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	<title>Commentaires sur : Communiqué de presse du Mouvement International Nous Sommes Eglise (IMWAC)</title>
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	<description>Non pas une autre Eglise, mais une Eglise autre, pour faire de nos vies un chemin de foi</description>
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		<title>Par : piambo1</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2010/03/24/communique-de-presse-du-mouvement-international-nous-sommes-eglise-imwac/comment-page-1/#comment-111</link>
		<dc:creator>piambo1</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Apr 2010 14:13:11 +0000</pubDate>
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		<description>Pardon, j&#039;ai oublié de signer:
Pierre BOUCHARD
DIACRE PERMANENT</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Pardon, j&#8217;ai oublié de signer:<br />
Pierre BOUCHARD<br />
DIACRE PERMANENT</p>
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		<title>Par : piambo1</title>
		<link>http://www.nsae.fr/2010/03/24/communique-de-presse-du-mouvement-international-nous-sommes-eglise-imwac/comment-page-1/#comment-110</link>
		<dc:creator>piambo1</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Apr 2010 14:12:09 +0000</pubDate>
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		<description>La publication de ce communiqué m’a inspiré les réflexions suivaun:
Premièrement, ce n’est certainement pas en remettant  complètement en cause le célibat des prêtres que l’on va pouvoir régler le problème ; la pédophilie existe partout.
Deuxièmement, par contre, il faut certainement remettre en cause la conception de « sacerdoce ».
Troisièmement, il faut certainement en revenir à une conception beaucoup plus évangélique de l’église. Il y a actuellement un certain nombre, pour ne pas dire un grand nombre, de distorsions entre les Évangiles et l’organisation de l’église. 
C’est ainsi que, par exemple ,les premiers chrétiens refusaient la présence de « traître »et ils ont pris soin d’utiliser un vocabulaire en conséquence :
-	Un prêtre du type « prêtre juif », inscrit dans une hiérarchie, se disait, en grec : iereus.
-	Les premières communautés n’avaient pas de prêtre, mais des anciens «presbyteros» réunis en une sorte de « conseil pastoral » sous la présidence d’un «episcopos », terme issu des cultes bachiques aux cet episcopos était une sorte de modérateur, chargé d’éviter les excès. L’épître aux hébreux reflète bien cette conception : il n’y a qu’un seul grand prêtre, le Christ. On pourrait presque dire que cette épître est une épître anticléricale.
-	Autre « contresens », la messe est  définie comme un sacrifice, ce qui est est cohérent avec l’appellation iereus (terme qui a d’ailleurs donné notre « hiérarchie »).en réalité, la messe et plus précisément la consécration est du type « action de grâce » copiée en partie sur la célébration juive de l’ouverture du sabbat le vendredi soir. C’est cette action de grâces qui est commémorée, le sacrifice, comme le dit la lettre aux hébreux, c’est la mort de Jésus, sacrifice fait une fois pour toutes contrairement aux sacrifices du grand prêtre juif.
Ce sont bien sûrs les vicissitudes de l’histoire qui ont amené toutes les dérives par rapport à la parole du Christ. On peut dire de notre église catholique quel est peut-être davantage de type « paulinien » que « christique ». On peut d’ailleurs constater par une simple lecture du nouveau testament que Paul qui n’a jamais connu Jésus, ne reproduit aucune parole de lui, à l’exception de la formule de la consécration. D’autre part, Jésus a annoncé un« royaume », Paul, lui, annonce une « église ».
Le mot église est pratiquement absent des quatre Évangiles et bien des exégètes pensent que les deux passages où il en est question ont été rajoutés par la suite. On peut en prendre un seul exemple l’institution de Pierre :« tout ce que tu liras sur la terre seule liée aux cieux, et tout ce que tu délieras sur la terre seras délié aux cieux. », est à mettre en parallèle avec « tout ce que vous lirez sur la terre sera lié au ciel, et tout ce que vous désirez sur la terre sera déliée au ciel. » La première citation et de Mathieu16,13 19, la seconde également de Mathieu 18,20.il semble donc que le pouvoir donné à Pierre soit également donné aux disciples.
À ce propos, on peut pointer une autre imprécision commise par l’église : la confusion entre disciples et apôtres. Le disciple et celui qui suit son maître et recueille son enseignement, l’apôtre est celui qui est envoyé en mission par une autorité supérieure. Le pouvoir ci-dessus est donné aux disciples, même à Pierre, qui à ce moment-là, est encore disciple puisqu’il n’a pas encore été envoyé en mission par Jésus (Mathieu chapitre 28)On rejoint la le vieux débat sur la différence entre le sacerdoce et le sacerdoce commun des baptisés, débat dans lequel la théologie actuelle est plutôt « vaseuse ».
Je pourrais poursuivre, mais ce n’est pas la place de faire une étude complète. Je veux simplement souligner la nécessité de réétudier la notion de sacerdoce dans notre église.
La question du célibat ou du mariage est une question secondaire, la véritable question c’est : qu’est-ce qu’un prêtre ? Mais, l’église actuelle est-elle prête pour la traiter ?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>La publication de ce communiqué m’a inspiré les réflexions suivaun:<br />
Premièrement, ce n’est certainement pas en remettant  complètement en cause le célibat des prêtres que l’on va pouvoir régler le problème ; la pédophilie existe partout.<br />
Deuxièmement, par contre, il faut certainement remettre en cause la conception de « sacerdoce ».<br />
Troisièmement, il faut certainement en revenir à une conception beaucoup plus évangélique de l’église. Il y a actuellement un certain nombre, pour ne pas dire un grand nombre, de distorsions entre les Évangiles et l’organisation de l’église.<br />
C’est ainsi que, par exemple ,les premiers chrétiens refusaient la présence de « traître »et ils ont pris soin d’utiliser un vocabulaire en conséquence :<br />
-	Un prêtre du type « prêtre juif », inscrit dans une hiérarchie, se disait, en grec : iereus.<br />
-	Les premières communautés n’avaient pas de prêtre, mais des anciens «presbyteros» réunis en une sorte de « conseil pastoral » sous la présidence d’un «episcopos », terme issu des cultes bachiques aux cet episcopos était une sorte de modérateur, chargé d’éviter les excès. L’épître aux hébreux reflète bien cette conception : il n’y a qu’un seul grand prêtre, le Christ. On pourrait presque dire que cette épître est une épître anticléricale.<br />
-	Autre « contresens », la messe est  définie comme un sacrifice, ce qui est est cohérent avec l’appellation iereus (terme qui a d’ailleurs donné notre « hiérarchie »).en réalité, la messe et plus précisément la consécration est du type « action de grâce » copiée en partie sur la célébration juive de l’ouverture du sabbat le vendredi soir. C’est cette action de grâces qui est commémorée, le sacrifice, comme le dit la lettre aux hébreux, c’est la mort de Jésus, sacrifice fait une fois pour toutes contrairement aux sacrifices du grand prêtre juif.<br />
Ce sont bien sûrs les vicissitudes de l’histoire qui ont amené toutes les dérives par rapport à la parole du Christ. On peut dire de notre église catholique quel est peut-être davantage de type « paulinien » que « christique ». On peut d’ailleurs constater par une simple lecture du nouveau testament que Paul qui n’a jamais connu Jésus, ne reproduit aucune parole de lui, à l’exception de la formule de la consécration. D’autre part, Jésus a annoncé un« royaume », Paul, lui, annonce une « église ».<br />
Le mot église est pratiquement absent des quatre Évangiles et bien des exégètes pensent que les deux passages où il en est question ont été rajoutés par la suite. On peut en prendre un seul exemple l’institution de Pierre :« tout ce que tu liras sur la terre seule liée aux cieux, et tout ce que tu délieras sur la terre seras délié aux cieux. », est à mettre en parallèle avec « tout ce que vous lirez sur la terre sera lié au ciel, et tout ce que vous désirez sur la terre sera déliée au ciel. » La première citation et de Mathieu16,13 19, la seconde également de Mathieu 18,20.il semble donc que le pouvoir donné à Pierre soit également donné aux disciples.<br />
À ce propos, on peut pointer une autre imprécision commise par l’église : la confusion entre disciples et apôtres. Le disciple et celui qui suit son maître et recueille son enseignement, l’apôtre est celui qui est envoyé en mission par une autorité supérieure. Le pouvoir ci-dessus est donné aux disciples, même à Pierre, qui à ce moment-là, est encore disciple puisqu’il n’a pas encore été envoyé en mission par Jésus (Mathieu chapitre 28)On rejoint la le vieux débat sur la différence entre le sacerdoce et le sacerdoce commun des baptisés, débat dans lequel la théologie actuelle est plutôt « vaseuse ».<br />
Je pourrais poursuivre, mais ce n’est pas la place de faire une étude complète. Je veux simplement souligner la nécessité de réétudier la notion de sacerdoce dans notre église.<br />
La question du célibat ou du mariage est une question secondaire, la véritable question c’est : qu’est-ce qu’un prêtre ? Mais, l’église actuelle est-elle prête pour la traiter ?</p>
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