NSAE : Nous Sommes Aussi l'Eglise
La remise des clés à St-Pierre
Publié le 28 septembre 2007 par nsae

LES ABUS SEXUELS DANS L’ÉGLISE

Abus sexuels dans l eglise

DES CATHOLIQUES EUROPEENS DEMANDENT AU VATICAN D’AGIR
Communiqué /
mai 2003 Les autorités de l’Eglise catholique romaine doivent instituer des procédures transparentes garantissant une prévention et un traitement honnête des abus sexuels commis par des membres du clergé sur des enfants. Les 40 délégués de 24 organisations actives dans 11 pays qui participaient à la 13ème Conférence annuelle du Réseau européen Eglise de liberté (Bruxelles, 1-4 mai 2003) appellent le Saint Siège à présenter, comme il en a l’obligation, son rapport trop longtemps différé à la Commission des droits de l’enfant des Nations-Unies et y à inclure un rapport sur les abus sexuels commis par le personnel de l’Eglise précisant les mesures prises en faveur des victimes et pour la prévention.

Assistaient aussi à la Conférence le coordinateur du Mouvement international « Nous sommes l’Eglise » et le président de la « Fédération internationale des prêtres catholiques mariés« , organisation associée. Le Réseau a admis parmi ses membres l’organisation européenne de « Catholics for a Free Choice », , réseau international, basé aux Etats-Unis, pour les droits des femmes – éthique sexuelle, santé reproductive, statut du Saint siège aux Nations unies. Ayant entendu le témoignage apporté par Terri Light, cofondatrice de l’organisation américaine « Survivors Network of those Abused by Priests SNAP – Réseau des personnes abusées par des prêtres », la Conférence a exprimé sa solidarité avec les victimes.

La Conférence était placé sous le signe de la démocratie par son thème “Une Eglise démocratique pour une société démocratique”, auquel elle a consacrée une journée. Ignace Berten, OP, d’Espace-Bruxelles Spiritualités, a mis l’accent sur la traduction des exigences démocratiques dans les structures de la société. S’agissant du développement de procédures démocratiques dans l’Eglise catholique et du respect des droits fondamentaux reconnus par le droit canonique, le président de la Faculté de droit canonique de l’Université catholique de Louvain, Rik Torfs, a mis en évidence un ensemble de possibilités offertes par le droit ecclésial pour surmonter les blocages. En tant qu’organisation catholique et dans l’intérêt d’une constitution qui rassemble les Européens autour de valeurs communes, le Réseau européen entend faire part à la Convention sur l’avenir de l’Europe de son opposition à une référence constitutionnelle aux racines religieuses ou à Dieu, référence génératrice de division. Il demande que le dialogue régulier que les institutions de l’Union européenne doivent maintenir avec les religions soit régi par les principes généraux de la démocratie participative. Il a signé avec plusieurs organisations européennes un appel à la Convention à retirer l’article 37 de la future constitution. Ce texte ouvre la voie à une intervention régulière des Eglises dans la prise de décision de l’Union et on peut craindre que le Vatican n’en use pour faire prévaloir ses choix, par exemple en matière de statut des femmes et des homosexuels, de lutte contre le SIDA et de recherche biomédicale.
Le Réseau européen a décidé de poursuivre son activité auprès du Conseil de l’Europe et de présenter une demande de statut participatif en 2004.
Il a engagé ses membres à s’associer à la préparation du Forum social européen qui se tiendra à Saint Denis en novembre 2003.

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