération – 27 décembre 2011</p>
<p><a href="http://www.liberation.fr/monde/01012379868-gaza-le-droit-bafoue">http://www.liberation.fr/monde/01012379868-gaza-le-droit-bafoue</a></p>
<p><strong>•</strong> <strong>Plus d’infos </strong>: <a href="http://www.plateforme-palestine.org/">Plateforme des ONG françaises pour la Palestine</a></p>
<p><strong>• En savoir plus</strong> sur la situation des droits de l’Homme et les pratiques tortionnaires en Israël, lire dans le rapport de l’<strong>ACAT</strong> publié le 10 décembre 2011 « <em><a href="http://www.unmondetortionnaire.com">Un monde tortionnaire</a></em> », la partie  <a href="http://www.unmondetortionnaire.com/Israel-rapport-2010#lire">Israël (rapport 2010).</a></p>
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		<title>L&#8217;avenir des arabes chrétiens</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2011/12/09/lavenir-des-arabes-chretiens/</link>
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		<pubDate>Thu, 08 Dec 2011 22:02:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Bloc-notes du 5 décembre 2011 de Jean Claude Petit , Président du réseau Chrétiens de la Méditerranée. Nous les avons longtemps ignorés, pour ne pas dire méconnus. Aujourd’hui, Dieu merci, leur voix commence à être entendue et leur situation prise en compte. Sur environ trois cent trente millions d’habitants que compte l’ensemble des pays du Proche et du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Bloc-notes du 5 décembre 2011 de Jean Claude Petit , </strong></p>
<p><strong>Président du réseau Chrétiens de la Méditerranée.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/P1020569.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5683" title="P1020569" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/P1020569.jpg" alt="" width="75" height="99" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Nous les avons longtemps ignorés, pour ne pas dire méconnus. Aujourd’hui, Dieu merci, leur voix commence à être entendue et leur situation prise en compte. Sur environ trois cent trente millions d’habitants que compte l’ensemble des pays du Proche et du Moyen Orient, ils sont entre dix et douze millions d’Arabes chrétiens dont cinq millions sous l’autorité du pape de Rome. Héritiers des chrétiens des premiers siècles, ils appartiennent à onze Eglises orientales de rites différents et vivent, depuis quinze siècles avec les Arabes musulmans. Mgr Maroun Lahham, jordanien d’origine, aujourd’hui archevêque de Tunis, écrit à ce propos : « Il serait naïf de penser que ces quinze siècles se soient passés sans heurts, sans des hauts et des bas. Mais il est aussi vrai qu’une si large coexistence a forgé chez les uns et les autres, la conviction que l’autre (chrétien ou musulman) constitue une partie intégrante de sa propre histoire, de sa propre culture et de sa propre civilisation. » Et d’ajouter : « Il ne s’agit pas là d’un simple détail. Dans toutes ces tribulations la dimension “nationale”, c’est-à-dire la dimension de l’arabité a prévalu sur la dimension religieuse. »</p>
<p style="text-align: justify;">Autrement dit, les Arabes chrétiens sont « chez eux » au Proche et au Moyen Orient. Même s’ils le sont, les uns et les autres, dans des conditions très diverses et sous des régimes très différents, aujourd’hui encore plus qu’hier, en plein bouleversement du monde arabo-musulman. Les chrétiens d’Irak vivent en pleine tourmente quand ceux du Liban font l’apprentissage du pluralisme politique. Les Syriens sont en pleine dispute entre pro et anti-Assad quand les Palestiniens multiplient les groupes islamo-chrétiens. Des Coptes embrassent des musulmans sur la place Tahir au Caire tandis que des dizaines d’autres se font tuer par des extrémistes musulmans dans leurs églises.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur ce fond d’histoire commune et d’arabité partagée, de nouvelles données, en effet, se sont fait jour depuis un quart de siècle. Une émigration déjà ancienne mais en augmentation due aux conditions économiques, une natalité en baisse, une participation citoyenne en dégringolade alors qu’aux XIXème et XXème siècles les chrétiens avaient joué un rôle prépondérant dans la renaissance arabe, le statut de « dhimmis », c’est-à-dire de minoritaires protégés par les pouvoirs musulmans, en contrepartie de leur soumission et du paiement d’un impôt spécial, la non réciprocité en matière de liberté religieuse, de conversion et de construction d’églises, tout cela a fait que l’addition a été trop lourde pour beaucoup de familles. Hélas, les difficultés se sont fortement aggravées, ces dernières années, avec la montée de plus en plus violente des extrémismes religieux, plus connus sous le nom d’islamistes. Les chrétiens d’Irak en ont été de loin les plus nombreuses victimes. Plus de quatre cent mille à ce jour ont dû fuir leur pays depuis la chute de Saddam Hussein. Sans oublier bien sûr les centaines de morts et de blessés dans les attentats sauvages, véritables martyrs de la foi. A travers ces violences de toutes natures se déploie et se développe de plus en plus la haine de l’Occident, suscitée dans les populations par les islamistes et dont les chrétiens présentés, comme les fils des « Croisés », sont les premiers à faire les frais. Tout cela explique le déclin des populations chrétiennes dans l’ensemble proche et moyen oriental. Et l’inquiétude qu’il provoque.</p>
<p style="text-align: justify;">Face à cet exil silencieux, les chrétiens d’Europe ne peuvent pas demeurer indifférents. S’agit-il d’en appeler à la croisade comme l’a fait récemment un prêtre catholique prêt à en découdre avec l’islam ? Ou de crier à la persécution généralisée des chrétiens d’Orient avec des titres racoleurs et dangereusement provocateurs ? Laissons là des attitudes imprudentes et imbéciles. Manifester à l’égard de nos frères arabes une solidarité naturelle va de soi. Elle peut prendre mille formes, d’une information plus complète à des voyages-rencontres, voire à des parrainages, à des jumelages, à des temps de prière partagés, que sais-je encore…</p>
<p style="text-align: justify;">Mais être solidaire c’est aussi écouter, comprendre et apprendre. A cet égard, l’expérience historique des Arabes chrétiens est pour nous, chrétiens d’Occident, une véritable leçon de choses. D’eux, nous pouvons apprendre une manière plus synodale de vivre l’Eglise. Ou bien une façon différente de célébrer notre foi à travers une liturgie plus orientée vers l’action de grâces, plus ample, plus biblique. Ou encore une approche plus expérimentale, plus humaine du dialogue avec les musulmans. D’eux, nous devons retenir comment, affrontés au défi de la diversité des cultures dès les premiers temps du christianisme, ils se sont mis en quête de la vérité du Christ pleinement homme et pleinement Dieu et l’ont exprimée dans les grands conciles de Nicée et de Chalcédoine. D’eux, enfin, nous pouvons nous inspirer pour être à leurs côtés, comme ils l’ont été des siècles durant, des “passeurs” entre des univers culturels et religieux différents. Des passeurs, autrement dit les porteurs d’un message d’universalité dans lequel tous les humains sont égaux, en dignité, en droits et en devoirs face aux limites des communautarismes montants.</p>
<p style="text-align: justify;">Au moment où le monde arabo musulman est en plein chambardement, assoiffé qu’il est de dignité, de justice et de paix, voilà les Arabes chrétiens appelés à jouer, plus que jamais, un rôle historique dans l’ensemble euro-méditerranéen. « Leur destin, écrit le grand journaliste libanais Ghassan Tuéni, est de servir l’harmonie des cultures et la coexistence entre les religions. Autrement dit, de négocier aujourd’hui un pacte avec l’histoire. » Mais pour ce faire, ils ont l’urgent besoin de sortir de la fragilité où ils se trouvent. Comment ? En devenant, dans tous les pays du Proche et du Moyen Orient, « des citoyens à part entière » ainsi que l’a souhaité, en 2010, le Synode des évêques de la région réuni par Benoît XVI. Syrien de confession chaldéenne, spécialiste connu des minorités, Joseph Yacoub écrit à ce propos : « Conférer aux chrétiens la qualité de citoyens à part entière, leur accorder une liberté effective d’exercice de la religion et la réciprocité d’un traitement égal, voilà une vertu qui honorerait les pays arabes. » Et qui contribuerait à l’avancée de la paix.</p>
<p style="text-align: justify;">On l’aura compris, l’avenir des Arabes chrétiens est un enjeu géopolitique autant que religieux. Citoyens et chrétiens d’Europe saurons-nous en prendre la mesure à temps ?</p>
<p style="text-align: right;">Jean-Claude PETIT</p>
<p><strong>Source </strong>:</p>
<p><a href="http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-l-avenir-des-arabes-chretiens-89862881.html">http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-l-avenir-des-arabes-chretiens-89862881.html</a><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
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		<title>La Grèce, dossier noir de l&#8217;ancien VRP du hors-bilan chez Goldman Sachs</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2011/11/02/la-grece-dossier-noir-de-lancien-vrp-du-hors-bilan-chez-goldman-sachs/</link>
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		<pubDate>Wed, 02 Nov 2011 20:53:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Dans le monde]]></category>

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		<description><![CDATA[La nature des fonctions de Mario Draghi chez Goldman Sachs entre 2002 et 2005 constitue la grande zone d&#8217;ombre du parcours professionnel du nouveau président de la Banque centrale européenne (BCE). En particulier, son rôle dans l&#8217;affaire du maquillage des comptes de la Grèce reste un mystère. Un petit rappel des faits d&#8217;abord. En 1999, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><em>La nature des fonctions de Mario Draghi chez Goldman Sachs entre 2002 et 2005 constitue la grande zone d&#8217;ombre du parcours professionnel du nouveau président de la Banque centrale européenne (BCE). En particulier, son rôle dans l&#8217;affaire du maquillage des comptes de la Grèce reste un mystère.</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Draghi.jpeg"><img class="size-full wp-image-5418 aligncenter" title="Draghi" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Draghi.jpeg" alt="" width="264" height="191" /></a><br />
</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Un petit rappel des faits d&#8217;abord. En 1999, lorsque la création de l&#8217;euro est décidée, la Grèce ne peut adhérer à la monnaie unique. Athènes est à des années-lumière des critères très rigoureux énoncés par le traité de Maastricht. Pour rejoindre le dispositif, la nation hellène n&#8217;a d&#8217;autre choix que de dissimuler ses déficits.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce contexte, en 2000, Goldman Sachs International, la filiale britannique de la banque d&#8217;affaires américaine, vend au gouvernement socialiste de Costas Simitis un &#8220;swap&#8221; en devises qui permet à la Grèce de se protéger des effets de change en transformant en euros la dette initialement émise en dollars. L&#8217;astuce permet à la Grèce d&#8217;inscrire cette nouvelle dette en euros dans son hors-bilan et de la faire momentanément disparaître. Pour sa part, Goldman Sachs empoche des commissions juteuses et voit sa réputation de bon gestionnaire de dette souveraine portée au pinacle.</p>
<p style="text-align: justify;">Et c&#8217;est à ce stade qu&#8217;intervient M. Draghi. L&#8217;intéressé affirme qu&#8217;étant entré en fonctions en 2002, il n&#8217;a rien eu à voir avec le maquillage orchestré deux ans plus tôt par la banque. Et il a démissionné en 2005, soit un an avant que Goldman Sachs ne revende dans des conditions qu&#8217;on ignore encore, ni vu ni connu, une partie du &#8220;swap&#8221; à la National Bank of Greece, la première banque commerciale du pays, dirigée par un ancien goldmanien.</p>
<p style="text-align: justify;">Reste que entre ces deux dates, M. Draghi est associé de Goldman Sachs, &#8220;vice-président pour l&#8217;Europe-Goldman Sachs International, entreprises et dette souveraine&#8221;, un intitulé du poste qui laisse supposer que M. Draghi a assuré le suivi du contrat grec.</p>
<p style="text-align: justify;">Deux mois après son arrivée au 133 Fleet Street, le siège néogothique de Goldman Sachs International, M. Draghi signe d&#8217;ailleurs un article avec le Prix Nobel d&#8217;économie Robert C. Merton, justifiant le recours à ces pratiques légales de dissimulation des créances <em>&#8220;pour stabiliser</em><em> les revenus de l&#8217;impôt et éviter</em><em> la soudaine accumulation de dette&#8221;</em>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>« Conflit d&#8217;intérêts »</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, comme l&#8217;affirme le <em>New York Times</em> publié le 30 octobre, citant un ex-banquier de Goldman Sachs sous couvert d&#8217;anonymat, M. Draghi a été chargé de vendre dans toute l&#8217;Europe ce type de produit financier &#8220;swap&#8221; permettant de dissimuler une partie de la dette souveraine.</p>
<p style="text-align: justify;">Au cours de son audition devant le Parlement européen, le 14 juin 2011, le président de la banque centrale d&#8217;Italie avait écarté tout <em>&#8220;conflit d&#8217;intérêts&#8221;</em> et affirmé ne pas avoir conseillé les gouvernements européens sur leur gestion de la dette.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ses fonctions de VRP du hors-bilan, un autre facteur a aidé M. Draghi à vendre ce produit financier à la Grèce : la désorganisation d&#8217;Eurostat, l&#8217;institut européen de la statistique censé être l&#8217;arbitre attitré du respect des critères du traité de Maastricht. Pris dans la tourmente d&#8217;un scandale financier interne, il s&#8217;en trouve paralysé au moment du lancement de l&#8217;euro et le restera jusqu&#8217;en 2005.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi ce premier de la classe est-il allé se fourvoyer dans l&#8217;aventure de Goldman Sachs ? L&#8217;argent, la culture d&#8217;entreprise très spécifique à cette banque, l&#8217;admiration pour les Etats-Unis ? Il y a sans doute un peu de tout cela.</p>
<p style="text-align: justify;">Les liens entre M. Draghi et Goldman Sachs remontent aux privatisations italiennes, au début des années 1990, dont il s&#8217;était occupé en tant que directeur du Trésor. Parmi les banques étrangères, Goldman Sachs, qui cherchait alors à se faire une place sur le Vieux Continent, s&#8217;était taillée la part du lion de ce gigantesque programme. L&#8217;institution avait en particulier obtenu le mandat pour la cession, en 1993, du géant des hydrocarbures ENI.</p>
<p style="text-align: justify;">Certains à Rome, à l&#8217;instar de l&#8217;ancien président de la République Francesco Cossiga, ont accusé M. Draghi d&#8217;avoir favorisé son futur employeur dans l&#8217;attribution de contrats de dénationalisations. Ce dont M. Draghi s&#8217;est toujours défendu.</p>
<p style="text-align: justify;">En 2006, Luca Montezemelo, l&#8217;ex-président de Fiat et l&#8217;un de ses anciens condisciples à l&#8217;université, a révélé toutefois que la famille Draghi passait régulièrement ses vacances dans le sud de l&#8217;Italie en compagnie de Robert Rubin et des siens. Cet ancien secrétaire au Trésor de Bill Clinton a fait toute sa carrière chez Goldman Sachs avant d&#8217;en assurer la coprésidence entre 1990 et 1992.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Marc Roche</strong></p>
<p style="text-align: right;">Londres Correspondant</p>
<p><strong>Source </strong>: article paru dans Le Monde daté du 1<sup>er</sup> Novembre 2011</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Islam ou islamisme ?</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2011/10/13/islam-ou-islamisme/</link>
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		<pubDate>Thu, 13 Oct 2011 20:39:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Dans le monde]]></category>

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		<description><![CDATA[Les Tunisiens sont appelés aux urnes le 23 octobre prochain, pour élire une Assemblée constituante de 218 membres. Pour cette échéance, les 110 partis politiques qui ont vu le jour depuis la révolution du 14 janvier sont en compétition. Le reportage ci-après de Thierry Brésillon donne des clés pour discerner les enjeux. La place de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><em>Les Tunisiens sont appelés aux urnes le 23 octobre prochain, pour élire une Assemblée constituante de 218 membres. Pour cette échéance, les 110 partis politiques qui ont vu le jour depuis la révolution du 14 janvier sont en compétition. Le reportage ci-après de Thierry Brésillon donne des clés pour discerner les enjeux.</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Tunisie.jpeg"><img class="size-full wp-image-5301 aligncenter" title="Tunisie" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Tunisie.jpeg" alt="" width="273" height="184" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La place de la religion est au centre du débat avant l’élection le 23 octobre d’une assemblée constituante. </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le 23 octobre, les Tunisiens vont voter pour désigner une assemblée constituante. L’enjeu : la définition du régime politique et du socle de valeurs, après un demi-siècle d’autocratie policière.</p>
<p style="text-align: justify;">Crédité de 20 à 30 % des intentions de vote, le parti islamiste Ennahdha<em> </em>est annoncé comme le vainqueur probable du scrutin, tandis que les signes extérieurs de religiosité se font plus visibles. Sur Facebook et dans les débats publics, l’Association Tunisienne des Femmes Démocrates (<a href="http://femmesdemocrates.org/">ATFD</a>) emblématique de l’élite moderniste et laïque, est l’objet d’attaques virulentes. Dans un autre registre, la Haute Instance pour la réalisation des objectifs de la révolution a adopté, début juillet, sur proposition des partis nationalistes et d’Ennahdha, une clause interdisant la normalisation des relations avec<em> « l’entité sioniste »</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">La révolution tunisienne, démarrée sous la bannière de la liberté, va-t-elle tourner au repli identitaire sur des valeurs arabo-islamiques ? C’est l’opinion du Pôle démocratique moderniste, un collectif de partis et d’organisations constitué autour du mouvement Ettajdid (l’ancien parti communiste, converti à la social-démocratie depuis 1994) pour contrer le projet d’Ennahdha et défendre l’ancrage de la Tunisie dans des valeurs universelles. Une position loin de faire consensus.</p>
<p style="text-align: justify;"><em> « Le modèle de société n’est pas en jeu, et c’est la gauche laïciste qui a enflammé le débat identitaire »</em>, accuse Khelil Ezzaouia, porte-parole du <em>Forum démocratique pour le travail et les libertés</em> (FDTL), parti de centre-gauche. <em>« Le rejet de l’islamisme a poussé une partie de la gauche à s’allier à Ben Ali »</em>, rappelle-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;"><em> « L’islamisme n’est pas une préoccupation pour la population, le problème principal est socio-économique. La priorité, pour la Constituante, c’est la rupture avec l’ancien régime,</em> assure Hamma Hamami, secrétaire du Parti communiste des ouvriers de Tunisie (PCOT). I<em>l faut relativiser la force d’Ennahdha. La stratégie de diabolisation est contre-productive. »</em></p>
<p style="text-align: justify;">Depuis qu’il a été légalisé le 1er mars dernier, le parti islamiste s’emploie à rassurer sur sa volonté de s’inscrire dans le cadre du pluralisme. <em>« Le problème n’est pas l’islamisation ou la désislamisation de la société, c’est la démocratisation »</em>, confirme Ajmi Ourimi, membre du bureau exécutif  d’Ennahdha, après plus de seize ans passés dans les geôles de Ben Ali.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour comprendre ces convergences étonnantes, il faut revenir à une mobilisation lancée en 2005, dite « Mouvement du 18 octobre », qui rassemblait Ennahdha, le PCOT, le FDTL et le Parti démocrate progressiste (le PDP) autour de revendications démocratiques. <em>« Cette expérience a été très importante,</em> insiste Ajmi Ourimi. <em>Nous avons bâti une relation de confiance avec les autres partis. Aujourd’hui, nous entendons conserver cette méthode fondée sur la concertation. La référence à l’identité arabo-musulmane de la Tunisie rassemble tous les partis centristes,</em> poursuit-il. <em>Tout le monde est d’accord pour exclure ce sujet du champ des problèmes. Seuls les extrêmes, les salafistes et les laïcistes veulent en faire un objet de surenchère. »</em> <em>« Avec le conflit israélo-palestinien, l’esprit de croisade de l’après-11 Septembre, la guerre en Irak, la population s’est sentie attaquée par l’Occident sur un plan identitaire »</em>, analyse Hamma Hamami. Le harcèlement policier à l’égard des femmes voilées et des fidèles trop assidus à la mosquée a renforcé sous Ben Ali ce besoin de réaffirmer l’islamité.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais ce retour identitaire vient de plus loin encore. De la tentative de modernisation autoritaire menée par Habib Bourguiba. <em>« Dans sa conception de l’identité tunisienne, il a voulu écarter l’islam et la tradition,</em> dénonce Ajmi Ourimi. <em>Nous sommes d’accord pour conserver les acquis des femmes, mais nous voulons réintégrer l’islam dans l’équation identitaire tunisienne. »</em> La révolution tunisienne, processus commencé le 14 janvier 2011, n’a pas encore livré toute sa signification.</p>
<p style="text-align: right;">Thierry Brésillon</p>
<p><strong>Source</strong> : publié dans Politis n° 1171 du 6 octobre 2011</p>
<p><a href="http://www.politis.fr/Islam-ou-islamisme,15458.html">http://www.politis.fr/Islam-ou-islamisme,15458.html</a></p>
<p><strong>Pour en savoir plus </strong>:</p>
<p>- <a href="http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/Monde/En-Tunisie-un-difficile-chemin-vers-l-election-_NG_-2011-10-09-721077">En Tunisie, un difficile chemin vers l’élection</a></p>
<p>- <a href="http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/Monde/Les-electeurs-tunisiens-ont-l-embarras-du-choix-_EG_-2011-09-29-717540">Les électeurs tunisiens ont l’embarras du choix</a></p>
<p>- <a href="http://www.tunivisions.net/le-manifeste-d-amnesty-international,13692.html">Le manifeste d’Amnesty International (section Tunisie)</a></p>
<p><a href="http://www.tunivisions.net/le-manifeste-d-amnesty-international,13692.html">10 points préservant les droits de l&#8217;Homme en Tunisie</a></p>
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		<title>Pourquoi Paris doit soutenir la reconnaissance de la Palestine</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2011/09/30/pourquoi-paris-doit-soutenir-la-reconnaissance-de-la-palestine/</link>
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		<pubDate>Thu, 29 Sep 2011 22:19:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Dans le monde]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Dominique Vidal La journée du 23 septembre entrera-t-elle dans l&#8217;Histoire ? Mahmoud Abbas, président de l&#8217;Autorité palestinienne, a bel et bien déposé la candidature de l&#8217;Etat de Palestine au Conseil de sécurité des Nations unies, avant de s&#8217;adresser à l&#8217;Assemblée générale. Et voilà que les uns le qualifient de pyromane prêt à mettre le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par Dominique Vidal</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Palestine-ONU1.jpg"><img class="size-full wp-image-5256 aligncenter" title="Palestine-ONU" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Palestine-ONU1.jpg" alt="" width="289" height="140" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> L</strong>a journée du 23 septembre entrera-t-elle dans l&#8217;Histoire ? Mahmoud Abbas, président de l&#8217;Autorité palestinienne, a bel et bien déposé la candidature de l&#8217;Etat de Palestine au Conseil de sécurité des Nations unies, avant de s&#8217;adresser à l&#8217;Assemblée générale. Et voilà que les uns le qualifient de pyromane prêt à mettre le Proche-Orient à feu et à sang, tandis que d&#8217;autres dénoncent une trahison des droits du peuple palestinien. Mais tout ce qui est excessif ne compte pas, disait Talleyrand.</p>
<p style="text-align: justify;">Quiconque connaît l&#8217;histoire de cet interminable conflit se demande en fait plutôt pourquoi l&#8217;Organisation de libération de la Palestine (OLP) n&#8217;a pas effectué cette démarche plus tôt. Car elle a, de longue date, cinq bonnes raisons de le faire.</p>
<p style="text-align: justify;">D&#8217;abord il ne s&#8217;agit que de confirmer une décision prise par l&#8217;ONU le 29 novembre 1947 : ce jour-là, la jeune organisation internationale partagea la Palestine, jusque-là sous mandat britannique, en un <em>&#8220;Etat juif&#8221;</em>, un <em>&#8220;Etat arabe&#8221;</em> et un <em>&#8220;régime international&#8221;</em> pour Jérusalem.</p>
<p style="text-align: justify;">Bref, en reconnaissant enfin l&#8217;Etat de Palestine, la communauté internationale rattrapera un retard de&#8230; soixante-quatre ans. Entre-temps, cette &#8220;disparition&#8221; et l&#8217;expulsion de quatre Palestiniens sur cinq ont engendré un conflit israélo-arabe qui s&#8217;est traduit par six décennies de guerres, de terrorisme et de mal-développement&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Deuxième raison : depuis les accords d&#8217;Oslo, la négociation entre Israéliens et Palestiniens sous égide américaine a échoué, provoquant de nouveaux bains de sang. Même l&#8217;ancien président Bill Clinton reconnaît aujourd&#8217;hui que Benyamin Nétanyahou et son gouvernement portent une responsabilité majeure dans l&#8217;impasse actuelle. Pour en sortir, il faut donc modifier radicalement la règle du jeu.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce sera le cas si la Palestine devient le 194<sup>e</sup> membre des Nations unies. <em>Volens nolens</em>, Israël devra négocier avec un Etat reconnu comme lui dans le cadre de l&#8217;ONU et sur la base de ses résolutions. Lesquelles posent les principes d&#8217;un règlement sinon juste, en tout cas durable : établissement d&#8217;un Etat palestinien dans les frontières d&#8217;avant la guerre de 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale, démantèlement des colonies et destruction du mur, solution pour les réfugiés de 1948 fondée sur le droit au retour ou à compensation. Autant de principes intangibles, dont seule la mise en oeuvre sera négociée.</p>
<p style="text-align: justify;">La démarche palestinienne met aussi fin au &#8220;bal des hypocrites&#8221;, où Barack Obama et Nicolas Sarkozy mènent, hélas, la danse. Enthousiastes partisans, en paroles, de la coexistence de deux Etats, ils s&#8217;y opposent en actes. Le premier menace de &#8220;vetoïser&#8221; l&#8217;admission de l&#8217;Etat de Palestine, dont il avait annoncé l&#8217;adhésion il y a un an dans son discours à l&#8217;Assemblée générale.</p>
<p style="text-align: justify;">Le second, après avoir claironné qu&#8217;en l&#8217;absence de négociations bilatérales <em>&#8220;la France prendra ses responsabilités&#8221;</em>, offre maintenant aux Palestiniens non un siège, mais un strapontin &#8211; proposition aussitôt balayée par Israël&#8230; Tout cela sonne faux, tant l&#8217;écrasante majorité de l&#8217;opinion internationale espère qu&#8217;une reconnaissance de la Palestine relancera les espoirs de paix &#8211; y compris en Palestine, bien sûr, mais aussi en Israël, où 70 % des sondés acceptent l&#8217;application d&#8217;une décision onusienne. Et la majorité des Etats favorables dépasse d&#8217;ores et déjà les deux tiers&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">La cinquième et dernière raison concerne Israël. Contrairement aux harangues des va-t-en-guerre, l&#8217;établissement d&#8217;un Etat palestinien constitue peut-être la dernière chance de l&#8217;option bi-étatique, autrement dit de l&#8217;insertion durable d&#8217;Israël dans son environnement arabo-musulman en révolution.</p>
<p style="text-align: justify;">Qui a relevé, en France, les craintes exprimées récemment par son président, Shimon Pérès ? <em>&#8220;Quiconque accepte le principe de base des lignes de 1967 bénéficiera du soutien international. Quiconque les rejette perdra le monde&#8221;</em>, affirmait-il. Et de redouter qu&#8217;<em>&#8220;Israël devienne un Etat binational. </em>(&#8230;)<em> Nous galopons à toute vitesse vers une situation où Israël cessera d&#8217;exister comme Etat juif&#8221;</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Nombre d&#8217;Israéliens, juifs et arabes, ne redoutent pas une telle perspective : ils se battent pour un <em>&#8220;Etat de tous ses citoyens&#8221;</em>, voire pour un &#8220;Israël-Palestine&#8221; où les deux peuples se retrouveraient à droits égaux. Mais c&#8217;est à eux d&#8217;en décider&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">La reconnaissance de l&#8217;Etat de Palestine ne modifiera évidemment pas d&#8217;un coup de baguette magique la situation sur le terrain. Beaucoup dépendra de la mobilisation des Etats et des opinions pour que le droit international s&#8217;y applique.</p>
<p style="text-align: justify;">Dommage que la France ne joue pas une partition digne d&#8217;elle dans cet indispensable concert. Elle servirait la paix, mais redorerait aussi son blason passablement rouillé par son rapprochement avec Israël et sa longue complaisance avec les dictateurs arabes&#8230;</p>
<p style="text-align: right;">Dominique Vidal, historien et journaliste</p>
<p><strong>A lire : </strong>&#8220;<em>100 clés du Proche-Orient</em>&#8221; (Ed. Fayard / Pluriel, nouvelle édition 03/2011, 752 pages, 17 €) par Alain Gresh, Dominique Vidal et Emmanuelle Pauly.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/100ClésP.O.jpg"><img class="size-full wp-image-5255 aligncenter" title="100ClésP.O" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/100ClésP.O.jpg" alt="" width="110" height="163" /></a></p>
<p><strong>Source</strong> : publié dans Le Monde daté du 28.09.2011</p>
<p><strong>En savoir plus </strong>:</p>
<p>- Lire le document diffusé par l’association juive israélienne <em>Gush Shalom </em>(le bloc de la paix) :</p>
<p><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Déclaration-publique-de-personnalités-israéliennes.pdf">Déclaration publique de personnalités israéliennes</a></p>
<p>- PALESTINE À L’ONU &#8211; LES DÉCLARATIONS/ ANALYSES DU JOUR</p>
<p><a href="http://www.plateforme-palestine.org/Palestine-a-l-ONU-les-declarations,2316">http://www.plateforme-palestine.org/Palestine-a-l-ONU-les-declarations,2316</a></p>
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		<title>Rafael Correa met la dette équatorienne au carré</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Sep 2011 21:22:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Dans le monde]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Michel Taille La soumission des Etats européens aux plans d’austérité qui les «humiliaient» jusqu’à peu le laisse, dit-on, pantois. Le président équatorien, Rafael Correa, qu’un nombre croissant de militants de gauche européens prend comme modèle, se contrefiche des agences de notation. Lui a choisi avec succès d’assainir les finances de son pays, non par [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par Michel Taille</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/images17.jpeg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5203" title="images" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/images17.jpeg" alt="" width="256" height="190" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">La soumission des Etats européens aux plans d’austérité qui les «humiliaient» jusqu’à peu le laisse, dit-on, pantois. Le président équatorien, Rafael Correa, qu’un nombre croissant de militants de gauche européens prend comme modèle, se contrefiche des agences de notation. Lui a choisi avec succès d’assainir les finances de son pays, non par des coupes claires dans les dépenses, mais en faisant le tri dans les factures. À son investiture, en 2007, il hérite d’un budget grevé à 38% par les remboursements de dette, une somme démesurée pour ce chrétien de gauche, dans un pays où plus de 40% de la population vit sous le seuil de pauvreté. <em>«Nous verrons si nous paierons ou pas ces obligations, </em>prévient-il.<em> Il nous faut des fonds pour l’éducation et la santé.»</em></p>
<p style="text-align: justify;">Economiste formé aux États-Unis, il doute depuis longtemps de la validité des emprunts qui pèsent sur le pays. Une commission d’audit, composée d’économistes équatoriens et étrangers, confirme ses soupçons fin 2008 : la dette extérieure commerciale &#8211; engagée avec des institutions privées &#8211; est majoritairement <em>«illégale et illégitime»</em>. Les lois locales auraient été contournées avec l’aide de fonctionnaires ou d’élus pour imposer des contrats léonins. Des titres de dette dépréciés ont été substitués par de nouveaux bons d’une valeur supérieure, des intérêts ont été payés sur les intérêts, des emprunts sur le point d’être prescrits ont été reconduits sans nécessité… Correa suspend les remboursements, laisse les titres s’effondrer, puis les rachète à 35% de leur valeur. L’opération permet de se débarrasser de près d’un tiers de la dette extérieure publique. L’Equateur devient un temps un paria des agences de notation mais il réussit à financer ses ambitieux travaux d’infrastructure grâce à d’autres Etats &#8211; la Chine notamment.</p>
<p style="text-align: justify;">L’exemple équatorien a poussé le Paraguay, dirigé par l’ex-évêque Fernando Lugo, à déclarer en début d’année <em>«l’illégalité»</em> d’une dette de 4 milliards de dollars (2,8 milliards d’euros) avec le Brésil. En Europe, l’audit de la dette publique est théorisé depuis plusieurs années par l’universitaire belge Éric Toussaint, par ailleurs membre du Comité pour l’annulation de la dette du tiers-monde de Belgique. L’idée est reprise en France par Attac, Eva Joly, le NPA… Mais pas encore, au contraire de la taxe Tobin, par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy…</p>
<p style="text-align: right;">Michel Taille</p>
<p style="text-align: right;">3 Sept. 2011</p>
<p><strong>Source</strong> :</p>
<p><a href="http://www.liberation.fr/monde/01012356475-rafael-correa-met-la-dette-equatorienne-au-carre">http://www.liberation.fr/monde/01012356475-rafael-correa-met-la-dette-equatorienne-au-carre</a></p>
<p><strong>Pour en savoir plus sur la dette </strong>:</p>
<p>Lire, en particulier, la suite d’analyses du CADTM (<a href="http://www.cadtm.org">Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers-Monde</a>) publiées depuis septembre 2011 sur la dette dans l’UE :</p>
<p>« <strong><em>Dans l’œil du cyclone : la crise de la dette dans l’Union européenne</em></strong> » :</p>
<p>1/7 <a href="http://www.cadtm.org/La-Grece-au-coeur-des-tourmentes">: La Grèce au cœur des tourmentes</a></p>
<p>2/7 : <a href="http://www.cadtm.org/La-grande-braderie-des-titres">La grande braderie des titres grecs</a></p>
<p>3/7 : <a href="http://www.cadtm.org/La-BCE-fidele-serviteur-des">La BCE, fidèle serviteur des intérêts privés</a><strong> </strong></p>
<p>4/7 : <a href="http://www.cadtm.org/Le-Plan-Brady-europeen-austerite">Le « Plan Brady » européen : austérité permanente</a><strong></strong></p>
<p><a href="http://www.cadtm.org/Video-Dans-l-oeil-du-cyclone-l">Vidéo &#8211; Dans l’oeil du cyclone (l’actualité de la crise de la dette : septembre 2011)</a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/DetteOdieuse.jpg"><img class="size-full wp-image-5204 aligncenter" title="DetteOdieuse" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/DetteOdieuse.jpg" alt="" width="130" height="141" /></a></p>
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		<title>Bâtisseurs de ruines</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2011/09/22/batisseurs-de-ruines/</link>
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		<pubDate>Thu, 22 Sep 2011 21:07:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Dans le monde]]></category>

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		<description><![CDATA[Editorial de Pierre Rimbert (Manière de voir d&#8217;oct. 2011 : Crise bancaire : le casse du siècle ) Avec trois décennies de recul, l’assujettissement des économies au pouvoir des banquiers paraît limpide. Il procède d’une triple automutilation des Etats. La première intervient à partir des années 1970 lorsque les puissances publiques s’interdisent d’emprunter directement à leur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Editorial de Pierre Rimbert </strong></p>
<p>(Manière de voir d&#8217;oct. 2011 : <a href="file://localhost/images/blank.png"><em>Crise bancaire : le casse du siècle </em></a>)</p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/ABasDictatMarches.jpeg"><img class="size-full wp-image-5207 aligncenter" title="ABasDictatMarches" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/ABasDictatMarches.jpeg" alt="" width="259" height="194" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Avec trois décennies de recul, l’assujettissement des économies au pouvoir des banquiers paraît limpide. Il procède d’une triple automutilation des Etats. La première intervient à partir des années 1970 lorsque les puissances publiques s’interdisent d’emprunter directement à leur banque centrale ; il leur faudra donc se tourner, à grands frais, vers les marchés. La deuxième découle de l’amputation des recettes fiscales. La troisième dérive de la déréglementation du commerce de l’argent. Dès lors, les institutions de crédit prennent la barre. Au début des années 1990, les profits des banques américaines dépassent ceux de l’industrie manufacturière.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Ce mouvement n’est pas inédit. Analysant la financiarisation de l’économie britannique à la fin du xixe siècle, l’économiste John Hobson notait que l’univers de la banque et de la Bourse <em>« forme le ganglion central du capitalisme international</em> (<a href="http://www.monde-diplomatique.fr/mav/119/RIMBERT/21035#nb1">1</a>) <em> ».</em> La City prenait le pas sur l’industrie. Mais cette évolution annonçait l’automne de la domination anglaise : le centre du capitalisme se déplaçait vers l’Amérique. Pour le sociologue Giovanni Arrighi, chacun des cycles d’accumulation qui se succèdent depuis la fin du Moyen Age se compose ainsi de deux phases d’expansion, l’une matérielle et l’autre financière. Cette dernière prélude au déclin et au basculement d’un centre vers un autre : de Gênes (XVe-XVIe siècles) aux Pays-Bas (XVIIe-XVIIIe), à la Grande-Bretagne (XIXe), aux Etats-Unis (XXe). Et, cette fois, de Wall Street à Shanghaï ?</p>
<p style="text-align: justify;">En attendant, les gouvernements occidentaux héritent d’une même équation : moins de recettes, plus de besoins, une dépendance accrue vis-à-vis des créanciers. La plupart acceptent comme une fatalité que le système fonctionne à l’envers. En théorie, les banques conçues comme des pompes à crédit financent l’économie ; en pratique, l’économie finance des conglomérats bancaires actifs dans tous les métiers du capital : dépôt, investissement, ingénierie financière, assurance <em>(voir les infographies).</em> L’emprise qu’ils exercent sur notre quotidien — vivre sans compte en banque, chose courante il y a seulement quarante ans, n’est plus guère envisageable — se transpose à chaque échelon de l’activité économique. Ce renversement ne fut pas immédiatement perceptible. Longtemps on mit sur le compte des « excès » de l’innovation le surgissement de crises apparemment sans lien : faillite des caisses d’épargne américaines à la fin des années 1980, naufrage de la banque Barings en 1995, effondrement frauduleux en 2001 de l’électricien Enron devenu courtier en produits dérivés. Par son ampleur et sa violence, la crise des <em>subprime</em> a fait apparaître depuis 2007 le fil rouge qui relie ces jalons. Elle révèle à l’échelle planétaire l’état du système financier : <em>« Un pur et colossal système de jeu et de tripotages</em> (<a href="http://www.monde-diplomatique.fr/mav/119/RIMBERT/21035#nb2">2</a>) <em> »,</em> d’après le mot de Marx.</p>
<p style="text-align: justify;">Aux Etats-Unis, en Espagne, en Irlande, les banques avaient spéculé sur la hausse infinie de l’immobilier. Elles ont perdu. Lestées par leurs dettes irrécouvrables, mais jugées trop centrales pour couler sans entraîner avec elles l’ensemble de l’économie, elles ont transféré leurs pertes aux Etats. Lesquels, plombés à leur tour, présentent la note aux populations sous la forme de plans d’austérité. C’est que la spéculation n’est pas qu’un jeu d’esprit. A la base des montages les plus entortillés se trouve toujours un actif réel (un « sous-jacent », disent les courtiers) : une valeur, c’est-à-dire du travail humain. Quand la pyramide s’écroule, quelqu’un doit payer. Faire travailler les peuples pour rembourser les banques, tel est le sens de la rigueur décrétée par les gouvernements.</p>
<p style="text-align: justify;">En août dernier, la Banque centrale européenne (BCE) détaille les conditions de son aide à l’Italie. <em>« En premier lieu,</em> raconte <em>Le Figaro, elle demande à M. Silvio Berlusconi de procéder par décret, d’application immédiate, et non par projet de loi, que le Parlement met toujours du temps à approuver. »</em> Court-circuiter les Parlements ne suffit pas. <em>« S’agissant du code du travail en vigueur depuis 1970, la BCE demande de rendre plus flexibles les procédures de licenciement et de privilégier les accords au sein des entreprises aux conventions sectorielles négociées à l’échelon national. C’est un point capital : M. Sergio Marchionne, le patron de Fiat, ne cesse de dénoncer la rigidité de l’embauche et des licenciements</em> (<a href="http://www.monde-diplomatique.fr/mav/119/RIMBERT/21035#nb3">3</a>). <em> »</em> Que des banquiers centraux somment M. Berlusconi, troisième fortune d’Italie, d’accéder aux requêtes du patronat ne comporte au fond rien de très surprenant. Les classes dirigeantes de Dublin, Athènes, Madrid, Lisbonne ont elles aussi accepté sans trop rechigner leur mise sous tutelle. Leurs intérêts n’en pâtiront pas&#8230; Aussi, l’erreur serait de considérer la puissance dévastatrice des banques hors de la configuration sociale qui l’engendre.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme l’alchimie, le commerce débridé de l’argent repose sur le mythe de la création de richesse ex nihilo. Il ne s’amende pas, il ne se régule pas. Il s’effondre.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Pierre Rimbert</strong></p>
<p><strong>Notes</strong> :</p>
<p>(<a href="http://www.monde-diplomatique.fr/mav/119/RIMBERT/21035#nh1">1</a>) John Hobson, <em>Imperialism. A Study</em> (1902), cité par Giovanni Arrighi, <em>The Long Twentieth Century. Money, Power and the Origins of Our Times</em> (1994), Verso, Londres, 2010.</p>
<p>(<a href="http://www.monde-diplomatique.fr/mav/119/RIMBERT/21035#nh2">2</a>) Karl Marx, <em>Le Capital,</em> livre III, dans <em>Œuvres II. Economie II,</em> Gallimard, Paris, 1968.</p>
<p>(<a href="http://www.monde-diplomatique.fr/mav/119/RIMBERT/21035#nh3">3</a>) « <a href="http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/08/08/04016-20110808ARTFIG00475-la-bce-met-de-facto-l-italie-sous-tutelle.php">La BCE met de facto l’Italie sous tutelle</a> », <em>Le Figaro,</em> Paris, 9 août 2011.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Source </strong>: <a href="http://www.monde-diplomatique.fr/mav/119/RIMBERT/21035">http://www.monde-diplomatique.fr/mav/119/RIMBERT/21035</a><strong> </strong></p>
<p><strong>A LIRE </strong>: <strong>Manière de voir <em>– </em></strong><strong>Le Monde<em> diplomatique</em></strong><em> </em>« <em>Crise bancaire : le casse du siècle</em> » &#8211; numéro 119, octobre &#8211; novembre 2011, 100 pages. 7,5 €.</p>
<p>Numéro coordonné par Renaud Lambert et Pierre Rimbert</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/CasseduSiècle1.jpg"><img class="size-full wp-image-5208 aligncenter" title="CasseduSiècle" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/CasseduSiècle1.jpg" alt="" width="200" height="260" /></a></p>
<p>Disponible en kiosques et sur la <a href="http://boutique.monde-diplomatique.fr/boutique-2/maniere-de-voir/119-crise-bancaire-le-casse-du-siecle.html">boutique en ligne</a>.</p>
<p>« <em>Au gré de leur expansion, les banques ont projeté dans tous les domaines de l’activité humaine leur logique, leurs intérêts et leurs pratiques. Un regard sur les ruines de l’économie mondiale inspire cependant une question qui peut sembler triviale : au fait, à quoi devaient-elles servir ?</em></p>
<p><em>Aux Etats-Unis, en Espagne, en Irlande, les banques avaient spéculé sur la hausse infinie de l&#8217;immobilier. Elles ont perdu. Quand la pyramide s&#8217;écroule, quelqu&#8217;un doit payer. Faire travailler les peuples pour rembourser les banques, tel est le sens de la rigueur décrétée par les gouvernements.</em> »</p>
<p><a href="http://www.monde-diplomatique.fr/mav/119/">Présentation détaillée</a></p>
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		<item>
		<title>La FIDH* recense les lois liberticides dans le monde depuis le 11-Septembre</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Sep 2011 10:18:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Dans le monde]]></category>

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		<description><![CDATA[Dossier spécial 11 septembre &#8211; Antiterrorisme  et droits humains : dix ans d’incompatibilité ? Traumatisme majeur, rupture profonde dans l’ordre géopolitique mondial, le 11 septembre 2001 a également marqué le début d’une véritable régression des droits et libertés. Les attentats de New York ont en effet été immédiatement suivis de l’adoption par de très nombreux pays, y [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong>Dossier spécial 11 septembre &#8211; </strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Antiterrorisme  et droits humains : dix ans d’incompatibilité ?</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/FIDH.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-5161" title="FIDH" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/FIDH.jpg" alt="" width="300" height="209" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Traumatisme majeur, rupture profonde dans l’ordre géopolitique mondial, le 11 septembre 2001 a également marqué le début d’une véritable régression des droits et libertés. Les attentats de New York ont en effet été immédiatement suivis de l’adoption par de très nombreux pays, y compris les pays démocratiques, en premier lieu les Etats-Unis et le Royaume Uni, de législations d’exception particulièrement liberticides. Au nom de la lutte contre le terrorisme, ces textes ont légalisé la possibilité de détenir pour une période indéterminée des non ressortissants, sans aucune charge précise, sur la simple suspicion de leur participation à des activités terroristes ou de liens même supposés avec des organisations terroristes. De nombreux Etats autoritaires ont adopté des législations similaires, qu’ils ont aussi utilisées pour légitimer la répression de leurs opposants, des défenseurs des droits de l’Homme et criminaliser toute autre forme de protestation sociale.</p>
<p style="text-align: justify;">La lutte contre le terrorisme a également servi de prétexte à des pratiques absolument interdites et réprouvées, dont le recours « légalisé » à la torture dans des centres de détention tels que Guantanamo ou Abou Ghraïb sous contrôle américain, ou dans de nombreux autres centres de détention nationaux secrets afin d’échapper à tout cadre légal. Dans certains cas, des gouvernements ont eu recours à des assassinats ciblés et extrajudiciaires. Selon Patrick Baudouin, Président d’honneur de la FIDH, <strong>« <em>la propagande de légitimation des atteintes aux libertés au nom de la lutte antiterroriste, relayée par le réflexe de peur engendré et instrumentalisé, a conduit à un abandon progressif des valeurs essentielles de l’humanité</em></strong><strong> »</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Dix ans plus tard, loin d’avoir porté ses fruits, cette politique liberticide a des effets dévastateurs. Certes, l’élection de Barack Obama a entraîné un changement de discours salutaire. Mais force est de constater que l’engagement pris de fermer la prison de Guantanamo ne s’est toujours pas concrétisé.</p>
<p style="text-align: justify;">La guerre se poursuit en Afghanistan et l’alliance entre le mouvement Talibans et diverses mouvances terroristes semble gagner du terrain. Au-delà du combat mené par les États-Unis et ses alliés contre Al Qaida, d’autres États invoquent la lutte contre le terrorisme pour continuer d’agir en toute impunité, comme le font les autorités russes dans le Caucase du Nord. Le reste de l’Asie n’est pas épargnée avec, par exemple, la politique de répression menée par la Chine à l’encontre de ses minorités, que se soit au Tibet ou au Xinjiang contre le peuple Ouïghour.</p>
<p style="text-align: justify;">Au prétexte de la lutte contre le terrorisme, de nombreuses dictatures ont longtemps bénéficié du soutien souvent inconditionnel, de pays occidentaux, leur permettant de se maintenir au pouvoir. Alors que les révolutions secouent le monde arabe depuis le début de l’année 2011, beaucoup de dirigeants de pays occidentaux semblent enfin réaliser que soutenir les aspirations des peuples pour la conquête des droits et libertés contribue davantage à la stabilité de l’ordre international que le maintien au pouvoir des régimes autoritaires. Ce changement d’attitude reste toutefois timide, freiné à la fois par divers intérêts d’ordre économique et géostratégique et par le scepticisme voire l’inquiétude suscitée par ces bouleversements rapides.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce contexte, la FIDH demande l’abrogation des législations liberticides adoptées ou renforcées au lendemain du 11 septembre au nom de la lutte antiterroriste, et demande aux Etats d’oeuvrer pour une meilleure prise en compte des droits de l’Homme dans leur lutte contre le terrorisme.</p>
<p><strong>Pour plus d’information :</strong></p>
<p><a href="http://www.fidh.org/Afrique-Antiterrorisme-et-droits">Dossier Afrique sur Antiterrorisme et droits de l’Homme</a></p>
<p><a href="http://www.fidh.org/article10617">Dossier Asie sur Antiterrorisme et droits de l’Homme</a></p>
<p><a href="http://www.fidh.org/Maghreb-et-Moyen-Orient">Dossier Maghreb et Moyent Orient sur Antiterrorisme et droits de l’Homme</a></p>
<p><a href="http://www.fidh.org/EEAC-Antiterrorisme-et-droits">Dossier Europe de l’Est et Asie Centrale sur Antiterrorisme et droits de l’Homme</a></p>
<p><a href="http://www.fidh.org/Colombie-Antiterrorisme-et-droits">Dossier Amérique Latine sur Antiterrorisme et droits de l’Homme</a></p>
<p><strong>* FIDH </strong>: Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme</p>
<p><strong>Source</strong> : <a href="http://www.fidh.org/Dossier-special-11-septembre">http://www.fidh.org/Dossier-special-11-septembre</a></p>
<p><strong>En savoir plus</strong> <strong>sur l’EVOLUTION EN FRANCE</strong> :</p>
<p>Voir l’article de Soren Seelow publié le 10 septembre 2011 sur lemonde.fr, «<strong>11 Septembre 2011 : bienvenue dans l’ère du soupçon»</strong> et<strong> </strong>présenté comme suit : <em>« </em><em>Au nom de la lutte antiterroriste, les Etats ont développé leur arsenal de prévention, sacrifiant au passage quelques droits fondamentaux. Petit récapitulatif des libertés qui ont disparu en France depuis le 11 septembre 2001. »</em></p>
<p><strong>Lire l’article</strong> : <a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Lère-du-soupçon.pdf">L&#8217;ère du soupçon</a></p>
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		<title>C’est l’OTAN qui est à la conquête de Tripoli</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2011/08/25/c%e2%80%99est-l%e2%80%99otan-qui-est-a-la-conquete-de-tripoli/</link>
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		<pubDate>Thu, 25 Aug 2011 16:17:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Dans le monde]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Manlio Dinucci Une photo publiée par le New York Times raconte, plus que beaucoup de paroles, ce qui est en train d’arriver en Libye : elle montre le corps carbonisé d’un soldat de l’armée gouvernementale, à côté des restes d’un véhicule brûlé, avec trois rebelles autour qui le regardent avec curiosité. Ce sont eux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par Manlio Dinucci</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une photo publiée par le New York Times raconte, plus que beaucoup de paroles, ce qui est en train d’arriver en Libye : elle montre le corps carbonisé d’un soldat de l’armée gouvernementale, à côté des restes d’un véhicule brûlé, avec trois rebelles autour qui le regardent avec curiosité. Ce sont eux qui témoignent que le soldat a été tué par un raid de l’OTAN.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;">En moins de cinq mois, informe le Commandement conjoint allié de Naples, l’OTAN a effectué plus de 20.000 raids aériens, dont 8.000 par bombes et missiles. Cette action, déclarent au <em>NYT</em> de hauts fonctionnaires étasuniens et OTAN, a été décisive pour resserrer l’étau autour de Tripoli.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Tripoli_bombardee_93dfaf-e6aa4.jpg"><img class="size-medium wp-image-5050 aligncenter" title="Tripoli_bombardee_93dfaf-e6aa4" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Tripoli_bombardee_93dfaf-e6aa4-300x168.jpg" alt="" width="300" height="168" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Les attaques sont devenues de plus en plus précises, détruisant les infrastructures libyennes et empêchant ainsi le commandement de Tripoli de contrôler et d’approvisionner ses forces. Aux chasseurs-bombardiers qui larguent des bombes à guidage laser d’une tonne, dont les têtes pénétrantes à l’uranium appauvri et tungstène peuvent détruire des édifices renforcés, se sont joints les hélicoptères de combat, dotés des systèmes d’armements les plus modernes. Parmi eux, le missile à guidage laser <em>Hellfire</em>, qui est lancé à 8 km de l’objectif, utilisé aussi en Libye par les avions télécommandés étasuniens seulement par les avions radar <em>Awacs</em>, qui décollent de Trapani (côte sud-ouest de la Sicile), et par les <em>Predator </em> italiens qui décollent d’Amendola (Foggia, province des Pouilles), en survolant la Libye 24h/24. Ils sont aussi signalés &#8211; indiquent au <em>New York Times</em> les fonctionnaires de l&#8217;OTAN &#8211; par les rebelles. Ceux-ci, tout en étant « mal entraînés et mal organisés », sont en mesure, « grâce des technologies fournies par des pays de l’OTAN », de transmettre d’importantes informations au « team OTAN en Italie, qui choisit les objectifs à frapper ». De plus, rapportent les fonctionnaires, « la Grande-Bretagne, la France et d’autres pays ont déployé des forces spéciales sur le terrain en Libye ». Officiellement pour entraîner et armer les rebelles, en réalité surtout pour des tâches opérationnelles.</p>
<p style="text-align: justify;">On voit ainsi émerger le cadre réel. Si les rebelles sont arrivés à Tripoli, c’est dû non pas à leur capacité de combat, mais au fait que les chasseurs-bombardiers, les hélicoptères et les Predator de l’OTAN leur ouvrent la voie, en pratiquant la terre brûlée. Au sens littéral du terme, comme le montre le corps du soldat libyen carbonisé par le raid OTAN. En d’autres termes, on a créé à l’usage des <em>media</em> l’image d’une résistance avec une force capable de battre une armée professionnelle. Même si, évidemment des rebelles meurent dans les affrontements, ce ne sont pas eux qui sont en train de s’emparer de Tripoli. C’est l’OTAN qui, forte d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, est en train de démolir un Etat au motif de défendre les civils. De toute évidence, depuis qu’il y a un siècle les troupes italiennes débarquèrent à Tripoli, l’art de la guerre coloniale a fait de grands pas en avant.</p>
<p style="text-align: right;">Edition de mardi 23 juillet de <em>il manifesto</em></p>
<p style="text-align: right;"><em>Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio</em></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Source </strong>: 23 août 2011</p>
<p style="text-align: left;"><a href="http://www.michelcollon.info/C-est-l-OTAN-qui-est-a-la-conquete.html">http://www.michelcollon.info/C-est-l-OTAN-qui-est-a-la-conquete.html</a></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Pour en savoir plus </strong>:</p>
<p>Analyse par Jean Bricmont et Diana Johnstone à :</p>
<p><strong><a href="http://www.legrandsoir.info/qui-peut-sauver-la-libye-de-ses-sauveurs-occidentaux-pas-la-gauche-francaise.html">legrandsoir.info</a></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Démocratie-Letmeshow.jpg"><img class="size-full wp-image-5049 aligncenter" title="Démocratie-Letmeshow" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Démocratie-Letmeshow.jpg" alt="" width="167" height="250" /></a><br />
</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>illustration</strong> : « <em>laissez-moi vous montrer comment fonctionne la démocratie </em>»</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Regards sur les Journées Mondiales de la Jeunesse</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2011/08/22/regards-sur-les-journees-mondiales-de-la-jeunesse/</link>
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		<pubDate>Mon, 22 Aug 2011 16:55:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucienne Gouguenheim</dc:creator>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Dans le monde]]></category>
		<category><![CDATA[hotspot]]></category>

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		<description><![CDATA[Le déroulement des JMJ à Madrid a fait l’objet d’analyses critiques de la part de nombreux groupes de notre mouvance. Nos amis espagnols de Redes Cristianas (Nous sommes Eglise Espagne) ont réalisé un excellent document (accessible seulement en Espagnol) asi no vengas ! (Ne venez pas ainsi !), qui se veut « une vision alternative aux JMJ et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/1572871_pope4.jpg"><img class="size-medium wp-image-5032 aligncenter" title="1572871_pope4" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/1572871_pope4-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Le déroulement des JMJ à Madrid a fait l’objet d’analyses critiques de la part de nombreux groupes de notre mouvance.</p>
<p style="text-align: justify;">Nos amis espagnols de Redes Cristianas (Nous sommes Eglise Espagne) ont réalisé un excellent document (accessible seulement en Espagnol) <a href="http://asinovengas.wordpress.com/folleto/">asi no vengas</a> ! (Ne venez pas ainsi !), qui se veut « une vision alternative aux JMJ et à la visite de Benoît XVI à Madrid » : ils y analysent l’aspect financier, l’image d’Eglise qui est donnée aux jeunes participants et la vision théologique de ce qu’est – et devrait être – le rôle du pape dans l’Eglise catholique. Les militants de Redes Cristianas ont participé en tant que catholiques à la grande manifestation laïque du 24 août contre l’implication de l’Etat espagnol dans l’organisation des JMJ.</p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: justify;"><span id="more-4996"></span>De leur côté, cent-vingt prêtres, qui travaillent dans les paroisses populaires de Madrid et sont regroupés au sein de l’association « Foro de curos de Madrid », ont vivement critiqué le coût de la visite du pape et la compromission de l’Eglise avec les bailleurs de fonds dans un document intitulé <a href="http://www.nsae.fr/2011/08/19/les-cures-du-forum-de-madrid-contre-le-cardinal-rouco-et-ses-mecenes-pour-la-visite-du-pape/">&#8220;Los ricos de Rouco&#8221;</a> accessible ici dans sa traduction française.</p>
<p style="text-align: justify;">Plusieurs associations de la fédération &#8220;Réseaux du Parvis&#8221; leur ont apporté leur soutien dans un <a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/communiqué.pdf">communiqué</a> auquel nous nous associons.</p>
<p style="text-align: justify;">A NSAE, nous sommes particulièrement sensibles aux problèmes qu’affronte la jeunesse aujourd’hui, en France et partout dans le monde. Nous suivons avec beaucoup d’intérêt – et d’espérance – le combat déterminé et courageux des <a href="http://www.nsae.fr/2011/08/19/les-indignes-en-marche-pacifique-vers-bruxelles/">&#8220;indignés&#8221;</a>. Le symbole fort de la Puerta del Sol occupée par les indignés espagnols et évacuée pour faire place à l’arrivée des JMJ donne l’idée désastreuse d’une jeunesse qui serait opposée à une autre jeunesse.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Et puisqu’il est question de jeunesse, en ce douzième anniversaire de la mort tragique de deux jeunes africains Yaguine Koïta et Fodé Tounkara, venus avec une <a href="http://wikilivres.info/wiki/Lettre_de_Yaguine_Koita_et_Fod%C3%A9_Tounkara">lettre aux membres responsables d&#8217;Europe</a><strong> </strong>nous reproduisons ci-après le texte d’un membre de Partenia 2000.</p>
<p style="text-align: center;">* * * * * * * * * * * * * * * * * *</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Yaguine Koïta (né le 25 septembre 1984) et Fodé Tounkara (né le 6 avril 1985) furent le 28 Juillet 1999 les passagers clandestins du vol 520 Sabena Airlines en provenance de Conakry (Guinée ) et à destination de Bruxelles (Belgique).</p>
<p style="text-align: justify;">Leurs corps morts de froid (ceux de deux garçons de moins de 15 ans) furent découverts le 2 août 1999 dans le train d&#8217;atterrissage arrière droit de l&#8217;appareil à l&#8217;aéroport international de Bruxelles.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans leurs affaires, les garçons transportaient dans des sacs plastiques leurs certificats de naissance, leurs cartes de scolarité, des photos et une lettre.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/p04_Man-intro__600_x_600_.jpg"><img class="size-medium wp-image-5035 alignleft" title="p04_Man-intro__600_x_600_" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/p04_Man-intro__600_x_600_-182x300.jpg" alt="" width="182" height="300" /></a><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/7080f6bd26.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-5036" title="7080f6bd26" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/7080f6bd26.jpg" alt="" width="137" height="200" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
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<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Cette lettre fut largement publiée dans les medias du monde entier&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Elle en appelait de manière prémonitoire à la clairvoyance des puissants de ce monde afin qu’ils mettent enfin naturellement en place des relations équitables avec « les enfants »(la sève et le suc), des pays émergents.</p>
<p style="text-align: justify;">Au moment où se déroulent les JMJ à Madrid, c’est ce type de comportement exemplaire, qui fait par sa radicalité autorité morale et politique, que le Pape pourrait donner en exemple.</p>
<p style="text-align: justify;">Le couple Merckel-Sarkozy pourrait s’en inspirer aussi pour gérer la crise économique sans précédent qui attend l’Europe.</p>
<p style="text-align: justify;">La mort des deux adolescents a suivi de peu l’évacuation brutale de l’Eglise St Bernard à Paris, le 23 août 96, après près de deux mois d’occupation par près de 300 sans papiers.</p>
<p style="text-align: justify;">Rappelons que c’est à St Bernard que Louise Michel, grande figure révolutionnaire de la Commune, anima « le Club de la révolution », lieu privilégié de l’expression populaire comme bon nombre de ces clubs dont elle présidait souvent les séances. Elle préconisa un enseignement vivant, des écoles professionnelles et des orphelinats laïques.</p>
<p style="text-align: justify;">Le contenu de « la lettre de Fodé et Yaguine » pourrait être le programme politique que notre Europe hésitante et vieillissante pourrait appliquer dès aujourd’hui</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: right;">Georges Yoram Federmann</p>
<p style="text-align: right;">Strasbourg le 20 août 2011</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>Famine : la FAO pointe les biocarburants et la surexploitation des sols</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Aug 2011 11:10:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Dans le monde]]></category>

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		<description><![CDATA[Photographe : Diego Giudice/Bloomberg via Getty Images Déjà au programme du G20 de l&#8217;agriculture en juin dernier, la volatilité des prix alimentaires est une des causes de la famine qui ravage l&#8217;Afrique de l&#8217;Est. A Mogadiscio, par exemple, les prix du maïs et du sorgho, une céréale, ont plus que doublé (avec des hausses respectives de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Food-Cereal-prices.jpg"><img class="size-medium wp-image-4882 aligncenter" title="Food--Cereal-prices" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Food-Cereal-prices-300x180.jpg" alt="" width="300" height="180" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><em>Photographe : Diego Giudice/Bloomberg via Getty Images</em></p>
<p style="text-align: justify;">Déjà au programme du G20 de l&#8217;agriculture en juin dernier, la volatilité des prix alimentaires est une des causes <a href="http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/07/30/dans-la-corne-de-l-afrique-etat-d-urgence_1554401_3212.html"><span style="color: #000000;">de la famine qui ravage l&#8217;Afrique de l&#8217;Est</span></a>. A Mogadiscio, par exemple, les prix du maïs et du sorgho, une céréale, ont plus que doublé (avec des hausses respectives de 106 % et 180 %) en un mois, selon la FAO*. En février déjà, la branche alimentaire de l&#8217;ONU mettait en garde contre la hausse continue des <a href="http://faosomalia.org/reports-n-analyses/31--somalias-cereal-prices-rise-for-5th-month-running-report"><span style="color: #000000;">prix des céréales en Somalie</span></a><span style="color: #000000;"> </span>depuis cinq mois.</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà du cas somalien, <a href="http://www.fao.org/fileadmin/user_upload/hlpe/hlpe_documents/HLPE-price-volatility-and-food-security-report-July-2011.pdf">un rapport de la FAO publié en juillet (PDF)</a> montre que les prix alimentaires tendent globalement à être de plus en plus élevés et instables depuis une dizaine d&#8217;années. Ils fluctuent actuellement à un niveau deux fois plus élevé que dans les années 1990-2005. Cette courbe ascendante vient aggraver la situation en cas de pic des prix, comme ce fut le cas en 2008 lorsque des émeutes de la faim ont éclaté dans plusieurs pays, de l&#8217;Afrique à Haïti. Le second pic, entamé mi-2010, n&#8217;est toujours pas terminé, souligne ce rapport. L&#8217;indice des prix des céréales a ainsi augmenté de 57 % entre juin et décembre 2010.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>UNE DEMANDE CROISSANTE, PORTÉE PAR LES AGROCARBURANTS</strong></p>
<p style="text-align: justify;">De multiples facteurs permettent d&#8217;<a href="http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=expliquer"><span style="color: #000000;">expliquer</span></a> ces hausses : fermeture des exportations en temps de crise, spéculation, diminution et distribution inégale des stocks alimentaires – la Chine contrôle, depuis les années 1990, 75 % des stocks mondiaux de maïs, 50 % du blé et 78 % du riz – mais aussi déclin des investissements et des dépenses publiques dans l&#8217;agriculture depuis les années 1980. Mais au-delà de ce faisceau, la FAO met en cause des phénomènes à plus long terme.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;organisation pointe ainsi la demande toujours grandissante en denrées agricoles. <em>&#8220;Ce n&#8217;est pas qu&#8217;il n&#8217;y a pas assez de ressources pour satisfaire</em><em> les besoins des hommes. Par contre, il n&#8217;y en a pas assez pour répondre</em><em> à leur demande&#8221;</em>, résume le rapport. La demande en matière d&#8217;alimentation, considérée comme peu flexible, s&#8217;est encore accélérée entre les années 1990 et 2000, boostée par la hausse des revenus et l&#8217;urbanisation, notamment dans les pays émergents. Conséquence : une modification des habitudes alimentaires vers plus de sucre, plus d&#8217;huile et plus de viande. Ainsi, en Chine, la consommation de lait a décuplé et celle de viande a quadruplé depuis les années 1960. Pourtant, à un niveau global, la consommation de céréales n&#8217;a augmenté que de 1,8 % depuis les années 1980.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est donc du côté des agrocarburants que se trouve la cause principale de la hausse de la demande. L&#8217;industrie des agrocarburants, basée dans les pays émergents comme dans les pays développés, absorbe 40 % du maïs produit aux Etats-Unis et les deux tiers des huiles végétales de l&#8217;UE. Ce développement spectaculaire a été rendu possible, souligne la FAO, par un soutien public massif sous formes de subventions, d&#8217;exonération de taxes et d&#8217;obligations d&#8217;achat, estimé à 5,6 milliards d&#8217;euros en Europe et aux Etats-Unis. En parallèle, le soutien à tous les autres secteurs agricoles s&#8217;amenuisait.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui amène la FAO à conclure que <em>&#8220;l&#8217;actuel emballement de la demande mondiale n&#8217;est pas la conséquence du développement économique mondial, mais le résultat d&#8217;une politique publique menée par les Etats-Unis et les gouvernements de l&#8217;UE, le résultat d&#8217;un choix politique clair et réversible.&#8221;</em> Pour Jayati Ghosh, économiste indienne tenant un <a href="http://www.guardian.co.uk/global-development/poverty-matters/2011/aug/02/global-demand-for-food">blog sur le <em>Guardian</em></a>, ce rapport renverse ainsi <em>&#8220;le mythe selon lequel la consommation accrue des pays en développement (Inde et Chine avant tout) mène à une hausse de la demande globale et donc à une hausse des prix des céréales.&#8221;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L&#8217;OFFRE SUIT-ELLE ENCORE LA DEMANDE ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Face à cette demande dévorante, la FAO redoute que les crises alimentaires soient annonciatrices de la fin d&#8217;une longue période de hausse de la production agricole. Certes, la production mondiale a triplé entre 1960 et 2005, mais la courbe a tendance à se tasser depuis quelques années. Par exemple, les rendements de riz stagnent dans plusieurs régions d&#8217;Asie.</p>
<p style="text-align: justify;">Car les variétés améliorées des produits alimentaires de base ont un rendement à peine équivalent à celles conçues il y a trente ans, les innovations ayant seulement servi  contrer les nouveaux parasites et maladies, de plus en plus résistants. Les ressources bon marché sur lesquelles repose cette agriculture – phosphate pour les engrais, pétrole et eau – se raréfient. Quant à la terre, 10 millions d&#8217;hectares sont détruits chaque année par la surexploitation des sols. De 10 à 15 % des terres irriguées sont touchées par la salinisation (accumulation de sels dans les sols), à cause du surplus d&#8217;eau.</p>
<p style="text-align: justify;">Côté pollution, l&#8217;impact global de la contamination par l&#8217;azote – fortement suspectée par ailleurs dans la prolifération des algues vertes – coûterait de 70 à 320 milliards d&#8217;euros par an, soit plus du double des bénéfices monétaires issus de l&#8217;agriculture. Enfin, l&#8217;agriculture est l&#8217;une des premières causes d&#8217;émissions de gaz à effet de serre, contribuant davantage au réchauffement climatique que les transports. Après avoir remis en question les fondements de la demande croissante en denrées agricoles, la FAO pose donc la question des limites de l&#8217;offre. En tout cas, les deux parties du marché agricole ont, semble-t-il, de plus en plus de mal à se rejoindre.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Angela Bolis</strong></p>
<p><strong>* FAO</strong> : « Food and Agriculture Organization of the United Nations »</p>
<p>traduit en français par :</p>
<p>« Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture »</p>
<p><strong>Source </strong>:<strong> </strong>le Monde.fr du 3 août 2011</p>
<p><strong>Pour en savoir plus </strong>:</p>
<p><strong>• </strong>Texte du rapport  : « Volatilité des prix et sécurité alimentaire » publié le 13 juillet 2011 ; fichier PDF actuellement disponible en anglais (83 pages) :</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/RapportFAO.jpg"><img class="size-full wp-image-4884 aligncenter" title="RapportFAO" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/RapportFAO.jpg" alt="" width="100" height="140" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/HLPE-price-volatility-and-food-security-report-July-2011.pdf">HLPE-price-volatility-and-food-security-report-July-2011</a></p>
<p><strong>•</strong> site de la FAO en français : <a href="http://www.fao.org/index_fr.htm">http://www.fao.org/index_fr.htm</a></p>
<p><strong>•</strong> site de la FAO en anglais : <a href="http://www.fao.org/">http://www.fao.org/</a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/FAO-Logo.jpg"><img class="size-full wp-image-4885 aligncenter" title="FAO-Logo" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/FAO-Logo.jpg" alt="" width="160" height="206" /></a></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>En Hongrie, des camps de travail obligatoire qui visent les Roms</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2011/07/14/en-hongrie-des-camps-de-travail-obligatoire-qui-visent-les-roms/</link>
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		<pubDate>Thu, 14 Jul 2011 16:24:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Dans le monde]]></category>

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		<description><![CDATA[Le gouvernement hongrois veut remettre les allocataires de prestations sociales au travail. Des policiers pourraient surveiller ces salariés regroupés dans des camps et affectés à de gros projets d&#8217;infrastructure. Principale cible de ce programme : les Roms, dont le taux de chômage avoisine les 50%. En lançant en mai dernier sa proposition d&#8217;obliger les bénéficiaires du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><em>Le gouvernement hongrois veut remettre les allocataires de prestations sociales au travail. Des policiers pourraient surveiller ces salariés regroupés dans des camps et affectés à de gros projets d&#8217;infrastructure. Principale cible de ce programme : les Roms, dont le taux de chômage avoisine les 50%.</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/images9.jpeg"><img class="size-full wp-image-4779 aligncenter" title="images" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/images9.jpeg" alt="" width="248" height="203" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">En lançant en mai dernier <a href="http://www.rue89.com/2011/05/09/minimas-sociaux-wauquiez-ouvre-un-debat-ringard-et-demago-203076"><strong>sa proposition</strong></a> d&#8217;obliger les bénéficiaires du RSA (Revenu de solidarité active) à travailler, <a href="http://www.rue89.com/tag/wauquiez"><strong>Laurent Wauquiez</strong></a>, alors ministre des Affaires européennes, avait suscité une violente polémique dans l&#8217;Hexagone. L&#8217;assimilation des allocataires sociaux à un « cancer de la société » était mal passée.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>En contrepartie du RSA, il faut que chacun assume, chaque semaine, cinq heures de service social </em>», avait-il alors lancé, évoquant la possibilité que les allocataires assument des tâches comme la surveillance des sorties d&#8217;école, le nettoyage ou l&#8217;accueil des services publics.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Construction d&#8217;un stade, nettoyage des rues</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Si le projet est pour le moment resté dans les cartons, ces idées semblent avoir trouvé un certain écho en Hongrie où une nouvelle loi devrait entrer en vigueur à partir du 1er septembre prochain. Les bénéficiaires d&#8217;aides sociales se verront alors proposer des tâches d&#8217;intérêt général sur de gros chantiers de travaux publics, tels la construction d&#8217;un stade de football à Debrecen (à l&#8217;est du pays), le nettoyage des rues mais aussi l&#8217;entretien des parcs et des forêts.</p>
<p style="text-align: justify;">Et ceux qui refuseront seront privés de leurs allocations…</p>
<p style="text-align: justify;">Le quotidien allemand Die Tageszeitung explique :</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Il ne faut pas beaucoup d&#8217;imagination pour comprendre que cette mesure vise principalement les Roms. Alors que le taux de chômage est en moyenne de 8% dans l&#8217;Union européenne, l&#8217;employabilité de la plus grande minorité du continent est un problème endémique. </em>»</p>
<p style="text-align: justify;">Selon les statistiques, près de 50% des Roms – faiblement qualifiés et victimes de discrimination à l&#8217;embauche – seraient ainsi sans emploi. Du coup, nombre de familles vivent de l&#8217;aide sociale.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Des centres de logements collectifs</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce projet de travail obligatoire qui figurait dans le programme du parti Jobbik (extrême droite) a été repris par la droite nationaliste. Pire encore : le plan présenté par le gouvernement prévoit la construction de centres de logements collectifs, pouvant être dans certains cas des containers aménagés pour les personnes dont le lieu de résidence serait trop éloigné des chantiers. Le quotidien allemand ajoute :</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Et pour surveiller ces camps, Viktor Orban, le premier ministre hongrois a eu une très bonne idée : des policiers fraîchement partis à la retraite pourraient assurer la sécurité… </em>»</p>
<p style="text-align: justify;">Ce à quoi le ministre de l&#8217;Intérieur Sándor Pintér répond, pragmatique :</p>
<p style="text-align: justify;">« I<em>ls ont les compétences nécessaires pour remettre au travail quelque 300 000 personnes</em>. »</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Main-d&#8217;œuvre bon marché pour investisseurs chinois</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Si certains sites d&#8217;extrême gauche ne se privent pas de comparer ce plan avec les méthodes fascistes – les camps de travail obligatoire gardés par des policiers renvoient aux pires heures de l&#8217;histoire européenne –, le Tageszeitung souligne, quant à lui :</p>
<p style="text-align: justify;">« [<em>que] ce n&#8217;est pas un hasard si l&#8217;annonce de ces mesures intervient après </em><a href="http://www.hu-lala.org/?p=15821"><strong><em>la visite du premier ministre chinois</em></strong></a><em>, Web Jiabao, à Budapest. La grande puissance asiatique veut racheter la dette hongroise mais aussi investir dans l&#8217;industrie et les projets d&#8217;infrastructures du pays. </em>»</p>
<p style="text-align: justify;">Et la possibilité de bénéficier d&#8217;une main-d&#8217;œuvre bon marché ne serait pas pour lui déplaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Le spectre du « camp de travail obligatoire » justifie les propos lancés par Daniel Cohn-Bendit qui, début juillet, aux termes d&#8217;une présidence hongroise ponctuée de polémiques, <a href="http://www.hu-lala.org/?p=12520"><strong>s&#8217;en est pris directement à Viktor Orban</strong></a>, l&#8217;accusant de « <em>dégrader l&#8217;Europe</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Le dirigeant hongrois a alors répliqué :</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>Je défendrai toujours la Hongrie contre les remarques et critiques, de Bruxelles ou d&#8217;ailleurs. La Hongrie n&#8217;est pas subordonnée à Bruxelles, Bruxelles n&#8217;est pas le centre de commandement de la Hongrie.</em> »</p>
<p style="text-align: justify;">Sauf qu&#8217;il est parfois de sinistres références qui devraient obliger Bruxelles à hausser le ton.</p>
<p style="text-align: right;">Laurence Estival</p>
<p style="text-align: right;">13/07/2011</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/100810-roms-ue1.jpg"><img class="size-medium wp-image-4780 aligncenter" title="_100810-roms-ue" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/100810-roms-ue1-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Pour s’informer et agir en France </strong>: <a href="http://www.romeurope.org/">http://www.romeurope.org/</a></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Source : </strong></p>
<p><a href="http://www.rue89.com/2011/07/13/en-hongrie-des-camps-de-travail-obligatoire-qui-visent-les-roms-214011">http://www.rue89.com/2011/07/13/en-hongrie-des-camps-de-travail-obligatoire-qui-visent-les-roms-214011</a></p>
<p>En partenariat avec :  <a href="http://fr.myeurop.info/">http://fr.myeurop.info/</a></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>La situation humanitaire dans la bande de Gaza</title>
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		<pubDate>Thu, 14 Jul 2011 11:38:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Dans le monde]]></category>

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		<description><![CDATA[Les Informations ci-après émanent du Bureau de Coordination Aux Affaires Humanitaires de l’ONU et constituent une fiche documentaire spécifique sur la bande de Gaza Chiffres clés ___________________________________ • 1,6 millions de personnes vivent dans la bande de Gaza, 50% d’entre elles ont moins de 18 ans. • 38 % des habitants de Gaza vivent dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><em>Les Informations ci-après émanent du Bureau de Coordination Aux Affaires Humanitaires de l’ONU et constituent une fiche documentaire spécifique sur la bande de Gaza</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/images-11.jpeg"><img class="size-full wp-image-4772 aligncenter" title="images-1" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/images-11.jpeg" alt="" width="220" height="229" /></a><br />
</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Chiffres clés</strong></p>
<p style="text-align: center;">___________________________________</p>
<p><strong>•</strong> <strong>1,6 millions</strong> de personnes vivent dans la bande de Gaza, <strong>50%</strong> d’entre elles ont moins de 18 ans.</p>
<p><strong>•</strong> <strong>38 %</strong> des habitants de Gaza vivent dans la pauvreté</p>
<p><strong>•</strong> <strong>31%</strong> de la population active est au chômage</p>
<p><strong>•</strong> <strong>47%</strong> des jeunes sont au chômage</p>
<p><strong>•</strong> <strong>54%</strong> des habitants de Gaza vivent dans une situation d’insécurité alimentaire et plus de 75% dépendent de l’aide internationale</p>
<p><strong>•</strong> Le rendement économique est en baisse de <strong>20%</strong></p>
<p><strong>• </strong> <strong>35%</strong> des terres agricoles de Gaza, et <strong>85%</strong> des zones de pêche sont totalement ou partiellement  inaccessibles en raison des mesures militaires israéliennes.</p>
<p><strong>• </strong> Entre <strong>50 et 80 millions</strong> d’eaux usées (ou partiellement traitées) sont reversés dans la mer chaque jour.</p>
<p><strong>• </strong> Plus de <strong>90%</strong> de l’eau provenant de l’aquifère de la bande de Gaza est non potable</p>
<p><strong>•</strong> <strong>85%</strong> des écoles de Gaza fonctionnent sur une base de deux à trois cycles par jour</p>
<p><strong>•</strong> Depuis début 2010, <strong>59</strong> Palestiniens ont été tués dans les tunnels, dont <strong>5</strong> enfants. <strong>115</strong> ont été blessés.</p>
<p><strong>• </strong> Le principal passage pour les Palestiniens dans et vers Gaza à Rafah reste limité à <strong>500 </strong>personnes par jour.</p>
<p style="text-align: center;">_________________________________</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/images-2.jpeg"><img class="size-full wp-image-4773 aligncenter" title="images-2" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/images-2.jpeg" alt="" width="180" height="240" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>1. Le blocus de Gaza est une négation des droits de l’Homme les plus élémentaires, en violation du droit international et constitue une punition collective</strong>. Le blocus limite grandement les importations et exportations ainsi que la circulation des personnes de et vers Gaza ainsi que l’accès aux terres agricoles et aux zones de pêche. Les habitants de Gaza ne sont pas capables de subvenir aux besoins de leurs familles, la qualité des infrastructures et des services essentiels s’est détériorée.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>2. Les mesures prises en juin 2010 pour alléger le blocus ont eu peu d’effet sur la situation humanitaire.</strong> Si les importations ont augmenté, elles ne représentent que 45% de ce qui entrait en 2007. Les exportations sont fortement limitées et ne concernent que des produits agricoles pour l’Europe. Les hommes d’affaire de Gaza ne peuvent avoir accès à leurs marchés traditionnels de Cisjordanie et d’Israël. L’accès aux terres et à la mer reste grandement limité.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>3.</strong> Si Israël a approuvé une série de projets d’infrastructure dont l’objectif était d’améliorer les services de santé, d’éducation ou d’assainissement, peu de ces projets ont été mis en place. <strong>Ceci est principalement dû au processus lourd et complexe et aux difficultés rencontrées dans l’importation de matériau</strong>. Cela veut dire que les habitants de Gaza n’ont pas vu de réelle amélioration de leurs services de base.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>4. Des milliers de personnes, dont beaucoup d’enfants, risquent chaque jour leur vie, dans la contrebande par les tunnels sous la frontière égyptienne</strong>. L’industrie, prospère, des tunnels est une conséquence directe des restrictions actuelles sur les matériaux de construction, le manque de perspectives sur le marché du travail et les immenses besoins en reconstruction dans Gaza.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>5. Les habitants de Gaza restent isolés et coupés du reste du territoire palestinien occupé.</strong> La circulation par le passage d’Erez est interdite pour la grande majorité des habitants, en dépit des promesses d’alléger les interdictions. Le passage de Rafah de et vers l’Egypte reste limité à 500 personnes par jour, des centaines de Palestiniens sont interdits de sortie chaque semaine.</p>
<p><strong>En savoir plus sur la Palestine et les mobilisations </strong>:</p>
<p><a href="http://www.unbateaupourgaza.fr">http://www.unbateaupourgaza.fr</a></p>
<p><a href="http://www.europalestine.com">http://www.europalestine.com</a></p>
<p><a href="http://www.plateforme-palestine.org">http://www.plateforme-palestine.org</a></p>
<p><a href="http://www.protection-palestine.org">http://www.protection-palestine.org</a></p>
<p><a href="http://www.ism-france.org">http://www.ism-france.org</a></p>
<p><strong>Source</strong> :  OCHA (Office for the Coordination of Humanitariam Affairs) de l’ONU [occupied Palestinian territory] mis en ligne le 07.07.2011 (en arabe, anglais et hébreu).</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.ochaopt.org/">http://www.ochaopt.org/</a></span></p>
<p>Traduction française publiée le 13.07.2011 sur :</p>
<p><a href="http://www.unbateaupourgaza.fr/index.php/Nouvelles/La-situation-humanitaire-dans-la-bande-de-Gaza">http://www.unbateaupourgaza.fr/index.php/Nouvelles/La-situation-humanitaire-dans-la-bande-de-Gaza</a></p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>La Banque centrale européenne est-elle passée sous la coupe de Wall Street ?</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Jul 2011 22:13:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Dans le monde]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Agnès Rousseaux Mario Draghi, l’actuel gouverneur de la Banque centrale d’Italie, prendra la tête de la Banque centrale européenne à l’automne. Celui qui présidera aux destinées monétaires de la zone euro a travaillé pour l’une des plus puissantes banques du monde : Goldman Sachs. On la retrouve dans les récentes juteuses magouilles financières : crise des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par Agnès Rousseaux</p>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> <em>Mario Draghi, l’actuel gouverneur de la Banque centrale d’Italie, prendra la tête de la Banque centrale européenne à l’automne. Celui qui présidera aux destinées monétaires de la zone euro a travaillé pour l’une des plus puissantes banques du monde : Goldman Sachs. On la retrouve dans les récentes juteuses magouilles financières : crise des subprimes, spéculation sur les denrées alimentaires, manipulation des comptes de l’État grec… Plusieurs parlementaires européens s’inquiètent.</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/M.Draghi.jpeg"><img class="size-full wp-image-4744 aligncenter" title="M.Draghi" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/M.Draghi.jpeg" alt="" width="228" height="221" /></a><br />
</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le 24 juin, les chefs d’État et de gouvernement européens ont officiellement nommé à la tête de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi, actuel gouverneur de la Banque d’Italie. Le 1er novembre, il deviendra ainsi le 3e président de la BCE, succédant à Jean-Claude Trichet, pour un mandat de huit ans. Une nomination qui fait grincer des dents. Directeur du Trésor italien de 1991 à 2001, Mario Draghi a joué un rôle important dans les grandes privatisations et la rigueur budgétaire drastique en Italie, au moment où le pays a rejoint la zone euro.</p>
<p style="text-align: justify;">En cause surtout, son passage de 2002 à 2005 comme dirigeant de la banque Goldman Sachs, en tant que vice-président international chargé de l’Europe. Goldman Sachs est la première banque de Wall Street, et un établissement financier dont on se demande s’il n’a pas déclaré la guerre aux pauvres. Car on le retrouve dans tous les mauvais coups : la crise des subprimes et des prêts hypothécaires, la spéculation contre les matières premières, la crise grecque&#8230; En Grèce, la banque a utilisé des instruments financiers pour aider le pays à dissimuler l’ampleur de sa dette, lors de son entrée dans la zone euro en 2001. Un montage qui a permis au gouvernement grec d’emprunter des milliards d’euros pendant des années. Et qui n’est pas anodin dans la crise grecque actuelle.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mario Draghi, garant de la transparence des marchés ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Mario Draghi pouvait-il ignorer ce montage financier ? Difficile à croire. C’est pourtant ce qu’il a affirmé lors de son <a href="http://www.europarl.europa.eu/fr/headlines/content/20110610STO21212/html/Candidat-%C3%A0-la-t%C3%AAte-de-la-BCE-Mario-Draghi-fait-bon-effet-aux-d%C3%A9put%C3%A9s-europ%C3%A9ens">audition</a> par les députés européens le 14 juin. Il a assuré qu’il n’avait rien à voir avec l’<a href="http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/goldman-sachs-aurait-aide-la-grece-a-dissimuler-sa-dette_226817.html">accord passé</a> entre Goldman Sachs et la Grèce en 2001. Un service pour lequel la banque a touché 300 millions de dollars de commission, selon plusieurs banquiers au courant de la transaction. « <em>Ces contrats ont été signés avant mon arrivée à la banque</em> », a déclaré Mario Draghi, qui affirme ne pas avoir travaillé avec les gouvernements européens. C’est pourtant ce pourquoi il a été embauché : « <em>[Le professeur Draghi] aidera la firme à développer et réaliser des affaires avec les grands groupes européens, les gouvernements et les agences gouvernementales</em> », annonçait le communiqué de la banque <a href="http://www2.goldmansachs.com/our-firm/press/press-releases/archived/2002/2002-01-28.html">le 28 janvier 2002</a>. Il aurait d’ailleurs été, <a href="http://www.europarl.europa.eu/pdfs/news/public/story/20110610STO21212/20110610STO21212_fr.pdf">selon lui</a>, l’un des premiers à mettre en garde contre les risques exagérés des marchés financiers et de l’immobilier.</p>
<p style="text-align: justify;">En tant que président de la BCE, Mario Draghi dirigera le Comité européen du risque systémique, créé en 2010 pour protéger la zone euro contre de futures crises financières. Son rôle ? Avertir les autorités nationales et émettre des recommandations quand il détecte un problème important pour la stabilité financière générale. « <em>Il devra y défendre la standardisation des produits financiers pour permettre davantage de transparence et de supervision contre la sophistication et l’opacité croissante des marchés, dans laquelle Goldman Sachs excelle</em>, <a href="http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/06/14/bce-mario-draghi-doit-lever-les-doutes_1535578_3232.html">expliquent</a> dans une tribune les eurodéputés Pascal Canfin (EELV) et Pervenche Berès (PS). « <em>Il aura peut-être à interdire certaines pratiques, telles que celles justement inventées par Goldman Sachs et ses conseillers pour éviter une nouvelle crise financière. Saura-t-il combattre aujourd’hui ce qu’il a hier promu et qu’il n’a jamais critiqué ?</em> »</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une banque leader de la spéculation sur les denrées alimentaires</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Goldman Sachs a fait l’objet début juin d’une demande d’information de la part du procureur de Manhattan sur son implication dans la crise immobilière de 2007. Le procureur demande des éclaircissements sur ses activités avant la crise, dans le secteur des obligations gagées sur des créances immobilières. L’enquête menée par une commission du Sénat, dont le rapport a été rendu en avril, présente les conflits d’intérêt potentiels de Goldman Sachs qui a parié sur l’effondrement du marché immobilier, tout en vendant des <em>subprimes</em> frelatés. La démarche du procureur pourrait déboucher sur des poursuites au pénal.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais Goldman Sachs n’est pas seulement impliquée dans des scandales financiers, ayant contribué à la crise des subprimes et à celle de la Grèce. La banque est aussi en première ligne dans spéculation alimentaire. En 1991, « la firme » lance un produit financier dérivé composé de 24 matières premières (métaux précieux, énergie, mais aussi soja, blé, café, maïs). L’indice de matières premières « Goldman Sachs Commodity Index » (GSCI) est né. Avec d’autre lobbys, la banque exerce des pressions et obtient la dérégulation du marché des denrées alimentaires. Celles-ci sont soumises à la spéculation, alors que les prix étaient jusqu’alors réglés entre agriculteurs et entreprises agroalimentaires. Pour certains, <a href="http://www.dailymotion.com/video/xfiukg_crise-alimentaire-comment-wall-street-affame-le-monde_news#from=embed">Wall Street</a> affame le monde.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Goldman Sachs, championne des bonus en temps de crise</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En 2006, les prix des aliments grimpent rapidement : + 80% pour le blé, 90% pour le maïs, 320% pour le riz. 200 millions de personnes souffrent de malnutrition, des émeutes de la faim éclatent. Les spéculateurs comme Goldman Sachs, <a href="http://www.independent.co.uk/opinion/commentators/johann-hari/johann-hari-how-goldman-gambled-on-starvation-2016088.html">fuient</a> le marché du logement qui s’effondre pour se reporter sur les produits dérives du secteur alimentaire. La spéculation sur les denrées passe de 3 milliards de dollars par an en 2003, contre 55 milliards en 2008, selon Olivier de Schutter, le rapporteur spécial de l’ONU pour le droit à l’alimentation. Un engouement qui s’est brusquement développé avec l’éclatement de la bulle spéculative des subprimes : les banques « <em>ont cherché un nouveau refuge qui n’était pas encore trop réglementé dans lequel investir rapidement</em> », analyse Murray Worthy, de l’ONG britannique World Development Movement. Selon cette ONG, qui vient de sortir un <a href="http://www.wdm.org.uk/food-speculation/great-hunger-lottery">rapport</a> sur la façon dont l’attitude des banques a fortement contribué à la crise alimentaire. Goldman Sachs est en tête des spéculateurs, avec un milliard de dollars (684 millions d’euros) par an récoltés sur ces marchés.</p>
<p style="text-align: justify;">Goldman Sachs sait aussi être généreuse. Mais seulement avec ses dirigeants. Près de 70 millions de dollars ont été versés à ses cinq principaux dirigeants en 2010, malgré la chute des bénéfices ! Le directeur général Lloyd Blankfein a perçu 14 millions de dollars en 2010, entre salaire et bonus, soit près de 14 fois plus qu’en 2009. Le record ? 68 millions de dollars de <a href="http://articles.boston.com/2011-05-06/business/29517404_1_lloyd-blankfein-religious-groups-annual-meeting">bonus</a> pour Blankfein, en 2007, juste avant la crise.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Des anciens commissaires européens rémunérés par Goldman Sachs</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Avoir travaillé pour Goldman Sachs est-il une tare irréversible ? Sans doute pas. Mais si on retrace les parcours des « anciens » de la banque d’investissement, difficile de ne pas s’interroger sur son influence et son omniprésence. L’ancien Secrétaire au Trésor des États-unis, Henry Paulson, nommé en 2006 par George W. Bush, est un ancien président de Goldman Sachs. En 2008, c’est lui qui présente un plan de sauvetage des banques de plus de 700 milliards de dollars, pour faire face à la crise des subprimes. Mario Monti, ancien commissaire européen, en charge des secteurs « marché intérieur, services financiers et intégration financière, droits de douane et taxes », puis de la concurrence, jusqu’en 2004, est conseiller de Goldman Sachs depuis 2005. <a href="http://www2.goldmansachs.com/ideas/global-markets-institute/past-research-and-conferences/past-conferences/top-five-risks-docs/top-five-risk-bios.pdf">Peter Sutherland</a>, commissaire européen en charge de la concurrence de 1985 à 1989, est nommé directeur du Gatt et de l’OMC de 1993 à 1995, après un passage à Goldman Sachs pendant trois ans comme conseiller international. Il devient ensuite président de la branche internationale de la firme en 1995 (et aussi directeur de BP).</p>
<p style="text-align: justify;">Sans oublier Romano Prodi, ancien président de la Commission européenne et président du conseil en Italie, qui a été conseiller pour Goldman Sachs. Ou <a href="http://www.ifk-cfs.de/index.php?id=120&amp;L=0">Otmar Issing</a>, conseiller international de Goldman Sachs International depuis 2006, et économiste en chef à la Banque centrale européenne de 1998 à 2006. En 2010, il s’<a href="http://cachef.ft.com/cms/s/0/9b8e66a6-1a3c-11df-b4ee-00144feab49a.html#axzz1QSvpy2us">oppose</a> fortement à une intervention européenne en Grèce. Son argument ? La Grèce savait à quoi s’attendre en entrant dans l’union monétaire européenne, elle doit maintenant faire face à ses responsabilités… Autant que Goldman Sachs quand la banque a aidé à maquiller les comptes du pays ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une Banque centrale qui défend les spéculateurs et pas les citoyens</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La nomination de Mario Draghi est-elle l’ultime symbole d’une porosité problématique entre banques d’investissement et institutions politiques ?</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche à la présidentielle, pas de doute. Cette situation est « <em>totalement inouïe</em> » et immorale : « <em>Si on avait nommé un dirigeant syndical à la tête de la BCE, tout le monde dirait &#8220;il est partie lié aux intérêts des travailleurs&#8221;. Et là, on nomme quelqu’un qui a été directement lié au système financier international et à ses intérêts, et qui commence son mandat en disant &#8220;ce qu’on a fait depuis 15 ans c’est parfait&#8221;</em> . » Pour Attac, cette nomination prouve que la BCE « <em>défend non pas l’intérêt des citoyens et contribuables européens, mais l’intérêt des banques</em> ». L’organisation altermondialiste cite une étude publiée par <a href="http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/0201455882472-crise-de-la-dette-les-creanciers-prives-reprennent-l-avantage-184047.php"><em>Les Échos</em></a> qui indique qu’avec les « plans de sauvetage » de la Grèce et le « mécanisme européen de stabilité » mis en place par la BCE, le FMI et l’Union, « <em>la part de dette hellénique aux mains des contribuables étrangers passera de 26% à 64% en 2014. Cela veut dire que l’exposition de chaque foyer de la zone euro va passer de 535 euros aujourd’hui à 1.450 euros</em> ». Soit une « <em>gigantesque opération de socialisation des pertes du système bancaire</em> », et un transfert de la dette grecque « <em>des mains des banquiers vers celles des contribuables</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">Après l’adoption le 23 juin par le Parlement européen du « paquet sur la gouvernance économique », qui marque le renforcement des politiques de rigueur en Europe et les contraintes sur les budgets nationaux, pas sûr que la nomination de Mario Draghi soit un signe d’apaisement pour les Indignés, de l’Espagne à la Grèce, qui <a href="http://www.bastamag.net/article1611.html">continuent</a> de scander : « <em>Ce n’est pas une crise, c’est une escroquerie !</em> »</p>
<p style="text-align: right;">Agnès Rousseaux</p>
<p style="text-align: right;">30 juin 2011</p>
<p><strong>Source </strong>: <a href="http://www.bastamag.net/spip.php?article1623">http://www.bastamag.net/spip.php?article1623</a></p>
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		<title>Une ONG pour surveiller la finance</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2011/07/01/une-ong-pour-surveiller-la-finance/</link>
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		<pubDate>Fri, 01 Jul 2011 10:30:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Dans le monde]]></category>

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		<description><![CDATA[C’est une première : un contre-pouvoir se construit pour résister à la spéculation financière. Les explications de Pascal Canfin, député européen écologiste, à l’origine du groupement européen Finance Watch*. Entretien &#8211; Propos recueillis par Thierry Brun L’ONG Finance Watch est née d’un appel lancé en juin 2010 par des élus européens en charge de réglementer les marchés financiers [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><em>C’est une première : un contre-pouvoir se construit pour résister à la spéculation financière. Les explications de Pascal Canfin, député européen écologiste, à l’origine du groupement européen Finance Watch*.</em></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/BCE.jpeg"><img class="size-full wp-image-4711 aligncenter" title="BCE" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/BCE.jpeg" alt="" width="198" height="254" /></a></p>
<p><strong>Entretien &#8211; </strong><strong></strong><strong>Propos recueillis par Thierry Brun</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’ONG Finance Watch est née d’un appel lancé en juin 2010 par des élus européens en charge de réglementer les marchés financiers et les banques.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quel sera son rôle ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pascal Canfin : Finance Watch va développer une contre-expertise, des études sérieuses et indépendantes qui seront capables de déconstruire un certain nombre d’arguments avancés par les banques européennes. Cette expertise permettra de faire pression sur la Commission européenne, le Parlement européen, les États. Par exemple, aujourd’hui, les groupes d’experts qui conseillent la Commission sont intégralement constitués de représentants de l’industrie financière. Il n’est pas étonnant qu’ils ne poussent pas à des réformes ambitieuses qui pourraient conduire à ce que les acteurs financiers gagnent moins d’argent. Les experts de Finance Watch mettront fin à ce monopole.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Finance Watch sera-t-elle une organisation de lobbying envers le Parlement européen ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Oui. Ce travail n’est aujourd’hui fait par personne. Par exemple, les ONG ont été capables de développer une vraie contre-expertise sur les ­paradis fiscaux. Elles ont crédibilisé leur discours. Mais le travail de lobbying qui consiste à suivre les activités du Parlement européen et à saisir une opportunité législative pour proposer des amendements n’est pas fait. De plus, pour débattre d’un sujet sur la finance et gagner la bataille intellectuelle face à un banquier sur un sujet qu’il maîtrise sur le bout des doigts, il faut énormément travailler… D’où l’importance de mutualiser les moyens dans une ONG.</p>
<p style="text-align: justify;">Finance Watch veut ensuite proposer aux décideurs politiques qui le souhaitent une analyse crédible, fouillée, mais aussi simplifiée, de façon à ce qu’elle soit compréhensible également par les médias. Je pense que, depuis la crise, les gens ont une appétence pour comprendre ces mécanismes financiers. La finance n’est pas sur une autre planète, parce que la crise financière nous concerne tous.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L’exploration de la planète financière nécessite de gros moyens d’investigation. Comment Finance Watch s’investira dans ce lobbying ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">C’est une organisation européenne, qui rassemble à Bruxelles syndicats, ONG, associations de consommateurs et d’investisseurs. Mais aussi des personnalités qui ont une expérience forte en matière financière. Parmi les experts, on comptera Stephany Griffith-Jones, de l’université de Columbia, auteure de plusieurs ouvrages avec le prix Nobel Joseph Stiglitz, et d’anciens professionnels de la finance comme Philippe Loumeau, ancien dirigeant de la Bourse de Montréal, l’idée étant d’associer deux types de profils qui n’ont pas les mêmes compétences.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quels seront les premiers dossiers de Finance Watch ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce n’est pas à moi, en tant que député européen, de fixer les priorités de Finance Watch, mais il me semblerait logique qu’elle se concentre sur les législations en cours de discussion et celles à venir sur les produits dérivés, les règles qui encadrent les transactions sur les Bourses, la révision des normes qui définissent les risques que les banques ont le droit de prendre, le mécanisme de résolution des crises bancaires… À quoi s’ajouteraient des sujets comme la taxe sur les transactions financières et les paradis fiscaux.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Vous avez obtenu un parrainage exceptionnel…</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’un des plus grands philosophes européens, Jürgen Habermas, a accepté d’être le parrain de Finance Watch. Ce qui l’intéresse, c’est le problème de confiance et de qualité du débat démocratique dans un champ important pour l’ensemble de la société. Les politiques publiques subissent une pression énorme de l’industrie financière, et cela rend impossible la confiance dans la démocratie représentative. Habermas voit bien que la finance de marché débridée a un impact majeur sur les politiques publiques, le modèle social. Cela nourrit tous les populismes et tous les fantasmes.</p>
<p style="text-align: justify;">Disposer d’un contre-pouvoir, qui certes ne va pas régler tous les problèmes, est important pour éviter de telles dérives. Imaginez le débat sur le nucléaire sans Greenpeace : ce serait d’une opacité absolue, le copinage sans aucun compte à rendre. C’est ce qu’on voit aujourd’hui en matière financière.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Propos recueillis par Thierry Brun</strong></p>
<p>Jeudi 30 Juin 2011</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>En savoir plus :</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Finance-Watch.jpeg"><img class="size-full wp-image-4712 aligncenter" title="Finance Watch" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/Finance-Watch.jpeg" alt="" width="240" height="160" /></a><br />
</strong></p>
<p><strong>* Un rassemblement d’organisations </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Finance Watch a été  officiellement lancée le 30 juin 2011. Quarante organisations émanant d’une douzaine de pays en sont devenues membres, dont trois syndicats français (CFDT, CFE-CGC et CGT) et Attac France. Une vingtaine d’experts ainsi que des spécialistes de la réglementation financière figurent aussi parmi les membres de l’ONG européenne. Outre ses membres, Finance Watch fonctionnera avec une équipe d’une douzaine de personnes. C’est la première fois qu’autant d’organisations se réunissent pour créer un contre-pouvoir en matière financière.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.finance-watch.org/">http://www.finance-watch.org</a></p>
<p><strong>Source </strong>: Politis n° 1159, semaine du 30 juin au 6 juillet 2011, en kiosques actuellement.</p>
<p><a href="http://www.politis.fr/Une-ONG-pour-surveiller-la-finance,14707.html">http://www.politis.fr/Une-ONG-pour-surveiller-la-finance,14707.html</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>OGM : la Commission européenne tente de passer en force</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2011/06/24/ogm-la-commission-europeenne-tente-de-passer-en-force/</link>
		<comments>http://www.nsae.fr/2011/06/24/ogm-la-commission-europeenne-tente-de-passer-en-force/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 24 Jun 2011 21:22:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Dans le monde]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Sophie Chapelle Une majorité d’Européens est opposée aux OGM. Plusieurs États maintiennent leur interdiction. L’évaluation des risques, très lacunaire, doit être améliorée… Rien n’y fait. La Commission de Bruxelles cherche, à tout prix, à réintroduire les plantes transgéniques en Europe via des autorisations pour importer des OGM interdits ou encore à étouffer toute réelle tentative [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par Sophie Chapelle</p>
<p><strong><em> </em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Une majorité d’Européens est opposée aux OGM. Plusieurs États maintiennent leur interdiction. L’évaluation des risques, très lacunaire, doit être améliorée… Rien n’y fait. La Commission de Bruxelles cherche, à tout prix, à réintroduire les plantes transgéniques en Europe via des autorisations pour importer des OGM interdits ou encore à étouffer toute réelle tentative d’évaluation sanitaire.</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/OGM.jpg"><img class="size-full wp-image-4642 aligncenter" title="OGM" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/OGM.jpg" alt="" width="300" height="214" /></a><br />
</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">La surprise est venue du Pérou le 7 juin avec un moratoire de dix ans sur les OGM. Par ce <a href="http://www.infogm.org/spip.php?article4833">vote</a>, le Pérou rejoint les rares pays d’Amérique latine – Guyana, Surinam, Équateur et Vénézuela – qui ne cultivent pas de plantes génétiquement modifiées. Cette fronde anti-OGM fait écho à une résistance grandissante en Europe où seulement deux OGM sont cultivés, le maïs <a href="http://www.combat-monsanto.org/spip.php?article376">Mon 810</a> du géant américain Monsanto et la pomme de terre Amflora de l’allemand Basf. Sept Etats membres – Allemagne, Autriche, France, Grèce, Hongrie, Luxembourg, Bulgarie – maintiennent une <a href="http://www.bastamag.net/article478.html">interdiction à la culture</a> contre le Mon 810. Quant à la pomme de terre Amflora, elle s’est vue retoquée à la porte de trois pays européens invoquant des inquiétudes sanitaires. Autre nouvelle réjouissante pour les opposants aux OGM : le statut « sans OGM » du territoire hongrois a été intégré dans la <a href="http://www.parlament.hu/irom39/02627/02627-0187.pdf">nouvelle Constitution</a> votée en avril dernier.</p>
<p style="text-align: justify;">Un récent <a href="http://www.amisdelaterre.org/IMG/pdf/foeiwhobenefitsgm.pdf">rapport</a> des Amis de la Terre indique une diminution des surfaces cultivées en OGM avec moins de 0,06% des champs européens plantés d’OGM en 2010, soit une baisse de 23% entre 2008 et 2010. Un recul qui n’est peut-être pas sans lien avec la pression croissante de l’opinion publique. Un <a href="http://ec.europa.eu/public_opinion/archives/ebs/ebs_341_en.pdf">sondage</a> publié en octobre 2010 révèle que 61% des Européens se méfient des OGM – des scores allant jusqu’à 96% pour la Norvège ou l’Allemagne. Même l’Espagne, qui concentre les trois-quarts de la superficie totale des terres consacrées à la culture d’OGM en Europe, connaît une opposition de 74% à ces cultures.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La Commission européenne fait le jeu de l’agro-industrie</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Face au rejet croissant des OGM, la Commission européenne joue la sourde oreille. L’annonce d’une révision générale en 2012 de la législation européenne sur les OGM pourrait bouleverser les règles du jeu. « <em>La commission européenne travaille sur la manière dont elle peut infléchir la législation</em> », confie Éric Meunier de l’association <a href="http://www.infogm.org/">Inf’Ogm</a>. « <em>Cela s’est traduit en début d’année par la remise en cause de la tolérance zéro.</em> » Concrètement, la Commission européenne a proposé un règlement visant à autoriser un seuil de 0,1% d’OGM pourtant interdits et non testés dans l’alimentation animale. Par exemple, si un lot de soja arrive en Europe pour l’alimentation animale et que l’on trouve moins de 0,1% de soja génétiquement modifié non autorisé, le lot pourra quand même pénétrer le territoire.</p>
<p style="text-align: justify;">L’enjeu est considérable. Car si les États membres cultivent moins de plantes génétiquement modifiées sur leur sol, ils en importent des <a href="http://www.bastamag.net/article1542.html">millions de tonnes</a> de l’étranger pour nourrir le bétail. De quoi multiplier les risques de contamination des champs pendant le transport, souligne la Confédération paysanne. « <em>Une décision de justice aux États-Unis rappelle que dans ce pays, une telle présence même faible est illégale</em> », relève Éric Meunier. Une fois n’est pas coutume, les États-Unis sont sur cette question du seuil de présence d’OGM interdits [<span style="text-decoration: underline;">1</span>] plus stricts que l’Union européenne&#8230; Et même si davantage de produits OGM y sont autorisés (mais pas tous), grâce à un système d’évaluation des risques plus laxiste.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une évaluation des risques revue à la baisse</strong></p>
<p style="text-align: justify;">« <em>La Commission européenne avance des pions pour que le système d’évaluation au niveau européen soit harmonisé avec celui des États-Unis</em> », poursuit le membre d’Inf’Ogm. L’évaluation des risques liés aux plantes transgéniques pourrait donc être allégée et calquée sur le modèle américain. Et voilà donc le retour en force de « l’équivalence en substance », un principe qui consiste à comparer les composants d’une plante transgénique (nutriments, protéines, glucides&#8230;) avec des plantes conventionnelles. Si les écarts enregistrés correspondent à des écarts connus entre variétés de la même espèce, la plante transgénique est considérée comme étant équivalente en substance. « <em>Et l’évaluation de l’OGM s’arrête là. Il n’y a pas d’analyse de toxicologie, c’est un allègement de l’évaluation et pas un renforcement</em> », alerte Éric Meunier. Le principe d’équivalence en substance a été proposé par l’Agence européenne de sécurité alimentaire (EFSA), comme la clé de toute évaluation. « <em>Un dogme</em> », a rétorqué le député européen José Bové, membre du groupe les Verts. « <em>Le panel OGM de l’EFSA se contente de comparer des données fournies par Monsanto à d’autres données fournies également par Monsanto</em>, explique t-il. <em>C’est un cercle vicieux</em>. »</p>
<p style="text-align: justify;">L’Agence, censée être un organisme de contrôle indépendant, a été décriée ces derniers mois après la révélation de plusieurs <a href="http://www.combat-monsanto.org/spip.php?article859">conflits d’intérêt</a> au sein de la structure. Une <a href="http://www.corporateeurope.org/agribusiness/news/2011/02/23/efsa-accused-conflicts-interest">étude</a> du Corporate Europe Observatory publiée le 23 février 2011, apporte les preuves des liens entre quatre membres du conseil d’administration de l’EFSA et l’ILSI (International Life Science Institute), un institut financé par l’industrie agro-alimentaire. En octobre 2010, la présidente de l’EFSA, Diana Banati, a été contrainte de démissionner de l’ILSI où elle siégeait comme membre du Conseil des Directeurs. « <em>Cette réaction montre à l’évidence que ces deux engagements n’étaient pas compatibles</em> », analyse José Bové. Cette affaire révèle aussi la manière dont l’industrie des biotechnologies est parvenue à influencer les décisions de l’EFSA en plaçant dans ses instances décisionnelles des personnalités scientifiques qui reprennent ses analyses et qui partagent ses objectifs.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Questions sur les OGM déjà autorisés</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pour l’association Inf’Ogm, ce ne sont pas seulement les procédures d’évaluation des risques liés aux OGM qui doivent être revues de fond en comble. Dans une <a href="http://www.infogm.org/spip?article4381">pétition</a>, ils demandent au ministère de l’Environnement de « <em>réclamer à la Commission européenne une réévaluation statistiquement fiable des plantes génétiquement modifiées autorisées ou en cours d’autorisation</em> ». Tout est parti du maïs Mon 810 qui, dix ans après avoir été autorisé, fait actuellement l’objet d’une réévaluation. Dans un <a href="http://www.ogm.gouv.fr/IMG/pdf/Avis_CS_HCB_MON810_cle81d2ae.pdf">avis</a> émis fin 2009, les experts français réunis au sein du Haut Conseil des Biotechnologies rappellent que la Commission européenne est incapable de dire s’il existe ou non un impact du Mon 810 sur la santé. Ils précisent que l’EFSA « <em>reconnaît implicitement que les procédures [d’évaluation] antérieures ne sont pas satisfaisantes et que les réserves formulées [...] étaient fondées</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">En février 2011, c’est au tour de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) de se saisir du dossier. Le verdict de l’ANSES ne prête à aucune ambiguïté : les données issues des analyses ne sont pas interprétables du fait de la faiblesse de détection des tests. Par exemple, l’EFSA peut ne pas constater de toxicité dans le dossier présenté par Monsanto, sans pour autant pouvoir affirmer que cette toxicité n’existe pas. Or, l’ensemble des plantes génétiquement modifiées a été évalué selon la même procédure. Inf’Ogm interpelle par conséquent la Commission européenne afin qu’elle réponde clairement à la question de la toxicité du maïs Mon 810. Et appelle à reconsidérer les <a href="http://www.touteleurope.eu/fr/actions/social/sante-publique/presentation/comparatif-autorisations-et-interdictions-des-ogm-en-europe.html">autorisations précédemment données</a> qui concernent en Europe, outre la culture du maïs Mon810 et de la pomme de terre Amflora, une variété de betterave sucrière, trois de soja, trois de colza oléagineux, six de coton et 17 de maïs.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Citoyens et élus contre technocrates</strong></p>
<p style="text-align: justify;">C’est peut-être pour débloquer le dossier OGM que la Commission européenne fait en juillet 2010 une étrange <a href="http://www.google.fr/url?sa=t&amp;source=web&amp;cd=1&amp;ved=0CCAQFjAA&amp;url=http%3A%2F%2Fwww.europarl.europa.eu%2Fmeetdocs%2F2009_2014%2Fdocuments%2Fcom%2Fcom_com(2010)0375_%2Fcom_com(2010)0375_fr.pdf&amp;rct=j&amp;q=COM(2010)0375%20du%2013%2F07%2F2010&amp;ei=hST1TYCIJ5GLhQf_5vDmBg&amp;usg=AFQjCNFGrcu6qzMicVdoZlVc0NZwTLG65w&amp;sig2=dzGOpuZzxKG7uYCmrGBGwA&amp;cad=rja">proposition</a> : introduire une nouvelle disposition permettant aux gouvernements nationaux d’invoquer des raisons pour interdire les OGM sur leur territoire. D’emblée, la Commission souligne que les arguments soulevés ne sauraient concerner des risques sanitaires ou environnementaux, la Commission souhaitant garder, via l’EFSA, la main en ce domaine. Que reste t-il alors comme motifs ? L’éthique et la moralité publique qui, en cas de contestation de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), risquent de ne pas être très solides juridiquement.</p>
<p style="text-align: justify;">Nommée rapporteur sur cette proposition, la députée Corinne Lepage, membre de l’Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l’Europe (ALDE), soumet en février 2011 une <a href="http://www.infogm.org/IMG/pdf/rapport_lepage_interdictions_culture_20110127.pdf">version modifiée</a>. Elle invoque notamment le risque de dissémination d’OGM sur un territoire, et l’insuffisance des données sur une semence transgénique pour interdire sa mise en culture. Le 12 avril, la Commission Environnement du Parlement européen vote favorablement à cette proposition. C’est en juillet que le texte sera soumis en plénière au vote des députés européens. Tout cela, à quelques mois d’une remise à plat de la réglementation générale sur les OGM.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans les couloirs, on s’interroge sur la stratégie de la Commission européenne qui parcellise la question OGM et multiplie les groupes de travail, empêchant toute vision globale du dossier et ce, à quelques mois de sa révision complète. Incertitudes juridiques, isolement des États devant l’OMC, fragilisation des interdictions, autant de points noirs qui laissent à penser que la Commission européenne doit d’abord répondre à la demande, formulée en décembre 2008 par le Conseil des ministres de l’Environnement, de renforcer l’évaluation des OGM. Pour le député européen José Bové, une chose est sûre : « <em>Rien ne peut se faire à l’intérieur du Parlement, sans une forte mobilisation à l’extérieur</em>. »</p>
<p style="text-align: right;">Sophie Chapelle</p>
<p style="text-align: right;">15 juin 2011</p>
<p><strong>Notes</strong></p>
<p>[<span style="text-decoration: underline;">1</span>] Dans le cas de l’affaire du riz OGM de Bayer, la Cour fédérale du Missouri a rappelé que la législation états-unienne n’autorise pas la présence à faible dose ou par inadvertance de riz transgénique non autorisé dans les stocks commerciaux de riz.</p>
<p><strong>Source</strong> : <a href="http://www.bastamag.net/spip.php?article1600">http://www.bastamag.net/spip.php?article1600</a></p>
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		<title>La grande peur d’Israël, par Michel Warschawski</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Jun 2011 14:42:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lucette Bottinelli</dc:creator>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Dans le monde]]></category>

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		<description><![CDATA[Michel Warschawski, journaliste pacifiste israélien et fondateur du Centre d&#8217;information Alternative (AIC)*, analyse ici les réactions d’Israël face aux bouleversements régionaux. Photo : des militaires israéliens prennent position face à des manifestants syriens qui tentent de franchir la frontière, sur le plateau du Golan, pour la commémoration de la Naqba, dimanche 15 mai. En Israël, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Michel Warschawski, journaliste pacifiste israélien et fondateur du Centre d&#8217;information Alternative </strong><strong>(AIC)*, analyse ici les réactions d’Israël face aux bouleversements régionaux.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/M.WarschawskiPolitis.jpg"><img class="size-medium wp-image-4531 aligncenter" title="M.WarschawskiPolitis" src="http://www.nsae.fr/wp-content/plugins/M.WarschawskiPolitis-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></p>
<p style="text-align: center;">Photo : <em>des militaires israéliens prennent position face à des manifestants syriens qui tentent de franchir la frontière, sur le plateau du Golan, pour la commémoration de la Naqba, dimanche 15 mai.</em></p>
<p style="text-align: justify;">En Israël, le Printemps arabe est plutôt perçu comme un automne lourd d’orages et de tempêtes. Si, au tout début des manifestations sur la place Tahrir, en Égypte, c’était plutôt l’indifférence, celle-ci a vite fait place à un autre sentiment. <em>« Que dit-on d’Israël ? »</em>, demandait le présentateur d’une des chaînes de radio au correspondant au Caire, et quand celui-ci répondit : <em>« Israël n’est pas vraiment ce dont parlent les jeunes Égyptiens aujourd’hui »</em>, on a pu entendre un <em>« Ah bon ?! »</em> déçu et légèrement vexé.</p>
<p style="text-align: justify;">En Israël, on a l’habitude d’être au cœur des événements, de préférence comme victime d’un grand projet éradicateur. Être attaqué ou au moins insulté, c’est bon car, à Tel-Aviv, on sait – ou plutôt on croit savoir – comment réagir ; par contre, être ignoré, c’est tout simplement humiliant. Petit à petit, les éditorialistes et quelques politiciens ont commencé à saisir l’importance de ce qu’Ehoud Barak avait pourtant appelé un <em>« tsunami politique »</em>, et l’indifférence a fait place à l’inquiétude : l’État d’Israël ne va-t-il pas perdre son rôle de protecteur de la civilisation dite judéo-chrétienne face à un monde arabe identifié au fanatisme islamiste, et son image de marque de <em>« seule démocratie au Moyen-Orient »</em> ? Pire : les États-Unis ne vont-ils pas être obligés de réadapter leur politique régionale et, pour ne pas perdre leur hégémonie vacillante dans la région, rééquilibrer leur stratégie au désavantage de l’État hébreu ?</p>
<p style="text-align: justify;">Pour Benyamin Netanyahou et les néoconservateurs qui l’entourent, la guerre globale et préventive contre le terrorisme islamiste est loin d’être terminée, et les dirigeants américains auraient tort de croire que le Printemps arabe marque un tournant ; s’ils ne le comprennent pas tout seuls, Israël est là pour remettre les pendules à l’heure, y compris par des frappes préventives. D’abord, comme un réflexe conditionné, contre la population de Gaza, puis tôt ou tard contre le Liban, qui, si l’on en croit les médias nourris par des informations fournies par les services de renseignement, aurait décuplé son potentiel de missiles pointés sur les villes du nord d’Israël. Un signe de cette grande peur israélienne est la violence avec laquelle les autorités ont réagi à la commémoration de la Naqba  [1], dimanche. Les manifestations palestiniennes semblent avoir pris de court les diverses agences israéliennes de renseignement, et la confrontation qu’ils attendaient dans les villes et les villages de Cisjordanie a eu lieu à Jérusalem, sur le Golan syrien occupé et au passage d’Erez, au nord de la bande de Gaza. Comme l’écrivait lundi l’éditorialiste Aluf Benn dans Haaretz, <em>« le cauchemar qui hante Israël depuis sa création s’est réalisé : des milliers de réfugiés palestiniens se sont mis en marche vers la frontière pour réaliser leur “droit au retour” </em> ». Parallèlement, les jeunes Palestiniens de Jérusalem-Est ont, dans plusieurs quartiers de la ville et au barrage de Qalandia, attaqué les forces de police à coups de pierres avec une détermination que l’on n’avait pas connue depuis une décennie.</p>
<p style="text-align: justify;">Si, à Jérusalem, les forces de police ont réussi à éviter un bain de sang, sur les autres fronts, en revanche, la réaction de l’armée a été sanglante : une vingtaine de morts au Golan et à Erez.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors que les généraux s’accusent mutuellement pour n’avoir pas su préparer l’armée à une confrontation que tout le monde attendait, certains dirigeants travaillistes font pour une fois un bilan plus politique. Le député Nahman Chay, par exemple, expliquait à la télévision que la chute de Moubarak en Égypte et l’affaiblissement du régime de Bachar el-Assad en Syrie représentent un problème stratégique pour Israël, qui a perdu en quelques mois deux des sous-traitants les plus efficaces de sa propre sécurité. Pour l’entourage de Netanyahou, en revanche, derrière ces manifestations se trouve, bien évidemment, le régime iranien : Téhéran delenda est ! (<em>« Carthage doit être détruite »</em>, affirmaient déjà les Romains). La classe politique israélienne est unanime pour saluer le <em>« rôle modérateur »</em> de la police palestinienne, qui a su réprimer les rares tentatives de jeunes Palestiniens de Cisjordanie de manifester contre l’occupant. Ce comportement honteux des forces de police de l’Autorité palestinienne a été immédiatement récompensé par le gouvernement israélien, qui a enfin accepté de transférer à Ramallah l’argent des taxes palestiniennes que le ministre des Finances, Youval Steinitz, refusait de débloquer. Dans son commentaire du 16 mai, l’éditorialiste du Haaretz Amos Harel résume parfaitement le sentiment de la majorité de l’opinion publique israélienne : « Les incidents d’hier, écrit-il, ne sont qu’une répétition générale de ce qui nous attend en septembre », quand l’Assemblée générale des Nations unies votera la reconnaissance de l’État palestinien.</p>
<p style="text-align: right;">Michel Warschawski</p>
<p style="text-align: right;">19 mai 2011</p>
<p><strong>Note</strong> :</p>
<p>[1] Naqba : la « catastrophe » en arabe, désigne le jour de la proclamation unilatérale d’Israël, le 15 mai 1948, qui provoqua l’exode massif de quelque huit cent mille Palestiniens chassés de leurs terres.</p>
<p>* <a href="http://www.alternativenews.org">http://www.alternativenews.org</a></p>
<p><strong>Source</strong> : Politis  n° 1153 du 19 mai 2011</p>
<p><a href="http://www.politis.fr/La-grande-peur-d-Israel,14222.html">http://www.politis.fr/La-grande-peur-d-Israel,14222.html</a></p>
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