Robert Grenier : portrait d’un homme discret
Ingénieur travaillant en sciences physiques à l’université de Grenoble, Robert Grenier a pris sa retraite en 1997 mais il a toujours autant de travail sinon plus qu’avant, reconnait-il.
Ce père de cinq enfants, tout comme sa femme Monique, a toujours été engagé. Militant syndical au S.G.E.N, il fut durant trente ans secrétaire de section à Grenoble et membre du bureau national pendant treize ans. Il ne compte plus les aller-retour entre Grenoble et Paris. Heureusement, il y avait la montagne. Il pratiquait, avec son épouse, le ski, la marche en haute montagne, l’alpinisme avec le Club alpin français.
Chrétien convaincu, il n’a pas compris, comme beaucoup d’autres, que Mgr Jacques Gaillot pour lequel il avait beaucoup d’admiration, soit mis sur la touche par le pape et la hiérarchie catholique. C’est ainsi qu’il créa « Evangile et Modernité », en 1995, à Grenoble, rassemblant une centaine de personnes venues manifester devant l’évêché contre cette décision.
Plus tard, fin 1999, il fut appelé à succéder à Lucienne Buton à la tête de « Nous sommes aussi l’Eglise », alors que la majorité du bureau était démissionnaire. Il devait assurer l’intérim, il y resta six ans.
Aujourd’hui, président de l’A.D.M.R. (Association du service à domicile) pour cinq communes du sud-est de Grenoble, il gère une section de cette association qui compte 32 salariés et qui est venue en aide à 175 personnes ou familles rurales en 2007.
Délégué départemental de l’Education Nationale, il visite régulièrement huit écoles. Il représente la C.F.D.T. à la commission locale d’insertion.
Monique, son épouse, n’est pas moins occupée. Conseillère municipale, elle est responsable du C.C.A.S. et de l’association pour l’autonomie. Elle est au conseil d’administration de l’A.D.M.R. où elle avait entraîné son mari. Tandis qu’il gère des plannings « mouvants » et courre sur les routes, elle constitue des dossiers et s’occupe de subventions.
“Nous arrivons encore à nous voir”, dit-il en souriant
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